Bonsoir à tous.
Je dois avouer que je suis très déçue du chapitre précédent. Surtout la partie finale, mais c'est sans doute parce que ça fait longtemps que j'imagine précisément comment ça se passe, j'avais vraiment hâte de l'écrire. Quoi qu'il en soit je suis soulagée de n'avoir aucun retour négatif sur l'affrontement dans l'infirmerie, c'est sans doute juste moi qui en attendait beaucoup trop.
Bref, voilà le nouveau chapitre. Guerre de Poudlard, partie 3/4. Bonne lecture !
Wendy : Ahah, la réaction de Severus, je la voit d'ici ^^ Pour le combat, je te laisse constater par toi-même
Mrs Elizabeth Darcy31 : Merci beaucoup. Ca serait bien si tu en avais. Je n'ai aucune proposition de personne :'(
Fantomette34 : Ca fait vraiment plaisir d'avoir de telles reviews, merci beaucoup. Je vais continuer à faire de mon mieux
Chapitre 54 : Agenouillez-vous devant moi
Quelques minutes après avoir quitté l'infirmerie, Harry et Hermione entendirent des cris, des hurlements, des noms de maléfices et des explosions. Les deux sorciers accoururent en direction des bruits et constatèrent ce qu'ils redoutaient : les mangemorts étaient entrés à Poudlard. Sans qu'ils ne s'en rendent compte, le délai donné par Voldemort s'était écoulé, et l'attaque commençait.
Ils arrivèrent rapidement près du lieu de l'affrontement et se joignirent rapidement à la bataille en constatant que les mangemorts se battaient contre Fred, Percy et Ron. Les quatre mangemorts qu'ils affrontaient se retrouvant brusquement en position d'infériorité, ils s'empressèrent de battre en retraire dès qu'ils le purent, non sans essayer de blesser au passage les jeunes sorciers. Tandis que l'un d'eux reculait, son capuchon glissa et révéla le visage du nouveau ministre de la magie, Thicknesse. Celui-ci tenta d'envoyer un maléfice à Percy, qui l'évita et répliqua rapidement, en touchant sa cible.
- Bonsoir monsieur le Ministre, s'exclama-t-il pendant que les autres essayaient d'arrêter les trois mangemorts afin qu'ils ne puissent rejoindre un autre lieu de combat. Vous ai-je informé de ma démission ?
L'un des fuyards s'écroula sous l'effet de plusieurs sorts de stupéfixion, néanmoins les deux derniers parvinrent à s'enfuir.
- De l'humour ! S'exclama alors Fred en riant. Tu as vraiment fait de l'humour, Perce… Je ne crois pas t'avoir entendu blaguer depuis…
Alors qu'en cet instant, tout danger semblait momentanément écarté, Fred fut coupé par un choc brusque et puissant. Avant même de réaliser ce dont il s'agissait, ils furent tous projetés en arrière, se protégeant comme ils le pouvaient. C'était trop rapide, trop soudain, trop violent. Le monde devint noir et silencieux pendant quelques secondes, avant qu'Hermione ne reprenne connaissance. Le moindre de ses membres semblait parcouru de vagues de douleur, comme si son corps ne supportait finalement plus d'avoir été tant maltraité cette nuit.
Entendant du mouvement non loin, la sorcière se força cependant à revenir sur terre et ouvrir les yeux. La première chose qu'elle remarqua, avec une certaine angoisse, ce fut le ciel. Le château avait été éventré, le couloir avait subit des dommages importants.
Mais avant qu'elle n'ait pu remarquer quoi que ce soit d'autre, un cri résonna dans la nuit. Un cri qui ne pouvait pas avoir été provoqué par une douleur physique. Hermione ferma les yeux pendant quelques secondes, puis, désormais plus calme et consciente de ce qui l'entourait, elle essaya de se dégager des gravas qui la recouvrait en partie. Dans l'opération, sa main rencontra sa baguette, par miracle intacte. Soulagée, elle la rangea puis continua de se dégager sans se préoccuper pour le moment des blessures qu'elle avait subi. Elle était en vie, lucide et capable de marcher, alors ce qui la préoccupait pour le moment était plus important que quoi que ce soit d'autre : il fallait qu'elle sache si Harry et les Weasley allaient bien.
En se relevant difficilement, elle vit Harry venir vers elle. Une partie de son visage couverte de sang, il boitait très légèrement et semblait un peu hébété. Il lui prit alors la main et ils s'approchèrent en titubant de l'endroit où les trois frères avaient été projetés par le souffle de l'explosion.
