Guest : Merci et bientôt ne t'inquiète pas :D
Kilibilie : Oui tu me connais à force mais pour le moment ça va tkt pas :p
Manon : Parce que te torturé est ma première préoccupation :p Mais je me rattrape de temps en temps (comme là je pense) en te faisant des petits cadeaux :p
PDV Alec
Mes lèvres allaient frôler les siennes lorsqu'on sonna à sa porte. Il s'écarta aussitôt en me lançant un regard d'excuse. Je soupirais en le voyant aller ouvrir. Tessa entra, un dossier à la main. Elle portait un tailleur bleu et de haut talons qu'elle fit claquer sur le parquet du salon. Souriant, elle jeta un regard moqueur à ma chemise, que je reboutonnais en hâte alors qu'elle tendait le dossier à Magnus.
- Bonjour, Alec. Tu vas bien ?
- Oui, ça va merci. Et toi ? Lui demandais-je en me grattant la nuque, gêné.
- Je m'occuperai de ça plus tard. Lui fit Magnus en levant les yeux au ciel.
- Hum, d'accord. Répondit Tessa en s'asseyant dans le canapé.
Je me retins de pousser un soupir d'exaspération. J'avais envie qu'elle s'en aille. Pas que je ne l'aimais pas, bien au contraire, mais là j'avais d'autres projets qu'une discussion avec elle. En revanche, elle, semblait en avoir décidé autrement.
- Alors, Alec, que fais-tu aussi loin de chez toi ?
- Il est venue me voir ! Répondit Magnus à ma place. D'ailleurs si tu pouvais…
- Vous êtes de nouveau ensemble ? Le coupa-t-elle. Enfin si on peut considérer que vous étiez séparés… Vu la façon dont vous vous comportiez, ça laissait place aux doutes.
- On était séparé oui et… Et si tu pouvais t'en aller, se serait bien !
Elle lui sourit et se releva.
- Oh je vois… Je vous laisse tranquille. Magnus, on a une réunion importante demain et je compte sur toi pour être présent.
- Oui, oui, je serai là ! Lui fit-il d'un ton empressé en la jetant presque dehors.
- Au revoir, Alec !
- Au revoir, Tessa ! Lui dis-je en me retenant de rire.
Une fois qu'elle fut partie, il referma la porte et s'appuya contre cette dernière. Nos regards se croisèrent. Ses yeux mordorés brillaient à la fois de désir et d'amour. Il approcha doucement de moi et posant une main sur ma nuque, m'attira à lui avant de poser enfin ses lèvres sur les miennes. Je poussais un gémissement de plaisir et agrippais sa chemise. Il me poussa vers la chambre et m'allongea sur le lit. Je lui souris et l'attirais à moi. Je commençais à déboutonner sa chemise mais les boutons récalcitrant m'énervèrent et je choisis l'option la plus rapide : tirant d'un coup sec dessus, je les fis voler et jetais avec empressement le tissu au sol.
- Hey ! J'y tenais ! Protesta Magnus.
- Je m'en fiche ! Rétorquais-je en capturant à nouveau ses lèvres.
Il rit et fit subir le même traitement à la mienne. Le reste de nos vêtements volèrent au sol rapidement et je le fis basculer sous moi, encrant mes yeux dans les siens.
- Je te veux… Lui fis-je.
- Tu m'as, non ?
- Je sais pas. Des fois j'ai l'impression que oui, puis l'instant d'après j'ai l'impression que tu m'échappes…
- On ne me met pas en cage, Alec, tu le sais très bien.
- Ce n'est pas mon intention. Je veux juste savoir si oui ou non tu es à moi, ou si… Ou si je dois me préparer à te voir t'en aller loin de moi.
- Pourquoi veux-tu que je m'en aille ? Alexander…
Il caressa ma joue.
- Je sais que je suis loin d'avoir été le petit ami parfait, mais… Mais je t'aime et je te jure que plus jamais je ne m'éloignerai de toi, plus jamais je ne te repousserai !
- J'aimerais te croire…
- Je te prouverai que ce ne sont pas des paroles en l'air. Tu verras.
- Tu sais, je ne t'ai même pas remercié pour ce que tu as fait pour moi après… Après la mort de Max…
Ma voix tremblota et il me serra contre lui. Penser à mon petit frère était douloureux et le temps n'y faisait rien. Je cherchais toujours quelque chose à faire pour ne pas y penser.
- Tu n'as pas à me remercier. J'ai été là pour toi, comme toi tu l'as été.
