Hello les Oncers!

L'attente a encore été longue. Disons que ces derniers temps, j'ai été très occupée et n'ai pas trop eu le temps d'écrire. Je vous remercie énormément pour tous vos commentaires qui m'ont une fois de plus fait très, très plaisir. Je m'excuse de ne pas encore avoir eu le temps de vous répondre à tous personnellement.

Ce chapitre est raccourci et a été écrit très rapidement. J'espère que vous allez passer un bon moment et bien rire avec certaines scénettes (dont une est inspirée d'une histoire vraie - celle de Philip et Aurore). On va un peu avancer avec l'inconnu de l'étang et Pamela Isley. Comme beaucoup d'entre vous demandent du SwanQueen et du DragonQueen, j'ai essayé de satisfaire tout le monde. Et une fois n'est pas coutume, l'image de Gold va être écornée :P

Pour le chapitre suivant, il faudra attendre car je pars en vacances ce soir et n'écrirai pas la moindre ligne en deux semaines. Néanmoins, j'espère avoir des anecdotes à ajouter dans cette fic^^

Bonne lecture!


Chapitre 45 : Des vœux, des cadeaux et un mot de passe

Regina était dans le salon de Maléfique, un Malibu à la main en train de commenter les photos des mecs virils dans le calendrier que la pharmacienne avait acheté « par pitié pour eux ».

- Ils ne savent plus quoi faire pour se rendre intéressant, bougonna la grande blonde.

- On peut tout de même admettre qu'ils ont du cran, commenta Regina en regardant la photo de Will qui ne semblait pas vraiment à l'aise mais qui tentait de faire bonne figure.

- Le problème, c'est qu'ils jouent avec des clichés d'un autre âge. Quelle femme fantasme de nos jours sur la plastique de mecs qui se croient des dieux ?

- Plus que ce que tu ne peux imaginer.

- Je n'y crois pas une seconde, répondit Maléfique en croisant les jambes. On n'est plus des boniches, coincées à la maison pour faire des gosses et les tâches ménagères en dépendant de notre mari. Maintenant, les femmes sont éduquées, fortes et indépendantes.

- Je croirais entendre un discours de féministe, avoua Regina avec un léger sourire.

- Ne me dis pas que tu préfères être soumise à un mec ?

- Bien sûr que non. Mais un homme a aussi ses avantages.

- Tu dis ça parce que tu caresses la photo de Robin ?

La sonnette retentit et Regina fut sauvée par le gong. Elle soupira profondément et referma le calendrier. A la porte, la pharmacienne trouva sa fille avec ses petits yeux larmoyants et son air de mendiante Rom, un sac de sport bien rempli à ses pieds.

- Combien veux-tu ? anticipa Maléfique qui avait l'habitude d'aider Lily à boucler ses fins de mois.

- J'ai besoin que tu m'héberges.

- Pourquoi ? Il y a une fuite d'eau dans ton appart ?

- Je l'ai vendu ce matin, répondit la brunette nerveusement.

- Qu'est-ce que tu as encore fait ? souffla sa mère.

- L'autre jour, j'ai été faire mes cadeaux de Noël et j'ai fini chez Graham au poste de police et il m'a servi une bouillie dégueulasse.

- Je ne saisis pas la raison pour laquelle tu as fini au poste…

- J'ai fait des achats avant que le magasin n'ouvre. Si tu vois ce que je veux dire…

- Lily… Mais pourquoi ?

- Je dois une pétée de tunes à un mec qui ne va pas me lâcher la grappe. Et je pensais qu'en revendant des bijoux et de l'électronique j'allais m'en tirer.

- A qui dois-tu cet argent ?

- Quelqu'un que tu ne voudrais jamais rencontrer.

- Mouais, fit Maléfique. Et si tu le dénonçais à Graham ?

- Surtout pas ! Maman, tu m'héberges ou je me prends une piaule au Granny's ?

- Bon d'accord.

Maléfique mit sa main sur l'épaule de Lily et l'invita à entrer.

- Tu sais que je ferai n'importe quoi pour toi.

- Merci, m'man. T'es trop cool.

- Saches qu'il y a des règles chez moi.

- Oui, je sais. On ne garde pas ses chaussures à l'intérieur, pas de musique après 20 heures, pas plus d'un bain par semaine, on allume la lumière que si c'est nécessaire et toujours s'assurer qu'il y ait du piment.


