Avant dernier chapitre :D

Manon : C'est bientôt fini donc que du mignon maintenant :D mdr

Hachiko 97412 : J'ai pensé à toi tu verras mdr

Appartement-Brooklyn

Un coussin plaqué contre ses oreilles, Magnus, allongé sur le lit, fusillait Alec du regard. Le bébé n'arrêtait pas de pleurer depuis des heures et le sorcier était à bout de nerfs.

- Je te jure, Alec, fais-le taire ou j'utilise ma magie dessus pour qu'il s'endorme !

- Ça pourrait le tuer ! S'offusqua Alec.

- Si tu ne le fais pas taire, c'est vous deux que je tue !

Le néphilim leva les yeux au ciel, et continua à bercer l'enfant dans ses bras.

- Il sent ton stress !

- Je ne suis pas stressé !

- Arrête de hurler, tu lui fais peur !

- Je lui fais peur… Répéta Magnus, exaspéré. C'est toi qui me fais peur ! Je t'avertis, calme-le ou je vais dormir chez Catarina !

- Je sais pas ce qu'il a… Fit Alec, qui n'avait rien écouté à ce que son amant lui avait dit, à lui-même.

- Je sais pas moi, donne lui à manger, change sa couche, raconte lui une une histoire, n'importe quoi !

- Pour ton information, je l'ai déjà changé et il a pris son biberon il n'y a même pas une heure !

- Alec ?

- Quoi ?

- Je viens de passer une semaine à m'occuper de marmots de ton espèce, alors s'il te plaît, j'aimerais passer une nuit calme et paisible !

- C'est pas moi qui a des pouvoirs magiques !

- Des pouvoirs magiques ? Sérieusement ?

- Ben quoi ? Tu appelles ça comment toi ?

- Je… Je sais pas, je… Laisse tomber ! Passe-le-moi !

Alec fit la moue.

- Non…

- Commence pas !

- T'es énervé !

- Ouais, alors passe-le-moi avant que je ne m'énerve encore plus !

Le néphilim lui passa l'enfant à contre cœur.

- Pire qu'une maman poule ! J'hallucine ! Lui fit le sorcier.

Il prit le bébé dans ses bras, et l'emmena dans sa chambre, avant de l'allonger dans son berceau. Il claqua des doigts et les peluches de son fils s'envolèrent dans les airs, puis tournèrent au-dessus du berceau. Le petit Max ouvrit de grands yeux émerveillés, et ses pleurs cessèrent. Magnus resta près de lui jusqu'à qu'il s'endorme, lui caressant tendrement la joue.

- Comment t'as fait ?! Lui demanda Alec.

Magnus lui fit signe de se taire et de retourner dans leur chambre.

- Pouvoirs magiques ! Répondit Magnus face au regard interrogateur de son amant.

- Oh ça va, hein ! Ne la ramène pas !

- Tu commences vraiment à…

Le sorcier se figea. Alec lui souriait à pleine dent et…nu. Magnus l'attira à lui.

- J'en ai marre de toi !

- Je sais ! Monsieur le sorcier est très, très fatigué…

Le néphilim embrassa la peau de son cou, tout en se frottant contre lui.

- Mon dieu… Moi qui croyais que tu étais un garçon raisonnable et innocent…

- Hum, je le suis… Mais là j'ai envie de toi…

- Je vois ça…

- Tu décides quoi ? Tu dors ou… tu me fais l'amour ?

- Hum, je sais pas….

Il le souleva dans ses bras et l'allongea sur le lit, le surplombant.

- Je dormirais plus tard…

Le lendemain matin- Pandémonium

Lorsque le sorcier pénétra à l'intérieur, il alla directement s'allonger sur une des banquettes du carré VIP. Sam préparait déjà le club pour le soir.

- Cat' et Raphaël ne sont pas arrivés ? Demanda Magnus à son employé.

- Non… Je ne savais pas qu'ils devaient passer…

- Pour tout te dire, j'ai appris ça il y à peine une heure…

- Ils t'ont tiré du lit ?

- Ça se voit tant que ça ?

