Coucou les loulous!
"Ouah, Mina, mais tu n'as mis qu'un mois entre deux chapitre, bravooo!" Ahah, merci merci ^^ Moi aussi je suis fière de moi! J'ai écrit ce chapitre en à peine de jours! "Bah alors pourquoi t'as mis autant de temps alors! Vilaine!" Non pas taper! C'est juste qu'avec mon taff je suis trop morte le soir pour trouver la motivation d'écrire, et les rares fois où je trouvais du temps, c'était l'inspiration qui ne venait pas! Ouah, la lose totale. Mais bon, pour votre plus grand bonheur (mais pas le mien), j'ai chopé une bonne grosse crève bien sympa qui m'a valu un petit arrêt de travail d'une semaine. Du coup j'ai eu le temps de cogiter, de mettre tout ça en ordre et, finalement, d'écrire. Un peu de joie dans mon malheur. J'aurais bien mis une jolie photo de mon PC entouré d'une bonne centaine de mouchoirs usagés pour vous montrer ma détresse.
Tout ça pour dire que je suis bien contente d'avoir avancé, et que je pense pouvoir m'attaquer rapidement à la suite. Après, ça garantit pas qu'elle sortira bientôt, mais c'est déjà un bon début xD

Encore merci pour tout votre soutient mes petits pougnous (oui j'aime vous donner des surnoms ridicule)! Vous êtes formidable. Merci pour vos reviews, merci de me suivre et d'aimer cette fanfiction, c'est toujours autant d'amour dans mon petit cœur à chaque fois que je vois tous ces jolis chiffres qui augmentent. Vous êtes des amours. Vous êtes tous aussi mignons que des loutres. OUI, DES LOUTRES! Ya rien de plus mignon qu'une loutre.
Bonne lecture les chouchous! J'espère que ce chapitre va vous plaire :) Des bisous!


Les lèvres d'Amy ne perdirent pas leur sourire de toute la journée du mardi. Cette simple heure de la matinée en compagnie de Sirius avait réussi à mettre la jeune fille d'excellente humeur. Elle avait le sentiment que rien de négatif ne pouvait lui arriver. Les cours s'enchainèrent sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte et rapidement, elle se retrouva à s'installer en travers d'un des confortables fauteuils de sa salle commune en compagnie d'Amanda et de Laura. Cette dernière s'affala d'ailleurs sur le canapé proche du siège de la brune, de manière à ce que leurs têtes ne se trouvent qu'à quelques centimètres l'une de l'autre, pendant qu'Amanda s'asseyait de l'autre du côté du même sofa avant de sortir ses affaires de cours de son sac.

« Pas mécontente d'avoir enfin fini la journée ! » Soupira l'irlandaise en lançant un regard las vers Amy.
« Oui, enfin, on a pas vraiment terminé… » Souligna Amanda en exhibant son livre de Défense contre les Forces du Mal. « Je te rappelle qu'on a au moins quatre parchemins à rédiger pour la semaine prochaine. »

Laura laissa échapper une longue complainte à vous fendre le cœur, suivit par un faible gloussement à peine audible de la part d'Amy qui, de son côté, s'était redressée à son tour pour récupérer ses livres de cours.

« Au moins, il y en a une qui est de bonne humeur ! » Lança la métisse à l'attention de son amie.

La galloise lui jeta un faux air étonné, sans pour autant retenir un petit sourire mi amusé mi narquois.

« Ce garçon a un sacré effet sur toi. » Fit remarquer la blonde de l'autre côté du canapé en tournant les pages de son manuel de Défense contre les Forces du Mal.

Ne sachant pas vraiment quoi répondre, Amy se contenta de hausser les épaules avant d'extirper un parchemin de son sac.

« Vous avez fait quoi pour qu'il te donne le sourire comme ça ? » Demanda alors Laura en lui lançant un petit regard en coin.

« Hum… Rien de particulier, pourquoi ? » Répondit-elle après avoir pris un instant de réflexion afin d'analyser la question.

« Oh, vraiment ? » S'étonna son amie en ouvrant de grands yeux ronds. « Je pensais qu'il était déjà passé à l'action, vu l'air béat que tu as affiché toute la journée. »

« Comment ça, ''passé à l'action''… ? » Répéta spontanément Amy avant de réaliser ce que la jeune fille sous-entendait. « Oh… » Souffla-t-elle en rougissant légèrement. « Euh, non, ça n'a rien à voir. » Conclut-elle rapidement, détournant les yeux, en espérant que cela clorait le sujet.

