Bonjour à tous,
Le quatrième quart-temps et la réponse à votre question... Le Japon va-t-il gagner?
Bonne lecture à tous
Gwendo,
oui ce match est intense. C'est aussi le dernier, le plus tendu, face aux States, les ultra favoris !
Les futures conversations entre Akashi et son père ne vont pas être simples... C'est du père d'Akashi dont on parle, mais ça va aller dans le bon sens.
Himuro/ Murasakibara ont assuré mais ils vont devoir laisser la place. Moi aussi, je les aime bien tous les deux. Mais en équipier, je ne les imagines pas du tout plus que ça.
Alors, je t'avoue que Nijimura, je l'ai un peu oublié dans l'histoire. Et Izuki est trop mal en point pour jouer. Mais les Japonais ont de la ressource, tu verras.
Les épilogues... J'adore ça ! Et ce sera plus qu'un épilogue en fait, je vais explorer le futur de chaque perso dans plusieurs chapitres que j'ai hâte d'écrire !
D'autres histoires...
J'en ai une qui couve, une sorte d'histoire parallèle à Pénombres. J'en dirais plus pour ceux qui seraient intéressés quand j'aurai fini cette histoire.
Bonne lecture
Mary,
tu vas voir si tu as raison très bientôt... Moi aussi, Akashi est un de mes persos favoris.
Bonne lecture
Aurelia,
Akashi est un de mes persos favoris:-) Tu vas bientôt savoir si ton pronostic est le bon...
Bonne lecture
Bonne lecture à tous
Etats-Unis/Japon
80-78
Alors que le sifflet, qui annonce la fin du troisième quart-temps, finit de retentir, Murasakibara se précipite pour aider Himuro à se relever.
Trop épuisé pour se tenir debout et revenir sur le banc tout seul, Himuro, s'agrippe à son ami avec surprise. Il était persuadé que personne ne l'avait vu s'effondrer pendant que les Américains prenaient l'avantage au score.
-Merci, murmure-t-il du bout des lèvres.
Ses équipiers sont fatigués mais toujours aussi déterminés. Les Américains, dans la zone ou non, ne leur font pas peur et ils se battraient jusqu'au bout.
Banc des Etats-Unis
Miller fixe ses deux ailiers, têtes baissées, qui reprennent leur souffle en sortant de la zone :
-C'était incroyable, les gars. Nos adversaires ont répondu en force, mais vous avez été incroyables. Et franchement, je ne pensais pas dire ça, mais plus jamais, je ne vous …
Les jumeaux relèvent la tête dans un même mouvement, arborant le même sourire...
-… je ne vous, répète perplexe Miller...
… exactement le même sourire.
-… confondrais, termine Miller.
Miller hoche la tête d'un air désabusé. Pas si sûr, en fin de compte.
-Bon, dit-il en regardant Lasalle et Davis, maintenant que vous êtes enfin dans la partie, vous allez me faire le plaisir de finir en beauté ce match et de gagner cette coupe.
Alors que ses joueurs lui répondent un « Oui, coach » enthousiaste, il se tourne vers Louise en murmurant :
-Votre revanche, ce ne sera pas pour aujourd'hui.
Banc du Japon
Louise fait rapidement l'état des lieux. Himuro et Murasakibara sont trop épuisés pour continuer, Akashi est encore dans la zone mais pour combien de temps ? Kuroko est déterminé, plus que jamais, mais déjà bien fatigué. Seul Kagami donne l'impression d'être en pleine forme.
-Je vais être très claire, dit-elle. On a dix minutes pour gagner ce match et pas une de plus. Si on joue les prolongations, on ne tiendra pas car contrairement aux Américains, j'ai déjà fait tourner tout mon banc alors qu'eux n'ont fait aucun changement depuis le début du match.
Le tirage au sort avait été bien plus clément pour les Américains que pour les Japonais, qui avaient enchaîné les matchs contre les favoris. Les cinq titulaires n'avaient joué qu'un match en entier en tout et pour tout. Ils n'étaient pas épuisés par la compétition contrairement à eux.
