Chapitre 46 - ...cache un enfer


Bonjour ou bonsoir à toutes !

Et voilà la suite, je vous préviens il y a des passages assez crû ^^

Bisous


-Entre…Antinéa Rogue…

La pièce était si sombre, si froide. Voldemort était assis au fond de la salle. Sur les côtés, il y avait de longues tables remplies d'hommes en noir. Néa frissonna et fit un pas, alors que Bellatrix refermait les portes puis rejoignait d'autres personnes à table.

-Et bien, dit-il. Approche…

Néa soupira et fit abstraction de la peur qui montait en elle. Elle essaya de ne penser à rien et s'avança dignement malgré les tremblements la gagnant petit à petit. Elle avait l'impression d'être observée de tous. Elle arriva devant Voldemort mais ne s'agenouilla pas, elle fit une brève révérence. Le Lord eut un mince sourire mauvais et croisa ses mains.

-Cela fait longtemps que j'aspire à te rencontrer, dit-il calmement. Es-tu heureuse de me rencontrer ? Et ne mens pas.

-Non, monsieur, dit-elle froidement.

Elle entendit quelques soupirs indignés.

-Et puis-je te demander pourquoi ? demanda le lord avec un sourire de plus en plus effrayant.

Néa releva la tête, les yeux embués de larmes.

-Vous avez tué Cédric, murmura-t-elle. Vous avez fait tant de mal.

-Ah…oui, le pauvre garçon, dit-il sans une once de compassion. Une erreur qu'il se soit trouvé là…Mais ce n'est pas à moi que tu t'en prendre, c'est Quedver qui a tué ton ami. Je pourrais te laisser le torturer un peu, si tu le désire…

Néa ne répondit rien se contentant de le regarder sans expression.

-Vois-tu Antinéa Rogue, on m'a fait part de tes exploits, dit le lord. Il paraîtrait que tu aimes par-dessus tout défier l'autorité.

-Je déteste l'autorité qui m'empêche de réaliser ce que je veux, répliqua-t-elle.

-Je te comprends, moi non plus je n'aime pas ça, dit le lord. Que dirais-tu de me soutenir dans ma cause ?

-Je vous remercie mais je ne suis pas intéressée, dit Néa en le regardant droit dans les yeux.

-Bien, c'est dommage…on m'a fait part de tes qualités en duel et en magie corporelle, dit-il.

-Ses qualités ne servent qu'à moi, je ne partage pas, dit Néa.

-Notre entretien est fini…Mais je dois te donner un avertissement Antinéa Rogue, on ne manque pas de respect à Lord Voldemort…

Néa sentit que quelque chose n'allait pas. Elle s'effondra à terre sous les souffrances. Elle hurlait à en perdre la voix. Elle avait l'impression que ses veines allaient éclater, que ses membres allaient se détacher. Elle pleurait tellement qu'elle ne se rendit pas compte que le maléfice s'était arrêté.

-Severus avait raison, une gamine qui ne sait que geindre, dit-il avant de rire.

Néa se sentit blessée, Severus ? Son père n'avait aucune raison de parler au Lord à moins qu'il lui ait encore mentit. Elle était vexée, cela voulait-t-il dire que son père se moquait d'elle ? Quelqu'un lui agrippa le col de sa robe, étouffant Néa à moitié et elle atterrit dans le salon. Néa pleurait encore quand sa mère la gifla, hors d'elle.

-Espèce de petite peste ! dit-elle. Je n'ai jamais été aussi honteuse ! Comment as-tu pu ? Sais-tu ce qu'il va m'arriver par ta faute ?

Néa se redressa, en colère.

-Vous l'aurez mérité ! Siffla-t-elle. Pour avoir assassinés tous ces enfants et ces personnes ! Qui vous dit que je ne suis pas honteuse, moi, d'être votre fille.

Bellatrix sortit sa baguette.

-Ce que tu as vécu tout à l'heure n'a duré que trente seconde, moi je peux le faire durer plus longtemps.

