« Mes plus grands rêves s'évanouissent rapidement, prenant aussitôt la forme d'un douloureux cauchemar. »

Inoue Orihime.

Obscurité et Lumière. Contradictoires, et pourtant complémentaires. Le ciel terne laissait passer les deux ombres, doucement. Leurs yeux affichaient une certaine lassitude. Ils étaient partis de Karakura. Parce qu'au fond, cette ville n'était pas très intéressante. Il y avait beaucoup mieux, à faire. Les deux Kaijûs, Tenshi et Zanshi, ne disaient pas un seul mot. Sur leur macabre chemin, rien ne laissait entrevoir une once de vie. La présence de la première citée participait à une petite illusion, étant donné l'antagonisme entre le paysage sombre et sa couleur blanche éclatante. Depuis l'affrontement contre les Shinigamis à Karakura, ils n'avaient plus rencontré personne.

- Combien de temps on va mettre avant d'y arriver ? Je suis fatiguée. Glissa doucement la femme aux cheveux blonds.

- Nous y serons bientôt ... Soupira Zanshi. Il faut dire que si nous étions partis plus rapidement, tu n'aurais pas dû à endurer cette attente supplémentaire, Tenshi.

- Ne dis pas ça comme si c'était un reproche, rétorqua cette dernière.

Il n'y avait rien de vivant. Seule une allée sombre à l'apparence sinueuse et rocailleuse se dressait devant les deux Kaijûs, avec sur les côtés une forêt à la végétation quasiment inexistante. Avec l'atmosphère sombre, le ciel de la même nature, tout cet environnement avait vraiment un air lugubre. Mais certainement pas de quoi décontenancer un Kaijû. Ce lieu était simplement une forêt se trouvant d'ailleurs non loin de Karakura.

Mais à cause de son côté surnaturel, les humains ne s'approchaient pas. D'autant plus que souvent, des disparitions ont lieu ici, pour les stupides personnes ayant l'esprit un peu trop aventurier. La Police ne s'occupait plus des affaires d'ici : elles étaient devenues trop nombreuses. Il était plus simple d'interdire formellement l'accès. Ceux qui y entraient, n'étaient pas secourus. D'où son nom : La Forêt de l'Oubli.

- C'est la première étape. Constata simplement Zanshi. Si nous voulons le sortir de là où il se trouve, il faut passer par là.

- Je ne comprends pas très bien l'utilité de m'expliquer ça. Tu es au courant que je le sais, non ?

- Sûrement ...

Tenshi jeta rapidement un oeil à son partenaire, qui semblait plus qu'apathique. Enfin, la jeune femme n'était pas vraiment étonnée. Il était toujours comme ça. Et puis, il y avait eu ces Shinigamis qui avaient immédiatement tenté de les éliminer. Mal leur en a pris.

Seireitei. Quartiers de la Huitième Division.

Tant de vies ont été anéanties. Mais l'heure n'était pas encore aux bilans de fin. Parce que la Guerre contre les Kaijûs avait débuté il y a peu de temps. Tout juste hier. Assis sur un banc dans les couloirs, le Capitaine Hitsugaya Toshirô avait l'air pensif. Le petit Shinigami avait encore en tête les nombreuses révélations effectuées il y a peu de temps par le membre le plus haut gradé des lieux, Shunsui Kyôraku. Akuma, des Hollows qui prennent une forme particulière selon les opposants, avant de se battre dans son monde intérieur ?

Levant la tête, suite aux bruits de pas s'approchant dans sa direction, Toshirô pu remarquer la présence d'Ukitake et de Kyôraku à ses côtés. Le premier cité tenait par ailleurs un étrange paquet dans les bras, comme s'il s'agissait d'un cadeau. Il fut celui qui s'avança vers le Shinigami aux yeux turquoise, tandis que son ami au kimono rose demeura en retrait.

- Ah, Hitsugaya-kun, je te cherchais. Annonça gentiment le Capitaine de la Treizième Division, tout en lui tendant le paquet emballé.

- Qu'est-ce que c'est ? L'interrogea Toshirô, tout en prenant le don.