-Nous devons nous focaliser sur le plus gros avantage de notre formation par rapport aux Américains, continue Louise en posant une main sur les épaules de Kuroko.
Inutile de lui dire de jouer à fond, le sixième joueur de l'équipe du Japon est impatient de retourner sur le terrain.
-Kise, Amonine, vous rentrez.
Himuro et Murasakibara passent le relais non sans regret. Ils sont épuisés de leur face à face avec les frères Wright mais ils auraient tout donné pour continuer à jouer.
-Quant au meneur, pense tout haut Louise …
Elle croise les bras en fronçant les sourcils comme lorsqu'elle est face à un problème dont elle commence à percevoir les contours. Elle ne sait pas encore comment mais elle sait qu'elle finira par trouver une solution. Et ce n'est qu'en observant Davis face à un joueur de la trempe d'Akashi qu'elle pourra commencer à comprendre comment Davis fonctionne et commencer à trouver une solution.
Elle n'aime pas le rôle qu'elle allait lui donner mais elle n'a pas le choix.
-Akashi, je te remets en face de Davis.
Akashi s'apprête à protester. Il n'arrive déjà pas à affronter le meneur américain dans son état normal. Alors, plongé dans la zone.
Mais l'idée de se retrouver face à face Davis le fait trembler d'excitation.
-J'ai besoin d'encore un peu de temps. Mais n'oubliez pas une chose, dit-elle à ses joueurs qui s'apprêtent à s'avancer sur le terrain, à aucun moment, vous n'êtes seuls.
Oui, pense Akashi, qu'ils soient sur le banc, dans les tribunes ou dans leur salon, en train de regarder le match, c'est toute une nation qui les soutient et les pousse à chaque instant à donner le meilleur d'eux-mêmes à chaque instant sur le terrain.
Oui, ils ne sont pas seuls.
Quatrième quart-temps
00:00
80-78
Il ne faut pas plus d'une seconde de jeu à Kise et Aomine pour se plonger à nouveau dans la zone. Ils avaient passé tout un quart-temps sur le banc à bouillir d'impatience à l'idée de se retrouver bientôt sur le terrain. Maintenant qu'ils y sont, ils comptent bien montrer de quoi ils sont capables.
A leurs côtés, Kagami se fond dans leur rythme avec une facilité déconcertante et dans l'ombre, Kuroko leur fournit toutes les opportunités de prouver leur valeur.
Mais en face, ce n'est pas n'importe qui.
Les frères Wright étaient déjà monstrueux le dernier quart-temps, mais avec l'appui de leur meneur et d'un pivot survolté, ils sont intouchables. Face à Davis, Akashi met toutes ses forces dans le duel, tentant d'anticiper au mieux le jeu, ses actions, le jeu de ses équipiers et de ses adversaires.
Et plus il se donne à fond, plus Davis le contre facilement.
Sans les tours de Kuroko, les Américains auraient dix points d'avance en moins de trois minutes.
Tribunes
02:51
88-84
Toute la foule commence à comprendre la situation.
Le voile noir du spectre de la défaite commence à hanter les regards et les applaudissements sont de moins en moins délirants dans les tribunes.
Certes, l'écart entre les deux équipes est encore bien faible et bien des retournements de situation peuvent arriver au cours d'un match de basket. Mais là, la différence de niveau apparaît de plus en plus flagrante sur le parquet.
Leur équipe n'a jamais aussi bien joué. Même les néophytes le sentent. Les cinq joueurs sur le terrain sont plus synchronisés que jamais.
Mais les Américains sont plus forts.
L'ombre grise d'un « arriver jusque-là, c'est pas si mal » et d'un « avoir tenu jusque-là face à eux, c'est déjà bien » commence à transparaître dans les regards.
LeBron James observe la scène avec le plus grand intérêt. Tyronn Lue, son coach, lui avait donné une mission : décider si, oui ou non, la coach des Japonais pourrait faire une bonne coach assistante pour son équipe.