- Tu n'aurais pu ne pas l'être. Après tout, je venais de te quitter.
- On s'est quitté sur un commun accord, Alec. Rectifia-t-il. Puis je ne sais même pas si on peut vraiment qualifier ça de rupture…
Flash Back- 4 mois plus tôt- PDV Magnus
Anxieux, je frappais à la porte de la chambre d'Alec. J'avais croisé sa mère dans le séjour mais elle m'avait à peine jeté un regard. Je ne suis même pas certain qu'elle ait réalisé ma présence. Depuis la mort de son plus jeune fils, Maryse Lightwood n'était plus que l'ombre d'elle-même. Comme toute la famille… Alec leva les yeux vers moi. La tristesse dans son regard me faisait mal.
- Je peux entrer ?
- Si tu veux… Me répondit-il en haussant les épaules.
Assis sur son lit, les jambes repliées contre son torse, il se poussa pour me faire une place à côté de lui.
- Qu'est-ce que tu viens faire ici ? Me demanda-t-il.
- Je viens te voir. Prendre de tes nouvelles.
- Savoir comment je vais ?
- Non, ça je le sais déjà. Tu vas mal.
Il tourna ses yeux rougis vers moi.
- Ça fait mal, ça fait tellement mal, Magnus ! Toute cette haine en moi…
- Je sais. Je le sais, Alec. C'est pour ça que je voudrais que tu viennes avec moi.
- Pour quoi faire ?
- Pour que tu dises au revoir à ton petit frère.
- Ce ne sont pas des au revoir mais des adieux, Magnus.
- Non, tu te trompes. Tu te souviens de ce jour où tu m'as demandé si je croyais au Paradis ?
- Oui. Tu m'as répondu que ça n'existait pas.
- Et bien j'ai eu tort. Parce qu'un enfant ne peut pas juste mourir, Alec. Ce n'est pas possible. Ton frère t'attend quelque part et un jour tu le retrouveras. Mais pas maintenant, parce que pour le moment, il compte sur toi pour vivre. Pour vivre à sa place.
- Je ne peux pas… Me fit-il en fermant les yeux.
La douleur était clairement visible sur son visage. Je pris ce dernier entre mes mains.
- Alexander. Regarde-moi.
Il m'obéit mais soutint difficilement mon regard. Il était à bout, épuisé. Il fallait que j'arrive à le sauver avant qu'il ne sombre comme moi j'ai pu le faire. Je ne pouvais pas le laisser détruire sa vie comme il le faisait en ce moment, je ne pouvais le laisser commettre les mêmes erreurs que moi.
- Vivre, ce n'est pas être égoïste. Ton frère t'aimait, et jamais il n'aurait voulu te voir souffrir. Puis pense à ta petite sœur. Izzy a besoin de son frère. Elle a besoin que tu relèves la tête pour l'aider elle-même à aller mieux. Elle a besoin de toi. Tu ne l'as jamais abandonné, tu ne vas quand même pas le faire maintenant, si ?!
Il me fixa un instant. Je savais que mes paroles faisaient lentement leurs chemins dans son esprit. Alec était quelqu'un de réfléchi, il reviendrait à la raison.
- Tu… Tu m'aideras ?
- Oui, Alec. Oui, je t'aiderai.
- Même si on n'est plus ensemble ?
Je tressaillis.
- Comment ça ?
- Magnus, écoute, je… En ce moment, je… Je ne me sens pas prêt à être avec toi. Il y a tellement eu de mensonges entre nous et…
- Et de morts…
- Oui. Me fit-il tristement. Oui… J'aimerais qu'on se laisse du temps, qu'on reprenne tous à zéro et qu'on fasse les choses différemment cette fois…
Je caressais sa joue et l'embrassais sur le front.
- On prendra le temps nécessaire, Alexander, ne t'en fais pas. Je serai là pour toi, peu importe que ce soit en tant qu'ami ou petit ami.
- Je… Je t'aime, mes sentiments n'ont pas changé, c'est juste que…
- Chut… Lui fis-je en posant un doigt sur sa bouche pour le faire taire. Je sais tout ça, Alec. Ne t'en fais pas, je comprends et pour tout te dire, j'allais te proposer la même chose. J'attendais juste que tu ailles un peu mieux pour t'en parler.
- C'est vrai ? Tu ne m'en veux pas alors ?
- Si, un peu, parce que je ne pourrais plus t'avoir dans mes bras…
- Quoi ?! Si, si ! Je n'ai jamais dit que… Non !