- Ce n'est pas moi qui vous fais un cadeau, mais cela provient de votre grand-mère ! Annonça celui qui était réputé comme le plus pacifique des Capitaines.

A ces quelques mots, les yeux de Toshirô s'écarquillèrent. Avec toute cette histoire, le Capitaine de la Dixième Division avait perdu de vue sa grand-mère. Au fond de lui, il craignait qu'elle n'ait été victime de la folie vengeresse d'Aryen Kaseren, mais puisqu'il y avait un cadeau de sa part, cela signifiait sûrement le contraire. Sans trop attendre, Toshirô déballa le paquet, pour y trouver une écharpe couleur turquoise, et un petit mot griffonné sur du papier.

Sans faire plus d'histoire, Hitsugaya lut le tout. L'écriture de sa grand-mère n'était pas très lisible, mais il s'en accommodait dans le moindre problème.

« Mon cher Toshirô.

Je sais que tu n'as pas beaucoup le temps de venir me voir en ce moment, mais je voulais te faire parvenir ce message. Tu dois être très occupé avec tes devoirs en tant que Shinigami. Je suis très fière de toi d'ailleurs. Tu vas me dire que je te le répète constamment, mais je ne veux pas que tu l'oublies. Ces derniers temps, il se passe beaucoup de choses étranges par ici, beaucoup de gens ont disparus. Mais moi, je vais bien. Je veux te rassurer. Je mange à ma faim grâce aux sous que tu m'envoies régulièrement, c'est très gentil de ta part, mais ce n'est pas la peine ! Il en faut plus pour me faire fléchir, tu sais !

Récemment, j'ai fait des économies. Je t'ai acheté cette écharpe ! Tu la trouves belle, n'est-ce pas ? Tu es mignon comme tout mon trésor, mais je trouve que tu es trop banal au milieu de tous ces Capitaines ! Mets cette écharpe autour de ton cou, tu seras encore plus craquant que tu ne l'es déjà ! Et, ne t'inquiètes plus pour moi, c'est d'accord ? Tu reviendras à la maison quand tu auras réglé tes soucis. Nous mangerons des pastèques et des dragées ensembles à ce moment-là.

Ta grand-mère qui t'aime. »

Ah. Durant la lecture de ce mot, Hitsugaya Toshirô se sentit coupable de ne pas l'avoir rendu visite plus souvent. D'ordinaire, lorsque la situation est stable, le Shinigami aux cheveux blancs avait l'habitude de se rendre régulièrement au Rukongai. Mais après le combat contre Aizen, il n'en n'avait fait qu'à sa tête, s'était renfermé sur lui-même, et avait travaillé d'arrache-pied dans sa grotte pour perfectionner son Bankai. C'était peut-être une mauvaise méthode, après tout.

- Au fait, Capitaine Hitsugaya, intervint Kyôraku, ce qui fit sortir l'intéressé de sa petite rêverie. Je voulais savoir ... vous vous êtes bien rapproché de votre Zanpakutô, n'est-ce pas ?

Le regard surpris de Toshirô fit sourire Kyôraku, de même que son silence. Visiblement, le plus jeune Capitaine de la Soul Society n'avait pas encore tout à fait conscience que son reiatsu avait changé de nature. Enfin, le Capitaine au kimono rose n'allait pas lui en vouloir pour si peu.

- Je pense que c'est le cas. Annonça finalement Hitsugaya. J'ai affronté Hyôrinmaru et il m'a dit quelque chose comme ... « le véritable pouvoir de mon Bankai » ... je crois. Hésita-t-il finalement.

Ukitake et Kyôraku se regardèrent un instant, sans dire quoique ce soit. Un haussement d'épaules un peu détaché de la part du Capitaine de la Huitième Division et ils saluèrent rapidement leur petit homologue.

- Préparez-vous, Capitaine Hitsugaya ! S'écria Kyôraku en s'éloignant.

L'intéressé se contenta d'hocher positivement la tête, avant de les saluer à son tour. C'est vrai. Il a été décidé que les Capitaines accompagneront leurs vices-Capitaines dans cette tâche ardue. Enfin, dans la plupart des cas. Parce que ce n'était pas toujours possible.

