Helloooooo, bon, j'ai encore un bb sitting ce soir, dans 30 minutes, sachant qu'il me faut 12 minutes pour y aller, je ne vais pas trop blablater ce soir et je vous laisse avec le chapitre. Enjoy ! J'espère que ça va vous plaire !

Disclaimer : Seule l'histoire est à moi, le reste est à JKR

Réponses aux reviews anonymes :

Elena : Merci beaucoup ! 5000 mots c'est très raisonnable comme longueur de chapitres, il y a pleins de fics dont les chapitres font moitié moins !

Madie : Mouhahahah, je comprends, je l'appelle souvent Petit Lu le papounet Malefoy xD Oups, j'ai oublié le mercredi-extrait… mais j'en ai peut-être fait exprès cette semaine :p Bisous Bisous

Nana972 : Mouhahahahah, parce qu'il faut bien s'arrêter quelque part hihi

Kendy : Ahhh, enfin quelqu'un qui reconnait que ce qu'il se passe n'est pas ma faute ! hihi

Florie : Hello ! Courage pour les concours ! Ravie que ça t'ai plu ! Oui, tu as raison, ça va devenir plus sombre maintenant qu'on est plus à Poudlard ! Tes compliments me font vraiment plaisir :DD

Oceane : Mouhahahahahah, mais non, ce n'est pas affreux :p

Anne : Hello. Mouhahahahahah, je suis gentille quand je veux d'abord :p Lulu me fait pitié à moi aussi ahah. Merci beaucoup en tout cas ! Bisous Bisous

Arialadeuxieme : Hello ! Je suis ravie que ça t'ai plu :DD Voici la suite J

Felicia : Ohhhhhhh, merci beaucoup :DDD. J'ai coupé là parce que j'avais envie voyons mouhahahahah. Roooh mais le pauvre Lulu, il a pas vraiment le choix xD

Victoria : Lulu a fait des mauvais choix… et il va commencer à s'en mordre les doigts. J'adore Bellatrix moi-aussi, je vais essayer de lui trouver de la place. Mais bon… déjà, elle sera là au moment de torturer Hermione ahah.

WindyWendy : Roooh, le pauvre quand même xDD Je suis contente que tu ai aimé :) Merci a toi !

CyanBe : Hello.. Mouhahahahahah, je joue avec tes nerfs ? Vraiment ? Tu es sensible alors ? :p Il n'y aura pas que des lettres, ne t'en fait pas. Euh non, dix chapitres au square, quand même pas xDD

Je n'ai aucune idée du nomre de chapitres, désolée ^^

Trinita dark : Mouhahahahah, je ne vois pas le problème avec la fin xDD. Quand tu parles de digérer, c'est pour le serpent ou pour Drago ? xDD

Aurian04 : Merci beaucoup ! Je suis ravie que ça te plaise !

TimeLady15 : Hello ! Non, ça ne m'embête pas, au contraire hihi. Je suis contente que tu aimes et que mon écriture te plaise ! Mouhahahah... qui sait ? JK a été prof de français, donc oui, peut-être que c'est moi en fait :p bisous bisous :D

Nadra : Merci beaucoup ! Si je ne détaillais pas, ce ne serait pas vraiment une histoire :p

Lunacy : Ahah, oui je sais bien que le vélo dans les grandes ville c'est à proscrire. J'ai essayé une fois à Londres (en plus c'est pas du bon côté)… eh bien plus jamais. J'ai cru mourir xD Ah ça, c'est sur qu'il est moins cool que dans Sous l'Apparence le Lulu. Mais Narcissa est gentille xDD

J'espère que la suite va te plaire !

Lili21dijon : Merci ! Je suis contente que ça te plaise. Voici la suite :)

Lucie : Mouhahahahahah, mais tu es sûre qu'il va y avoir une rencontre ? :p Pour le parfum ça a un rapport avec le film… Bisous Bisous

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Merci à Stéphanie


Chapitre XLVIII : Retrouvailles

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La main d'Hermione trembla légèrement, lorsqu'elle la tendit pour attraper la clé. Elle referma ses doigts autour, et jeta un coup d'œil au numéro : 315. Elle regarda autour d'elle, et repéra un escalier, vers lequel elle se dirigea, tandis que d'autres clients entraient dans le motel.

Elle gravit les trois étages, et déboucha dans un couloir où se tenaient plusieurs portes. Celle dont elle était la plus proche portait le numéro 307. Son rythme cardiaque s'emballa, alors qu'elle avançait : 310... 311...313...314... Et enfin, 315.