- Un peu, oui !

- Hum… Comment ça se fait que tu sois tout seul toi au fait ? Ils sont où les autres ?

- Rentrés chez eux !

- Je les paye vraiment à rien faire ! Je vais les virer, ça va leur faire bizarre !

- Augmente plutôt mon salaire, ça devrait être suffisant !

Magnus bailla.

- Hum...On verra…

Il allait s'endormir, lorsqu'il sentit une présence au-dessus de lui.

- Dégage, Raphaël…

- Comment tu as su que c'était moi ?

- L'odeur de la mort !

Loin d'être vexé, Raphaël approuva avec fierté.

- Magnus, ne me dis pas que tu as fait la fête hier soir au lieu de t'occuper de ton fils ? Lui demanda Catarina, une pointe de reproche dans la voix.

Le sorcier ouvrit un œil.

- Quel fils ?

Catarina haussa les sourcils.

- Le bébé sorcier que ton mari a recueilli et que tu as accepté d'adopter ! Lui fit Raphaël.

- Ouais, et ben ce n'est pas mon… Oh merde, si ! C'est mon fils !

- Oui, c'est ton fils ! Répétèrent le vampire et la sorcière.

- Il fait chaud là, non ?

- T'as pas l'air bien Sorcier, qu'est-ce qui se passe ?

- Lâche-moi, Raphaël !

- Je peux pas ! Je suis désolé, mais te savoir marié et avec des enfants, c'est à mourir de rire !

Le sorcier leva les yeux au ciel.

- Mais le plus drôle, je crois que ça reste quand même l'arrivée de ton papaaa !

- Ce n'est pas mon père ! Et je te prierai d'éviter le sujet, parce que en général ça me met de très, très, mauvais poil !

- Dommage, parce qu'il est là !

- QUOI ?!

Magnus se redressa aussitôt, regardant paniqué autour de lui, avant de se rendre compte que Raphaël lui faisait une blague. Ce dernier éclata de rire, suivi de Sam, et même Catarina laissa échapper un sourire moqueur.

- Très drôle ! Vraiment !

- Faut te détendre ou tu vas finir par nous faire un malaise !

- J'ai pas dormi de la nuit, alors tu vois, là, je suis pas d'humeur !

- Et qui est en cause ? Ton charmant mari ou le bébé ? Les deux peut-être ? Lui demanda Catarina, riant à moitié.

- Humm…

- Tu sais si tu veux survivre aux dix prochaines années, et encore je suis gentil, il va te falloir choisir entre le sexe et le pouponnage !

- Je ne pouponne, pas !

- Tu parles, je suis sûr que tu vas être un vrai papa poule !

Magnus s'allongea à nouveau.

- Évite le mot « papa » s'il te plaît, Cat'… Fit-il d'un ton las. Ça me donne la nausée…

- Et sinon : combien de temps as-tu mis avant de dire « oui » à Alec pour l'adoption ? 5 minutes ? Demanda le vampire.

- Je dirais plutôt que ça se compte en secondes ! Renchéri Sam.

- Ah la ferme ! Vous vouliez quoi au fait ? A par vous foutre de moi, bien sûr !

- Rien ! Répondirent-ils.

Le sorcier tourna le regard vers son amie :

- Toi, t'es une traître !

Elle lui envoya un baiser de la main.

- Moi aussi je t'aime !

Ils éclatèrent tous de rire, même Magnus.

Flash Back- Inde

Magnus regardait son amant, ou plutôt l'admirait. Il était magnifique… En fait, il le trouvait de plus en plus beau chaque jour qui passait. Il devrait bientôt rentrer, il le savait, et ça le déprimait quelque peu. Pendant deux mois, il avait eu le vrai Alec, complètement décontracté, qui ne pensait plus à son foutu travail de chasseur d'ombres. D'ailleurs, la tenue noire et cuir avait disparu. Il ne l'avait pas vu une seule fois. Ce soir-là, il portait d'ailleurs un jean et une chemise blanche, légèrement ouverte et qui laissait voir son torse musclé. Il avait mis les traditions de son peuple à la poubelle, au plus grand bonheur de son amant. Le soleil qui descendait doucement sur le Gange, illuminait ses yeux bleus. Le néphilim, s'apercevant que le sorcier le mangeait du regard, lui sourit. Magnus dut se retenir de ne pas lui sauter dessus. Alec s'avança vers lui et frôla ses lèvres des siennes.