Avant cela, il y avait une heure de libre. Pour savoir ce que l'on voulait vraiment. Les hésitants n'avaient pas leur place sur le chemin de la mort.

Sans se poser davantage de questions, Toshirô arpenta le couloir avant de sortir des locaux. Il avait besoin de prendre un peu d'air.

Son regard croisa celui de quelqu'un d'autre. Inoue Orihime.

- Toshirô-kun ...

- Qu'est-ce que tu veux ? Demanda-t-il simplement, sans donner la moindre intonation particulière à ses mots.

Cette femme semblait être inquiète. Elle n'était pas avec Kurosaki ? Sans doute le cherchait-elle. Enfin, Toshirô balaya rapidement ses réflexions inintéressantes de son esprit.

- Est-ce que ... tout va bien se passer pour vous ?

La question avait de quoi surprendre, dans un premier temps. Pourquoi est-ce qu'elle s'adressait à lui ? Soupirant intérieurement, le Capitaine aux yeux turquoise finit toutefois par lui répondre. Cette humaine croisait probablement le premier haut gradé depuis la fin de la réunion à laquelle elle n'avait pu assister. Donc, c'était assez normal.

- On verra bien. Se contenta-t-il de répondre, avant de rejoindre ses propres Quartiers, histoire de se préparer.

La question concernait Kurosaki, aucun doute.

La réponse, concernait aussi, ce Shinigami aux cheveux roux. Toshirô n'avait pas l'habitude de devoir parler de cette façon à quelqu'un, mais cette fille semblait tellement désespérée. Le jeune Capitaine n'eut pas particulièrement de mal à voir la tristesse dans son regard qui se voulait joyeux, comme une façade aux yeux du monde. Mais lui, ça ne le trompait pas. Parce qu'il avait déjà connu quelqu'un qui faisait exactement la même chose.

Ses pas l'avaient maintenant guidés jusqu'à son bureau. Peut-être était-ce la dernière fois qu'il voyait ce décor ? Après réflexion, ça faisait presque un moment qu'il n'avait plus prit la peine de contempler cet endroit. Il n'avait rien d'extraordinaire. Ce n'était qu'un bureau de Capitaine. Rien de plus, rien de moins. Toshirô finit toutefois par froncer les sourcils, avant de s'approcher du grand miroir de la salle, que Matsumoto utilisait d'ailleurs infiniment plus que lui. Ses mains se portèrent jusqu'à la boite qu'il ramenait toujours avec lui, depuis qu'Ukitake le lui avait donné. Pourquoi ne pas changer de style, pour une fois ?

Ses iris se posèrent rapidement sur l'horloge. Il avait encore plus de trois quart d'heure. Amplement, suffisant.

Dans une salle de la Huitième Division ...

Ichigo était assis sur une chaise, en fixant le sol, sans dire un mot. Non loin de lui, Rukia était dos contre le mur les bras croisés, à regarder vaguement quelque chose. Il n'y avait personne autour d'eux. Pourquoi ce malaise ? La petite Kuchiki ne savait vraiment pas, pourquoi est-ce qu'elle se sentait aussi mal. Ichigo n'avait pas l'air bien. Pourquoi ? Ce mot commençait sérieusement à énerver la noble, qui trouvait qu'il revenait un peu trop souvent ces derniers temps.

Mais le silence commençait sérieusement à lui peser.

- Ichigo. Dis-moi ce qui t'arrives. Exigea la petite Kuchiki.

- Rien. Répondit le Shinigami remplaçant, tout en continuant à fixer le sol.

- Dis-le-moi. Répéta la jeune femme.

- Je vais te le dire : rien.

- Me prends pas pour une conne ! S'emporta un peu la noble en décroisant les bras, et en détruisant la distance qui les séparaient, l'un de l'autre.