Il noua ses bras autour de mon cou et me serra contre lui. Je lui rendis son étreinte et caressais ses cheveux alors qu'il se mettait à pleurer.
- Ne pleure pas, s'il te plaît… Je ne cesserai jamais de te prendre dans mes bras, même si tu n'es pas d'accord ! Plaisantais-je en espérant le faire sourire, ou au moins cesser de pleurer.
Malheureusement, ce fou tout l'effet contraire et ses pleurs redoublèrent.
- Je suis désolé, tellement désolé… Sanglota-t-il. Tout ça c'est de ma faute…
- Non, c'est faux. On est tous coupable, toi, moi, tout le monde.
J'essuyais les larmes sur ses joues.
- Il faut qu'on y aille…
- Tu viens ? Tu resteras près de moi ?
Je n'étais pas certain qu'aller à cet enterrement soit une bonne chose, mais Alec sollicitant ma présence, il était hors de question que je me défile.
- Je ne te quitterai pas une seule seconde… Jamais.
Fin Flash Back
- Peu importe. Merci. Merci d'avoir été là…
- Hum…
Je lui pris la main et m'amusais à entremêler ses doigts aux miens.
- Tu restes jusqu'à quand ? Lui demandais-je.
- Pourquoi ? Tu veux déjà que je m'en aille ?
- Non, bien au contraire. J'aimerais même que tu restes éternellement à mes côtés.
- Reviens à New York alors.
- Et pourquoi ça ne serait pas toi qui viendrais vivre ici ?
Il se redressa, s'appuyant sur un coude.
- Sérieusement ? Mais tout à l'heure tu as dit que… Enfin tu ne semblais pas spécialement vouloir que je…
- Parce que je pense d'abord à toi, à ton avenir. Le coupais-je. Mais quand je n'écoute juste que mon cœur, bien sûr que j'ai envie que tu vives avec moi…
- Alors ça doit pouvoir se faire… Me chuchota-t-il à l'oreille avant de m'embrasser dans le cou. Mais avant, j'ai très, très, envie de toi…
- Pervers….
Il me fit un sourire angélique qui fit emballer mon cœur. Quand je le voyais là, allongé dans mes bras, me regardant avec ses yeux… Je ne pouvais pas lui résister. Je n'avais jamais pu. Depuis le premier jour, je lui appartenais. Peut-être même plus que lui ne m'appartenait… D'un mouvement de hanches, je le fis miens et l'entendis gémir sous mes coups de reins. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de lui. Il rejeta la tête en arrière, se mordant toujours cette satanée lèvre. Il enserra les barreaux du lit de ses mains, et le voir comme ça fit monter mon désir en flèche. Je stoppais tout mouvement et posais mon front contre le sien.
- Pour...quoi tu t'arrêtes ? Me fit-il en bougeant sous moi.
- Parce que tu me rends dingue…
Il me sourit et d'un simple mouvement me fit basculer sous lui.
- Je peux ?
Je savais de quoi il parlait, je le lisais dans ses yeux.
- Oui…
- T'es sûr ?
- Alexander, oui je suis sûr. Je n'ai aucun doute quand il s'agit de toi.
Je collais mes lèvres aux siennes alors que je me retirais de lui pour qu'il me fasse sien à son tour. Cette fois, ce fut moi qui dû agripper les barreaux du lit tellement c'était bon. Décidément, il m'impressionnait toujours, dans tous les domaines. Cette façon qu'il avait de toujours me surprendre… C'est pour cette raison que j'étais tombé amoureux de lui, pour cette raison que j'étais prêt à tout pour lui. Il accéléra ses mouvements en moi et lia nos mains, ses yeux ancrés dans les miens semblant me crier « je t'aime ».
- Alec.. Gémis-je.
Il lâcha une de mes mains pour intimer une douce caresse sur mon sexe. Je gémis de plus belle ce qui le fit sourire de satisfaction. Il faisait de plus en plus chaud et les draps collaient à nos peaux. Inversant nos positions afin que je me retrouve au-dessus de lui, il en profita pour les écarter et ils rejoignirent nos vêtements au sol. Mouvant mes hanches contre lui, j'accélérais le rythme, le faisant gémir mon prénom. La pression de sa main sur mon sexe se fit alors plus forte lorsqu'il vint en moi. Je ne tardais pas à le suivre et il me serra contre lui. Nos corps en sueur lovés l'un contre l'autre, nous reprenions tous deux lentement notre souffle.