Philip était tout excité. Il venait de recevoir la newsletter de Balando, un site de vente en ligne de chaussures et de vêtements de marque. Leurs promotions de Noël faisaient pétiller son regard. Il passa en revue toutes les rubriques avant de s'attarder sur les chaussures de sport. Un modèle de baskets lui fit palpiter son cœur comme s'il venait de rencontrer son âme sœur.

- Wow, elles pètent celles-là ! s'exclama-t-il.

Aurore qui changeait la couche de Philip junior trouva la réponse appropriée à sa remarque.

- Merde alors.


- C'est quoi encore cette connerie ? ronchonna Granny en découvrant une urne dans le hall de Neverland à côté du sapin.

- Une boîte à vœux, dearie, expliqua Mr Gold.

- Pour le Père Noël ? demanda Tink.

- Pour le conseil, précisa le propriétaire des lieux. Chacun peut demander ce qu'il veut au conseil et nous nous réunirons afin de discuter des propositions de chacun pour améliorer la vie de la copropriété.

- Comme c'est noble de ta part, dit Milah avec ironie. De toute façon, toutes nos suggestions vont finir dans la chaudière.

- Et si tu venais comme observatrice, vérifier que nous examinerons bien chaque proposition ?

- Désolée, j'ai autre chose à foutre.

- Moi je veux bien venir, rétorqua Tink avec un grand sourire.

- J'espère que tu seras de mon côté, dit Granny.


Cruella était allongée dans son lit à regarder un vieux film en noir et blanc en mangeant du popcorn. A côté d'elle, James soupirait.

- Tu n'aimes pas le film ? supposa-t-elle. Tu préfères quand il y a des explosions et des têtes qui volent ?

- Non, non. J'aime ce film… c'est juste que…

- Que quoi ?

Voir toutes ces miettes dans le lit l'horripilait. Il s'imaginait déjà se gratter toute la nuit et sentir le maïs grillé le lendemain. Soudain, il eut une illumination.

- Je sais ce que je vais t'offrir pour Noël !

- Quoi donc ? s'excita-t-elle en renversant le plat dans les draps. Une rivière de diamants ?

- Une poule pour manger les miettes.

- Idiot, pesta-t-elle en lui lançant le coussin.


Henry, Bae, Violet, Morraine et Grace étaient secrètement réunis dans la cave de la Forêt Enchantée. A tour de rôle, ils surveillaient qu'aucun adulte ne vienne les déranger. Ils avaient apporté des blocs-notes pour les brouillons, des stylos de toutes les couleurs, du papier à lettre, de la colle, des paillettes, des autocollants, des enveloppes et des timbres.

- Je ne sais pas comment commencer ma lettre, se plaignit Morraine.

- Tu n'as qu'à lui dire un truc du genre : « je m'appelle Morraine, j'habite à Storybrooke et j'ai été sage… », aida Henry.

- J'ai cassé une assiette hier soir.

- Ton père le sait ? demanda Bae.

- Non, mais LUI sait tout.

- Je suis sûre qu'il n'a rien vu, supposa Violet. Il était sans doute en train d'observer des enfants pas sages.

- Tu as raison, rétorqua Morraine avec un sourire.

- Tu vas lui demander quoi ?

- Un landau pour promener ma poupée, une corde à sauter et le parfum de Rihanna. Et toi ?

- J'aimerai bien un poney, rêva Violet. Et toi Bae ?

- Une baguette magique pour exhausser tous mes vœux et une boule de cristal pour lire l'avenir.

- Moi j'aimerai aller à Disneyland avec papa, avoua Grace.

Henry était en train de ronger son crayon en essayant de choisir ce qu'il allait demander.

- Tu hésites entre un skate-board et un e-book ? demanda Bae devant sa perplexité.

- Je me demandais si je pouvais demander quelque chose pour ma maman.

- Tu ne veux rien pour toi ? s'étonna Grace.

- Je suis gâté par mes deux ou trois mères et mon père, avoua Henry. Je n'ai besoin de rien.

- Elle a besoin de quoi ta mère ? demanda Violet.

- D'être heureuse. Et comme ça ne s'achète pas, je m'en remets à la seule personne qui peut le faire.

- Je croyais qu'elle aimait bien Robin, dit Bae en se grattant la tête.