Néa s'emporta et sortit en claquant la porte. Elle monta en quatrième vitesse dans sa chambre et se jeta dans son lit, pleurant pour évacuer sa peine. Elle se demanda pourquoi elle n'avait pas été avec son père, comment avait-elle pu être si naïve ? Croire que cette folle, et meurtrière, serait capable d'amour et de compassion. Elle entendit des éclats de voix dans le couloir.

-Je t'interdis d'aller la voir Narcissa, cria la voix de sa mère.

-Tu n'as rien à m'interdire, Bella, et je te rappelle que tu es chez moi, dit Narcissa sèchement. Nous t'avons prévenu hier que ce n'était pas une bonne idée, nous t'avons dit qu'elle ne partageait pas encore nos convictions mais tu n'en fais toujours qu'à ta tête.

Néa se fourra dans ses couvertures, en entendant la porte s'ouvrir et se refermer. Sa tante vint s'asseoir près d'elle.

-Antinéa…ma chérie, je suis tellement désolée, dit-elle doucement. Tu n'as pas trop mal ?

Néa se releva, les yeux rougis et hocha la tête. Son corps était douloureux au possible. Narcissa se releva et alla dans la salle de bain de Néa, puis revint en tenant une bouteille bleutée. Elle enleva le bouchon et porta le goulot aux lèvres de Néa qui s'efforça de la boire malgré l'odeur affreuse qu'elle diffusait. Une légère chaleur se propagea dans tout son corps et Néa se blottit contre sa tante.

-Je veux rentrer à la maison, dit-elle doucement.

-Ce n'est pas possible, dit Narcissa. Ta mère ne voudra pas…Je t'avais prévenu de ne pas la contrarier.

-Je ne veux pas être comme elle, dit Néa. Ces histoires ne m'intéressent pas.

-Néa, écoute-moi, dit Narcissa. Tu vas devoir faire un effort et faire semblant. Contrairement à ton oncle et à ta mère, j'ai renoncé depuis longtemps à t'inculquer des idées dont tu ne veux pas. Bella est en colère, donc elle va vouloir t'inculquer ses valeurs elle-même. Je t'en prie, écoute-là et ne lui réponds pas.

Néa hocha difficilement la tête. Elle savait désormais que si elle voulait rester indemne, elle devrait se soumettre au quatre volontés de sa mère.

Les jours passèrent difficilement. Les vacances de Néa, prenaient vraiment le chemin de l'enfer. Désormais, sa mère lui donnait des cours toute la matinée. Des cours sur les moldus et sur le bien-fondé de la pureté du sang. Néa n'en pouvait plus, il était insupportable d'entendre sa mère parler des moldus comme s'ils étaient des animaux. Les après-midi, en revanche étaient consacrés à une étude poussée de la magie noire. Cette magie était comme une drogue. Néa ne pouvait plus s'empêcher d'aller à la bibliothèque pour entamer des lectures plus noires les unes que les autres. Elle adorait cela mais elle se sentait horrible d'aimer cette branche sombre de la magie. Bellatrix semblait avoir retrouvé sa joie, voyant que sa fille se débrouillait assez bien en magie noire. Néa était en train de lire au salon, sous l'œil inquiet de Narcissa, quand elle entendit des cris venant du hall. Elle se releva d'un coup et alla voir à la porte. Ce qu'elle vit lui brisa le cœur. Au milieu d'un groupe de mangemort se tenait…des enfants, moldus certainement. Les mangemorts les emmenèrent vers la cave, Néa affolée se retourna vers sa tante.

-Il faut faire quelque chose ! Tante Cissa, ce sont des enfants.

-Ne bouge pas, et ne te mêle pas de ça, dit Narcissa péniblement.

Néa regagna sa chambre en entendant de petits cris de supplications venant de la cave. Le cœur serré, elle s'enferma dans sa chambre essayant de retenir ses larmes. Soudain, quelqu'un frappa à sa porte.