- On devrait aller prendre une douche, tu ne crois pas ? Lui fis-je.
- Hum, oui, mais j'ai la flemme de bouger. Je suis bien, là, avec toi. Tu ne pourrais pas juste claquer des doigts et hop, plus besoin de douche ?
- Si, bien sûr, je ne t'avais pas dit que j'étais un sorcier avec de très puissants pouvoirs ?
- Non, mais c'est bon à savoir !
Il pouffa de rire et m'embrassa, sa langue caressant tendrement la mienne. Je finis par rompre notre baiser et le tirais hors du lit, malgré ses protestations, avant de le pousser sous la douche.
- Hum, j'aime bien quand tu fais ça en fait ! Me fit-il en me lançant un regard moqueur.
- Oh tais-toi ou je te jure que je te prends dans cette douche sans faire preuve de délicatesse !
- Hou, j'ai peur !
Levant les yeux au ciel, je le plaquais contre le mur en brique noire de la douche, et posais une main de chaque côté de sa tête. Mon regard se posa alors sur l'endroit où aurait dû se trouver son tatouage mais il avait disparu. A la place ? Une fine cicatrice blanche.
- Tu l'as fait enlever ? M'étonnais-je.
- Ouais, et autant te dire que ça fait un mal de chien !
- Mais… Mais pourquoi ?! Je l'aimais bien moi ! Protestais-je.
- Parce que lorsque je l'ai fait, c'était parce que j'étais fier d'être un Lightwood. Mais maintenant ce n'est plus le cas…
- Alec, je…
- Mais je peux toujours me faire tatouer ton prénom si tu veux ! Me coupa-t-il avec un grand sourire.
- Non, non tu ne vas pas faire ça, je te le garantis.
- Ne t'inquiète pas, j'ai d'autres idées en tête. D'ailleurs, j'ai rendez-vous demain pour m'en faire faire un autre, tu viendras ?
- Heu, tu sais les aiguilles et moi… ce n'est pas trop mon truc.
- Allez, s'il te plaît !
Il me fit des yeux suppliants et je ne pus résister plus longtemps.
- On verra.
- Je sais que tu viendras. Puis comme je n'ai pas précisé exactement où je le voulais, tu ferais peut-être bien de venir… Oh et ai-je oublié de préciser que le tatoueur était un homme ?!
- Je devrais pouvoir me libérer. M'empressais-je de rectifier.
Comme si j'allais laisser Alec seul avec un homme qui… Non, hors de question. Valais mieux que je supervise tout ça. Après tout ce gosse était capable de se faire tatouer n'importe quoi. Il n'y avait qu'à voir ces vêtements affreux qu'il osait porter. Donc oui j'irai, histoire qu'il ne fasse pas n'importe quoi. Une simple surveillance.
- Tu pourrais aussi t'en faire un ! Me fit-il.
- Non, je te laisse ce plaisir. Tu porteras des tatouages pour nous deux.
- Hum, d'accord.
Plus tard- PDV Alec
Lorsque je me réveillais, je tendis le bras et souris en sentant son corps à côté du mien. Ça m'avait manqué. Ça nous était arrivé de dormir ensemble malgré notre séparation, mais il fallait toujours maintenir cette distance, qui, par bonheur, aujourd'hui, n'avait plus aucune raison d'être. M'appuyant sur un coude, je le regardais dormir tout en traçant des sillons imaginaires sur son torse.
- Tu ne dors donc jamais ? Marmonna-t-il sans ouvrir les yeux.
- Pas quand je t'ai dans mon lit.
- Ton lit ?! Répéta-t-il en ouvrant les yeux cette fois. C'est nouveau ça !
- Quoi ? C'est toi qui m'as demandé de venir vivre ici !
- Je le regrette déjà…
- Je sais !
Je l'embrassais rapidement et amorçais un mouvement pour me lever, mais il me fit me recoucher, m'enserrant dans ses bras.
- Tu restes là…
- D'accord… Je ne bouge pas…
- Non, tu restes là dans mes bras et tu dors…
- Rester dans tes bras n'est pas un problème, mais je n'ai pas envie de dormir et j'ai un rendez-vous.
- Un rendez-vous ?! Quel rendez-vous ?
- Celui auquel tu dois m'accompagner, tu te souviens ?!
Il se tourna vers moi, bien réveillé cette fois.
- Attends, c'est ce matin ?! Celui-là, là ?!
- Oui ! Répondis-je en riant. Ce matin, là.
- A… A quelle heure ?
- 10h30.
- Et il est ?