- Tout va bien ?

- Comment tu fais ça ?

- Comment je fais quoi ?

Magnus caressa tendrement sa joue.

- Tu me fais t'aimer chaque jour un peu plus… Je ne pensais pas pouvoir aimer quelqu'un autant… Je ne pensais même pas que c'était possible…

Alec prit la main gauche du sorcier dans la sienne, entremêlant ses doigts aux siens. Un rayon de soleil couchant illumina leurs anneaux, et le néphilim aurait juré les avoir vus s'illuminer le temps d'un cours instant.

- Ma vie est liée à tout jamais à la tienne, mon cœur battra pour l'éternité au même rythme que le tien… Mon amour…

- On est vraiment obligé de rentrer ?

Le chasseur d'ombres lâcha sa main pour prendre son visage en coupe :

- Peu importe l'endroit, ce qui compte c'est qu'on soit ensemble ! Ici, ou là-bas, mon amour pour toi demeurera inchangé !

- Je n'en doute pas une seule seconde !

- J'espère bien…

- Alec, je crois que si je pouvais, je t'épouserais une deuxième fois !

- Hum, c'est tentant ! On serait obligé de refaire une lune de miel, et un voyage de noces…

- Exactement…

- C'est tentant…

- On pourrait peut-être sauter l'étape cérémonie et passer directement à la lune de miel, non?

- Oui, mais d'abord on va manger…

- A une seule condition !

- Laquelle ?

- Je veux que tu sois mon dessert….

Plus tard

Alec mordit sensuellement dans une fraise, jetant un regard aguicheur à son amant, qui se mordit la lèvre. Pour le moment, il le laissait faire, il se vengerait plus tard.

- Tu te rends compte qu'on a quand même passé deux mois à faire pratiquement tout le temps l'amour ?

- Tu exagères mon ange… On a visité des tas de choses !

- « Visité » n'est pas le mot je crois !

Magnus sourit : effectivement, ce n'était pas le mot. Loin de là même. Oh certes ils étaient allés dans des lieux extraordinaires, magnifiques, magiques, mais ça avait toujours fini de la même manière : des gémissements et des cris de plaisir. Alec commença à en faire l'énumération :

- A Paris, la tour Eiffel : on a fait l'amour dans l'ascenseur ! Égypte : je pense que le sarcophage de Ramsès se souvient encore de nous !

- C'était un faux, je tiens à préciser !

- Sans blague ? Tu crois que je t'aurais laissé me prendre sur un véritable sarcophage avec une momie à l'intérieur ?

- Honnêtement ? Oui !

- Pervers ! Bon, ensuite il y a eu quoi : ah oui, l'Argentine ! Alors là je crois que c'est le pire : on n'a jamais quitté le bateau !

- Si, une fois !

- Oui, et on n'est pas allé plus loin que la plage où tu m'as fait l'amour pendant des heures !

- Vu comment tu hurlais, tu n'avais pas l'air de t'en plaindre !

- C'est vrai, je reconnais !

Alec éclata de rire. Magnus lui vola la fraise qu'il avait dans les mains et la mit dans sa bouche.

- Hey, c'était à moi ça !

- Plus maintenant !

Le néphilim lui fit une mine boudeuse.

- J'ai l'impression que tu as bu trop de champagne mon cœur…. Lui fit remarquer Magnus.

- Change pas de sujet ! J'avais pas fini ! Alors il reste quoi : l'Écosse…

- Là, il n'y a rien eu, je suis resté sage !

- Tu rigoles là, j'espère ?

- Quoi ? Bon d'accord, j'avoue, il y a peut-être eu un petit truc dans la grange… Mais à peine !

- Ça compte quand même ! Milan, Londres, j'en parle ou pas ?

