Coucou les coupines!
Bon j'ai exactement 28 secondes pour mettre mon chapitre en ligne, alors je fais vite, je vous remercie comme d'habitude pour vos messages, j'ai pas répondu à tous le monde mais je vais le faire! promis c'est tout de coté!
Merci Lyra pour tes corrections et Mutine pour tes suggestions !
Jespère que ce chapitre vous plaira, est ce que vous sentez monter la pression?
Chapitre 51
Bella
Edward est sous la douche quand je me glisse dans les draps frais. Le moelleux du lit me fait un bien fou et je m'étale de tout mon long, fatiguée mais parfaitement heureuse. Cette première journée au lac a été vraiment longue mais très agréable.
Je lutte pour ne pas m'endormir en attendant Edward mais mes paupières pèsent une tonne et dans le silence absolu et le noir complet de la pièce c'est un combat très difficile. Heureusement il me rejoint quelques minutes plus tard, son corps est chaud et encore un peu humide quand il glisse contre moi. Je soupire de bien-être dans ses bras qui m'enveloppent.
-Je suis tellement bien avec toi, souris-je en nichant mes doigts dans ses cheveux, enfouissant mon nez dans son cou, sa peau est douce et parfumée sous mon visage.
-Dors chérie, chuchote-t-il, demain ça va être une longue journée. Il embrasse le dessus de ma tête mais j'ai besoin de plus alors je grimpe un peu plus sur lui et je cherche sa bouche en traînant mes lèvres sur sa peau. On fusionne littéralement, ma langue s'enroule autour de la sienne, nos souffles se mélangent et nos corps se moulent l'un à l'autre à la perfection.
Edward ne semble pas se lasser de m'embrasser et je ne m'en plains pas, chaque mouvement de ses lèvres sur les miennes est un délice et me fait me sentir belle, entière, importante, comblée. Maintenant que j'ai réussi à chasser la culpabilité de prendre plaisir à apprécier les moments avec lui, je les vis à fond, avec sérénité et si je regarde en arrière c'est assez impressionnant de voir le chemin que j'ai parcouru quand je pense qu'il y a quelques mois, tomber amoureuse d'un homme était complètement inconcevable.
-Je n'en reviens pas du chemin qu'on a fait toi et moi, finis-je par lui confier.
-C'est vrai que ce n'est pas la porte à côté ici, ricane-t-il stupidement. Je lui pince la peau du dos en riant de sa bêtise.
-Sérieusement Edward, quand tu penses qu'il y a quelques mois, je n'envisageais même pas de te revoir. C'est fou non ? Maintenant je pense à l'avenir, à notre vie, à comment ça sera quand on sera officiellement ensemble aux yeux de tous. Edward se redresse sur un coude, visiblement très sérieux à présent.
-Est-ce que ça te fait peur ? Demande-t-il doucement en repoussant mes cheveux en arrière.
-Non, je caresse sa joue en retour. J'ai envie d'être avec toi. Et hormis Jasper, je me fiche de ce que les gens pensent. Ils peuvent dire que je suis une sale perverse, une couguar, ça m'est égal, je sais ce que je ressens pour toi, je sais ce qu'il y a entre nous. Les médisants peuvent aller au diable.
-Je suis ravi de l'entendre Bella. Je sais que ça ne sera pas facile pour toi bébé, mais je serai là, on sera ensemble.
-Je sais, c'est pour ça que je n'ai pas peur. Parce que même si je suis avec un homme plus jeune, ça ne fait pas de moi quelqu'un de pas bien, ni de moins performant dans mon travail.
-Bien sûr que non, ce sont deux choses différentes et ceux qui pensent le contraire sont stupides et ce n'est pas la peine de s'y intéresser.
-J'ai envie de vivre avec toi Edward, j'ai toujours envie d'être avec toi.
-Moi aussi, souffle-t-il en embrassant mon nez. Mais chaque chose en son temps, on verra quand ton fils rentrera.
-Il me manque, j'aimerais qu'il soit là. J'ai terriblement peur qu'il le prenne mal.