Tout le monde sait qu'un coach qu'il n'adouberait pas lui-même ne ferait pas de vieux os chez les Cavaliers. Le dernier coach qui ne lui avait pas convenu avait vite été remercié et l'équipe avait aligné les contre-performances.
Il veut ce qu'il y a de meilleur pour son équipe et sa ville. Et, si le résultat de ce match l'intéresse, il ne l'intéresse pas autant que la façon dont Louise réagirait au spectre inéluctable de la défaite qui se profile.
Ce n'est pas dans la victoire que l'on reconnaît les grands coachs mais dans l'adversité, lorsque l'on affronte plus fort que soi et que l'on se bat contre une défaite annoncée.
C'est là et uniquement là que l'on peut faire la différence entre un bon coach et un grand coach.
Sa réaction lui donnerait la réponse qu'il attend.
Banc du Japon
03:59
92- 86
Louise crispe les poings devant le spectacle offert.
Les uns après les autres, ils étaient rentrés dans la zone. Ils n'avaient même pas eu besoin d'Akashi pour ça.
Son big three en attaque, aidé par les passes imprévisibles de Kuroko leur permettent de percer la défense mais pas de marquer des trois points. Les Américains ont renforcé la défense hors de la raquette avec une férocité qui leur a valu plus de fautes en trois minutes que pendant tout le match.
Ces fautes combinées à leur ténacité leur avait permis de récupérer quelques ballons et de jouer toutes les opportunités.
Mais ils perdent du terrain.
Inexorablement, la différence de niveau commence à se ressentir.
L'étau glacé de la défaite se resserre un peu plus sur leur cœur.
Louise ferme les yeux pour calmer les battements affolés de son cœur, les tremblements de sa main et cette pression qu'elle refuse.
Elle doit se concentrer.
Trouver une solution.
Elle prend une grande inspiration.
Réfléchis, Louise !
Oublie la pression, le match, l'enjeu, la situation. Oublie les tribunes et les caméras. Oublie la victoire, la défaite.
Dans son esprit, le terrain et les joueurs se dessinent comme des pièces sur un échiquier, des pièces toutes uniques avec leurs talents propres.
Ce n'est plus un jeu mais un problème.
Et la solution est toute proche.
Elle le sent.
Tribunes
LeBron James et Stephen Curry ouvrent grand les yeux.
Alors que le Japon vient de demander un temps mort, ils observent, sans y croire, le banc japonais avec la même question sur le bout des lèvres...
-Est-ce que c'est vraiment possible ça ?
Habitués au spectacle, tous les Français hochent la tête avec le même sourire.
Temps mort demandé par le Japon
05 : 01
94-86
Banc des Etats-Unis
Tous les Américains, Miller le premier, se tournent vers le banc adverse sans y croire.
- Le match est encore loin d'être gagné, murmure Miller...
Banc du Japon
Alors que les Japonais arrivent face à leur coach, ils restent un instant sans voix devant le spectacle.
Impossible !
Leur coach...
Leur coach est plongée dans la zone …
Aomine se penche vers Kise et Kagami, incrédule :
-Est-ce que j'hallucine ou …
Dans la seconde, il reçoit un petit coup sur la tête de la part de Louise, qui lui retourne un regard flamboyant :
-Je n'ai qu'une minute, idiot, alors on écoute !
Elle fait signe à ses joueurs de s'approcher et ils s'exécutent aussitôt.
-J'ai un plan …
05 : 01
94-86
Lorsque le match reprend, à peine a-t-il mis un pied sur le terrain que Davis sent que quelque chose ne tourne pas rond.
Il a beau être dans la zone, voir plus clairement que jamais les intentions du meneur adverse, former un duo parfaitement équilibré avec Marcus, utiliser les frères Wright avec la plus grande diligence … Il y a définitivement quelque chose qui cloche.