« Zut, moi qui m'attendais à avoir des détails croustillants… » Dit Laura, visiblement déçue.

« Et qui te dit que tu en aurais eu de toute façon ? » Lui rétorqua sournoisement Amy en retrouvant son sourire moqueur.

« T'es pas drôle Lia ! » Fit-elle mine de râler. « Ma propre vie sentimentale est un échec cuisant en ce moment, j'ai besoin d'action, de sentiment, de passion, de renouveau ! Même par procuration ! »

Pour seule réponse, Amy lui tira la langue.

« Oui, enfin c'est peut-être pas si mal que vous preniez votre temps, aussi. » Fit remarquer Amanda, qui semblait être la seule à être préoccupée par ses devoirs. « Et puis, c'est toi-même qui disait ne pas vouloir te précipiter avec lui. »

« Ne lui donne pas des arguments, toi ! » Rétorqua Laura en lui lançant un coussin, faisant ainsi valser la moitié des parchemins de la blonde qui lui lança un regard mauvais.

La brune fixa un instant ses amies sans rien répondre, avant de s'intéresser à son tour à leur rédaction de défense contre les forces du mal qu'elles commencèrent à rédiger toutes les trois.

En allant se coucher ce soir-là, Amy repensa longuement à la dernière phrase d'Amanda. C'était vrai, elle ne voulait pas se précipiter dans sa nouvelle relation avec Sirius, elle ne voulait pas se risquer à souffrir de nouveau comme la première fois, elle s'était promis en son for intérieur de rester maîtresse d'elle-même et de garder le contrôle sur ses émotions, et surtout sur ses sentiments. Elle voulait effectivement prendre son temps, et cela impliquait de ne pas s'enthousiasmer trop vite de la situation. Et force était de constater qu'elle avait échoué sans même s'en rendre compte.

Si elle en avait vraiment été capable, elle aurait voulu masquer la joie dans ses yeux quand elle le croisait dans les couloirs, elle aurait voulu ne pas accélérer le pas quand elle se dirigeait vers lui, elle aurait voulu jouer le rôle de la fille détachée, que rien ne peut atteindre, celle que l'on a dû mal à obtenir et pour qui l'on doit se battre pour espérer ne serait-ce que recevoir un sourire. Elle aurait aimé être cette fille qui attend le bon moment pour montrer l'affection qu'elle porte à un garçon, celle qui arrive à ne rien laisser paraitre de ce qu'elle ressent sans l'avoir décidé à l'avance. Malheureusement, elle n'était pas cette fille. Elle était Amy, la fille qui était aussitôt retombée dans les bras de son ex à peine celui-ci lui avait-il fait une déclaration…

Son estomac se noua soudain, alors que les ronflements de Sophia Mac-Gregor commençaient déjà à se faire entendre dans le dortoir. La simple pensée de la déclaration de Sirius fit immédiatement remonter tous les souvenirs de ce jour à sa mémoire. Ses gestes, sa voix, ses yeux. C'était comme si Sirius était là, devant elle, et la fixait avec ce même regard triste qu'il avait alors. Et ses mots.

« Je t'aime »

Ils résonnèrent en elle, comme un écho qui refuse de s'éteindre. Elle sentit son cœur se serrer, si fort qu'il lui faisait presque mal.

C'était la première fois, de toute sa vie, que quelqu'un lui adressait de tels mots. En dehors de sa famille ou de ses amis proches, jamais elle n'avait entendu de mots aussi beaux, aussi doux, aussi tendres que ceux-là. Des mots qui peuvent à la fois rendre heureux et faire souffrir, des mots à la fois simple et pourtant si durs à dire, à exprimer.

Amy ferma les yeux, laissant aller son esprit à la mélodie de cette si petite, et pourtant si belle phrase. Puis, soudain, elle les rouvrit brusquement. Dans sa divagation, une question était venue à elle, sans crier gare. C'était comme une évidence pas si évidente que ça, une question qu'il fallait se poser mais à laquelle on n'arrive pas toujours à penser.