- Ahhh Londres ! Mon plus beau souvenir ! J'ai toujours adoré l'Abbaye de Westminster !

- Son confessionnal surtout, non ?

- Oui, aussi ! Pas très confortable quand même !

Alec l'attira à lui et colla ses lèvres aux siennes.

- On pourrait peut-être allonger la liste….

- Pas le choix, tu as promis que tu serais mon dessert…

- Dans ce cas, si j'ai promis…

Le néphilim s'allongea sur le dos, penchant la tête en arrière, laissant le champ libre à son amant d'explorer la fine peau de son cou.

- Tu me fais confiance ?

- Oui ! Fais-moi tout ce que tu veux !

Magnus ricana.

- Tu as définitivement trop bu !

- A peine….

Le sorcier lui sourit.

- Allonge toi, je reviens…

Alec le retint alors qu'il se levait du lit.

- Tu vas où ?

- Chut, tu verras… Bouge pas… Tu t'allonges, tu fermes les yeux, et tu m'attends… T'endors pas, ce serait dommage !

Le chasseur d'ombres se mordit la lèvre et le regarda sortir de la chambre. Il enleva sa chemise et s'allongea. Magnus avait raison, il avait trop bu et sa tête commençait un peu à tourner. Mais il se sentait bien, très bien même… Il sursauta tout d'un coup en sentant quelque chose de chaud, qu'il n'arrivait pas à identifier, se poser sur son ventre. Il voulut ouvrir les yeux, mais le sorcier le lui interdit. Il sentit alors ses lèvres remonter le long de son torse, puis elles vinrent se poser sur les siennes. Elles avaient un doux goût de…

- Chantilly ? Demanda Alec en ouvrant les yeux.

Magnus grogna.

- Ferme les yeux !

- Mais…

- Comment ça se fait que tu n'écoutes jamais rien ?

- Parce que je suis un mauvais garçon… Fit-il en se léchant les lèvres.

- Tu es sûr que c'est que du champagne que tu as pris ?

- Non, de la drogue aussi !

Le sorcier se décomposa et Alec éclata de rire.

- Tu verrais ta tête ! Je rigoleeee !

- Toi je te jure que tu vas regretter ce que tu viens de faire !

Magnus claqua des doigts et Alec se retrouva attaché.

- J'ai l'habitude !

- Oh non, crois-moi, tu n'es pas habitué à ce que je vais te faire…

- Tu vas faire quoi ?

- Tu verras bien… Sois sage…

- Promis…

Alec lui fit un sourire aussi innocent que possible, et Magnus du se retenir de ne pas le prendre sauvagement, là, comme ça. Reprenant un peu ses esprits, il banda ses yeux. Il sourit en entendant le néphilim râler.

- Maisss ! Je veux te voir !

- Sauf que moi j'en ai décidé autrement… Laisse-toi faire mon amour…

- Je pourrais te le faire moi aussi ?

Le sorcier hésita. Son cœur tambourinait fort dans sa poitrine.

- S'il te plaît Magnus… Fais-moi confiance autant que je te fais confiance…

Alec avait raison. Si le chasseur d'ombres pouvait accepter qu'il l'attache après ce qu'il avait vécu avec Jonathan, il pouvait bien le laisser bander ses yeux à son tour la prochaine fois.

- D'accord… Si t'es sage, je te laisserais faire…

- Je suis toujours sage !

Magnus le fit taire d'un baiser. Il laissa ses doigts glisser le long de son corps. Il prit un peu de chantilly qui restait sur le corps du jeune homme, et la lui mit sur les lèvres. Alec suçota ses doigts. Le sorcier enleva leurs vêtements et promena à nouveau ses mains, dont des flammes bleues en sortaient, sur le corps du chasseur d'ombres qui commençait déjà à pousser de petits gémissements, tirant sur ses liens. Le sorcier lui écarta les lèvres et approcha les siennes. Une fumée bleutée les traversa et pénétra à l'intérieur de son amant, qui gémit un peu plus fort .

- C'é… c'était… quoi ?