Elle hésita légèrement, debout devant la porte. Une idée fugace lui traversa l'esprit, mais elle faisait malgré tout confiance à Drago. Il ne pouvait tout simplement pas lui avoir tendu un piège. C'était impossible !

Elle secoua la tête, et se décida brusquement.

Elle glissa la clé dans la serrure, et sentit un flux magique se déverser : évidemment, les chambres étaient protégées, et n'importe qui ne pouvait pas les ouvrir comme cela !

Un déclic se fit entendre, et elle poussa la porte, pénétrant dans la pièce.

La porte se referma derrière elle, et se verrouilla automatiquement, en un déclic.

Hermione balaya la pièce du regard et ses yeux se posèrent immédiatement sur le blond, assis en tailleur sur le lit.

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Sa réaction en le voyant, fut une surprise même pour elle. Elle savait qu'il y aurait un moment où elle craquerait. Elle se retenait depuis qu'elle avait quitté ses parents et elle savait que c'était inévitable. Pourtant, elle pensait qu'elle le verrait venir et qu'elle pourrait le contrôler…

Mais ce ne fut pas le cas. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose au blond, et explosa subitement en sanglots. Le barrage venait de céder, et maintenant qu'elle avait commencé à pleurer, elle ne pouvait plus s'arrêter.

Elle eut vaguement conscience qu'elle se laissait glisser contre la porte, ses jambes ne pouvant plus la soutenir. Elle se mit à hoqueter encore et encore, l'air lui manquait, les larmes lui brouillaient la vue, et elle avait plus que conscience du trou immense dans son cœur.

Elle pleurait, pleurait et pleurait encore, pendant qu'en face d'elle, le blond était comme statufié.

Il ne s'était absolument pas attendu à cela et il était tellement stupéfait qu'il ne parvenait pas à bouger.

Pourtant, quand il devint clair qu'elle n'allait pas s'arrêter et qu'elle avait l'air de presque suffoquer, il finit par se lever d'un bond du lit, et se diriger vers elle.

« Granger... qu'est-ce qu'il se passe ? »

Il s'aperçut bien vite qu'elle ne l'avait pas entendu, et il s'agenouilla devant elle, prenant son visage entre ses mains.

« Granger ! Granger, regarde-moi. »

Les larmes continuaient de rouler sur ses joues sans discontinuer, mais elle finit par river son regard au sien. La détresse qu'il lut dans ses yeux bruns lui donna envie de tuer celui ou celle qui en était la cause. Personne ne devait la faire souffrir comme ça. Personne d'autre que lui, mais lui n'en avait plus envie.

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« Parle-moi Granger ! Quelqu'un t'a fait du mal ? Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« Mes…mes…mes... » Commença Hermione, avant qu'un autre sanglot lui coupe lui souffle.

« Oui ? »

« Pa... Par... Parents... Mes... parents… »

Le cœur de Drago s'arrêta presque. Comment ça ses parents ?! On ne les avait tout le même pas...

« Quoi ? Quoi tes parents ? Raconte-moi, ma belle. » Demanda-t-il d'une voix si douce, qu'il avait l'impression d'être quelqu'un d'autre.

« Ils... Ils... Je... »

« Viens là Granger. »

Il la souleva pour la mettre debout, et la porta presque jusqu'au lit. Il lui tendit un mouchoir et Hermione tenta de s'essuyer les yeux, mais c'était peine perdue.

« Granger, s'il te plaît ! Est-ce qu'ils sont... »

Il vit la jeune femme secouer la tête, et une vague de soulagement s'empara de lui. Pourtant, il ne connaissait pas ses parents et aurait dû se ficher totalement de leur sort. Se rendre compte que ce n'était pas le cas lui fichait d'ailleurs sérieusement la trouille. Pourquoi était-il devenu comme ça par Merlin. Que lui était-il arrivé ?!

Il tenta maladroitement d'essuyer les joues de la jeune fille mais rien n'y faisait. Elle s'était un peu calmée et respirait plus facilement

Le blond repoussa quelques mèches de cheveux qui collaient au visage d'Hermione, et passa ses pouces sous ses yeux, pour essuyer encore une fois les larmes.

Hermione ne se souvenait pas de l'avoir jamais vu aussi tendre avec elle. Et paradoxalement, cela lui faisait du bien et lui donnait à la fois envie de pleurer. Ses parents lui manquaient tellement...

Elle croisa le regard de Drago, et vit qu'il était réellement inquiet pour elle. Cela la toucha plus que de raison et elle se mit à lui raconter ce qu'elle avait fait à ses parents.