Et elle, que ressentait-elle vraiment ?

Perplexe devant sa propre interrogation, la jeune fille se tourna sur le dos et fixa le plafond de son lit à baldaquin, tentant de faire le point. Que ressentait-elle pour Sirius ? Elle avait des sentiments pour lui, c'était indéniable. Sinon, pourquoi aurait-elle cette sensation de papillons dans le ventre à chaque fois qu'elle croisait son regard, ou que leurs lèvres entraient en contact ? Oui, c'était certain, elle ressentait bien quelque chose pour lui. Mais quoi, exactement ? De l'amour ? Ou juste une simple attirance ? Et si c'était le cas, se lasserait-elle de lui au bout de seulement quelques mois ?

Et s'il lui disait de nouveau qu'il l'aimait, que répondrait-elle ?

A la sonnerie de son réveil, Amy poussa un grognement sonore. Elle avait extrêmement mal dormi. Perdue au milieu de ses réflexions, elle n'avait réussi à trouver le sommeil qu'aux environs de trois heures et demie du matin, et encaissait mal le choc de sa courte nuit. Éteignant rageusement son réveil d'un coup de poing mal avisé, elle tenta de gagner encore quelques secondes de sommeil en plongeant sa tête sous sa couverture, espérant ainsi couvrir les voix de ses camarades de chambres qui commençaient déjà à se lever. Elle fut pourtant forcée de suivre le mouvement lorsque Amanda écarta le rideau de son lit et que Laura tira fougueusement sur sa couette pour la découvrir, l'obligeant à se lever à son tour. En croisant son regard vitreux dans le miroir de la salle de bain, Amy sentit que la journée risquait d'être longue.

« T'as pas l'air en forme, ça va ? » Demanda Laura en entrant à son tour dans la petite pièce pour se laver les dents.

« hum, mal dormi. » Marmonna Amy en attachant vaguement ses cheveux en un chignon négligé derrière sa tête.

« Bah alors, double dose de café pour toi ce matin ! » Rétorqua la jeune fille en lui tapotant doucement l'épaule.

Amy grimaça. Elle n'avait rien contre le café, mais en petite dose seulement. Même si elle sentait qu'elle aurait tout le mal du monde à tenir éveillée toute la journée sans ça, elle se savait incapable de boire plus d'une tasse par repas.

« Tout va bien, mademoiselle Matthew ? »

Amy réalisa qu'elle aurait vraiment dû se forcer à boire cette fichue tasse de café en plus quand elle se rendit compte que c'était la voix proche du professeur McGonnagall qui venait de la réveiller. Elle se redressa vivement, essayant de paraitre le plus éveillée possible, même si elle dut se faire à l'évidence que cela ne trompait plus personne.

« Excusez-moi, je suis désolée, pardon Professeur… » Se répandit-elle en excuse, embrouillée par son éveil soudain. « Je sais que ce n'est pas une excuse, mais j'ai très mal dormi cette nuit… Je vais faire un effort, c'est promis. » Bredouilla-t-elle.

Sans un mot, l'enseignante de métamorphose s'éloigna du pupitre de la Poufsouffle et continua son cours comme si de rien n'était, alors qu'Amy, paniquée, essayant de s'y retrouver dans ses notes. Quelques tables plus loin, elle vit Amanda lui faire signe, visiblement inquiète. La brune lui adressa un sourire rassurant avant de reprendre sa plume et de rattraper son retard.

« Tu devrais peut-être aller prendre une potion de réveil à l'infirmerie, sinon tu ne tiendras jamais cet après-midi. » Conseilla Amanda alors que les élèves quittaient la salle de Métamorphose à la fin du cours.

« Non, ne t'inquiète pas, ça devrait aller. » Mentit Amy qui forçait ses yeux à rester les plus ouvert possible pour les empêcher de se fermer tous seuls.

« Tu es sûre ? Tu as vraiment l'air épuisée, tu ne devrais pas forcer comme ça… » S'inquiéta son amie.

Amy acquiesça en souriant, priant pour paraitre en pleine forme. Elles furent ensuite rejointes par Laura et toutes trois se rendirent à la Grande Salle pour déjeuner.