- Non… Non… non ! Fred, non !
Percy secouait énergiquement son frère par les épaules, seulement les yeux vides de Fred ne pouvaient pas mentir. Hermione ressentit pour la seconde fois en quelques heures cette sensation étrange de tomber dans le vide, d'être déconnectée de la réalité. C'était impossible. Pas Fred, pas lui, c'était impossible.
Elle n'entendit qu'à peine Harry crier à coté d'elle, et la réalité ne la rattrapa que lorsqu'elle se sentit projetée à terre. Ron et Harry l'avaient forcée à se coucher, tandis que Percy protégeait le corps de son frère alors que des maléfices volaient au dessus d'eux pour aller frapper le mur.
Difficilement, Hermione se remit sur ses pieds et aida Ron à en faire de même, pendant qu'Harry essayait de convaincre Percy de partir. Une fois debout, Ron, malgré les larmes qui coulaient lentement de ses yeux brillants de colère et de désespoir, tenta lui aussi de remettre son frère debout pour quitter ce couloir, bien trop dangereux à présent qu'une brèche y avait été pratiquée.
Entendant un son qui n'augurait rien de bon, Hermione se retourna soudain et ne put empêcher un hurlement de franchir ses lèvres en voyant l'immense masse noire qui essayait de s'engouffrer à travers l'énorme trou. Elle se recula sans quitter des yeux l'énorme araignée et sentit deux sortilèges la frôler avant d'aller frapper l'araignée, qui fut projetée en arrière. Encore sous le choc, Hermione se tourna vers Harry et Ron, croyant à peine ce qu'elle venait de voir. C'était donc ça, qu'ils avaient du affronter en seconde année ? Ils lui avaient bien parlé de véritables monstres, mais le fait d'en avoir une en face de soi était tout autre chose.
- Il en a amené d'autres ! cria Harry.
Hermione vit en effet que d'autres araignées géantes grimpaient le flanc du château. Les mangemorts avaient dû aller les réveiller pour qu'elles se joignent à la bataille. Harry et Ron lancèrent à nouveau d'une même voix le sortilège pour les repousser, projetant ainsi l'araignée en tête sur celles qui la suivaient, ce qui les fit toutes rouler jusqu'au bas de la muraille, hors de vue. Au même instant, de nombreux sortilèges volèrent au dessus de leurs têtes.
- On bouge ! MAINTENANT !
Harry la poussa ainsi que Ron devant lui, puis s'approcha de Fred pour l'attraper sous les aisselles. Percy, comprenant ce qu'il voulait, l'aida à déplacer le corps à l'abri, dans une niche qui abritait ordinairement une armure.
Dès qu'ils eurent fini, ils suivirent Ron et Hermione à travers le couloir, jusqu'à voir, à l'autre bout, dans la poussière des gravas et les débris des fenêtres brisées, des sorciers courir en tout sens, sans qu'il soit possible de discerner amis et ennemis. Arrivé plus près, Percy poussa un meuglement de fureur :
- ROOKWOOD !
Voyant Ron prêt à se mettre lui aussi en chasse du mangemort, Hermione l'attrapa et le poussa sans ménagement derrière une tapisserie, tout en demandant à Harry de la suivre. La sorcière dû luter contre Ron, tremblant de rage et de chagrin, qui essayait de sortir pour suivre son frère et essayer de se venger. A travers ses propres yeux embués de larmes, elle parvenait à peine à distinguer le visage de ses amis.
- Ecoute-moi… ECOUTE, RON !
- Non, se débattit-il, je veux aider… je veux tuer des mangemorts…
Hermione se retint de grimacer lorsque Ron, en se débattant, lui donna un violent coup dans le haut du ventre, cependant elle tint bon malgré tout.
- Ron, nous sommes les seuls à pouvoir mettre fin à tout ça ! Ron… s'il te plaît…il nous faut le serpent, insista-t-elle, tout en ne cessant d'essuyer avec sa manche en lambeau les larmes qui coulaient sur ses joues, on doit tuer le serpent !
- Je veux me battre !
- On va se battre ! Il le faudra bien pour atteindre le serpent. Mais il ne faut pas perdre de vue ce qu'on doit f-faire ! Nous sommes les seuls à pouvoir y mettre fin.