Alors qu'ils viennent juste de marquer sur un dunk terrible de Marcus qui balaye d'un geste la défense, creusant un tout petit peu plus leur écart, il observe, avec attention, Akashi avec une impression que quelque chose allait mal tourner.
Lorsqu'il voit Akashi le surprendre par une passe à son ailier, il ne comprend pas...
Et ça ne lui arrive pas souvent de ne pas comprendre.
Tribunes
06 : 12
96-90
LeBron James observe la partie avec surprise. Les Américains sont plus grands, plus forts, plus rapides et presque tous dans la zone. Les Japonais ne sont pas au niveau face à ça et pourtant, ils continuent d'enchaîner deux paniers.
-C'est à cause du petit magicien, dit Curry qui répond à son interrogation silencieuse.
Tous les Français acquiescent d'un hochement de tête tacite et il se sent un peu ridicule d'être le seul à ne pas voir l'évidence.
Alors il regarde avec attention le jeu et comprend.
Celui qui donne le rythme du jeu, ce n'est plus le meneur japonais.
Non, c'est le petit passeur.
Dans l'ombre, c'est lui qui décide de l'orientation du jeu.
Impressionnant, pense LeBron James. Impressionnant mais pas suffisant...
Banc du Japon
Les joueurs sur le banc ont fini par s'habituer au spectacle de leur coach qui transperce le jeu de son regard plongé dans la zone.
Le duo formé par Akashi et Kuroko permet de déjouer la surveillance de Davis. Et ça, c'est la première étape du plan.
Maintenant que Davis est en plein doute, Louise se lève et croise les bras en fixant ses joueurs.
07 : 09
96-92
Davis commence à perdre patience.
Les Japonais mettent une pression de plus en plus grande sur le jeu. Les frères Wright, dans la zone depuis le deuxième quart-temps, commencent à fatiguer et Akashi, en face de lui, joue n'importe comment.
Jamais il ne s'était senti aussi frustré et impatient. La victoire est si proche !
Il est capable de saisir chacune des notes, chacune des intonations de la musique du capitaine japonais. Il peut en suivre la moindre note, la plus petite intention. Et pourtant, il ne suit aucun des gestes que lui dicte sa raison.
Il a l'impression de regarder un film dont le son et l'image seraient complètement dissonants.
Cela le perturbe beaucoup plus que ça ne le devrait. Et, lorsqu'il est en perte de repaire, il fait ce qu'il avait toujours fait. Remettre toute sa confiance dans son ami d'enfance.
Et lorsqu''il passe le ballon, il se rend compte, dans la seconde, que les Japonais n'attendaient que ça...
07 : 38
96-94
Deux paniers.
Deux paniers consécutifs !
C'est la première fois, depuis le début du match, que les Japonais mettent deux paniers d'affilé.
Et c'est toute la foule qui reprend espoir.
Les Américains ne sont plus qu'à deux points. Tout redevient possible et la foule acclame debout ses joueurs. Le petit magicien vient de voler une passe de Davis à son capitaine.
Alors que leur capitaine s'avance, c'est une balle qui remettrait les compteurs à zéro qu'il tient dans la main. La défense américaine est plus tendue que jamais et dans les tribunes, le public y croit de toutes ses forces.
Et c'est à ce moment, alors qu'Akashi envoie une passe parfaite pour un alley hoop que Kagami claque sur le panier, que Davis comprend.
Il sait pourquoi il ne comprend rien au jeu d'Akashi.
Temps mort demandé par les Etats-Unis
08 : 11
96-96
Banc du Japon
Louise croise les bras en regardant ses joueurs.
Non, pense Akashi, plongée dans la zone, la coach ne regarde pas les joueurs mais derrière eux. Ses yeux clairs semblent ne plus voir que le jeu où ses joueurs ne sont plus que des pièces avec leurs potentialités propres.
-Davis a compris.
Akashi hoche la tête. Il aurait préféré que Davis leur laisse prendre un peu d'avance avant la prochaine phase du jeu.