Le reste de la journée parut interminable à Amy. Elle lutta sans relâche contre sa fatigue à chacun de ses cours, faisant de son mieux pour garder les yeux ouvert et rester concentrée ce qu'elle était en train d'étudier. Elle accueillit la sonnerie de son dernier cours de la journée comme une bénédiction et se pressa de rejoindre sa salle commune. Ignorant le bruit des autres élèves autour d'elle, elle marcha machinalement jusqu'à son dortoir et, après avoir laissé tomber ses affaires sur le sol, s'allongea sur son lit avant d'en tirer mollement les rideaux pour s'offrir un semblant de pénombre. Elle avait rêvé ce moment depuis l'instant même où elle s'était levée ce matin-là. Son oreiller lui semblait être d'une douceur extrême, accueillant et moelleux, et la couverture étendue en dessous d'elle lui offrait un confort incomparable. Les yeux fermés, elle soupira de bonheur.

Amy rouvrit les yeux quelques secondes plus tard. Du moins, c'était ce qu'il lui semblait. Néanmoins, un détail la chiffonna aussitôt. La luminosité de la pièce n'était-elle pas nettement moins forte qu'elle ne l'était juste avant qu'elle ne ferme ses yeux ? Un peu embrumée, la jeune fille se releva avec difficulté, et écarta le rideau de son baldaquin, avant de constater avec horreur l'heure indiquée par son réveil.

Ce n'était pas que quelques secondes qui venaient de s'écouler, mais presque une heure et demie.

Amy, dépitée, poussa un gémissement en se passant la main sur le visage. A l'évidence, il fallait vraiment qu'elle évite de faire de courtes nuits comme elle l'avait fait, car cela ne lui réussissait vraiment pas. Elle ne s'était même pas sentie s'endormir tant elle était fatiguée. Avec précaution, elle se laissa glisser de son lit, posant doucement l'un après l'autre ses pieds sur la moquette foncée de son dortoir. Elle quitta la pièce d'un pas mal assuré, et pénétra dans la salle commune tel un zombie qui n'aurait aucune idée de ce qu'il pouvait bien faire là. Sur sa gauche, elle entendit alors la voix de Laura prononcer son nom, et après quelques instants de flottement, elle se dirigea vers l'irlandaise qui était assise seule à une petite table, dans un coin de la pièce.

« Alors la belle au bois dormant, comment tu te sens ? » Demanda la Poufsouffle à son amie.

« J'ai l'impression de m'être fait piétiner par un troll. » Avoua la brune en s'installant près d'elle.

Laura lui sourit doucement, puis d'un geste lent referma son livre d'Étude des Moldus en prenant soin de faire le moins de bruits possible.

« On s'est dit que c'était une bonne idée de te laisser faire la sieste. » Ricana-t-elle en lançant un clin d'œil à Amy. « C'est rare de te voir aussi fatiguée, tu as fait la bringue en cachette cette nuit ou quoi ? »

« Pas vraiment, non… » Souffla Amy, son regard perdu dans le vide.

« Tu veux en parler ? »

L'adolescente tourna ses yeux bleutés vers ceux, plus sombres, de sa camarade. Elle semblait soucieuse et curieuse à la fois, prête à écouter les divagations de son amie et à la conseiller, et en même temps avide de potins et de secrets. Amy ne put retenir un sourire. Laura était adorable, partagée ainsi entre son envie de la soutenir et celle de savoir ce qu'il pouvait bien se passer dans sa petite tête.

« … Peut-être pas ici, alors. » Répondit-elle simplement en jetant un coup d'œil à la foule autour d'elles.

Laura acquiesça et, une fois ses livres et parchemins rangés, se leva en compagnie d'Amy pour retourner une nouvelle fois dans leur dortoir, encore vide à cette heure-ci. Les deux jeunes filles s'installèrent confortablement sur le lit d'Amy, rideaux tirés.

« Allez vas-y, raconte-moi tout ! » Lança alors Laura avec une pointe d'impatience dans la voix.

Amy prit une longue inspiration. Par où allait-elle pouvoir commencer ? Elle parla alors de sa joie de la journée de la veille, la remarque d'Amanda, de ses divagations, ses questions, ses peurs. En face d'elle, assise en tailleurs, un oreiller dans les bras, Laura semblait littéralement boire ses paroles. Elle l'écoutait avec tant d'attention que plusieurs fois Amy se demanda si elle était bel et bien en présence de son amie et non pas d'une poupée de cire taille réelle à son effigie.