-Mon amour ! Roucoula la voix joyeuse de sa mère. J'ai une surprise pour nous amuser à la cave !

Néa sentit son cœur battre la chamade. Elle respira profondément.

-Je suis malade ! dit Néa à travers la porte.

Elle se dirigea précipitamment vers son lit.

-Antinéa…ne fait pas l'enfant, dit Bellatrix. Si tu n'ouvres pas, je viens te chercher moi-même.

Néa ne répondit pas et la porte explosa dans un fracas énorme, pour laisser place à une Bellatrix mécontente. Elle se dirigea vers Néa et l'attrapa par le bras.

-Allez viens, dit-elle à moitié folle. On va s'amuser.

Néa déglutit et se laissa entraîner par sa mère vers la cave. Néa entra dans les sous-sols sombres et peu accueillants du manoir Malefoy. Il y avait une chaleur étouffante et Néa entendait les halètements de peur des enfants. Néa recula mais sa mère lui tint le bras fermement.

-Je ne veux pas voir çà, mère, s'il-vous–plait, supplia Néa.

-Ça suffit, Antinéa, répliqua Bella sèchement.

Néa arriva, avec sa mère, au centre des sous-sols. Rodolphus était là, ainsi qu'un autre homme que Néa ne connaissait pas.

-Bella…Que fait-elle là ? Soupira Rodolphus.

-Elle a le droit de participer, sinon elle n'apprendra jamais, répliqua cette dernière.

L'autre homme s'en alla vers le fond de la cave et Néa entendit le cliquetis d'une lourde porte et distingue de petites silhouettes apparaitre devant l'homme. Bellatrix lança un lumos, et la lumière éclaira les enfants. Néa se sentait mal, elle avait envie de vomir. Elle cligna des yeux, espérant avoir mal vu…La petite Melody, se trouvait avec les autres enfants. Néa couvrit doucement sa bouche avec sa main, les larmes lui montants aux yeux. Elle se reprit et dit froidement, en conservant son calme :

-Mère, puis-je m'occuper de l'un d'eux en privé ?

Bellatrix se retourna comme si Néa venait de lui offrir le plus beau des cadeaux de Noël.

-Mais ouiii, dit-elle. Choisis !

Néa s'avança, le cœur battant, et fit semblant de réfléchir. Puis elle s'avança et attrapa Melody par le poignet. La petite blonde pleurait tellement, qu'elle ne se rendit pas compte que Néa lui avait attrapé la main.

-Où puis-je aller ? demanda Néa à sa mère.

-Au premier, il y a une pièce annexe au salon, dit Bellatrix.

Néa pressa le pas en entraînant l'enfant et remonta les escaliers, en entendant les doloris, et autres sorts cuisant s'élever dans les airs. Elle accéléra le pas, le cœur battant, elle monta jusque dans sa chambre.

-Melody ! dit-elle en serrant la petite dans ses bras. C'est moi, Néa.

-J'ai peur, dit la petite en pleurant.

-Ne t'en fais pas, je vais t'aider. Laly ! Laly ! Cria Néa.

L'elfe de Néa apparut apeuré.

-S'il-te-plaît, tansplanne avec elle, Laly, il faut la faire sortir d'ici, supplia Néa. Ramène-la chez elle et lance-lui un sortilège d'oubli.

L'adrénaline et la peur montait en elle.

-ANTINEA ! Hurla la voix de Bellatrix.

Néa l'entendit non loin de la porte. Les larmes aux yeux, elle supplia son elfe :

-S'il-te-plait, Laly.

L'elfe regarda sa maîtresse et prit le bras de l'enfant puis disparut. Bellatrix entra en trombe dans la chambre et Néa se redressa.

-Qu'as-tu fait ? demanda furieusement sa mère.

-Je…rien.., balbutia Néa.

-Où se trouve la petite moldue ? dit-elle sèchement. OU ?

-Je ne vous le dirai pas ! s'exclama Néa.

