Chapitre 49 Père ?
===PV de Jacob===
Depuis la venue d'Edward, je reste enfermé chez moi de peur de rater une de ses visites. Je me suis fait livrer de jolis lapins bien dodus, au cas où. Je me transforme régulièrement pour avoir des nouvelles de la meute et emmètre quelques ordres, histoire de montrer que je suis encore dans le coup. Mais mes pensées vont vers la femme que j'aime. J'avais fini par regarder le DVD en entier, je n'aurais pas dû, mais mes yeux n'avaient pas pu quitter l'écran. Edward avait raison, Nessie n'était pas dans son état normal. Je suis encore en train de ruminer, comment pouvais-je assouvir mon envie de vengeance ? On frappe alors à la porte.
-Entrez, dis-je.
-Jacob ?
-Edward, dis-je en sautant vers lui.
-Des nouvelles ?
-Non.
-Non ?
-On ne va pas recommencer ?
-Non. Je te sers un verre ?
-Avec plaisir.
Je pars à l'extérieur attraper un lapin et égorger la bête pour en récupérer le sang dans une pinte. En passant j'attrape une bouteille de jus de fruit, mon choix se porte sur cactus.
-Tu es allé voir Bella ?
-Non toujours pas, je me balade dans les bois sans but.
-Sauf pour venir voir le petit Jacob qui te fournit en sang de lapin.
-On peut le voir comme cela. J'ai aussi besoin d'une prise de courant pour charger mon téléphone.
-Tu devrais appeler Aloysius pour savoir ce qui se passe, dis-je en lui désignant une prise.
-Non je dois attendre.
-Je serais toi je le ferais.
-Tu n'es pas moi.
-Cela je l'ai vu, car j'aurais déjà des nouvelles, moi.
-Alors, vas-y, ne te gêne pas, appel.
Le ton était encore monté entre nous, j'avais envie de refaire sa tête de sangsue. Son téléphone se mets alors à sonner, sur l'écran apparais le mot « Aloysius ».
-Allo ... c'est vrai ? (heureux) ... Ce n'est pas grave (Avec espoir) ... Oh (déçu) ... J'arrive.
-Alors ?
-Il y a du mieux, un gros mieux. Mais elle est amnésique, ils ne savent pas ce qu'il en est exactement et je dois servir de cobaye et voir si elle me rejette encore.
-Je viens.
-Non, Jacob tu ne peux pas venir. Te faire rejeter n'arrangera pas ton moral.
-Et le tien ?
-Je suis le plus vieux, c'est moi qui dois y aller. Je reviendrais te donner des nouvelles en personne.
Il finit sa pinte d'une traite et franchi la porte, mais se retourne.
-Tu n'aurais pas dû le regarder. Rends-nous service détruit-le.
===PV d'Edward===
J'arrive à la maison, ils sont tous les trois assis à leur endroit préféré. Il faudra que j'y installe un petit kiosque en souvenir.
-Reste à bonne distance Edward, dit Godric.
Ils se lèvent.
-Je vais te présenter quelqu'un, dit Godric à ma fille.
-Est-il gentil ? demande-t-elle.
Ma fille parle, j'en oublie les consignes et je cours vers eux. Mais elle se met à crier et se jette dans les bras de Godric.
-Il me fait peur, j'ai peur, j'ai peur, cri ma fille.
-Il ne faut pas, Nessie c'est Edward ton père.
-Mon père ? Ne le laisse pas s'approcher de moi, je sais qu'il me veut du mal.
-Edward, éloigne-toi, me dit-il avant de se retourner vers elle. Je suis ton protecteur, personne ne te fera de mal. Tu vas te calmer et me dire ce que tu ressens quand tu le regardes.
-D'accord, dit ma fille. Il n'a pas l'air méchant.
-Tu vois, dit Godric, continu.
-Mais il sait mentir, je le sens et il m'a dit qu'il me voulait du mal. Je ne veux pas qu'il reste ici.
-Je suis désolé Edward. Je pourrais l'obliger à t'accepter, mais cela ne serait pas bien. Tu dois nous laisser.
-Je suis heureux des améliorations. J'attendrais le temps qu'il faudra.
-Edward, rejoins ta femme.
-Comment ... Que je suis bête. Oui je vais aller la voir, elle me manque.
-Oblige-la à ce nourrir.
Je me retourne pour les laisser et partir annoncer la bonne nouvelle, même si j'avais espéré plus.