-Je sais, mais on fera en sorte qu'il l'accepte et peut-être qu'un jour on viendra ici tous ensemble, avec Alice et Jasper, ma famille, nos enfants. Les yeux d'Edward brillent d'une réelle ferveur je peux le voir maintenant que mes rétines se sont habituées à l'obscurité, la lune inonde son visage d'une lumière bleutée presque irréelle et mon Edward est stupéfiant dans ce monochrome sombre.
-Il va falloir pousser les murs ! Ma tête part en arrière quand j'éclate de rire, imaginant le chalet grouillant de vie, d'enfants, de rires et de joie.
-On mettra mes frangins au sous-sol, t'inquiète pas et puis le petit bébé pourrait être là, dans le coin, dans un de ces petits lits pliants en toile, non ? Edward regarde le coin de la pièce, sous la fenêtre. Il y a assez de place ?
-Oui, il y a assez de place, dis-je avec émotion. Imaginant un petit bébé aux cheveux hirsutes et aux joues roses dormant paisiblement au pied de notre lit.
-A quoi tu penses ? Sourit-il en frottant son nez contre ma tempe.
-A un bébé avec toi.
-L'idée fait son chemin ? Se moque-t-il.
-Tu ne sais pas à quel point, j'imagine très bien un petit toi, adorable et teigneux.
-Un garçon donc ? Et pourquoi pas une petite fille ? Une brunette insolence et réfractaire à toute forme d'autorité !
-Elle tiendrait ça de son père évidemment !
Edward retient un petit rire et roule sur le dos en m'emmenant avec lui :
-Je te ferai des beaux enfants Bella, ne t'inquiète pas.
-« Des » ? Un ça serait déjà merveilleux.
-Je ne fais pas les choses à moitié chérie, tu me connais, tu veux, tu auras !
-Quel genre d'homme es-tu Edward ? Normalement les hommes ont peur de ces choses là !
-Les hommes n'ont pas toi Bella, je veux te combler et je ne suis pas aveugle, j'ai vu comment tu es avec les enfants de Rosalie, j'ai vu comment tu regardais Peter et Charlotte, comment tu es avec ma sœur et ton fils, dis-moi quel homme aurait peur d'avoir un enfant avec une femme comme toi ? Et je sais que tu as l'impression que ta vie est finie, maintenant que Jasper est adulte, mais tu l'as eu trop tôt, peut-être que maintenant tu pourrais lever le pied à ton boulot, laisser les rênes à Emmett et Rosalie et avoir une vie de famille complète, avec moi ?
-Edward si tu dis ça seulement pour me garder tu sais, tu n'es pas obligé, si tu ne veux pas je ne te force à rien, je ne t'impose pas ça.
-Bella ? Chut ! Tu dis des bêtises, tu ne m'imposes rien et puis … Edward s'arrête au milieu de la phrase, je reste suspendue à ses lèvres.
-Tu as entendu ? Chuchote-t-il. Je me concentre sur mon audition quelques secondes mais je n'entends rien.
-Quoi ? Je demande tout doucement.
-Quelqu'un est debout, souffle-t-il.
-Antony qui vient de rentrer ? Dis-je à tout hasard.
-A minuit ? Sûrement pas. Edward écarte le drap et se glisse hors du lit. Il tire un caleçon de son sac et l'enfile rapidement. Je le regarde sortir sur la pointe des pieds. Il n'allume pas les lumières mais je l'entends s'éloigner de quelque pas dans le couloir.
-Eh ? Qu'est ce que tu fais là ? Demande-t-il doucement.
-J'arrive pas à dormir, répond plaintivement Garry.
-Pourquoi ? Demande son frère plein d'inquiétude et moi aussi je me redresse dans le lit, attendant sa réponse. J'ai peur qu'il ne se sente pas bien ici et ça pourrait se comprendre.
-Je ne sais pas, marmonne-t-il. Je pense à des trucs. J'entends les marches en haut de l'escalier craquer.
-Des trucs ? Demande Edward, vraiment concerné. Leurs voix ne s'étant pas éloignées, j'imagine qu'ils se sont assis en haut de l'escalier et qu'Edward doit avoir son bras enroulé autour de l'épaule de son frère, l'invitant à continuer.
