Bonsoir ! Désolée de ne pas avoir pu poster ce chapitre plus tôt, j'étais plutôt malade cette semaine. Enfin, je compte publier un autre chapitre dans la semaine donc... considérez ceci comme un cadeau ;) je ne veux pas vous faire attendre longtemps haha.
Kelewan : Merci d'avoir laissé un commentaire ! Je suis ravie que le chapitre précédent t'ait plu :)
Le train s'arrêta. La gare de King's Cross s'était matérialisée devant eux. Albus s'élança dans le couloir, suivi par Scorpius, et Freida, et Augustus, qui marchait gravement, et enfin Phebe, qui luttait pour sortir sa malle du porte-bagage. Il sauta du train.
Le quai était bondé. Partout où il posait les yeux, Albus voyait des gens. Il reconnut certains visages, des camarades de classe qui s'éloignaient dans la foule. À quelques mètres de là, Albus vit Dominique échangeait des adieux avec ses amies de Poufsouffle. Elle avait gagné le concours. L'an prochain, elle quitterait Poudlard pour dix mois. Albus se retourna avec Augustus. Son visage s'était assombri, mais il gardait les yeux rivés droit devant lui.
-Ma mère est là, dit Augustus avant de s'éloigner.
-On se voit pendant les vacances, pas vrai ? lui demanda Scorpius.
Il ne lui répondit pas. Déjà, il disparaissait parmi les sorciers.
-Il vit vraiment mal le fait de rester à Poudlard, fit remarquer Albus.
Phebe secoua la tête.
-Non, je crois qu'il s'est fait une raison là-dessus.
-Alors pourquoi est-ce qu'il a l'air si triste ?
-Car Dominique part, elle.
-Qu'est-ce que tu veux dire ? Qu'il aurait préféré qu'elle perde ?
Phebe secoua la tête.
-Il aurait préféré qu'elle reste, corrigea-t-elle.
Elle s'apprêtait à rajouter quelque chose mais se tut.
-Oh, on devrait peut-être s'éloigner, suggéra Freida alors que Thomas Braxley approchait de leur groupe.
Elle attrapa Albus et Scorpius par les bras et les entraîna à plusieurs mètres de là, près d'une colonne. Albus passa sa tête d'un côté et jeta un regard vers Thomas et Phebe.
-Ne les espionne pas ! le réprimanda Freida.
Mais elle finit par l'imiter et à pencher sa tête du même côté. Seul Scorpius eut la décence de rester immobile.
Ils parlaient, et Albus ne put s'empêcher de remarquer que Phebe semblait plus détendue que d'habitude. En même temps, sa tension devait avoir atteint un point de non-retour il y a quelques semaines, lorsqu'elle avait envoyé cette beuglante dans la Grande Salle. Quoiqu'il en soit, elle ne rougissait pas, ne souriait pas bêtement, et semblait formuler des phrases entières. C'était plus que ce qu'il ne l'avait jamais vu faire.
Ils parlèrent comme ça un moment, et puis Thomas s'éloigna. Avant de partir, il se retourna, et embrassa Phebe sur la joue. C'est à ce moment-là qu'elle rougit. Il quitta la voie. Phebe les rejoignit en courant.
-Oh mon Dieu, répétait-elle. Oh mon Dieu.
-Phebe, respire, la charria Albus.
-Reprends ton calme, recommanda Freida.
Phebe laissa échapper un cri suraiguë. Et puis elle tourna la tête et aperçut son père et son frère, dans la foule. Elle s'apprêtait à partir pour aller les rejoindre, sautillant encore sur place, mais sembla se rappeler qu'ils étaient là. Elle se jeta à leur cou quelques secondes, étrangla un salut, et puis s'éloigna.
-Eh bien... elle a l'air heureuse, fit remarquer Freida. Bon. Je vais devoir y aller aussi...
-Albus ! Tu es là. Bien. Viens, nos parents nous attendent.
C'était Rose. Elle avait surgi de nul part, il lui semblait, et maintenant elle l'entraînait à l'écart par le bras.
-Dis bonjour à ton père de ma part, Scorpius, lança-t-il une dernière fois avant de se laisser disparaître parmi la masse de sorciers.
Là, il se retourna vers Rose.
-Tu me fais mal, grimaça-t-il.
Rose prit un air coupable et lui lâcha le bras.
-Désolée, dit-elle.
-Tu vas bien ?
-Oui. On te cherche depuis que le train s'est arrêté, c'est tout.
-D'accord, dit Albus. Mais tu vas bien ?
Il n'avait pas vraiment eu le temps de discuter avec sa cousine, ces derniers temps. Encore moins depuis qu'elle avait rompu avec Scorpius. Rose paraissait fatiguée, triste un peu, comme défaite mais en bonne santé. Elle força un sourire.