-Maintenant, dit-elle, ils vont nous sortir leur dernier atout.
Kise tend son poing à Midorima. Il sait qu'il doit lui laisser sa place pour les derniers instants car il est le seul qui pourra faire face au dernier américain du cinq majeur qui n'était pas encore rentré dans la zone, Johnson, l'arrière.
Et dire que Midorima est motivé de se confronter à un tel joueur est bien peu dire.
-Vous avez moins de deux minutes, dit Louise, pour marquer à jamais l'histoire du Basket. Vous avez moins de deux minutes pour devenir les Champions du Monde, vous avez moins de deux minutes pour battre les meilleurs joueurs du monde.
Tous les regards qui se tournent vers elle éclatent de la même énergie.
Banc des Etats-Unis
Miller fulmine face à ses joueurs. Il est en colère ! Cette partie, elle devrait déjà être gagnée et tout est à refaire !
-Davis, à quoi tu joues ? Je croyais que tu arrivais à le maîtriser, cet Akashi ! Est-ce qu'il faut que je te laisse sur le banc ?
Les yeux de Nathan s'agrandissent de stupeur et c'est Lasalle qui prend sa défense :
-Coach, la dernière passe, c'est de ma faute, pas celle de Nate.
Davis l'empêche d'en dire plus d'un geste.
-Coach, dit Davis, je viens juste de comprendre comment les Japonais s'y sont pris.
Miller décide de lui donner sa chance et écoute.
-Premièrement, il faut que l'on neutralise ce petit passeur et deuxièmement, que l'on utilise à fond notre dernier avantage, dit-il en regardant Johnson.
L'Arrière lève les yeux au ciel. Il aurait pu rentrer dans la zone depuis le début du quart-temps mais Davis lui avait demandé de se restreindre pour pouvoir jouer à fond les dernières minutes du jeu. Il avait accepté à contre cœur pour le bien de l'équipe.
Mais ça lui avait coûté de voir les Japonais revenir à égalité sans réagir.
-Nate, demande Johnson curieux comment on va arrêter le petit passeur ? Il est complètement insaisissable.
Davis hoche la tête, oui le petit passeur est insaisissable. Mais il est aussi plongé dans la zone et il peut presque plus l'entendre que le voir. Il n'aura aucun mal à le marquer.
-Je m'en occupe.
08 : 11
96-96
Toute la foule est debout, prête à supporter son équipe jusqu'à la dernière seconde quelle que soit l'issue de ce match.
Avant même la reprise du match et dans un même souffle, Midorima et son adversaire plongent dans la zone, prêts à tout donner pour leur équipe pendant ces dernières secondes du match.
Pour l'engagement, Davis mène la marche. Les Japonais ont choisi une défense en zone, seul Johnson est marqué individuellement par Midorima qui ne lui laisse aucune marge de manœuvre.
La raquette est fermée et la possibilité d'un trois point difficile.
Davis se contente d'un sourire.
Ils ne sont pas nombreux, ceux qui ont vu Johnson dans la zone, mais il allait surprendre son monde.
Sans réfléchir, il passe. Un ballon définitivement trop haut et trop sur le côté pour son arrière. Il est obligé de sauter en se déséquilibrant pour atteindre la balle. Mais au moment où il l'atteint dans les airs, il la lance dans un angle impossible et la trajectoire est parfaite..
Johnson ne sait peut-être pas marquer de n'importe où sur le terrain comme Midorima. Mais il peut marquer dans n'importe quelle position dès qu'il est proche de la ligne des trois points.
Midorima, puis tous les joueurs et la foule dans les tribunes restent sans voix devant ce panier improbable.
Davis se tourne vers son arrière avec une certitude, la partie est pliée.
09 : 08
105-96
Tribunes
Stephen Curry et Joël observent dans un silence choqué Johnson évoluer sur le terrain.