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Drago en eut le souffle coupé. Il n'arrivait pas à croire qu'elle ait quelque chose d'aussi... Il n'y avait même pas de mot pour qualifier ce qu'elle avait fait. Courageux n'était pas assez fort.

Il était stupéfait, impressionné, sans voix. Ce petit bout de femme qui se tenait devant lui était incroyable et méritait le respect. Il se sentit soudainement minable. Parce que malgré sa crise de larmes, elle restait forte. Elle était forte, elle était prête à chambouler sa vie et faire des sacrifices… chose que lui ne pourrait jamais faire.

A cet instant précis, il comprit qu'il avait été idiot de se moquer d'elle, de la détester, de l'insulter. Parce qu'Hermione Granger était la personne la plus admirable et la plus respectable qu'il connaissait et à côté d'elle, il se sentait minable. Lui-même n'aurait jamais le courage de faire ce qu'elle avait fait. Jamais. Et il était prêt à parier que peu le pourraient.

« Mais... » Finit-il par demander. « Tu ne pouvais pas opter pour une solution moins... radicale ? L'Ordre du Phénix par exemple, ils auraient pu les protéger. »

« Ils auraient pu oui... Mais je ne fais confiance à personne. L'Ordre fonctionne avec le Fidélitas. Alors oui, ils auraient pu cacher mes parents quelque part. Mais c'est la guerre Drago ! Et il suffirait que le gardien du secret soit tué pour que mes parents soient de nouveau en danger. Là au moins c'est sûr. Et si je meurs... »

Le regard de Drago se durcit immédiatement, et il attrapa vivement son poignet.

« Tu ne vas pas mourir Granger ! »

« On ne sait pas. C'est une guerre. N'importe quoi peut arriver. »

« N'importe quoi peut arriver si tu fais n'importe quoi ! Pourquoi n'es-tu pas partie avec tes parents ? »

« Parce que. Est-ce qu'on peut avoir cette conversation plus tard ? » Demanda-t-elle, lasse. « J'ai mal à la tête. »

Ses yeux bouffis et son visage rouge en disaient long et il se contenta d'hocher la tête. Sa prise sur son poignet se détendit, et il la lâcha finalement.

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Hermione se leva et se dirigea vers la seconde porte qui menait – comme elle l'avait deviné – vers une salle de bain. Elle haussa un sourcil en voyant le parchemin affiché là, qui rappelait les formules des différents sortilèges de contraception, et s'approcha du lavabo. Elle eut le temps de constater via le miroir qu'elle avait une mine horrible, avant de se pencher vers le robinet qu'elle venait d'ouvrir. Elle s'aspergea d'eau froide et se sentit un peu mieux. Sa peine ne pourrait de toute façon pas partir comme ça, en un instant...

Elle retourna dans la chambre, et enleva sa veste, avant de reprendre sa place à côté de Drago.

Pas un mot ne fut échangé entre eux. Le jeune homme se contenta de l'attirer contre lui et de la serrer dans ses bras.

Hermione ferma les yeux. Blottie contre lui de cette manière, elle avait l'impression qu'il pourrait enlever toute la tristesse qui était en elle. Elle respira son odeur, et réalisa qu'il lui avait vraiment manqué. Elle se serra un peu plus contre lui, et se détendit en sentant les caresses répétitives qu'il faisait dans ses cheveux.

« Cet endroit est vraiment sordide. » Dit-elle au bout d'un moment « Tu as vu dans la salle de bain, le parchemin ? Il ne manquait que la boite de préservatifs. »

« De quoi ? »

« C'est un moyen de protection moldu. » Répondit Hermione

« Ah… C'est peut-être sordide, mais au moins nous sommes en sécurité. Tu avais une meilleure idée ?»

« Non. » Concéda-t-elle « Et pour être honnête, j'avais d'autres priorités et pas vraiment la tête à penser à ça. »

« Je vois... » Fit Drago.

Il avait une myriade de questions à lui poser, mais après ce qu'elle venait de vivre, il ne voulait pas la brusquer et devait pratiquement se mordre la lèvre pour s'empêcher de les poser. Il allait également s'abstenir de lui demander si elle avait faim, parce que s'il s'était trouvé à sa place, il aurait eu le ventre bien trop noué pour avaler quoi que ce soit.

« Drago ? »

« Oui ? »

« Tu ne voudrais pas...me chanter quelque chose, ou me raconter une histoire. »

« Ca ne va pas non ? »

« S'il te plaît. »

« Je ne chanterais pas. Et je ne connais pas d'histoire. »

« Drago ! »

« ... »

« ... »

« Où sont tes affaires ? » Finit par demander le blond.