-Oui, dit-elle. Normalement, j'ai réussi mes BUSEs. Et toi ?
-J'espère.
-L'épreuve pratique de Défense contre les Forces du Mal... commença-t-elle.
-Tu as mis combien de temps ?
Rose fit un effort de mémoire.
-Cinquante minutes, répondit-elle au bout d'un moment. Je suis tombée sur des créatures des eaux. Et toi ?
-Une heure cinq, se lamenta Albus. Mon tunnel était plein de mannequin en bois. Genre... il y en avait à chaque mètre.
Rose l'entraîna encore plus profondément dans la foule, pour qu'ils se retrouvent finalement face à un groupe de sorciers. Albus y vit sa mère, son oncle Ron, Hugo et Lily, pas loin, et James, discutant un peu à l'écart. Les autres sorciers, c'était des journalistes.
L'avantage d'avoir James, c'était qu'il savait comment les occuper. Rose et Albus se glissèrent sans encombre jusqu'à leurs parents.
-Salut Albus !
-Bonjour, oncle Ron, bredouilla-t-il en retour.
Il se tourna vers sa mère. Celle-ci lui adressa un sourire et posa ses mains sur ses épaules pour pouvoir le regarder dans les yeux.
-Ça va, Albus ? s'enquit-elle. Tes BUSEs se sont bien passés ?
-Oui, répondit-il, car il ne pouvait pas penser à une réponse sincère qui soit courte.
Il suivit sa famille en dehors de la voie 9¾. Il ne savait pas ce que les moldus devaient penser, d'un groupe d'inconnus qui marchait entouré de paparazzi. En tout cas, ils étaient toujours autour de James, et l'attention ne semblait pas le déranger. Parfois, la conversation qu'il leur tenait parvenait aux oreilles d'Albus :
-Oui, Gryffondor a fini deuxième de la Coupe de Quidditch. Il faut bien laisser leurs chances aux Serdaigle, vous voyez. Si vous voulez mon avis, le problème, c'était pas l'équipe c'était les stratégies défensives. Gryffondor a toujours été bon en attaque, c'est bien connu. Non, notre problème, c'est comment nous nous défendons. On encaisse des buts toutes les deux minutes...
Finalement, ils parvinrent à la voiture. James accorda un dernier sourire aux journalistes.
-Désolé, je ne prends plus de questions, dit-il. Mais nous serons en Papouasie cet été pour suivre la Coupe du Monde, si vous êtes toujours intéressés.
Il rentra dans la voiture et ferma la portière. C'était une voiture moldue qui avait été agrandi par magie. Elle était plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Albus se retrouva coincé entre Lily et Rose. Ils commencèrent à rouler.
-Tu étais obligé de leur dire où nous allions passer nos vacances, James ? demanda oncle Ron.
Il grimaça.
-Ils l'auraient appris d'une manière ou d'une autre. Comme je leur ai déjà donné l'information, ça va faire la une demain et ils en parleront pendant dix jours. Je viens de nous accorder une semaine de repos.
Il y eut un silence. Albus regarda son frère. Il avait laissé sa tête reposer contre la vitre. Il était beaucoup plus intelligent qu'il l'avait laissé présager au fil des années. C'était sûrement méchant, mais Albus était surpris.
-Alors, quoi de neuf à Poudlard ? demanda oncle Ron après un moment de trajet.
James se lança dans un résumé détaillé de plusieurs minutes sur tous les plus infimes changements qu'il avait vu se produire au fil des mois. C'était dingue à quel point il aimait parler. Lorsqu'il eut fini, il y eut un silence.
-Sinon, on a un nouveau professeur d'Etude des moldus, dit Albus.
James soupira et leva les yeux au ciel.
-Tu es vraiment la seule personne de cette famille à avoir voulu prendre cette matière, se lamenta-t-il.
-Non, se défendit Albus. C'est pas si mal. Et le professeur est bien. C'est Mr. Thomas.
-Oh, laissa échapper sa mère. J'adore Dean.
-Qu'est-ce qu'il devient ? demanda oncle Ron.
-Eh bien... il est professeur d'Etude des moldus.
-Et comment va Seamus ? reprit son oncle.
-Qui ça ?
Mais, déjà, il s'était détourné de lui.
-Tu penses qu'il aura du temps libre, pendant les vacances ? lui demanda Ginny.
-C'est probable, marmonna Ron. Je lui enverrais une lettre une fois rentré.
Le trajet dura en tout une vingtaine de minutes. Ron, Hugo et Rose descendirent au coin d'une rue, et la mère d'Albus se gara devant le parc qui se tenait face à leur maison. Ils descendirent et entrèrent.