-Toi et Bella vous êtes amoureux ? Demande-t-il un peu timidement et ça me serre le cœur, même si Garry commence à avoir le physique d'un homme il est encore un gamin et la fêlure dans sa voix trahit sa jeunesse.
-Ouais, dit Edward avec une pointe d'étonnement, pourquoi ? Ça t'embête que je sois amoureux, tu n'aimes pas Bella ?
-Non, je l'aime bien, elle est gentille.
-Alors quoi ? Presse Edward tranquillement.
-Est-ce qu'elle ressemble à maman ? Je sens mes yeux s'écarquiller et j'imagine à quel point cette question doit déstabiliser Edward.
-Non, répond-t-il sereinement, elle ne lui ressemble pas du tout. Maman était très douce, elle ne parlait pas beaucoup.
-Bella ne parle pas beaucoup non plus. Dit Garry avec incompréhension.
-Parce que tu ne la connais pas encore et puis avec Jane et Ant' comment veux-tu qu'elle en place une ? J'entends Garry étouffer un petit rire avant de reprendre la voix cassée.
-Comment elle était ?
-Maman ? Demande Edward avec étonnement.
-Ouais.
-Maman elle était très calme, elle ne s'énervait jamais même quand on faisait des conneries avec Ant'. Elle nous disputait rarement. Elle nous lisait des histoires le soir, tu ne t'en souviens plus sûrement.
-Je ne me souviens plus de rien, rien du tout ! Lâche-t-il la voix pleine de larmes. Mon cœur se brise littéralement en entendant ça. La peine qu'il ressent transpire dans ses intonations et j'imagine à quel point Edward doit avoir le cœur broyé d'entendre ça.
-C'est normal, tu étais tout petit.
-Je ne me souviens plus de son visage, pleure encore son frère et je voudrais aller le réconforter moi aussi mais ce n'est pas du tout à moi de le faire. Je n'ai que les photos, mais ce n'est pas pareil. Je suis trop nul !
-Mais non, tu n'es pas nul Garry, c'est normal que tu l'oublies, c'est le temps, c'est comme ça on ne peut rien y faire, moi aussi je m'en souviens de moins en moins.
-De quoi tu te souviens Eddy ? Dis-moi s'il te plaît ! Supplie son frère dans un gros sanglot.
-Je… elle… Edward prend une profonde inspiration pour contenir son émotion. Moi je sens des larmes brûlantes inonder mes yeux.
-Elle était belle, elle était grande, presque aussi grande que papa. Elle avait les mêmes cheveux que nous. On a ses cheveux tous les trois, et ses yeux aussi. Elle avait des grands yeux verts avec des cils très longs. Elle avait des taches de rousseur sur le nez et quand elle couinait c'est qu'en fait, elle riait. Elle avait un tout petit rire aigu.
-Comme Jane ?
-Ouais, comme Jane, exactement comme Jane. Et je me souviens, quand t'étais bébé, tu ne marchais même pas encore, tu ne parlais pas mais quand elle te demandait où était ton nez et tu le pointais du doigt direct, pareil pour tes yeux et tes oreilles, elle disait que t'étais le plus intelligent. Tu retenais tout ce qu'elle te disait. Après quand t'as commencé à parler, tu répétais tout, elle te disait que tu étais un perroquet et tu répétais perroquet perroquet perroquet inlassablement.
-Perroquet ? Répète Garry comme s'il goûtait les mots sur sa langue.
-Elle te protégeait tout le temps parce qu'Antony et moi on te faisait faire n'importe quoi. T'étais son préféré !
-Nan ! C'était toi son préféré ! C'est obligé tu étais le plus grand, tu devais l'aider et tout, Jane et moi on ne servait à rien.
-Non, t'étais le plus calme. Tu ne pleurais jamais, tu ne faisais pas des caprices ou des bêtises comme Antony et elle n'était pas tout le temps obligée de te courir après comme avec moi.
La porte du rez-de-chaussée interrompt la conversation et la lumière dans la pièce de vie s'allume, illuminant partiellement le couloir.
