Bonsoir, un chapitre encore un peu plus long que celui de ce matin
il s'appelle Paige
bonne lecture.
Derek arriva au cimetière et hésita à y entrer. Il prit une grande inspiration et y pénétra doucement. Devant la tombe il s'accroupit et posa une rose dessus.
- Paige…
Il serra les poings, mais ses larmes coulèrent quand même. Il resta debout devant la tombe longtemps sans bouger, sans parler, sans faire aucun bruit. Un hommage silencieux.
- Qui tu es toi ?
Derek fut surpris et se retourna sur une petite fille d'une dizaine d'années qui ressemblait beaucoup à Paige.
- Paige ?
- Non, Maddy ! D'où tu connais Paige toi ?
- Lycée.
Un homme approcha dans l'allée. Il s'arrêta à quelques pas de Derek.
- Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?
- Je… J'étais au lycée avec votre fille.
- Qui êtes-vous ?
- Derek Hale.
L'homme se raidit en entendant le nom.
- Cassez-vous d'ici ! Même dans la mort vous ne pouvez pas la laisser tranquille ? Vous n'êtes jamais venu, même pas à son enterrement. Vous venez faire quoi ? Soulager votre conscience ? Elle était avec vous ce soir-là, je le sais! CASSEZ-VOUS !
Derek sentit que ce n'était pas le moment de jouer les durs et il partit en direction du loft.
Il donna des coups de poings dans tout ce qu'il voyait. Lampe, canapé, lit, mur, verre… Du moment que ça lui faisait du bien. Stiles arriva en fin d'après-midi au loft avec Scott. Il ouvrit la porte et poussa un juron. Derek était allongé par terre en étoile et le loft était dévasté. Stiles se précipita vers lui.
- Ça va ?
- Non.
- C'est toi qui as fait des traces de griffes partout ?
- Oui.
- Tu veux rester allongé là ?
- Non.
- Scott, tu m'aides ?
Ils relevèrent Derek et l'aidèrent à s'asseoir.
- C'est à cause de la visite ? Demanda Stiles.
- Je suis tombé sur une mauvaise rencontre. Le père… qui m'as… envoyé…bref… j'ai dû partir… il m'a dit que c'était de ma faute… que je pouvais… même pas laisser sa fille tranquille…
- Derek, tu avais 15 ans ! C'est son père, c'est normal sa réaction. Il faut bien un responsable pour supporter la douleur et le manque.
Derek semblait ne pas écouter. Ses yeux étaient en train de virer au bleu. Ses griffes sortirent et ses crocs suivirent eux-aussi. Il commença à respirer très fort et à grogner.
- Eh oh Derek reste avec nous.
- Vous feriez mieux de partir.
Le grondement se faisait de plus en plus intense.
- Je ne partirai pas. Scott vas-y, rentre chez toi.
- Tu es sûr ?
- Je sais que ça va passer. Il ne va pas me faire de mal. Il sera plus calme dans quelques minutes. Vas-y, s'il te plait, fais-moi confiance.
Scott partit. Il décida de rester quand même au pied de l'immeuble au cas où.
Derek se leva brutalement du canapé et Stiles tomba à la renverse. Il commença à donner des coups de poings et de griffes dans le mur. Stiles se releva et vint lui enserrer la taille.
- Arrêtes tu vas te faire mal ! Ça n'en vaut pas la peine. Il était juste en colère. Calme-toi s'il te plait.
D'un coup violent, le loup se retourna et agrippa Stiles par les épaules en le soulevant. Des éclairs passaient dans son regard bleu glacial. Stiles eu les larmes aux yeux.
- S'il te plait Derek. Reviens. Tu me fais mal.
Le loup se figea et ouvrit des yeux ronds. Il reposa doucement le garçon et l'attira à lui. Il le prit délicatement par la taille en faisant gaffe à ses griffes et l'embrassa tendrement. Stiles ferma les yeux et quand il les rouvrit Derek avait reprit forme humaine et regardait Stiles avec ses jolis yeux verts. Le jeune soupira en se lovant dans les bras de Derek.
- Je suis désolé.
- C'est pas grave. Je savais que tu ne me ferrais rien.
En fin de soirée, Derek et Stiles rentrèrent chez le shérif. Stiles partit prendre une douche pendant que Derek s'installait pour lire. Quelqu'un frappa à la porte. Le lycaon repéra une odeur inconnue et alla ouvrir doucement avec méfiance. Une femme dans la quarantaine se tenait devant lui avec une boîte en carton dans les mains. Elle avait des cheveux brun coupés courts et de jolis yeux marron.
- Monsieur Hale ? Derek Hale ?
- Lui-même. Je peux vous aider ?
- Vous étiez au lycée avec Paige Krasikeva n'est-ce pas ?
Derek en perdit la parole et ne put que faire un signe de tête.
- Je suis la maman de Paige et j'aurais aimé vous parler et vous donner quelque chose.