Elle était dans l'exact même état qu'Albus l'avait laissée.
oOo
-Alors ? Tu lui as parlé ?
Albus se tenait sur le palier du premier étage. Sa sœur était devant la porte de sa chambre, à quelques mètres de lui.
-J'en reviens, répondit-il. Je ne suis pas... Je suis pas très fier, mais...
-C'est un moldu, lui dit sa sœur avec un sourire réconfortant. Et... tu es Albus Potter. Ça ne pouvait pas bien finir.
-Je sais, marmonna-t-il. Mais... Ed est gentil. Il méritait mieux.
-De quoi vous parlez ?
James venait de sortir de sa chambre. Il avait la bouche pleine et tenait dans sa main un beignet à moitié entamé. Malgré ça, Albus sentit son souffle se couper.
-Rien, répondit-il.
La sonnerie retentit.
-Oh ! s'exclama Lily. Ça doit être oncle Bill et tante Fleur. On devrait descendre.
Les diversions de Lily n'étaient pas subtiles, mais Albus lui en fut reconnaissant. James avala les restes de son beignet, et ils descendirent les marches. Déjà, leur mère ouvrait la porte.
Oncle Bill et tante Fleur étaient des gens occupés. Ils travaillaient à Gringotts la plupart du temps. Avec la Coupe de Quidditch qui approchait, ils avaient obtenu quelques semaines de vacances. C'est pour ça que leur mère avait insisté pour qu'ils viennent les voir.
Fleur avait noué ses cheveux en une natte. Elle avait un grand sourire et avait un bras autour de la taille d'oncle Bill. Dans leur famille, Albus avait entendu à peu près tout le monde se disputer au moins une fois. Il avait déjà vu oncle Ron et tante Hermione se disputer oncle George et tante Angie, parfois oncle Percy et tante Audrey étaient divorcés ses propres parents étaient aussi divorcés - mais tante Fleur et oncle Bill semblaient être les seuls qui n'avaient jamais traversé de périodes difficiles. Oncle Bill avait de longues cicatrices qui s'étendaient sur tout son visage, mais il n'avait pas l'air de s'en soucier et en faisait même des blagues, parfois. Ses cheveux étaient également attachés, car ils étaient aussi longs que ceux de tante Fleur. Ils les saluèrent brièvement, et puis Ginny les entraîna vers le salon.
Lily avait déjà serré Louis dans ses bras et l'avait entraîné vers l'étage. Lily était proche de Louis : ils étaient de la même année à Poudlard. James, lui, se tourna presque aussitôt vers Victoire.
-Alors, ce mariage avec Teddy ? demanda-t-il avec un sourire narquois.
-J'étais sûre que tu allais aborder le sujet, se lamenta-t-elle.
-Allez, viens, l'incita James en l'entraînant par le bras vers le salon. J'ai tout un planning de prévu, si ça peut te dépanner. Je connais une journaliste de la Gazette qui...
Et il ne resta plus qu'Albus et Dominique. Ils restèrent debout, en silence, un moment. Albus n'avait jamais été très proche de Dominique.
-Tu vas à la soirée de Scorpius ? lui demanda Dominique pour briser le silence.
-Je suis son meilleur ami.
-Oui, bien sûr, dit-elle. Mais tu aurais pu avoir quelque chose de prévu.
C'était un bon point, même si Albus était presque sûr que si la date ne lui convenait pas, Scorpius aurait décalé la soirée.
-Il a invité tout le monde ?
-Beaucoup de gens, répondit Albus. C'est pour fêter la fin des BUSEs. Son père n'est pas là pendant cinq jours, donc il en profite.
Dominique hocha la tête et le silence revint.
-Bravo pour... ton séjour d'un an au Brésil, dit alors Albus.
-Merci, fit Dominique avec un sourire. C'était pas facile, mais... merci.
Et, comme ils étaient toujours debout dans le Hall, Albus se résigna à dire :
-Tu veux qu'on aille dans ma chambre ? Il y a des sièges.
-Pas de problème, répondit sa cousine. J'adore les sièges.
Ils montèrent les marches. Albus poussa la porte et prit place sur la chaise de son bureau. Dominique resta debout et balaya sa chambre du regard. Elle pointa du doigt son poster de My Chemical Romance.
-Cool, se contenta-t-elle de dire.
-Tu connais ce groupe ? demanda Albus d'un air étonné.
Elle rit.
-Je suis leur première groupie, dit-elle en lui adressant un sourire malicieux.
Albus resta muet sous la surprise. Dominique continua son inspection et s'approcha des photos qu'il avait sur sa commode, et son visage se crispa un bref instant lorsqu'elle reconnut Augustus sur l'une d'elle. Albus se demanda s'il devait intervenir. Finalement, il dit :
-Tu devrais lui parler.