- Chut…. Laisse-toi faire…

Le néphilim gémit. Il le sentait partout en lui, sur lui, pourtant il était certain que le sorcier ne le touchait même pas. Il n'en pouvait déjà plus : il avait chaud, se sentait planer… Il voulait le toucher, il en avait besoin pour retourner à la réalité.

- Dé… détache-moi…

- Non… Laisse-toi aller, laisser ma magie opérer…

- J'ai… chaud…

- Ah oui ?

Alec sentit alors quelque chose de froid glisser le long de ses cuisses, largement ouvertes, frôler son sexe beaucoup trop tendu, et remonter sur son ventre. Loin de le refroidir, il eut encore plus chaud.

- En.. encore… Se surprit-il à demander.

Il n'obtient pas ce qu'il voulait, mais ce fut encore mieux. La langue de son amant sur son corps le rendait dingue. Il voulait voir, il voulait le toucher, et n'arrêtait pas de gigoter.

- Mag… nus… s'il te plaît…

- Hum… Tu sais que j'aime quand tu gémis mon nom…

- Détache-moi et je le gémirais autant que tu veux…

- Oh non… Tu vas rester attaché jusqu'au bout et je te garantis que tu vas gémir mon nom quand même… Tu vas même le hurler….

Ces paroles excitèrent deux fois plus le jeune homme, qui s'arquait de plus en plus sous lui. Cela eut pour effet de faire frotter son sexe contre celui de son amant, arrachant un gémissement à ce dernier, qui faisait déjà tous les efforts du monde pour ne pas lui faire l'amour immédiatement. Alec sourit, un brin provocateur.

- Tu veux jouer à ça ?

- Hum… Je te veux….

Il souleva la tête pour essayer de capturer les lèvres du sorcier, mais ce dernier se recula puis lui murmura à l'oreille :

- Tu paries combien que j'arrive à te faire jouir sans te toucher ?

- T'y arrivera pas !

- Hum tu ne devrais pas en être aussi sûr…

Il claqua des doigts à nouveau et de nouvelles flammes bleues vinrent parcourir le corps de son jeune amant puis s'enroulèrent autour de son intimité. Alec poussa un petit cri de plaisir et Magnus arrêta tout.

- Encore…

- Non…

- Si…

- Supplie-moi…

- Rêve !

Magnus ricana.

- J'arrête alors…

- Non ! Surtout pas ! Continues… S'il te plaît…

Le sorcier recommença et le corps du néphilim se tendit un peu plus, et il tira un peu plus fort sur ses liens. Magnus, craignant qu'il ne finisse par se blesser, plaça ses mains sur ses poignets ligotés.

- Chut, calme-toi… Tu vas te faire mal…

- Magnus… S'il te plaît…

- Ne bouge pas, ok ?

- Oui…

- Bien…

Il relâcha ses poignets et descendit sur son corps. Il mit un coup de langue sur son sexe et contrairement à ce qu'il avait promis, Alec bougea le bassin. Magnus le maintenu en place en posant ses deux mains sur ses hanches, et prit son intimité en bouche, faisant des vas et viens dessus, la caressant avec sa langue. Le chasseur d'ombres gémissait de plus en plus. Sentant qu'il allait venir, le sorcier stoppa ses gestes et laissa les flammes magiques s'occupaient de lui. Alec tira une nouvelle fois sur ses liens et le sorcier le détacha. Aussitôt, le néphilim enroula ses bras autour de son cou, se serrant contre lui alors qu'il libérait son plaisir entre eux. Ce fut ce moment-là que Magnus choisit pour le pénétrer, ne lui laissant aucune minute de répit.

- Oh putain.. Magnus….

- Alexander…

- Hum…. Continues…

Le sorcier enleva le bandeau sur les yeux de son amant.

- Regarde-moi….

Il accéléra ses coups de reins, et réussit à faire venir une deuxième fois le chasseur d'ombres en même temps que lui. Essoufflé et en sueur, il captura les lèvres de son amant. Celui-ci tremblait. Il se sentait ailleurs, il avait du mal à revenir à la réalité. Le sorcier ne cesserait jamais de le surprendre.