Bien que Ron sembla se calmer un peu à cette idée, elle ne le lâcha pas pour autant. Puis, tout en refoulant la terreur qui menaçait toujours de la submerger, elle se tourna vers Harry et inspira profondément :
- Il faut qu'on sache où se trouve Voldemort, puisque le serpent est sûrement avec lui, n'est-ce pas ? Vas-y, Harry, regarde dans son esprit.
Elle vit avec appréhension fermer les yeux, et eut l'impression que ce fut presque facile pour Harry d'entrer dans la tête de Voldemort. Comme si le lien devenait plus puissant. Etait-ce seulement à cause de la proximité géographique ou bien…
Hermione se secoua mentalement. Ron, le visage couvert de poussière et de sang, semblait toujours aussi furieux et haineux, mais au moins il ne paraissait plus vouloir se lancer en quête de vengeance, alors elle relâcha son étreinte avec un sourire d'excuse. Dès qu'il fut libre de ses mouvements, ils se plaquèrent de chaque coté du passage, près de la tapisserie. La bataille faisait désormais rage à quelque mètres, ils auraient quasiment pu décrire précisément qui était impliqué, et ce qui se passait. Baguette en main, ils étaient prêts à intervenir au cas où quelqu'un aurait envie de passer. Tant qu'Harry restait inconscient de ce qui l'entourait, ils devaient à tout prix le protéger.
Après quelques minutes, Hermione vit Harry avoir un violent haut le cœur et rouvrir les yeux. Il sembla fortement troublé de revenir à lui, probablement à cause des hurlements et des bruits de la bataille toute proche.
- Il est dans la cabane hurlante, expliqua difficilement Harry, encore un peu sonné. Le serpent est avec lui, entouré d'une sorte de protection magique. Il vient d'envoyer Lucius Malefoy chercher un mangemort pour lui. Jugson, je crois.
- Voldemort attend dans la cabane hurlante ? s'exclama Hermione. Il ne… participe même pas au combat ?
- Il croit qu'il n'en a pas besoin. Il pense que c'est moi qui vais aller le rejoindre.
- Mais pourquoi ?
- Il sait que je cherche les horcruxes. Et il garde Nagini avec lui. C'est évident que je vais devoir me rendre auprès de lui pour m'approcher du serpent.
- Bien, fit Ron en se redressant. Tu ne peux pas y aller, c'est ce qu'il veut, c'est ce qu'il attend. Tu vas donc rester ici avec Hermione, et moi je vais aller le chercher…
Hermione s'apprêta à protester, toutefois Harry fut plus rapide et lui barra le chemin.
- Vous restez là tous les deux. Je vais y aller sous la cape d'invisibilité et je reviendrais dès que je l'aurais…
- Non, l'interrompit Ron en haussant la voix. Il veut que tu viennes, il ne faut pas faire ce qu'il…
- Ron…
- Quoi Hermione, s'exclama-t-il, tu penses comme lui c'est…
- POTTER !
La tapisserie se déchira brusquement et deux mangemorts surgirent devant eux. Avant même qu'ils n'aient pu lever leurs baguettes contre le trio, Hermione leva la sienne et s'écria :
- Glisseo !
Les marches se transformèrent instantanément en un toboggan. Les trois élèves se retrouvèrent précipités en bas du passage, si rapidement que les maléfices lancés par les mangemorts les rataient et passaient loin au-dessus d'eux. Ils traversèrent la tapisserie qui masquait la seconde entrée du passage pour atterrir dans le couloir. Hermione leva sa baguette vers la tapisserie :
- Duro !
Le tissu se changea en pierre et presque aussitôt, deux craquements sonores se firent entendre alors que les mangemorts la percutaient violemment. Hermione eut à peine le temps de baisser son bras que Ron leur hurla de s'écarter. Ils se reculèrent dans l'embrasure d'une porte pour laisser passer un troupeau de pupitres mené à la baguette par le professeur McGonagall, laquelle ne sembla pas s'apercevoir de la présence du trio.
- Chargez ! s'écria-t-elle lorsqu'elle atteignit l'angle du mur.
- Harry, met la cape, s'exclama Hermione. Ne t'inquiète pas pour nous…
Le survivant déplia la cape, seulement il la déploya sur eux trois. Elle n'était pas assez grande pour les couvrir entièrement, toutefois parmi le scintillement des sortilèges, les gravats qui tombaient de toute part et la poussière qui emplissait l'atmosphère, il aurait été de toute façon difficile de voir leurs pieds.