Aidé par le jeu impeccable de ses équipiers, il vient d'enchaîner trois paniers à trois points dans des positions toutes plus improbables que les autres. D'une main derrière l'écran de Midorima à la façon d'un simple panier dans la raquette ou dans les airs après des sauts si déséquilibrés qu'il finit à chaque fois par tomber sur le parquet. Juste avant de crier sur son meneur « C'est quoi cette passe ! » sans pouvoir masquer son sourire car la victoire n'a jamais été si proche.
Mais le marquage de Midorima est parfait et Davis n'a pas d'autre choix.
Stephen Curry et LeBron James voient la coach du Japon s'avancer pour demander un temps mort. Mais un seul coup d'œil sur le terrain la dissuade.
Terrain
Kuroko n'écoute ni les murmures incrédules de la foule, ni ne s'attarde sur la lueur de désespoir qui danse dans les yeux de ses équipiers.
Une fois les Américains dans la zone, il n'avait pas pu utiliser son contre. Il avait dû observer longuement et attendre une opportunité. Le seul qu''il avait réussi à cibler est Lasalle. Il est tout en puissance mais il n'est pas rapide.
Alors que Davis fait une passe à Lasalle, il est prêt à intervenir.
En un éclair, il vole le ballon et passe à Midorima qui envoie un de ces tirs hallucinant qui traverse dans sa course folle tout le terrain de part en part avant d'atterrir parfaitement dans l'arceau.
09 : 17
105-99
Aomine se tourne vers Midorima puis Kuroko.
Ce panier allume une étincelle d'espoir, qui embrase tout sur son passage. Il y a longtemps qu'il a dépassé ses limites dans la zone mais il tiendra bon jusqu'à la dernière seconde.
La porte qui mène à la seconde zone, il la voit, il l'effleure, il peut la pousser. Il n'y a plus de gardien. Mais elle est trop lourde. Tellement lourde.
Soudain, il sent une main sur son épaule. Kagami est à ses côtés, devant la porte.
La porte est trop lourde pour lui tout seul mais face à eux, elle s'ouvre presque toute seule.
Il connaît bien la zone mais ça... c'est indescriptible.
Le temps se dilate sous son regard et il se sent connecté à chacun de ses équipiers comme jamais, la vision d'Akashi, la présence fantomatique de Tetsu, la puissance d'un Midorima impatient.
Quant à Kagami, alors qu'il tend son poing, il peut voir une puissance incroyable se dégager de lui comme des volutes d'énergie brute qui s'échappe de tout son corps.
Personne ne peut s'opposer à ça. Pas même les Américains.
Banc du Japon
Enfin !
C'est la seule pensée qui traverse l'esprit de Louise.
Elle avait pensé que Kagami finirait par y arriver, elle n'avait pas osé espérer qu'Aomine et Kagami y arriveraient en même temps.
Les frères Wright, qui s'avancent vers la raquette, sont dans la zone depuis tellement longtemps qu'ils commencent à montrer des signes de fatigue. Une passe un tout petit peu maladroite est l'occasion parfaite pour Kuroko, qui dévie la balle sur Aomine.
La contre-attaque n'est pas aussi rapide qu'elle l'aurait espéré et la défense américaine a le temps de se réorganiser dans la raquette...
Jusqu'à ce qu'elle se rende compte que c'est exactement ce qu'ils voulaient. Johnson a laissé Midorima en arrière et une fois que son duo a attiré toute l'attention dans la raquette, Kagami passe à Kuroko qui envoie une de ses passes qui traversent la moitié du terrain en direction de Midorima qui tire un trois point qui fait lever toute la tribune.
09 : 32
105-102
Défense !
Défense !
DEFENSE !
Alors que Davis s'avance en terrain adverse, il tient dans les mains le ballon qui pourrait sceller le match.
Les Américains ne doivent pas marquer.
Aomine observe la scène comme si elle se déroulait au ralenti. Dans la seconde zone, il accède facilement à la vision du match d'Akashi et le respect qu'il avait toujours eu pour son capitaine vient de monter d'un cran.