-Vous ne dormez pas ? Demande Antony un peu fort.
- Baisse d'un ton mec, Jane et Bella dorment !
-Désolé, mais et pourquoi pas vous ? Demande Antony à voix basse. Ça va Garry ?
-On parlait de maman, dit Edward.
-Oh d'accord, s'exclame Antony, la voix plus basse, solennelle même.
-D'après toi lequel de nous trois elle préférait ? Demande Edward immédiatement.
-Garry, pourquoi ? Répond-il comme une évidence.
-C'est pour ça que papa ne m'aime pas ?
-Quoi ? S'offusque Edward, bien sûr que si papa t'aime ! Pourquoi tu dis ça ?
-Bah on ne dirait pas !
-Ouais, je sais, mais c'est papa Garry, il est comme ça ! Il ne le montre pas, mais il t'aime je te le jure. Si tu doutes de lui alors crois-moi sur parole, papa t'aime, je te le promets. C'est juste qu'il ne sait pas le montrer. Et quoi que tu fasses, t'auras toujours l'impression que ce n'est pas assez pour lui. Je suis passé par là, Antony aussi, tu y passeras et Jane également. C'est sa façon à lui de nous pousser à faire des choses bien.
-Pas sûr que ça marche ricane Antony. Et mais pourquoi vous parlez de ça ? C'est soirée déprime ou quoi ?
-On parlait de maman juste avant, dit Edward avec lassitude.
-Elle me manque, dit Antony en se laissant tomber lui aussi dans les marches, sûrement contre la rambarde car je l'entends furieusement craquer. Merde ça va s'effondrer rit-il.
-Non, c'est du vieux bois, ça grince et il y a du jeu c'est normal. T'inquiète pas, ce chalet est là depuis deux siècles, ce n'est pas ta petite carcasse qui va le faire s'effondrer.
-Toi, tu te souviens d'elle ? Demande Garry, comme pour recentrer la conversation.
-Bof, pas trop, marmonne Antony, de moins en moins.
Je souris en entendant ses paroles, Garry sera rassuré, il avait l'air de culpabiliser d'oublier sa mère.
-Je me souviens qu'elle faisait des super macaronis au fromage et qu'elle jetait mes jouets dans un grand sac poubelle quand je ne rangeais pas ma chambre. Ah ouais, et le matin, elle alignait nos cartables, nos chaussures et nos déjeuners dans l'entrée. On passait à l'inspection, Edward faisait le salut militaire pour la provoquer.
Je reconnais bien là l'insolence d'Edward et je l'entends pouffer de rire. Ça me fait sourire moi aussi. Je réajuste la position dans mon lit pour continuer d'écouter leurs souvenirs. Chacun leur tour, ils y vont de leurs petites anecdotes, racontant à Garry leurs conneries de gamins, les petites remontrances de leur mère et les raclées de Carlisle qui suivaient toujours.
De ce qu'en dit Edward, Carlisle a l'air d'être quelqu'un de très dur, intransigeant sur certaines choses comme les résultats scolaires et la politesse. Il n'a visiblement jamais laissé passer quoi que ce soit et ne s'est jamais montré très affectueux. Edward assure à Garry que le problème ne vient pas de lui et Antony confirme ses propos, il est d'ailleurs le mieux placé pour en parler car c'est lui qui a la relation la plus conflictuelle avec son père. Je trouve ça bien qu'ils le rassurent, le pauvre à l'air vraiment perdu. Ils lui assurent qu'ils sont là pour lui et je comprends qu'ils lui font un long câlin quand leurs chuchotements cessent.
Quelques secondes plus tard Edward leur conseille d'aller au lit. Je l'entends revenir vers la chambre puis il ferme doucement la porte et s'introduit aussi discrètement qu'il le peut dans le lit. Je me tourne immédiatement vers lui quand son corps retrouve sa place le long du mien. Je m'enroule autour de lui, mélangeant nos jambes et nos bras.
-Tu ne dors pas ? Chuchote-t-il doucement en embrassant mon visage.
-Non, je t'attendais, j'ai entendu votre conversation, ce n'est pas grave ?