« Dans mon sac. »

« Quoi ? Ce truc minuscule ? »

« Je suis une sorcière.»

Et décidément, elle n'en finirait pas de l'impressionner. Ce genre de sortilège était très compliqué... mais après tout, on parlait d'Hermione Granger. Rien n'était vraiment compliqué pour elle.

« Te connaissant... tu as dû embarquer L'Histoire de Poudlard, n'est-ce pas ?

Hermione esquissa un petit sourire, comprenant où il voulait en venir. Elle attrapa son sac et s'empressa d'en tirer l'exemplaire de son livre, qu'elle tendit au blond.

Ce dernier l'ouvrit, et commença à lire, d'une voix profonde.

Un petit sourire prit place sur les lèvres d'Hermione, et elle trouva la position la plus confortable possible, avant de fermer les yeux. Elle se laissa bercer par la voix de Drago et ne prêta bientôt même plus attention à ce qu'il racontait. Sa voix n'était plus devenue qu'un fond sonore, et sans qu'elle ne s'en aperçoive, elle sombra dans le sommeil.

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Elle se réveilla en sursaut plusieurs heures plus tard, avec l'impression d'avoir fait un cauchemar, même si en réalité, elle ne se souvenait de rien. Elle n'était plus sur le lit, mais sous les draps et elle devina que Drago avait dû l'installer là. Le jeune homme était à côté d'elle, semblant dormir profondément, et Hermione esquissa un petit sourire.

Sa montre indiquait deux heures quinze du matin, et elle avait faim. Elle se leva, et attrapa sa baguette pour éclairer faiblement la pièce. Il y avait une espèce de coin cuisine, et elle s'avança pour ouvrir les placards.

Elle dénicha un paquet de biscuits et une tablette de chocolat de chez Honeydukes, qu'elle attrapa sans hésiter. Puis elle alla s'installer près de la fenêtre et grignota son butin tout en réfléchissant. Et réfléchir quand on ne savait pas de quoi l'avenir serait fait se révélait un peu compliqué.

Elle termina la tablette de chocolat sans s'en apercevoir et roula le papier en boule, avant de retourner se coucher à côté de Drago. Elle n'avait pas envie de dormir, mais elle n'avait rien à faire d'autre. Elle ne pouvait pas lire, sous peine de le réveiller avec la lumière et toutes les autres activités susceptibles de lui faire passer le temps nécessitaient elles aussi de la lumière.

« Granger... »Marmonna alors Drago.

« Quoi, Malefoy ? »

« Dors. »

« Je n'y arrive pas. Et je fais ce que je veux. »

Elle entendit le jeune homme soupirer lourdement, et puis il se tourna, et l'attrapa pour qu'elle soit plus proche de lui.

« Très bien ? Qu'est-ce que tu veux faire ? »

« Je ne sais pas... Tu peux continuer de dormir tu sais. »

« ... »

« Ce n'est pas parce que j'ai décidé de ne plus avoir de parents que tu dois avoir pitié de moi ! » S'exclama-t-elle finalement.

« Je n'ai pas pitié de toi, espèce d'idiote. Je n'ai juste pas envie que tu te morfondes et que tu passes le restant de la nuit à pleurer dans ton coin. »

« Pourquoi ? »

« Parce que ça m'empêcherait de dormir ! » répondit-il comme s'il s'agissait d'une évidence.

Hermione, tout comme lui, savaient pertinemment qu'il mentait, mais la jeune femme décida de faire comme si de rien n'était.

Finalement, Drago l'attira de nouveau à lui et recommença à lui caresser les cheveux. Intérieurement, il se disait qu'il lui fallait en profiter, parce qu'il ne savait pas quand est-ce qu'il aurait de nouveau l'occasion de le faire. Il pensait que la jeune femme recommencerait à discuter, puisque garder la bouche fermée pendant trop longtemps n'était pas un exercice auquel elle excellait, mais il s'était visiblement trompé, car au bout de dix petites minutes à peine, elle dormait de nouveau. De toute évidence, elle n'était pas si en forme que cela.

Il continua son manège encore un peu, avant de s'allonger à son tour. Il la serra contre lui, avant de se laisser aller à continuer sa nuit.

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Ils furent réveillés le lendemain matin par deux coups brefs sur la porte, et Drago se leva pour aller ouvrir.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Demanda Hermione, soudain alerte.