Tandis qu'ils dévalaient l'escalier, Hermione songea à se qu'ils s'apprêtaient à faire. Clairement, Harry comptait se rendre dans la cabane hurlante. Pourtant ils ne pouvaient pas prendre ce risque. Ne se rendaient-ils pas compte ?
- Harry, fit Hermione à voix basse, à peine assez pour qu'ils l'entendent. On ne peut pas y aller !
- Il le faudra bien pour avoir le serpent, rétorqua Harry.
- Mais Ron avait raison, c'est ce qu'il attend de nous Harry. On ne peut pas se précipiter à sa rencontre, il nous aura tué avant même qu'on ait pu toucher le serpent !
Harry s'arrêta brusquement et la cape glissa en partie sur eux, dévoilant la quasi-totalité de leurs jambes.
- Ecoute, je sais que c'est un piège, d'accord ? Mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse d'autre ? On n'a pas le choix, il nous faut le serpent.
- Et on l'aura Harry.
- Comment ?
- Il pense qu'il te connait, qu'il prévoit très exactement ce que tu vas faire. C'est justement pour ça qu'il ne faut pas lui donner ce qu'il veut Harry. Si tu ne fais pas ce qu'il attend de toi, il faudra bien que ce soit lui qui vienne te chercher.
- Et combien de temps il faudra attendre Hermione ? répliqua Harry avec colère. Pendant tout ce temps, la bataille se poursuit et des tas de sorciers continuent à mourir.
Hermione sentit son estomac se torse, ayant déjà honte de ce qu'elle allait dire.
- Et après qu'il nous ait tués tous les trois Harry, combien de sorciers vont mourir à ton avis ? Combien de professeurs ou de membres de l'ordre vont être exécutés pour avoir essayé de nous aider ? Combien d'élèves vont être tués pour l'exemple ? Combien de sorciers seront assassinés pour s'être révoltés ? Regarde tous les sorciers qui sont venus ce soir Harry ! Tu crois vraiment qu'ils vont les laisser tranquille s'ils te tuent ? Tu crois vraiment qu'il va tenir parole ? Tu crois vraiment…
- CA SUFFIT ! s'écria Harry. Ca suffit, j'ai compris l'idée.
Avant de pouvoir ajouter quoi que ce soit, il trébucha en arrière en se prenant la tête. Hermione et Ron le retinrent pour qu'il ne tombe pas, puis remirent la cape correctement sur eux. Harry avait à nouveau fermé les yeux et ils essayèrent de le maintenir debout alors qu'il convulsait un peu. Cela dura quelques minutes, puis enfin Harry revint brusquement à lui, plus fortement secoué encore que les fois précédentes.
Ron et Hermione échangèrent un regard particulièrement inquiet, se demandant ce qu'il avait bien pu voir ce coup-ci. Ils lui laissèrent cependant le temps de récupérer avant de lui demander ce qu'il avait vu.
- J'étais dans la cabane hurlante. Avec cet autre mangemort, Jugson. Il l'a torturé, parce que Malefoy l'a attrapé dans le parc, en train de s'enfuir… Voldemort a dit qu'il lui avait pardonné sa dernière erreur, et qu'il l'avait même récompensé pour son acte, mais… pas cette fois. Il a fini par ordonner à son serpent de le tuer.
- Il ne l'a même pas fait lui-même ? s'indigna Ron.
Hermione fronça les sourcils, réfléchissant à ce qu'Harry venait de dire. C'était totalement illogique. Pourquoi Voldemort récompenserait et punirait un mangemort pour un seul et même acte ? Qu'est-ce qui pouvait avoir assez d'importance aux yeux de Voldemort pour récompenser un mangemort, même après une faute grave ?
- Non, rétorqua Harry avec un rire amer. Trop occupé à se vanter d'avoir enfin la pleine maîtrise de sa baguette.
- Il pense être le maître de la baguette ? répéta Ron.
Hermione comprit brusquement la raison de l'incohérence. Bien sûr. Il avait été récompensé pour avoir trouvé un traître d'envergure, et puni probablement parce qu'il s'en était chargé sans en informer au préalable Voldemort.
- Ce mangemort, c'est lui qui était persuadé avoir tué Severus, souffla-t-elle.
- Ouais, confirma Harry. Et maintenant qu'il pense être le maître, il va vouloir…
Harry fut brusquement coupé par une voix glaciale et aigüe, qui paraissait tellement proche d'eux que Voldemort aurait pu tout aussi bien se trouver juste derrière eux, sur le point de les tuer.