-Ce n'était pas particulièrement privé, t'inquiète pas. Je savais bien que quelque chose clochait avec lui, me confie Edward en caressant l'arrière de mes épaules. Je ronronne de bien-être sous ses mains immenses.
-Tu penses qu'il est rassuré ? J'embrasse sa gorge et je caresse ses omoplates.
-Je pense oui, on verra demain.
-J'espère qu'il va passer une bonne nuit quand même.
-Y a pas de raison, marmonne Edward en s'enfonçant un peu plus dans le lit. Mon corps s'ajuste à sa position, se moulant entièrement au sien.
-Bella, chérie, peux-tu arrêter de te frotter à moi ? C'est dur là !
J'étouffe un petit rire en sentant un petit coup de hanche contre mon pubis.
-Hum, c'est vrai c'est dur.
-Tu me tues ! Déclare-t-il en me faisant rouler sur le dos. Mes cuisses s'écartent instinctivement pour lui laisser l'accès à sa place. Parce que ouais, faut bien l'admettre Edward est fait pour être entre mes cuisses. Je glisse mes mains dans ses cheveux et je caresse sa tête en lui offrant ma gorge, qu'il s'empresse de couvrir de baisers.
Une vague de plaisir me submerge quand il commence à se mouvoir contre moi, réveillant mon épiderme et faisant bouger mon sang dans mes organes.
-Tu peux faire ça en silence ? Marmonne-t-il précipitamment en remontant ma nuisette sur mes hanches.
-Bâillonne-moi dis-je dans un souffle en poussant son caleçon vers le bas.
-Ne me tente pas chérie, couine-t-il en guidant son extrémité à mon entrée.
-Hum oui…
-Chut bébé… chut… Il fait des lents va et vient en moi, me détendant de la plus délicieuse des façons. Je prends des profondes inspirations pour ne pas gémir, et lui aussi apparemment, son souffle chatouille le creux de mon cou.
-Je ne vais pas me retenir Bella, annonce-t-il en plongeant loin en moi. Je bâillonne ma bouche avec ma propre main quand il accélère le rythme, veillant à ne pas faire grincer le bois du lit.
-Je ne vais pas tenir de toute façon finis-je par souffler, sentant déjà les picotements familiers de l'orgasme qui monte.
-Ouais je sens ça, lâche-t-il à bout de souffle et trois petits coups de rein secs plus tard je suis au bord. C'est subtil mais l'ondulation de ses reins est parfaite pour me faire décoller. Il n'est que douceur et sensualité, c'est merveilleux. On ne peut imaginer qu'il puisse exister un homme plus sexy que lui.
-Ça va être le rapport sexuel le plus court de l'histoire, jouis Bella, jouis s'il te plaît couine-t-il au supplice. Il râle comme un bœuf à l'agonie au-dessus de moi, comme s'il était en train de se noyer.
-Presque !
-Viens, bébé, viens je t'en prie ! Supplie-t-il encore en mordant mon épaule, sa main glisse à la jonction de nos corps et il y presse ses doigts pour m'aider à me libérer. Je tremblote et me cambre laissant le plaisir avoir raison de moi. Un long frisson me traverse et j'explose sous ses doigts, ma langue dans sa bouche pour étouffer mes spasmes. Pour lui aussi c'est fort, ses hanches restent imbriquées entre mes cuisses pendant qu'il reprend son souffle. Je caresse l'arrière de sa tête doucement, me laissant bercer par sa respiration qui ralentit progressivement.
Je ne me souviens pas quand, ni pourquoi il a délaissé mon corps mais quand je refais surface, le soleil illumine la chambre, un concerto d'oiseaux me souhaite la bienvenue dans le monde des éveillés et l'air frais de l'aube caresse ma joue de sa main délicate. Un immense sourire s'étale sur mon visage, je me sens plus détendue que je ne l'ai jamais été. Et quand je prends conscience que je vais passer une nouvelle journée ici, avec mon Edward, j'ai l'impression d'avoir plus d'énergie que je n'en ai jamais eue.
Aussi fou que cela puisse paraître, je suis certaine qu'Edward est l'homme avec qui je veux finir ma vie.