« Ne t'emballe pas Granger. C'est le petit-déjeuner. Comme les employés n'ont pas le droit de rentrer dans les chambres, ils le déposent devant la porte. »

« Ah... comment tu sais tout ça ? »

« On me l'a expliqué quand j'ai réservé. »

« D'accord. » Répondit Hermione

Elle le regarda ouvrir la porte, et récupérer en vitesse le plateau de petit-déjeuner, avant de refermer la porte.

« D'ailleurs, à propos de ça. Il faudra que tu me dises pour la réservation... »

« Laisse tomber Granger. C'est moi qui paye. »

« Certainement pas. On peut partager ! »

« Non. » Dit-il.

« Malefoy… »

« Laisse-moi payer Granger ! C'est l'argent de mes parents de toute façon et l'idée de savoir que les précieux gallions de mon père vont servir à payer pour ça me fait jubiler, alors s'il te plaît, laisse-moi payer ! »

Hermione attrapa un muffin, et regarda le blond en plissant les yeux. Il fallait qu'ils parlent de son père. C'était certain. Il en parlait si durement...

« Très bien. Tu gagnes. » Concéda-t-elle

Elle grignota quelque peu, mais inévitablement, elle se mit à penser à la veille : au dernier petit-déjeuner qu'elle avait pris avec ses parents.

Elle essaya en vain de lutter contre les larmes, mais c'était peine perdue, et quelques unes s'échappèrent de ses yeux.

« Granger... » Soupira Drago.

« Je suis désolée. »

« Ne t'excuse pas ! Tu as le droit de pleurer. Même si je n'aime pas quand tu pleures. »

Elle n'aurait jamais cru entendre ça un jour de la part de Drago Malefoy. Et pourtant... cette petite phrase lui procura une onde de chaleur dans tout le corps. Elle essuya courageusement ses larmes, et s'attaqua de nouveau à son muffin, son appétit nouvellement retrouvé. A côté d'elle, Drago dévorait la moitié du plateau et elle se demanda s'il venait lui aussi de retrouver l'appétit.

Elle but un verre de jus de citrouille, et en en reversant un peu sur son pantalon, elle se rendit compte qu'elle ne s'était pas changée depuis la veille, et qu'elle avait dormi avec les mêmes vêtements.

Aussitôt son petit-déjeuner englouti, elle s'empara de son sac en perles, et se dirigea vers la salle de bain.

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Quand elle en ressortit, Drago s'était habillé, et avait ouvert la fenêtre pour laisser entrer le soleil qui brillait, et la petite brise d'été.

Au regard qu'il lui lança, elle comprit qu'il voulait parler et se résigna. Elle ne pourrait pas éviter cela de toute façon.

Elle s'assit en tailleur sur le lit, face à lui, et attendit qu'il commence.

Pourtant, ce qu'il fit la prit totalement au dépourvu.

Drago se pencha soudainement vers elle, et colla ses lèvres aux siennes. Elle n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il se passait et de réagir, que déjà, il se reculait.

« J'ai envie de faire ça depuis hier. » Se justifia-t-il. « Je me sens mieux maintenant. »

Il regarda Hermione d'un air hésitant, mais elle n'avait pas l'air de vouloir se mettre à lui reprocher quoi que ce soit.

« Granger... Il faut que tu saches. J'ai entendu des choses. Tu-Sais-Qui veut faire tomber le Ministère. Et il est en bonne voie pour y arriver ! »

« La population entière sait que c'est quelque chose qui risque d'arriver. » Répondit Hermione d'une voix calme.

« Mais tu ne comprends pas Granger ! » S'énerva Drago « Si Tu-Sais-Qui prend le contrôle du Ministère. S'il place des gens qui sont sous sa coupe ou qui suivent ses idées, au pouvoir, tu seras en danger. Qu'est-ce que tu crois ?! Dire qu'il déteste les nés-moldus est un euphémisme. Il va s'empresser de faire voter des lois anti-nés-moldus. Et toi, non seulement tu es une née-moldue, mais en plus, tout le monde sait que tu es la meilleure amie de Saint Potter ! Tu seras en danger Granger. Tu ne peux pas retourner à Poudlard à la rentrée. Tu dois t'enfuir et te cacher. »

Cela lui en coûtait de dire ça. Parce que Poudlard sans Granger...

Cependant, la réponse que lui apporta la brunette le cloua sur place.

« Drago... Je sais tout ça. Et de toute façon. Je ne comptais pas retourner à Poudlard pour ma septième année. Quoi qu'il se passe. »

« Pardon ? »

« Tu as très bien compris. » Fit Hermione.