Derek l'invita à entrer et lui proposa un café qu'elle déclina. Il l'invita à s'asseoir.
Stiles arriva dans le salon.
- Bonjour, lança l'ado étonné.
- Bonjour.
- Stiles, je te présente Madame Krasikeva, la maman de Paige.
Les yeux de Stiles s'écarquillèrent et il ne put bouger d'un pouce.
- Je vous dérange ?
- Pas du tout ! Comme il connait mon histoire avec votre fille, il est comme moi un peu surpris de vous voir ici.
- Pardon Madame je suis désolé. Derek, je vais dans ma chambre, j'ai des devoirs à finir.
- Je suis venue vous apporter cette boîte, Monsieur Hale. Elle vous revient de droit. Il y a votre nom dessus. Elle traîne dans mon armoire depuis bientôt dix ans. Je ne l'ai pas ouverte car ma fille l'avait scellée à la colle chaude et je n'ai pas osé y toucher. C'est mon mari qui m'a dit qu'il vous avait vu au cimetière et j'ai pensé que, si enfin quelqu'un vous avait vu là, c'était le moment de vous trouver pour vous donner la boîte.
Elle tendit à Derek la boîte en carton.
Effectivement, son nom était écrit dessus en majuscules. Il reconnut sans peine l'écriture de Paige.
- Vous pouvez l'ouvrir, elle est à vous désormais. Je vais vous laisser.
- Vous voulez l'ouvrir avec moi ?
Elle acquiesça. Derek avait entendu son cœur battre et avait repéré cette lueur d'espoir dans ses yeux. Prudemment, il fit sauter le point de colle et souleva le couvercle. La boîte contenait pas mal de choses. Surtout des feuilles avec des écrits ou des dessins. Des photos de Paige, une photo de Paige et de Derek, un porte clé ballon de basket et une partition pour violoncelle.
- Vous voulez récupérer quelque chose ? Demanda le loup.
- Non c'est à vous tout ça. J'ai déjà assez de souvenir d'elle. Je vous demande pardon d'avance pour la question, mais j'aimerais savoir ce qui s'est vraiment passé. Et surtout savoir si ma fille était folle ou pas ? Elle parlait parfois de loups-garous et l'écrivait dans ses cahiers. Elle disait qu'elle vous voyait différent, que vous aviez un langage étrange et des attitudes peu communes. Dites-moi qu'elle n'était pas folle, par pitié ? Je n'étais pas prête à la croire en ce temps-là, mais j'ai fait une rencontre il y a environ un an. Un wendigo. Une femme qui a failli me dévorer vivante, mais j'ai été sauvé in extremis par un jeune homme aux yeux jaunes. Un loup-garou de toute évidence
Il y avait tellement de sincérité et d'espoir dans ses paroles que Derek la regarda et n'hésita pas à faire briller ses yeux bleus. Elle n'eut pas le mouvement de recul qu'ont la plupart des gens. Elle semblait juste extrêmement soulagée. Derek lui raconta tout dans les moindres détails.
Quand Derek eut fini son récit, il pleurait et la mère de Paige aussi. Elle remercia vivement Derek pour tout. Elle se sentait libérée d'un poids et d'une colère après toutes ses années. Elle partie avec le sourire. Derek plongea sa main dans la boîte et regarda chaque chose qu'elle contenait comme s'il avait s'agit d'un trésor incroyable. Au fond c'était un peu le cas. Avant de refermer la boîte il sorti une photo de Paige qui jouait du violoncelle. Il la caressa du bout des doigts et soupira. Il sentit Stiles juste derrière lui.
- Je ne pensais pas que revenir comme ça sur ces souvenirs me ferrais autant de bien. Si j'avais su avant.
- Elle était très belle, dit Stiles en regardant la photo.
- Oui. Vous vous ressemblez un peu d'ailleurs. Cheveux bruns foncés et les deux les yeux noisette avec des reflets dorés. Un regard pur et innocent. Tout pour être émissaire et non loup-garou. Si je l'avais compris à 15 ans.
- Tu ne pouvais pas savoir à l'époque. J'ai lu que les loups-garous reconnaissent les émissaires à partir d'un certain âge et d'une certaine expérience. J'ai aussi lu que les émissaires refusent instinctivement la morsure parce qu'ils sentent que ce n'est pas fait pour eux. J'avais refusé celle de Peter. Même s'il ne m'avait pas dit que ça pouvait me tuer je ne l'aurais pas voulu. J'ai hésité, mais je ne suis dit que je n'avais pas la volonté de Scott.
- Il est évident que tu es fait pour être émissaire Stiles, l'émissaire de Scott
Voilà pour ce petit chapitre. Derek devait passer par là pour avancer... mais dans quel sens
le prochain chapitre s'appelle : Fuite en arrière
on se retrouve samedi. merci pour les rws. bisous
Kitsune