Le ton était sévère et plein de reproches. Pourtant, cela ne semblait pas vraiment secouer le lycéen aux cheveux orange. Il conservait cet air mou qui le caractérisait tant lorsqu'il entrait dans ses habituelles périodes de dépression suite à un échec, ou à un quelconque autre évènement. Rukia se mit face à lui, et lui lança un regard sévère, auquel le rouquin ne répondit pas. A cet instant précis, le fossé entre sa tristesse et sa colère avait disparu, donnant lieu à un étrange sentiment d'amertume envers cet être là, qui ne lui donnait pas sa confiance.

Doucement, Ichigo leva les yeux vers la première Shinigami qu'il avait jamais rencontré.

- Arrête de t'inquiéter pour rien. Souffla-t-il doucement, tout en se relevant. Je te dis que je vais bien.

- Et toi, arrête de me mentir ! N'importe qui comprendrait facilement que tu vas mal ! Rétorqua la jeune noble. Pourquoi tu ne me fais pas confiance ?!

Les yeux ambre de l'aîné des Kurosaki se fermèrent.

- Dis-moi, Rukia. Dis-moi en quoi ça t'avancerait de savoir que je trouve le Seireitei dégueulasse de rien faire pour Urahara-san ? Dis-moi en quoi ça t'avancerait de savoir que j'ai des remords d'avoir recalé Inoue ?

Les termes et le ton employés, étaient tout ce qu'il y avait de plus mécanique. Froid, mais en même temps, porteur de sentiments brûlants. Celui de la colère, et de l'impuissance. Rukia demeura un moment estomaquée. Une nouvelle fois, la petite sœur de Byakuya s'en voulait d'avoir tout fait de travers. La culpabilité qu'elle ressentait lui fit baisser la tête, un peu honteuse des propos virulents sortis de sa bouche il y a quelques instants. Et par ailleurs, elle ressemblait à quoi, maintenant ? La jeune femme avait exigé une réponse de la part d'Ichigo, mais ne savait pas de quelle manière répondre maintenant que cela était fait. Un peu par instinct, elle se mordit la lèvre inférieure avec des tourments qui continuaient de s'abattre sur elle.

- Désolée. Lâcha-t-elle doucement. Tu peux le dire maintenant.

- Le dire ?

- Que j'suis une conne.

Gardant la tête baissée suite à cet échange, la noble voulu à tout prix éviter de sentir le regard ambré du Shinigami remplaçant de Karakura. Ce dernier soupira devant le comportement de la petite Shinigami qui exagérait, quand même là.

- Tu pensais vraiment que j'allais te dire un truc pareil ? Si c'est le cas, je crois que je vais le faire. Répondit le rouquin, d'un ton presque sarcastique.

A cet instant, il s'attendait à voir une veine de colère apparaître sur le front de la dénommée Rukia Kuchiki. Il s'attendait à ce qu'elle lui hurle dessus, qu'elle le frappe, qu'elle l'insulte. Qu'elle agisse comme elle l'avait toujours fait. Mais il n'y avait pas eu de réaction de sa part. Ses prunelles violettes étaient toujours rivées vers le sol. Pourquoi se sentait-elle si faible en ce moment ? Durant sa vie entière, pleurer n'avait jamais été quelque chose qui lui arrivait facilement. Cette simple constatation l'irritait très sérieusement. En ce moment, elle pleurait trop, comme une gamine.

La main du Shinigami de Karakura vint se poser en-dessous de son menton, pour faire relever le visage de la jeune vice-Capitaine.

- C'est bon, maintenant. Arrête de t'en vouloir pour rien. Murmura Ichigo en caressant délicatement la joue de son amie, jouant de temps à autre avec la mèche qui frangeait le visage de la petite Shinigami.

Cette dernière détourna légèrement le regard, gênée par les gestes du lycéen. Pour autant, elle ne rechignait pas à un petit moment de tendresse, qui lui faisait du bien. Même si des remords apparaissaient toujours dans son esprit. Même si ces derniers ne disparaitraient probablement jamais. La jeune Kuchiki voulait vraiment ... apaiser son cœur et sa peine de cette façon. Est-ce que cela fonctionnait ainsi ? N'ayant strictement aucune expérience sentimentale, elle ne pouvait savoir.