« Excuse-moi, mais quelque chose m'échappe ? Qu'est-ce que tu vas faire si tu ne vas pas à Poudlard ? Pourquoi tu t'es supprimée de la mémoire de tes parents au lieu de t'enfuir et de te cacher avec eux ? Je ne comprends pas ton raisonnement. Si tu vas fuir, autant fuir avec eux ! »

Il pressentait que la réponse qu'elle allait lui donner n'allait pas lui plaire. Et vu la tête qu'elle faisait, elle devait en avoir parfaitement conscience elle aussi.

Hermione se mordilla la lèvre à plusieurs reprises. Elle avait redouté ce moment. Elle le redoutait parce qu'elle avait décidé d'être sincère avec lui autant qu'elle le pouvait. Ca aurait été beaucoup plus facile de lui mentir, mais elle ne voulait pas, et se sentait de toute façon tout bonnement incapable de lui mentir.

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« Je ne vais pas fuir, Drago. Pas vraiment. Je vais... faire une sorte de travail avec Harry et Ron. Un travail ayant comme but de mettre fin à l'existence de Tu-Sais-Qui. »

Elle vit littéralement les couleurs quitter le visage du blond, et la colère enfler dans ses veines. Elle en voyait une palpiter sur son front.

Elle ne savait pas ce qui l'énervait le plus : qu'elle n'aille pas se cacher, ou qu'elle prévoit de passer son temps avec Ron.

« Tu veux dire que tu vas rester avec Potty et Weasmoche. » Dit-il d'une voix plus que glaciale.

Bon. Eh bien, elle avait sa réponse.

« ... »

« Je te l'interdis ! » Siffla-t-il « Tu m'entends Granger ! Je t'interdis de faire ça ! »

« Tu n'es pas en mesure de m'interdire quoi que ce soit. Je peux prendre mes décisions seule. »

« Tu es idiote ou tu en fais exprès ? Qu'est-ce que tu cherches réellement, à te faire tuer ? Tu es suicidaire, c'est ça ? Je ne peux pas entendre un truc pareil ! Vraiment, Granger, je ne peux pas ! Depuis quand es-tu devenue aussi stupide. Tu as dix-sept ans ! Vous avez tous dix-sept ans. Vous ne pouvez pas aller faire je ne sais quel travail pour arrêter Tu-Sais-Qui ! Ce n'est même plus de l'utopie à ce stade là, c'est de la débilité ! »

« Drago... »

« NON ! » Coupa-t-il « Et pourquoi vous trois ? Pourquoi est-ce que ce fichu Ordre du Phénix ne peut-il pas... »

« Parce qu'il y a des choses qu'on ne peut pas dire à l'Ordre ! » Répondit Hermione.

Drago était tellement frustré et énervé, qu'il dut plonger sa tête dans ses mains, et compter jusqu'à cinquante, pour se calmer un tant soit peu. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait. Il n'arrivait pas à croire qu'elle puisse se montrer aussi stupide.

Il avait l'impression d'entendre Potter. Potter qui se sentait persécuté et menacé par tout et tout le monde, qui voulait tout régler tout seul. Il avait contaminé Granger. Il lui avait fait un lavage de cerveau pour qu'elle l'accompagne dans ses débilités suicidaires. Et avec Weasmoche par-dessus le marché. Comment trois adolescents, qui allaient probablement être recherchés, avec leurs têtes mises à prix, comptaient pouvoir arrêter le Seigneur tes Ténèbres. C'était du suicide pur et simple.

« Drago... »

« Tais-toi ! Ne me parle pas. Comment peux-tu être si STUPIDE ! Ce ne sont pas trois ADOS qui vont pouvoir arrêter Tu-Sais-Qui. Surtout que dans le lot des trois, il n'y en a qu'une dont le cerveau marche correctement, même si à l'heure actuelle, j'ai des doutes ! Si quelqu'un peut faire ça, ce sont des personnes qualifiées. Des aurors, ou ces gens de l'Ordre, et encore ! »

« Mais nous avons des informations qu'ils ne possèdent pas. » Répliqua Hermione.

« EH BIEN PARTAGEZ-LES ! »

Son hurlement stupéfia Hermione, et elle réalisa qu'il était véritablement bouleversé par ce qu'elle venait de lui dire. Elle tendit une main vers lui, mais il la fusilla du regard, et elle la retira en se mordant la lèvre. Elle avait de nouveau envie de pleurer, mais elle allait se retenir.