-Comme si je n'avais pas essayé, se plaignit-elle.
-Alors, il devrait te parler.
-J'aimerais bien.
Elle se laissa tomber sur le lit d'Albus.
-Tu l'aimes bien, fit-il remarquer.
-Augustus est... gentil, dit-elle, mais tout en prononçant ce dernier mot comme s'il renfermait une dizaine de sens différents.
-Alors vous devriez vous parler. Avant que tu partes pour le Brésil. Tu pars quand ?
-En août, répondit Dominique.
-Avec Howell Fidget, souligna Albus. Amuse-toi bien
Dominique grimaça, comme si la perspective ne l'enthousiasmait pas.
-Et Carey Bramer, renchérit-elle.
Albus sentit son poing se crisper.
-Et Carey Bramer, répéta-t-il, comme à lui-même.
-Tu ne l'apprécies toujours pas ?
-Je le déteste.
Dominique rit, comme si Albus venait de raconter une bonne blague.
-Ouais, approuva-t-elle. Carey est un con. Je lui collerai mon poing dans le nez au Brésil, pour ton honneur.
-Merci, Dom', j'apprécie le geste, fit Albus.
Elle lui adressa un sourire, et puis elle redevint silencieuse. Elle poussa un soupir.
-De toute façon, ça ne sert à rien. Augustus sort avec Eligah.
Albus se mordit la lèvre.
-En fait... commença-t-il. Ils ont rompu juste après les BUSEs.
Dominique redressa brusquement la tête.
-Quoi ? Tu es sérieux ?
-Oui. Il me l'a dit.
-Tu es sûr de toi ?
-Oui, Dom'. Il me l'a...
-Il te l'a dit ?
-Oui.
Dominique s'apprêta à poser une autre question, mais elle sembla brusquement à court. Sa bouche était restée ouverte. Elle se secoua la tête, reprit ses esprits, et baissa les yeux de manière à ce qu'Albus ne puisse pas voir son expression.
Elle resta un moment comme ça, en silence, si bien qu'Albus laissa ses pensées divaguer. Après plusieurs minutes, Dominique releva la tête et le regarda.
-Et toi ? Tu... Tu es en couple ?
-Eh bien...
Albus soupira. Et puis, sans même savoir pourquoi il lui expliquait tout ça, il se mit à parler d'Edmund comment il l'avait rencontré, l'été dernier, les moments qu'ils avaient passé ensemble, pendant les vacances, et enfin comment et pourquoi il avait rompu avec lui, ce matin-même. Dominique savait écouter. À la fin, elle hocha la tête en silence, comme si elle comprenait.
-C'est pas facile, avec la Gazette et les autres journaux qui sortent des articles sur nous chaque semaine au moins, lui dit-elle. Tu as bien fait. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'un d'entre eux ne remonte la piste et vous expose dans je-ne-sais-quel quotidien. C'était mieux de rompre. Pour toi, et pour lui.
Albus se mordit la lèvre.
-J'espère, marmonna-t-il.
Il entendit un tapotement contre le carreau de sa vitre et détourna la tête. C'était un hibou. Il soupira et s'apprêta à aller ouvrir, mais Dominique l'arrêta d'un signe de la main. Elle ne quittait pas l'animal des yeux.
-Attends, dit-elle. Il vient de Poudlard.
Et Albus se figea. Ce fut finalement Dominique qui alla ouvrir. Il y avait deux lettres. Dominique les prit toutes les deux. Elle ne semblait pas stressée, et Albus se demandait bien pourquoi. C'était les BUSEs, après tout. Et puis il comprit. Après tout, si Dominique avait gagné, c'est qu'elle avait une bonne note. Sûrement.
Elle se retourna, lui les adresses sur les enveloppes, et en tendit une à Albus. Il ne l'a pris pas.
-Tu... Tu peux l'ouvrir pour moi ? Ménage-moi, s'il te plaît.
Dominique lui adressa un sourire indulgent. Elle retourna s'asseoir sur le lit.
-Pas de problème, dit-elle.
Elle ouvrit les deux enveloppes. Elle commença par la sienne.
-C'est mauvais à quel point ?
Dominique rit.
-Albus, dit-elle. Ce n'est pas mauvais. Certaines sont même vraiment bonnes.
-V-Vraiment ? s'étonna-t-il.
-Albus, tu as réussi tes BUSEs.
Sur ce, elle lui donna sa lettre. Albus la saisit avec des mains tremblantes.
Arithmancie O
Astronomie A
Botanique P
Défense contre les Forces du Mal A
Etude des Moldus A
Histoire de la Magie P
Métamorphose E
Potions A
Sortilèges A
-Tu as réussi, Albus, lui dit Dominique. Tu as tes BUSEs.
Et voilà ! Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
A bientôt :)