Il n'était pas le seul à ne plus rien comprendre à la vie sentimentale de Regina.

- Et Maléfique ? demanda Violet.

- Oui, bien sûre qu'elle les aime bien, rassura Henry. Mais je ne sais pas… on dirait qu'il lui manque quelque chose.

- Je peux arranger ça, dit Bae avec un sourire.

- Comment ?

- Avec la Mastercard de papa. Il suffit de lui créer un compte sur Meetic et de sélectionner ton nouveau papa.

- Bae, tu veux recevoir un sac de charbon pour Noël ? demanda Morraine. C'est pas bien de voler ton père.

- Ni de choisir un nouvel amoureux à la maman d'Henry, rétorqua Violet. On n'est plus au Moyen-âge. Les femmes ont le droit de choisir qui elles veulent épouser.

- Pourtant, dans « L'amour est dans le pré », ça marche, répondit Bae.

- Quoi ? Tu regardes cette émission ? s'étonna Henry.

- Moi non, mais papa oui.


L'heure de l'ouverture des boîtes à vœux posées dans les entrées de Neverland et de la Forêt Enchantée avait sonné. Emma, Regina, Arthur, Granny, Tink et Gold étaient réunis dans le salon de ce dernier pour trier les demandes des habitants.

- Je propose qu'on lise chaque proposition à haute voix et qu'on fasse trois tas, dit Regina. Accepté, en suspend et refusé.

Tous acceptèrent. Pour qu'il n'y ait aucune tricherie, Emma fut chargée de lire les vœux et Granny de vérifier qu'elle disait bien vrai. Tink avait pour mission de surveiller que chaque papier soit bien déposé sur le bon tas.

- Gaston demande à ce qu'une salle de gym soit installée car il se soucie de la santé de chacun et a remarqué que beaucoup ont abusé des lasagnes de Granny.

- Comment ose-t-il critiquer mes lasagnes ! s'offusqua la concierge.

- Elles baignent dans l'huile, ajouta Regina.

- Très bien, toi et Gaston êtes interdits de resto !

- Mesdames, les lasagnes ne sont pas le sujet, recadra Gold.

- Votons, dit Emma.

- Ceux qui sont pour lèvent la main, dit Gold.

Personne ne bougea.

- Demande refusée à l'unanimité, annonça le propriétaire. Vœu suivant.

Les habitants de la copropriété avaient été très créatifs. Si certains demandaient à ce que l'ascenseur soit plus rapide ou que la pelouse soit moins souvent tondue, d'autres n'avaient pas hésité à proposer un zoo, de mettre un crocodile dans la piscine, un mur pour des graffitis, un ice bar, un parc d'attraction, un mini-golf, une salle de jeux, des cours collectifs ou une boîte aux lettres rose. La salle de torture fut rejetée avant même que le vote soit demandé.

- Donc, nous allons organiser des cours d'appui pour les enfants, des sorties et des soirées à thèmes et au printemps, Robin créera un jardin potager, résuma Mr Gold. Et je vais rajouter que pour pallier à la hausse du prix du mazout, nous allons baisser le chauffage à 20°C.

- 20°C ? répéta Emma. Les enfants vont avoir froid.

- Eh bien Miss Swan, ils n'auront qu'à mettre des chaussons.

- Vous êtes sans cœur, intervint Tink.

- Je vote contre, dit Arthur.

- Moi aussi, dit Granny.

- Ce n'est pas un vœu que j'ai formulé, rappela le propriétaire. C'est une mesure nécessaire afin de ne pas rehausser les charges.

- Il y a encore un vœu, dit Tink en regardant dans l'urne de Neverland.

Emma déplia le bout de papier et écarquilla les yeux.

- Qu'est-ce qui est écrit ? demanda Arthur.

- Qu'on change le conseil par un vote démocratique.

- Certains ne s'intéressent vraiment pas à la vie de cette copro, râla Regina. Ils ont voté pour Arthur et Emma il y a seulement quelques mois.

- Je pense que certains en ont marre de toi et de Gold, ajouta Granny.

- Demande refusée, dit Gold.

- On doit voter, rappela Emma.

- Elle a raisonné, compléta Tink.

- Très bien. Qui est pour ?

Granny, Emma et Arthur levèrent la main.

- C'est la majorité, constata Tink.

- Très bien, soupira Gold.

- Très bien ? réagit Regina. Ils vont nous destituer après tout ce que nous avons fait !