« On ne peut pas... » Souffla-t-elle « Ecoute, je sais que tu ne comprends pas, mais... Harry est mon meilleur ami et... »

« Et quoi ? S'il tenait à toi comme ton « meilleur ami » il te dirait d'aller rejoindre tes parents et de te cacher avec eux. S'il y avait un minimum d'intelligence dans sa cervelle de défiguré, il irait se cacher lui-aussi. Tu crois qu'il va se passer quoi si le Ministère tombe ? Tu crois que Potty pourra vaquer à sa guise dans le monde sorcier ? Mais quel est le problème avec vous ? »

« Drago... on va faire attention. »

« Faire attention. » Ricana-t-il, désabusé « On parle de Tu-Sais-Qui. Faire attention ne suffit pas avec Tu-Sais-Qui.

« Je... Je ne sais pas quoi te dire... J'irais, quoi qu'il en soit. »

Drago eut brusquement envie de casser quelque chose. Evidemment qu'elle irait. A moins qu'il ne la séquestre quelque part, et il se refusait à faire ça.

Mais ça le rendait fou. Elle allait partir, risquer sa vie avec Potty et Weasmoche il ne savait où, pendant il ne savait combien de temps et ça le rendait malade. Elle risquait de se faire tuer.

Et elle allait passer tout son temps avec deux garçons. Dont l'un d'eux était Weasmoche, le mec dont elle était soi-disant amoureuse. Ca non plus, il ne pouvait pas le supporter, et il sentait la brûlure de la jalousie et de la possessivité lui ravager les entrailles.

« Drago ? »

« Je veux qu'on reste en contact ! » Finit-il par lâcher, après un instant de silence.

« Tu sais très bien que c'est impossible. S'envoyer des lettres serait trop risqué. »

« Je ne parle pas de lettres. Il y a d'autres moyens. Il suffirait juste d'avoir un carnet ! »

Une ampoule s'éclaira dans l'esprit d'Hermione. Depuis deux ans, c'était la mode des carnets communicants. Toutes les filles de premières et deuxièmes années en avaient et McGonagall avait mené une véritable vendetta pour les confisquer.

Le sortilège était parfaitement à sa portée et...

« Pourquoi ? » Demanda-t-elle.

« Parce que je veux savoir que tu es toujours en vie. Et parce que je ne veux pas que tu fricotes avec Weasmoche. »

« D'accord pour la première partie. Pour le reste, tu sais très bien ce que je ressens pour Ron. »

« Et je m'en fiche ! Je ne veux pas ! »

La jeune femme ne répondit rien, et Drago savait bien qu'il ne pourrait rien y faire de toute façon. Carnet ou pas carnet, il ne serait pas là pour voir ce qu'elle ferait avec lui... et il en était déjà malade.

« Très bien. Trouve-moi quelque chose à métamorphoser. »

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Elle espérait qu'accepter les carnets suffirait à le calmer. Il avait toujours l'air enragé, mais au moins, il ne hurlait plus.

Il ouvrit les différents tiroirs de sa table de nuit, et finit par trouver deux journaux, qu'il tendit à Hermione sans dire un mot.

La jeune femme transforma chaque journal en un carnet, souple, à couverture bleue foncée.

Puis tour à tour, elle pointa dessus sa baguette, et ferma les yeux, lançant un sortilège informulé. Un halo orangé éclaira les carnets, et puis ce fût fini.

Elle en attrapa un, jeta l'autre à Drago, et ouvrit son sac en perles, pour en retirer un stylo.

« Ca va marcher même si ce n'est pas de l'encre ? » Demanda le blond.

« Normalement. Mais c'est autre chose que je veux vérifier. »

Elle avait légèrement modifié le sortilège, afin de leur conférer plus de sécurité, et c'était ce point qu'elle voulait vérifier.

Elle ouvrit le carnet et écrivit « Est-ce que ça marche ? »

Pas moins de dix secondes plus tard, les mots s'étaient effacés de son carnet, et apparaissaient dans celui de Drago.

« Réponds quelque chose. » Fit Hermione.

Le blond écrivit juste un « oui. » et la phrase d'Hermione, ainsi que sa réponse, s'effacèrent.

« Qu'est-ce que tu as fait ? » Demanda-t-il.

« J'ai rajouté quelque chose en plus. Les mots de celui qui écrit s'effaceront presque instantanément. Ils resteront néanmoins visible dans le deuxième carnet, jusqu'à ce qu'une réponse soit inscrite. Il ne vaut mieux pas prendre de risques. »

« Il ne vaut mieux pas, non. »

Le sarcasme dans sa voix était clairement visible et Hermione n'eut pas de difficultés à comprendre comment il avait interprété sa phrase. Mais il n'y était pas du tout. Elle se fichait de Ron. Il n'irait pas lire dans son carnet, elle le savait parfaitement bien. Si elle faisait ça, c'était plutôt au cas où que l'un de leurs carnets tombe entre de mauvaises mains.