Le visage de son partenaire s'approcha du sien tandis que Rukia se sentit doucement collée contre le mur, et leurs lèvres se capturèrent mutuellement, dans un échange langoureux et doux, voire même intimidé, des deux côtés. Au bout de quelques instants, ce fut Rukia qui brisa le tout, en détournant légèrement la tête.

Ses joues étaient rougies par la gêne, elle qui n'avait jamais eu l'habitude de faire ça. Ichigo demeura en face de la Kuchiki, et l'observait sans dire un mot.

- Ichigo ... Soupira Rukia. Est-ce qu'on ... peut se faire confiance ?

La question avait de quoi surprendre aux premiers abords, mais il n'allait pas tergiverser non plus. Le Shinigami aux cheveux orange attira la noble contre lui, pour l'enlacer doucement. Cette dernière ne réagit pas vraiment, se laissant faire sans dire un mot.

- Faisons-nous confiance.

- Vous avez fini ?

Les deux Shinigamis eurent les gros yeux et se tournèrent avec précipitation en direction de la voix qu'ils venaient d'entendre : Toshirô Hitsugaya !

Ce dernier arborait un air sérieux, blasé, ... un air habituel en somme, les bras croisés.

Mais le pire, ce n'était pas vraiment sa présence à lui. Mais plutôt, celle de sa vice-Capitaine qui regardait joyeusement Ichigo, puis Rukia.

- Ooooooh ils sont tellement mignooooons ! S'exclama-t-elle en sautillant sur place. Je ne voulais pas vous déranger donc ...

- C'est bon, ça va ! S'exaspéra Hitsugaya. On va être en retard, alors dépêchez-vous. Grommela le Capitaine de la Dixième Division.

- Vous ne trouvez pas qu'avec cette coiffure et cette écharpe, mon Capitaine est hyper sexy ? S'interrogea Rangiku en souriant devant son supérieur, qui secoua la tête avant de repartir.

Quelle catastrophe. Rukia et Ichigo échangèrent un regard. Eh beh ... si Byakuya l'apprennait ... ils priaient silencieusement pour que Rangiku Matsumoto puisse tenir sa langue, avant de rejoindre les deux gradés de la Dixième Division, qui étaient visiblement venus pour les chercher. Rangiku semblait vraiment enjouée et n'arrêtait pas de faire de petites remarques à son Capitaine, qui semblait bien ennuyé de devoir les supporter, pendant cette marche.

Ichigo haussa les épaules. Il fallait y aller, de toutes manières.

Le groupe était un peu scindé en deux, mais arriva toutefois rapidement à destination. Près de la Prison. Cet endroit lugubre. Kurushimi ...

Apparemment, il ne manquait personne à l'appel. Mis à part Kuchiki Byakuya.

Une grande porte sombre, vieille trônait fièrement au centre d'une salle faiblement éclairé. Les Capitaines et leurs subordonnés étaient présents ici. Pour la Onzième Division, Yachiru Kusajishi et Ikkaku Madarame étaient venus. Personne ne posait aucune question au chauve concernant l'éventuelle possession d'un Bankai. La réponse, était déjà donnée.

Kyôraku se mit en face de tout le monde, bien visible.

- Vous êtes présents, à peu près ... on va bientôt y aller, alors. Mettez-vous en groupe de deux, avec vos partenaires. Sortez vos épées. Que vos lames se croisent. Libérez vos Zanpakutôs !

Les Shinigamis présents ne se firent pas prier.

Les Zanpakutôs se dégainaient les uns après les autres. Soi Fon regardait Omaeda d'un œil mauvais, lui la rendait un regard intimidé. Rose et Kira hochèrent la tête avant d'empoigner leurs épées. Hirako offrit un sourire confiant à Hinamori, qui lui rendit la pareille. Komamura et Iba firent de même. Hisagi et Kensei se frappèrent dans les mains avant de croiser le fer. Toshirô prit un air lassé devant l'excitation prononcée de sa Lieutenante. Sasakibe rejoignit ... Ukitake ? Les yeux d'Ichigo laissèrent clairement paraître un peu d'incompréhension. Il s'attendait à voir Rukia avec son Capitaine, et de se retrouver avec Ikkaku comme allié. Finalement, ce dernier avait rejoint sa Lieutenante.