- Alec ? Ça va ? Lui demanda Magnus.

Il commençait à s'inquiéter. Peut-être qu'il y était allé un peu fort… Il examina les poignets du jeune homme. Un peu rougies, mais rien de grave.

- Faut toujours que tu tires dessus ! Lui reprocha-t-il en les embrassant.

- Tu… tu veux bien me serrer dans tes bras ?

Magnus leva les yeux vers lui. Des larmes perlaient dans les yeux bleus azur de son amant.

- Heyy…

Il se mit sur le côté et l'entraîna dans ses bras, le serrant contre lui, caressant ses cheveux, et lui déposant de doux baisers sur ses tempes. Il lui caressa la joue et sentit qu'elle était humide.

- Chut… Ne pleure pas… Excuse-moi, je ne voulais pas te faire mal…

- C'est pas ça….

Les sanglots remplacèrent les larmes, jusque-là timide, qui coulaient sur ses joues. Magnus le serra un peu plus contre lui.

- Chuutt, calme-toi… Dis-moi ce qu'il y a…

- Je.. t'aime ! Voilà… ce qu'il y a ! Je… suis… fou amoureux de toi ! Réussi à articuler Alec entre deux sanglots.

Le sorcier ne put s'empêcher de sourire.

- Je sais ça, mon ange… Pourquoi tu pleures ? J'aime que tu sois fou de moi…

- Oui… Mais… J'ai peur.. de te perdre…

- Oh mon cœur, ne t'inquiète pas pour ça ! Tu ne me perdras pas, jamais !

Magnus essuya ses larmes et embrassa son front.

- Arrête de pleurer…

- Je veux pas rentrer !

- Alors on ne rentrera pas !

- Tu promets ?

- Oui… Allez, dors, tu es crevé, et probablement un peu saoul…

- Tu me gardes dans tes bras, hein ?

- Oui, je reste là, près de toi… Dors mon ange…

Présent- Appartement- Brooklyn

- Pourquoi tu lis le journal des terrestres ?

- Parce que figure-toi que c'est là-dedans qu'on en apprend le plus sur notre monde !

Alec, appuyé contre le comptoir de la cuisine, une tasse de café à la main, feuilletait le New York Times. Magnus faisait les cent pas dans la pièce.

- Tu veux bien te détendre ?

- Non !

- C'est pas la première fois que tu le vois, je ne comprends pas pourquoi tu te mets dans un tel état !

- Et moi je ne vois pas pourquoi je dois le voir !

- Parce que c'est ton père !

- L'appelle pas comme ça !

- Tu es le premier à le faire, mon amour !

- Hum ! C'est pas une raison !

Alec leva les yeux au ciel.

- C'est toi qui l'as invité je te rappelle !

- Je sais… Je dois être maso… ou fou ! Oui, c'est ça, tout ça est en train de me rendre dingue !

Abandonnant sa lecture, Alec l'enserra de ses bras.

- Tu n'es pas fou, tu es juste un peu perdu, en pleine contradiction émotionnelle !

- J'aime pas ce mot !

Le néphilim sourit.

- Allez, ça va bien se passer….

- Tu ne voudrais pas rester ?

- Non, j'emmène notre fils voir Izzy ! Et si je ne le fais pas, et bien.. tu sais ce que je risque !

- Hum…

La sonnette de la porte d'entrée retentit. Magnus lança un regard désespéré à Alec.

- Tu voudrais pas… Commença le sorcier.

- Non ! C'est ton père, il va pas te manger !

- Tu me le paieras !

- Ouais, c'est ça ! Allez, vas-y !

Attrapant un verre d'alcool au passage, le sorcier se décida enfin à aller ouvrir la porte. Une main sur la poignée, il se décomposa et lâcha son verre, qui tomba au sol en se brisant.

- Impossible… Murmura-t-il. Je savais que je devenais fou…

Il se passa une main sur le visage, et regarda à nouveau la personne en face de lui.

- Impossible… Répéta-t-il.

A suivre

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