-Tu l'as aidé à s'enfuir, n'est-ce pas ? dit Bellatrix glacialement en s'avançant rageusement.

Néa recula le plus possible, puis se redressa et sortit sa baguette. Bellatrix se figea et éclata de rire, un rire dément.

-Tu veux te battre en duel avec moi ? demanda-t-elle en souriant.

Néa tenait sa baguette, concentrée. Elle ne se laisserait pas faire. Bellatrix lui lança un informulé que Néa esquiva de peu. Malheureusement pour elle, elle n'esquiva pas le deuxième sort et se retrouva au sol. Sa baguette s'envola avant d'atterrir dans les mains de sa mère.

-Bien essayé, dit Bellatrix. Mais tu vas regretter ton geste, çà plus la libération de la fillette. Tu sais, nous n'avions pas l'attention de tuer ces gamins…mais à cause de toi, ils vont mourir.

Néa la regarda avec horreur. Bellatrix sourit sadiquement et l'attrapa sans ménagement, pour l'emmener à la cave. Néa se débattait tant elle le pouvait mais Bellatrix avait plus de force qu'on ne l'aurait cru. En descendant les escaliers menant à la cave, elle ne prit pas soin de vérifier si Néa allait bien. Elle la projeta contre une colonnade de la cave, et l'attacha magiquement. Néa remarqua que Rodolphus et l'autre homme étaient partis. Néa passa le pire moment de sa vie. Bellatrix torturait les enfants, sous les yeux de sa fille, et les tuait à la fin. Néa n'arrêtait plus de pleurer tant elle était choquée. Au fur et à mesure des meurtres, Bellatrix lui répétait sans cesse qu'elle en était responsable. Elle finit réellement par le croire. Elle suffoquait tant elle pleurait, elle s'étouffait dans ses propres sanglots. Elle voulait crier, hurler, mais aucun son ne sortait de sa gorge. Sa mère enleva le sort et se tourna vers Néa qui la regarda avec pitié.

-Tu vas maintenant apprendre à ne plus me manquer de respect.

-S'il-vous-plaît, essaya-t-elle d'articuler.

Elle avait à peine finit sa phrase que Bellatrix lui lancait le sortilège de la douleur (le doloris). Néa hurla de douleur, suppliant sa mère, Merlin que tout s'arrête. Elle hurlait à s'en casser la voix, tant la douleur était présente. Bellatrix arrêta le sort et Néa inspira un long bol d'air.

-Les sangs-purs sont supérieur, dit Bellatrix. Répète !

Néa se buta dans un silence et Bellatrix recommença. La nuit se passa ainsi, un interminable lavage de cerveau pour Néa. Qui a la fin, de fatigue et de douleur dit tout ce qu'on lui demandait.

-Répète encore une fois ! ordonna Bella.

-Je suis de sang pur, récita faiblement Néa couchée à moitié sur le dos. Les moldus et les sangs-de-bourbe sont de la vermine, il faut les exterminer. Je dois obéir au maître et m'agenouiller devant lui.

Bellatrix arrêta là le supplice, elle attrapa Néa sans ménagement et l'emmena près de la grande porte en chêne foncée.

-Ne me déçois pas cette fois, siffla Bellatrix.

Elle poussa sa fille à l'intérieur de la pièce. Néa essaya de marcher jusqu'au milieu de la pièce. Elle n'en pouvait plus, que ce soit moralement ou physiquement. Tout son corps était douloureux. Elle tomba à genoux devant Lord Voldemort.

-Eh bien, constata le lord. Que me vaut cette visite ?

Néa à bout répondit avec une part de sanglot dans la voix.

-Monseigneur, veuillez pardonnez mon insolence de l'autre jour.

Le lord sourit sadiquement à Bellatrix.

-Bien, je suis…heureux que tu aies enfin retrouvé la raison, dit-il de sa voix sifflante. Pour te récompenser je t'offre ce que tu désires…Y aurait-il quelque chose que tu voudrais ?