« Drago, écoute... »

« Rien de ce que je pourrais dire ne te fera changer d'avis, n'est-ce pas ?! »

« ... »

« Est-ce que tu as conscience de ce dans quoi tu te lances au moins ? Est-ce que tu te rends compte que ce que vous voulez faire est impossible ? »

« Je crois en Harry. » Répondit-elle.

« Mais là n'est pas la question bordel ! On parle de TU-SAIS-QUI ! Vous êtes trois, vous êtes à peine majeurs. Vous n'avez aucune notion de magie noire. Et en face c'est TU-SAIS-QUI ! Merde ! »

Elle comprenait son incompréhension. Elle comprenait sa colère. Et ses arguments étaient totalement fondés. Mais malgré tout, elle ne pourrait pas lui apporter les réponses qu'il voulait. Elle allait suivre Harry. Elle n'irait pas se cacher. Et si elle devait mourir... Alors elle mourrait...

« Drago... Je... »

« Tu te rends compte que tu m'obliges à me lever tous les matins en ayant peur de voir ta mort annoncée en première page de la Gazette ! » Explosa-t-il

La phrase coupa le souffle d'Hermione. Elle se figea, et le dévisagea longuement.

Elle vit ses joues rosir et il semblait regretter d'avoir prononcé cette phrase à voix haute. Mais Hermione elle, ne le regrettait pas le moins du monde. Il avait peur qu'elle meure. Il avait peur pour elle.

Pourquoi se sentait-elle si légère et heureuse d'un seul coup ?

Elle s'approcha vivement de Drago et jeta ses bras autour de son cou. Elle le serra aussi fort qu'elle le pouvait, soupirant légèrement quand elle sentit qu'il lui rendait son étreinte.

Elle appuya sa tête sur son épaule, et se laissa aller. Elle ne pouvait pas lui en vouloir d'avoir peur pour elle. Absolument pas.

« Drago... s'il te plaît... je ne veux pas qu'on se dispute... »Murmura-t-elle contre lui.

Le blond essaya tant bien que mal de faire descendre la fureur qui le parcourait encore. Il ne pourrait pas la faire changer d'avis, il l'avait compris. Alors autant profiter tant qu'il le pouvait.

« Quand est-ce que vous allez...partir ? » Demanda-t-il.

« Je ne sais pas. Nous n'avons pas encore parlé de tout ça. Mais pas tout de suite. Je dois d'abord aller chez Ron, il faut attendre qu'Harry ait dix sept ans, et surtout... il y a le mariage. »

«Le mariage ? » Interrogea Drago.

« Le mariage d'un des frères de Ron et de Fleur Delacour. Molly –la mère de Ron – est déjà aux cents coups apparemment, et je dois aller aider. »

« Hum... Mais tu n'as pas de date précise n'est-ce pas ? Tu peux rester encore ici avec moi. »

Hermione se sentit hocher la tête, sans même avoir le temps de réfléchir. Elle voulait rester avec Drago. Et elle n'était de toute façon pas prête à aller chez Ron. Parce qu'une fois qu'elle serait au Terrier, elle devrait être Hermione la Forte. Plus question de pleurer et de ressasser encore et toujours ce qu'elle avait fait à ses parents.

Ici, avec Drago, elle pouvait encore laisser cours à son chagrin, et le laisser la consoler.

Ron la consolerait aussi, mais ce n'était pas pareil. D'une part parce qu'il ne comprendrait pas son geste, et d'autre part parce qu'il en parlerait à Harry et qu'il n'était pas exclu qu'ils essayent de la mettre à l'écart s'ils pensaient qu'elle ne tiendrait pas le choc.

Non, définitivement, elle allait rester encore un peu avec Drago...


Tadaaaaaam. Vous m'aimez cette semaine hein ?! Un chapitre entier de Dramione, et en plus il y en a encore pour la semaine prochaine.

Bon, ça m'énerve parce que je voulais faire un chapitre questions (ça fait longtemps je crois), mais je n'ai absolument pas le temps de le faire, donc ce sera pour la semaine prochaine.

Faites donc place à votre inspiration, et dites-moi ce que vous avez pensé du chapitre !

Une review et vous aurez droit à un petit séjour avec Drago ou Hermione !

Bisous Bisous