« Et donc… Tu ne sais pas ce que tu ressens pour lui, c'est ça ? » Résuma Laura après de longues minutes de monologue.

« Oui… Enfin non… C'est un peu compliqué dans ma tête. » Bredouilla Amy en dégageant ses cheveux de son visage.

« Je vois… » Souffla la métisse en hochant doucement la tête. « Donc, en gros, tu sais ce que lui ressent pour toi, mais comme toi tu ne sais pas vraiment à quel niveau sont tes propres sentiments, tu as peur de ne pas être à la hauteur des siens et de ne pas répondre à ses attentes. C'est ça ? »

Amy ouvrit des yeux ronds comme des billes, et fixa Laura comme si c'était la première fois qu'elle la voyait. Elle resta interdite plusieurs secondes sans pouvoir répondre.

« Euh… C'est à peu près ça, oui… » Bafouilla-t-elle finalement devant l'attente de son amie.

« Oh bah ça va alors ! » S'exclama alors l'irlandaise, faisant sursauter Amy. « Tu sais, c'est jamais évident de faire le tri dans ses sentiments, ça prend du temps ! Et là ça fait quoi, une semaine que vous vous êtes remis ensemble ? Ça va, flippe pas, je pense qu'il se doute que vous allez pas vous marier le mois prochain, t'as le temps de te poser la question d'ici là ! » Plaisanta-t-elle sous les yeux ahuris de la galloise.

Amy analysa ce que Laura venait de lui dire. Plusieurs choses se bousculaient dans sa tête. Un détail la frappa tout particulièrement.

Cela ne faisait vraiment qu'une semaine qu'ils étaient ensemble.

La jeune fille se mit à compter silencieusement. Effectivement, il ne s'était écoulé qu'une semaine depuis la déclaration que Sirius lui avait faite. Amy sembla alors retomber lourdement sur terre. Elle ne s'était pas redue compte à quel point leur nouvelle histoire était récente. C'était comme s'ils étaient ensemble depuis bien plus longtemps, peut-être à cause du souvenir de leur relation de l'année passée.

« La vraie question c'est pas ça, Lia. La vraie question c'est : est-ce que tu te sens bien quand tu es avec lui ? Est-ce que ça se passe bien quand vous vous voyez, est-ce qu'il te fait sourire, est-ce qu'il te rend heureuse ? »

Amy releva alors la tête vers Laura, qui avait planté son regard marron dans les yeux perdus de la brune. Après une brève réflexion, elle se contenta de répondre par l'affirmative en hochant lentement la tête. Aussitôt, l'irlandaise envoya valser l'oreiller qu'elle avait dans les bras et se jeta sur son amie, qu'elle enlaça.

« Alors te prends pas la tête, ma belle. Tout ce que tu as à faire, c'est vivre, rien de plus. Et vivre c'est déjà assez compliqué comme ça pour qu'on s'ajoute du souci avec ce genre de conneries. » Chuchota doucement Laura à l'oreille d'Amy en la serra contre elle.

A son tour, Amy entoura la jeune fille de ses bras et l'étreignit. Elle ignorait qui ou ce qu'elle devait remercier pour avoir droit à des amies aussi formidables, mais elle en était extrêmement reconnaissante. Ses amies était ses piliers, ses bouées de sauvetages, ses havres de paix où elle savait qu'elle pourrait toujours se reposer, et sur qui elle pourrait toujours compter. Et à ses yeux, il n'y avait rien de plus beau, ni de plus précieux au monde que cette amitié.

Après un diner rapide et des devoirs expédiés vite fait bien fait, Amy put de nouveau gouter à la joie d'une nuit complète de sommeil, et se réveilla en pleine forme le jeudi matin. Elle se sentait de nouveau prête à attaquer sa journée, ses cours et ses professeurs. Les paroles de Laura lui avaient redonné une certaine confiance en elle, et elle avait le sentiment que plus rien ne pourrait faire baisser son moral désormais. Elle était de bonne humeur, et cela lui faisait du bien.