- Prouve-leur que tu mérites de rester la gérante.

- Et toi alors ? Tu crois sincèrement que tu vas être réélu ?

- Je suis le propriétaire, rappela-t-il. Je ne peux pas être évincé du conseil.

- J'ai toujours tout fait pour aller dans ton sens.

- Le peuple a parlé, dearie, rappela-t-il avec son petit sourire.

- Je te hais.


- Nous avons l'identité du noyé de la marre près du cabanon de Gold, annonça Graham en arrivant, un dossier à la main, vers David qui rédigeait un rapport sur leur dernière intervention.

- Je sens que certains vont passer un sale Noël, soupira le blond. Ça ne serait pas mieux de le dire après les fêtes ?

- Je ne comprends pas. C'est notre rôle d'annoncer les décès.

- Il est mort depuis plus de deux ans, rappela David. On peut bien laisser sa famille fêter Noël et l'enterrer le mois prochain.

- Ici, c'est le bureau du shérif, pas de l'aide sociale, ni de la paroisse. Mets ta veste et enlève les miettes de beignets autours de ta bouche.


Malgré l'interdiction de fréquenter le Granny's après avoir critiqué les lasagnes de la propriétaire, Regina était attablée, un café entre les mains, en face d'Emma et de Maléfique.

- Il faut que je trouve Pamela Isley.

- Tu cours après un fantôme, dit Maléfique.

- Tu as des indices ? demanda Emma. Ton père t'as dit quelque chose ?

- Absolument rien et je ne vois pas où Catwoman a pu rencontrer cette foldingue de Pamela.

- Je crois que j'ai une idée, dit Ruby en remettant du café dans leur tasse. Allez voir du côté de « Wonderland ».

- « Wonderland » ? répéta Regina. Qu'est-ce que c'est ?

- Le Pays des Merveilles. Un endroit où tous vos rêves même les plus fous prennent vie à ce qu'on dit.

- Ça sonne comme un repère de pervers, lâcha Emma avec une moue dégoûtée.

- Je ne sais pas, dit la serveuse. Je n'y suis jamais allée.

- Où est-ce que ça se trouve ? demanda Maléfique.

- A l'angle de Velvet et de Feather streets.

Ni une, ni deux, les trois femmes se rendirent à l'adresse indiquée dans un quartier peu fréquentable. De nuit, il devait être assez effrayant. De jour, l'endroit semblait désert. Seuls quelques sans abris bougeaient sous les tas de cartons contre les murs crades et couverts de graffiti. La porte de « Wonderland » était en bois massif peinte en vert avec une grosse boucle en laiton. La gérante de la copropriété la saisit et frappa trois fois. Le judas s'ouvrit et des yeux plongés dans la pénombre les observèrent.

- Mot de passe, demanda-t-il.

- Nous sommes à la recherche de Pamela Isley, dit Regina.

- Mauvaise réponse.

Il referma le judas d'un coup sec.

- Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit ? râla Regina.

- Il faut qu'on trouve le mot de passe, dit Emma.

- Tu n'as qu'à monter ta plaque de flic et il ouvrira.

- Je ne suis pas flic, Regina. Mais garante de caution.

- C'est pareil.

Maléfique prit la boucle et frappa trois fois.

- Avez-vous trouvé le mot de passe ? demanda l'homme.

- Alice, dit la pharmacienne.

- Non, répondit-il sèchement avant de tirer le judas.

- Attendez ! hurla Emma. Lapin blanc ? Chenille ? Reine de Cœur ? Qu'on lui coupe la tête ? Chapelier Fou ? Chat ?

Malgré tous ses efforts, le judas fut refermé. Regina frappa à nouveau.

- Dernier essai, annonça-t-il.

- Donnez-nous un indice.

- S'il vous plaît, insista Emma.

- Très bien. Que fête-t-on aujourd'hui ?

Les trois femmes se regardèrent.

- L'indépendance du Zimbabwe ? proposa Emma.

- Raté !

- Emma ! cria Regina de colère.

- Mon non-anniversaire, dit calmement Maléfique.

Le judas se referma… et la porte s'ouvrit. Quand elles virent qui se cachaient derrière la porte, elles n'en crurent pas leurs yeux.

- Jefferson !


Voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plu et fait rire :) N'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours plaisir. A tout bientôt!