- Hum…
Je jetais un œil à ma montre.
- 8h. On est large !
- Quoi ?! Non, on n'est pas large du tout !
Il se leva brusquement s'en prendre la peine de couvrir son corps nu. Je me mordis la lèvre, glissant un regard empli d'envie sur lui.
- Non ! Me prévint-il en pointant un doigt vers moi. J'ai une réunion vraiment très importante dans une heure et Tessa va littéralement me tuer si je n'y suis pas. Alors tu ravales tes hormones, et tu me laisses aller me préparer !
- Va t'habiller alors parce que je ne suis pas sûr de pouvoir résister là et…
Il me fit taire d'un baiser.
- Dès que je reviens, je te promets que tu vas regretter toutes ces provocations !
- Mais j'ai rien dit ! Me défendis-je.
- Fais l'innocent en plus !
Je le laissais aller se préparer avant de me lever à mon tour. Enfilant un simple bas de jogging, je le rejoignis sur la terrasse. Une cigarette entre ses lèvres, il me fit signe de lui tendre mon poignet. Il y accrocha la gourmette qu'il m'avait offerte et que j'avais malheureusement dû enlever il y a des mois de cela.
- Cette fois je te garantis qu'il vaut mieux pour toi que tu ne l'enlèves pas. Me prévint-il.
- Promis ! Je t'aime… Rajoutais-je en déposant un bref baiser sur ses lèvres. J'aurais bien aimé retrouver aussi ce que tu m'avais écrit quand même… On ne sait toujours pas qui a mis la main dessus. Probablement Jonathan…
- Non… Me répondit Magnus, le regard fixe. Je pense que c'est mon père.
- Que.. Quoi ? Mais comment ton père aurait pu savoir que…
- Il nous espionnait depuis le début, depuis notre première rencontre et probablement bien avant. Il savait, et ce carnet avait sûrement beaucoup plus de valeurs pour lui que pour Jonathan ou qui que ce soit d'autres.
- D'accord, peut-être, mais comment aurait-il fait pour arriver à pénétrer chez moi sans qu'on le sache ? Jonathan aurait pu, je le connaissais, Raj aussi, mais, ton père?!
- Je ne sais pas. Mais je suis sûr que c'est lui…
- Admettons. Quel aurait été son intérêt d'écrire ces articles en mon nom ?
- Détruire ta famille et le Cercle dans la fouler. Et… nous…
- Nous ?
- Malgré ce qu'il semblait dire dans sa lettre, je ne pense pas qu'il approuve notre relation. Je pense qu'il en est même loin.
- Peut-être que Luke finira par le retrouver…
- J'en doute. Si on le trouve, c'est qu'il a souhaité être trouvé.
- Magnus, je…
Je pris son visage en coupe et ancrais mes yeux dans les siens.
- Tu ne me caches plus rien, pas vrai ? Jure le moi, s'il te plaît…
- Je te le jure, Alexander. Je t'ai tout dit, je te le promets. Tu dois me croire !
- Je te crois… Je ne veux juste pas que… Tout ce qu'on a vécu, c'est vraiment derrière nous ?
- Oui. M'assura-t-il avant de déposer un baiser sur mon front. Plus personne ne te fera de mal, ni à toi, ni à ta famille. Je m'en assure, ne t'inquiète pas.
- Oui, je sais. J'avais remarqué la présence de ce type qui me suit partout ! Tu aurais d'ailleurs pu me dire que tu m'avais collé un garde du corps ! Rajoutais-je en feignant une pointe de colère.
Je le vis pâlir et j'eus soudain un doute. Depuis ma sorti d'hôpital, un homme me suivait partout où j'allais et disparaissais lorsque Magnus était à mes côtés. Comme ce dernier ne cessait de m'assurer qu'il s'était assuré que personne ne s'en prenne à nouveau à moi, et que les gardes que m'avaient collés ma mère ne semblaient pas non plus s'être inquiétés de la présence de cet homme, je ne m'étais pas posé plus de questions. Mais visiblement, j'aurais dû…
- Ce… Ça ne vient pas de toi, n'est-ce pas ? Lui demandais-je anxieusement.
- Non… Non, certainement pas…
A suivre
Merci pour vos reviews :D
Bientôt la fin !
Si, si ! Je sais que vous vous posez encore tous pleins de questions mais promis le prochain y répondra :D
Je n'ai pas oublié mes autres histoires ne vous inquiétez pas. Dès que celle-là est fini, je m'en occupe :)
Gros bisoussss