Elle enchaina ses cours de la matinée sans le moindre problème, et était impatiente de rejoindre la Grande Salle alors qu'elle sentait son estomac gargouiller pendant qu'elle descendait les marches du grand escalier. Alors qu'elle passait le palier du deuxième étage, elle se demanda comment elle allait bien pouvoir occuper son temps d'attente avant son premier cours de l'après-midi, qui n'était qu'à quatorze heures. Sa raison avait beau lui dire que réviser était la chose la plus censée à faire, une partie d'elle lorgnait sans vergogne sur les larges étendues d'herbes fraiche du parc, dans lesquelles elle avait une folle envie d'aller s'étendre et de ne rien faire si ce n'était regarder passer les nuages. Le temps était des plus cléments depuis ces derniers jours, et Amy retrouvait avec bonheur la sensation du soleil sur sa peau, du vent tiède balayant ses cheveux, du chant des oiseaux revenus peupler les branches des arbres. La belle saison était de retour, et cela la mettait en joie.

C'était donc presque en sautillant qu'Amy arriva enfin dans le hall du château et pris la direction de la Grande Salle. Rien de tel qu'un bon repas pour rendre cette journée encore meilleur qu'elle ne l'était déjà. Mais alors qu'elle se rapprochait de son but, elle sentit une main se poser sur son épaule. Surprise, elle se retourna pour faire face à un sourire charmeur surmonté par deux yeux gris. Sans qu'elle ne le contrôle vraiment, ses lèvres s'étirèrent à leur tour en un sourire alors que Sirius se penchait vers elle pour l'embrasser. Elle était à présent certaine que rien ne pourrait rendre cette journée plus parfaite qu'elle ne l'était déjà.

« Tu vas bien ? » Lui demanda le Gryffondor en plaçant son bras autour de la taille de sa petite amie.

« Oui, très bien même et toi ? » Lui répondit-elle en souriant alors qu'ils s'avançaient ensemble vers la Grande Salle.

« Ça va aussi. » Assura-t-il à son tour. « On se retrouve toujours après manger ? »

« Après manger ? » Répéta Amy, surprise, tournant son regard étonné, les sourcils légèrement froncés, vers le visage de Sirius. « Pourquoi ? »

Le jeune homme sembla se figer un instant. La Poufsouffle se retint de se mordre la lèvre. Avait-elle gaffé ? Elle n'avait pas souvenir qu'ils devaient faire quelque chose de particulier ensemble ce jour –là… Aurait-elle oublié l'un de leur rendez-vous ? La panique commença à s'installer en elle alors qu'elle sentait la main de Sirius glisser le long de sa hanche pour finalement se détacher d'elle.

« Et bien, il me semblait qu'on avait convenu de passer notre heure de libre ensemble… A moins que j'aie mal compris. » Lui dit-il alors sur un ton qu'il voulait visiblement garder neutre, mais dans lequel Amy put sentir un soupçon de reproche.

C'est alors que la lumière se fit dans l'esprit de la jeune fille. Elle se souvint qu'effectivement, ils avaient prévu de passer une partie de leur jeudi après-midi ensemble, étant-donné qu'ils avaient une pause en commun ce jour-là. Avec tous ces déboires de la veille, elle avait complètement oublié ce détail ! Mais alors que le visage de Sirius s'était légèrement renfrogné, celui d'Amy se détendit, et la jeune fille poussa un soupir de soulagement, qui fut aussitôt suivit par un petit rire.

« Ah ça ! Oui, excuse-moi, j'étais un peu ailleurs. » Dit-elle en souriant, ce qui sembla rassurer quelque peu le garçon. « Oui, on se retrouve après manger, pas de problèmes. » Confirma-t-elle alors avant de se hisser sur la pointe de ses pieds pour atteindre la joue de Sirius, sur laquelle elle déposa un baiser.

Toujours souriante, la jeune Poufsouffle s'éloigna de son petit ami pour prendre la direction de la Grande Salle, mais elle s'arrêta soudain et se tourna de nouveau vers lui qui, abasourdi, était resté immobile.

« Tu vois, j'étais justement en train de me dire que ma journée était déjà parfaite et qu'il ne pouvait rien m'arrivait de mieux, et tu viens tout juste de me prouver le contraire. » Lui lança-t-elle, radieuse, un sourire étiré jusqu'à ses oreilles, avant de faire volte-face et de partir vers la table des Poufsouffle.