Soudain, il se rend compte que, contrairement à son jeu habituel, Davis va foncer directement au panier. Et ça, personne ne l'avait vu venir.
Personne sauf Kuroko...
Il n'a pas le temps de le contrer mais il se met sur son trajet, exactement comme il l'avait fait contre lui pendant son match contre Seirin.
Davis ne le voit pas, bouscule Kuroko dans une faute offensive et le ballon change rapidement de main.
Kuroko, à terre, mal en point, est vite remplacé par Kise.
Aomine le regarde sortir du terrain inquiet. Tetsu est solide mais il s'est pris un sacré coup. Mais il lui retourne un regard sans faille presque dur.
Cette étincelle d'espoir que tu as allumée dans nos cœurs, Tetsu, je ne vais pas la gâcher ! Compte-sur-nous !
Il tend instinctivement son poing à Kagami, qui est prêt à se battre jusqu'à la dernière seconde.
09 : 38
105-102
Ballon en main, Aomine ressent comme un manque le fait d'avoir perdu les capacités de Tetsu mais il peut ressentir toutes les potentialités que le style de Kise rajoute au jeu.
C'est presque enivrant.
Cette fois, Johnson ne va pas lâcher Midorima des yeux une seule seconde. Quant à Kise, il est derrière les bras impressionnants de Lasalle.
Les Américains jouent le temps. S'ils ne peuvent rentrer ne serait-ce qu'un panier dans la raquette, ils ne reviendront pas au score et ils auront le dernier ballon.
Mais ils doivent être prudents, avec la faute provoquée par Tetsu, ils sont à neuf fautes d'équipes. La moindre faute supplémentaire leur coûterait deux lancers francs.
Aomine n'en revient pas de pousser la réflexion aussi loin alors qu'il est dans cet état. Ce sont tous les calculs d'Akashi qui s'imposent à lui, naturellement.
Et Akashi a un plan.
Il sait ce qu'il doit faire.
Il espère juste qu'il aura le temps de le faire.
Sans plus de réflexion, il s'élance. En voulant à tout prix éviter une faute dans la raquette, la défense américaine est moins intense et il marque sans problème.
Les Américains ont aussi un plan et la balle pour vingt-quatre secondes.
09 : 48
105-104
Balle en main, Davis regarde les dernières secondes défiler.
Ils sont dans la meilleure configuration possible. Ils ont la balle, le petit voleur de ballon est sur le banc et ils ont plus de temps qu'il n'en faut pour temporiser le jeu.
Kise et Midorima sont marqués de prêt.
Pas de trois points de dernière minute ne viendrait bousculer leur match.
Mais il se retrouve seul avec les frères Wright face à Akashi et les deux ailiers qui viennent de renverser le match gagné à moins d'une minute de la fin.
Pas de fautes !
S'il fait une faute maintenant, il s'en voudra toute sa vie.
Aomine sourit...
Entre les deux jumeaux, la grosse brute qui saute dans le tas et celui qui utilise la subtilité et la ruse, Davis n'a qu'un seul choix.
Akashi l'avait compris dès la première seconde.
09 : 57
Akashi fonce sur le ballon, interceptant la passe entre les Américains.
Il passe la balle à Aomine, qui court vers le camp adverse sous les encouragements délirants de la foule qui font vibrer tout le stade.
Toutes les caméras, tous les présentateurs qui commentent le match, d'où qu'ils viennent, sont en train de crier dans leurs micros.
Les Américains ne se laissent pourtant pas avoir et se replient en défense à une vitesse surhumaine. Ils sont déjà sur Aomine.
Ca aussi, Akashi l'avait prévu.
09 : 58
Aomine doit puiser dans ses dernières forces pour suivre le plan et attendre une seconde de plus avant de passer à Kagami, démarqué, qui claque un dunk monstrueux au moment même où la dernière seconde du match s'écoule.
Et sur un buzzer beater qui rend la foule complètement folle, le Japon remporte d'un point sa première coupe du monde de basket.
10:00
Etats-Unis/Japon
105-106