- Rangiku-chan nous a conseillé de te laisser avec Rukia-chan. Sourit Kyôraku derrière son chapeau.

Ce dernier amena d'ailleurs Nanao vers lui alors qu'elle tentait vaguement de se dégager.

Rukia lança un regard à Ichigo, qui le lui rendit. Leurs lames se dégainèrent. Zangetsu et Sode no Shirayuki se croisèrent.

Le flux de reiatsu présent dans les lieux fut assez important en raison de la libération de toutes ces lames. Ceci fait, le Capitaine de la Huitième Division se rapprocha de la porte et utilisa Katen Kyôkotsu comme clé, avant qu'une puissante lumière n'éclate.

L'instant d'après, il était déjà auprès de sa Lieutenante, alors qu'ils croisaient à leurs tours, leurs épées.

Doucement, la porte s'ouvrit.

- N'oubliez pas. Ayez confiances en vous. En vos partenaires. Vous êtes le Gotei 13. Vous allez connaître la peur. Ne la laissez pas vous détruire ! Et puis, ce serait quand même bien que tout le monde revienne vivant, parce que je vous aime bien ! Sourit largement Kyôraku.

Et le flash de lumière s'intensifia, au fur et à mesure que la porte ne s'ouvre.

- Nous allons protéger le Seireitei. Nous allons protéger le monde. Nous allons vaincre ces Kaijûs. Mais avant ... il est temps que vous combattiez vos propres peurs ...

Preview du Prochain Chapitre

INOUE (larmoyante) - Voilà, tu sais tout maintenant, Tatsuki-chan ...

TATSUKI - J'arrive pas à le croire ... Ichigo est un vrai enfoiré !

INOUE - Mais non, Tatsuki-chan ... ce n'est pas de sa faute s'il aime Kuchiki-san et pas moi.

TATSUKI - Mmouais ...

ICHIGO - Hey, salut Tatsuki ! Ça faisait longtemps !

Tatsuki envoie son poing dans le visage d'Ichigo Kurosaki, presque mort sur le coup.

TATSUKI - Enfoiré ! Enfoiré ! Comment t'as pu recaler Orihime comme ça !?

Gros yeux pour le Shinigami remplaçant.

RUKIA - Hé ! Je ne vois pas où est le problème ! Il est peut-être con, mais pas au point de se faire frapper pour ça !

ICHIGO - Oh merde ... si Rukia et Tatsuki commencent à se disputer ...

TATSUKI - Quoi ?! Comment oses-tu ?! C'est de ta faute si Orihime est triste, qui plus est !

RUKIA - Alors pourquoi t'en prendre à Ichigo ?! C'est vraiment bas !

HITSUGAYA - STOP ! J'en peux plus, là ! Je ne suis pas là pour voir une vieille série romantique à la télévision, alors fermez ...

Une musique se fait soudainement entendre.

MATSUMOTO - Amouuuuuur, Gloire et beauuuutééééé !

HITSUGAYA - ...

ICHIGO - Toshirô, fais quelque chose s't'eu plaît.

HITSUGAYA - Tu te fous de moi ? T'as commencé les emmerdes, alors règle les problèmes.

RUKIA - Ichigo, on se tire !

ICHIGO - Hein ? ATTENDEZ ! Ce qu'il y a entre moi et Rukia est uniquement réel dans la fiction !

RUKIA - ... Oh, je vois ...

ICHIGO - Euh ...

ISHIDA - Voyez donc comment les Shinigamis sont ridicules. Je mets un terme à ce supplice : le prochain chapitre, Spirits Are Always With You sera publié demain ! L'auteur avait dit deux chapitres Vendredi, mais en fait, c'est un Jeudi, et un Vendredi. Ce qui ne change rien.

DONKANONJI - AHAHAHA ! Je vais enfin apparaître !

AUTEUR - Pas moyen.