Néa éclata en sanglot, oui elle voulait quelque chose. Elle murmura sa réponse.

-Je n'entend pas. Dit froidement le lord.

-Je veux…papa...je veux mon papa, je vous en prie, dit-elle à bout de force avant de sombrer dans l'inconscience...


-Entrez ! Siffla Severus en train de ruminer.

-Vous devenez aigri, mon cher Severus, dit le professeur Dumbledore.

La seule qu'il obtint fut un grognement.

-Vous devriez envoyer une lettre au manoir Malefoy, juste pour…

-Non ! Elle veut rester chez sa mère ? Et bien qu'elle y reste ! s'exclama froidement Severus.

Severus avait essayé de la revoir. À chaque fois qu'il se rendait au manoir Malefoy, mais elle n'était jamais là.

-Vous connaissez Antinéa, non ? Peut-être a-t-elle encore répondu trop vite, dit Dumbledore. Bellatrix pourrait lui faire du mal.

Severus posa sa main rapidement sur son bras, et pâlit doucement.

-C'est lui, dit-il simplement.

-Allez-y, courage, dit Dumbledore.

-Courage…courage, marmonna Severus. Qui va le voir trois fois par semaine sans savoir s'il reviendra vivant ?

Il traversa le parc en courant presque, et passé le portail, il posa sa main sur sa marque. Il transplana directement devant le lord, et s'agenouilla en fixant le sol.

-Maître ? demanda-t-il.

-Severus, siffla le lord, tu as été réclamé.

Il montra une forme gisante au sol, qui ne bougeait presque plus. Severus tourna la tête, et vit Antinéa par terre. Il ne bougea pas, même si l'envie lui était plus forte que tout.

-Je n'ai besoin d'une gamine dans mes rangs, ramène donc la chez toi, et apprends lui la politesse, Dit le Lord. Au fait sache, si tu veux régler tes comptes…c'est sa mère qui l'a punie, je ni suis pour rien, continua-t-il avec un sourire mauvais.

-Je vous remercie, Maître, de lui avoir accordé votre clémence, dit Severus en se dégoûtant lui-même.

-Elle ne se renouvellera pas, la prochaine fois, je la tuerai.

-Bien maître, dit Severus.

-Ce sera tout, dit le lord en sortant et se dirigeant vers le fond de la salle.

Severus se releva en vitesse et se précipita sur Néa. Il la porta délicatement et transplana avec elle au manoir. Il monta dans ses propres appartements et l'allongea dans son lit. Là, il était plus près de son laboratoire. La jeune fille faisait peur à voir. Ses cheveux étaient complétement dépareillés, et son visage, habituellement si fin, lisse, semblait raidit, apeuré. Ses yeux étaient rougis à l'extrême et gonflés, ils étaient bordés de cernes bleus. Elle respirait difficilement. Severus lui enleva sa robe et lui passa une chemise de nuit bien plus confortable. Il dégagea son visage et alla chercher ses potions. Il lança un sortilège de diagnostique et vit qu'elle avait été soumise plusieurs fois au sortilège doloris. Il lui fit boire plusieurs potions que lui-même buvait quand il revenait parfois de ses confrontations avec le Lord. Il n'aurait jamais pensé qu'il aurait dû en administrer à Néa. Pourquoi au nom du diable, l'avait-il laissé là-bas ? Néa commença à bouger doucement en gémissant.


Elle se réveilla en sursaut, elle se rappela tous les évènements de la veille, elle ne savait plus où elle était. Un frisson la traversa, elle se sentait observée. Elle ouvrit douloureusement les yeux et vit son père à son chevet. Elle fit abstraction de ses douleurs et lui sauta dans les bras en pleurant.

-Papa ! Ô papa ! Ne me laisse pas, s'il-te-plaît ! supplia-t-elle.

-Calme-toi, Antinéa, dit Severus en la serrant dans ses bras. C'est fini, regarde, nous sommes à la maison.

