Edward

-Bonsoir Monsieur Cullen.

-Bonsoir Alfred…des messages ?

Je pose la question en sachant parfaitement que comme d'habitude, personne ne laisse de message pour Edward Cullen.

-Aucun Monsieur.

Alfred me tend mon courrier, je m'en empare avec un hochement de tête en signe de remerciements.

A cette heure tardive, le hall de mon immeuble est totalement vide et pourtant, peu importe l'heure, Alfred m'attend toujours fidèle au poste avant de se retirer pour la nuit dans la loge qu'il partage avec sa femme.

Si j'avais un minimum de compassion pour ses vieux os, je ferais en sorte d'adapter mes horaires de travail. J'ai arrêté de me sentir coupable lorsque ma mère m'a suggéré de doubler le montant de ses étrennes de fin d'année. Je les ai triplés.

-Bonne nuit Monsieur Cullen.

-Merci vous de même Alfred et bien le bonsoir à votre épouse.

Les portes de l'ascenseur se referment, me coupant ainsi de tout contact humain pour la nuit.

Une fois dans mon appartement, je prends le temps de nourrir mon poisson combattant, cadeau de mes amis et associés pour combler le vide de mon existence.

C'était ça ou un animal à quatre pattes.

Je n'ai pas de temps pour une femme alors encore moins pour un chien qui aurait fini malheureux à m'attendre toute la journée. Un chat aurait pu faire l'affaire, ces bêtes arrogantes s'accommodent très bien de la solitude, mais je suis allergique au poil de chat.

Je déteste ce poisson, sa présence ne fait que rappeler ma solitude.

J'allume l'écran de mon écran plat et zappe sur la chaîne boursière. Dehors, le ciel dégagé me permet de voir les étoiles et la ville encore éveillée. Je compte le nombre de lumières allumées dans les appartements voisins et imagine ce que les gens peuvent bien y faire.

C'est un jeu déprimant, je l'avoue, auquel je m'adonne trop souvent à mon goût.

Mon seul réconfort, est de savoir que quelqu'un quelque part est aussi seul que moi.

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