Damon arrive alors en courant quelque peu déboussolé.
-Edward, dieu merci tu es là. Constance est en plein travail.
-J'arrive, Aloysius veuillez nous rejoindre au plus vite, j'ai besoin de vous.
J'arrive dans la chambre juste après Damon et je trouve Constance debout marchant dans la chambre.
-Constance, vous devriez vous allonger, dis-je.
-Elle veut accoucher debout, dit Damon, explique-lui qu'il ne faut pas.
-Constance, vous sentez-vous assez forte ? Cela demande beaucoup d'énergie.
-Je me suis préparé à cela, même si je devais rester au calme j'ai fait des exercices de musculation au niveau des jambes.
-Bien, si c'est ce que vous voulez nous allons opérer de la sorte.
-Merci Edward, dit Constance soulagée.
-Merci Edward, dit Damon contrarié.
-Cette position est idéale pour profiter de la pesanteur, ce qui va faciliter la descente du bébé, cette position augmente l'efficacité des contractions, sans pour autant accroître la fréquence ou la douleur. En marchant, Constance facilite la dilatation du col et permet à la tête de bébé de mieux s'engager dans le bassin. En marchant elle supportera mieux les contractions et leur douleur.
-Aloysius, dit Damon dans un dernier recours.
-Il est vrai que j'étais plutôt pour un accouchement semi-assis. Il faut être réaliste. En position verticale, les charges sont mieux réparties et l'utérus subit moins de pression. On diminue le temps de travail en optimisant la naissance. Toutefois, cette position demande une bonne force musculaire, d'où mes doutes, mais si ma pupille se sent assez forte...
-Bien, je ne reste pas, dit Damon.
-Fais alors venir Godric, dis-je.
-Non, il viendra avec Nessie et je ne la veux pas à moins de 100 mètres de l'enfant.
-Plait-il ? dis-je. Soutenez un peu Constance et faites la marcher.
-Elle a voulu s'attaquer au bébé quand elle a compris ce qui était dans le ventre de Constance.
-Respirez profondément Constance. Donc tu vas rester ici, je veux que tu soutiennes Constance.
-Aloysius est assez fort pour cela, donc il y a autre chose, dit Damon.
-Je n'ai pas de sang humain dans mon régime alimentaire et je suis bien plus jeune que toi.
-Tu veux que je sois ton système de sécurité. Bon je reste, que dois-je faire ?
-La soutenir et la faire marcher. Quand l'accouchement commencera il faudra que tu te positionnes devant elle pour la soutenir par les aisselles. Lors des contractions elle pourra appuyer son ventre contre toi et ainsi soulager la douleur.
-Tu es sacrément au courant.
-J'avais intercepté les pensées de Constance sur le sujet et j'ai passé les derniers jours entre courir et étudier.
Constance avait été très courageuse, elle était restée debout jusqu'à la fin aidé de Damon et avait fait tout le travail. J'avais dans un premier temps surveillé le dilatement du col et lui avais indiqué le moment de pousser. Après quelques contractions la tête était apparue, j'avais interdis alors à Constance de pousser afin de dégager les épaules par une rotation délicate. Une contraction plus tard je tenais l'enfant ensanglanté dans mes mains, dégageant une main j'ai coupé le cordon et confié le nouveau né à Aloysius. J'avoue que le venin avait envahi ma bouche, mais cette fois aucune de mes canines avaient été nécessaire à l'accouchement. Au moment où Godric retournais au le sous-sol avec Nessie, l'enfant avait été pausé sur le ventre de sa mère. Aloysius c'était occupé de son premier bain alors que je m'étais occupé à évacuer le placenta. Puis Aloysius avait déclaré forfait, il avait mérité quelques heures de sommeil.
Il est 9 h 00 du matin et Constance est allongée dans le lit, le petit garçon dans les bras.
-Votre enfant est magnifique, dit Damon.
-Prenez-le dans vos bras, dit Constance.
-Je n'en ferais rien ma chère.
-Et comment jouer un rôle de père si vous refusez de vous investir le premier jour.
-Père ? Moi ?
-Pourquoi pas. On peut s'installer sur une ile déserte, personne ne connaitra votre côté gentil et pour tout le monde vous resterez le méchant garçon.
-Je vous aime Constance Greene, avais-vous trouvé un prénom pour votre merveille ?
Je sors alors de la chambre et pars donner des nouvelles à Jacob avant de retrouver la femme de ma vie.
Chapitre 50 Il faut attendre