Néa ne voulut pas regarder, elle enfouit sa tête sur le torse de son père en l'agrippant encore plus.

-Non, ne partez pas ! Je ne veux pas ! cria Néa.

Severus pouvait sentir son cœur battre à toute vitesse. Il tendit le bras et attrapa une potion calmante et la fit boire de force. Son cœur ralentît doucement et Néa commença à pleurer doucement.

-J'ai peur…j'ai si peur, dit-elle en serrant Severus de plus en plus.

Celui-ci resserra son emprise et resta auprès d'elle durant des heures. Néa s'était recouchée, elle se sentait à l'abri dans le lit. Severus se releva doucement.

-Viens allons déjeuner, dit-il en lui tendant la main.

Néa le regarda avec effroi, elle recommença à paniquer. Elle secoua la tête les larmes aux yeux.

-Veux-tu que je reste ici, avec toi ? demanda-t-il.

Néa rougit en hochant la tête avec soulagement. Severus hocha la tête, il demanda à Squizz à manger pour lui et pour Néa. Mais, elle n'avala rien et refusa de parler. Severus se plaça à ses côté dans le lit et attendit qu'elle s'endorme pour redescendre au salon. Il se laissa tomber dans son fauteuil la tête dans les mains. La prochaine fois qu'il verrait Bellatrix, il lui ferait subir la même chose en pire. Le feu crépita doucement, et le professeur Dumbledore débarqua.

-Alors Severus ? demanda-t-il.

-Il m'a demandé de reprendre Antinéa…souffla-t-il.

Le professeur Dumbledore vit bien à son air qu'il avait dû la récupérer dans un état malheureux.

-Est-elle très blessée ? demanda le directeur.

-Elle a reçu plusieurs doloris mais refuse de parler, répondit Severus. Elle était paniquée quand elle s'est réveillée, et depuis elle n'a pas quitté ma chambre. Elle n'a même pas voulu manger.

-Que s'est-il passé là-bas ? S'enquit le directeur.

-Je ne sais pas, dit Severus frustré. Elle arrive à me bloquer.

- Voulez-vous que j'appelle Poppy ?

-Non, merci, je l'ai soigné et je doute qu'elle accepte de voir du monde, répondit Severus.

-Je retourne à Poudlard, n'hésitez pas si vous avez besoin d'aide, dit le directeur en repartant.

Severus resta seul un instant, perdu dans ses pensées. Quel genre de père aurait pu laisser sa fille unique entre les mains d'une folle. Un hurlement déchirant troubla le calme du manoir. Il se releva d'un bond et monta à l'étage pour trouver Néa se débattant dans ses couvertures en hurlant. Il s'approcha et tenta de la réveiller.

-Antinéa ! Réveille-toi, ce n'est qu'un cauchemar ! Néa ! cria-t-il froidement.

Elle ouvrit les yeux en sursaut, encore apeurée. Son père se tenait près d'elle.

-Calme-toi, dit-il doucement. Tu es en sécurité, personne ne te fera de mal.

Severus croisa douloureusement, le regard apeuré et vide de sa fille. Ses yeux azur si pétillants semblaient être éteint. Néa se sentait mal. Elle venait de rêver : elle se tenait à côté de sa mère et tuait des enfants et des moldus. Elle referma les yeux, sentant la présence rassurante de son père.

Severus alla se laver et enfila un pyjama avant de se coucher auprès de sa fille. Une chose était désormais sûre, Bellatrix allait payer un jour, d'avoir fait autant de mal à sa petite fille qui ne serait probablement plus la même.


Et voilà ! une petite review ? o_o"

Je ne le dirai jamais assez: MERCI POUR VOS REVIEW ET VOTRE SOUTIEN !

grumfy: Je t'en prie, tu viens de lire la réponse à ton voeux ^^ gros bisous à toi


On se retrouve la semaine prochaine !

Mega super gros bisous à toutes

Je vous adore,

Justine ^^