- Vous avez combattu vaillamment, dit la voix. Lord Voldemort sait reconnaître la bravoure. Toutefois, vous avez subit de lourdes pertes. Si vous continuez à me résister, vous allez tous mourir, un par un. Je ne souhaite pas que cela arrive. Chaque goutte versée d'un sang sorcier est une perte, un gâchis.
Hermione sentit Harry se raidir sous sa main, toujours posée contre son épaule. Elle-même sentit une vague de haine et de colère la submerger en entendant un tel discours.
- Lord Voldemort est miséricordieux. J'ordonne à mes troupes de se retirer, immédiatement. Vous avez une heure. Occupez-vous de vos morts avec dignité. Soignez vos blessés.
Il marqua une courte pause, si bien qu'Hermione cru un moment que c'était tout. Mais il reprit alors :
- Maintenant, Harry Potter, c'est à toi que je m'adresse. Tu as laissé tes amis mourir à ta place au lieu de venir m'affronter toi-même. J'attendrai une heure dans la forêt interdite. Si, lorsque cette heure sera écoulée, tu n'es pas venu à moi, alors la bataille reprendra. Cette fois, je me joindrais au combat, Harry Potter, je te trouverai, et châtierai jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme, jusqu'au dernier enfant qui aura essayé de te cacher. Une heure.
Dès que la voix s'évanouit, Ron hocha la tête en fixant Harry.
- Ne l'écoute pas.
- Ca ira, ajouta Hermione. Il faut qu'on trouve un plan.
Harry retira la cape qui les recouvrait.
- Vous l'avez entendu. Si on ne fait rien il va venir et tous les tuer. On n'a plus le choix.
Sans qu'Hermione ne puisse ajouter quoi que ce soit, il se mit à courir dans le couloir silencieux, si rapidement qu'ils eurent du mal à le suivre. Hermione sentait au fond qu'elle ne pouvait pas l'en empêcher indéfiniment, il avait raison au final. Ca devait arriver. Elle essaya alors de le rattraper, prête à lui avouer toute la vérité.
Prête à le laisser s'en aller.
Harry les entraina à travers tout le château jusqu'au grand escalier, qu'ils descendirent jusqu'au rez-de-chaussée. La plupart des couloirs qu'ils traversaient avaient subis des dommages importants. Des armures voyaient leurs morceaux éparpillés, des armoires, pupitres ou chaises se trouvaient en morceau au sol, les murs étaient éventrés en de nombreux endroits, projetant des gravas un peu partout, jusqu'à parfois boucher entièrement le passage. De temps à autre, la pierre se teintait de noir, tandis qu'une odeur cuivrée se mêlait à l'atmosphère lourde de poussière, de cendres et de suie. Des cadavres d'araignée gisaient en de nombreux endroits, ainsi que, occasionnellement, des corps de mangemorts.
Plus ils approchaient du grand hall d'entrée, plus les élèves, professeurs et sorciers qu'ils croisaient étaient nombreux. Certains d'entre eux remontaient dans les étages, mais le plus souvent ils semblaient tous se diriger vers la grande-salle. Entraînés et séparé par le flot de sorciers dans un escalier menant au rez-de-chaussée, Hermione et Ron perdirent un instant de vue Harry.
Ils le retrouvèrent, quelques minutes plus tard, immobile devant les doubles portes menant à la grande salle. Il fixait un point précis sans ciller, le visage teinté d'horreur. Ron et Hermione le rejoignirent et virent ce qu'il regardait. Toutes les tables avaient disparues, afin de faire de la place pour étendre les corps des sorciers d'ores et déjà tombés au combat. Les yeux écarquillés d'Harry restaient fixés sur deux d'entre eux.
Hermione mis la main devant sa bouche, retenant à grand peine une exclamation d'horreur. Tonks. Lupin. Difficilement, la jeune sorcière quitta le couple des yeux et regarda les nombreux autres corps. Juste à coté d'eux, celui de Fred, à peine visible, caché par sa famille qui l'entourait. Et tant d'autres. Parfois, des élèves qu'elle connaissait, qu'elle côtoyait quasiment tous les jours, parfois des sorciers et sorcières dont le visage ne lui disait strictement rien. Silencieusement, Ron s'éloigna pour aller rejoindre sa famille. Percy plaça un bras autour de ses épaules, tandis que les larmes coulaient de nouveaux sur ses joues.
Harry se recula de quelques pas, comme anéanti, comme s'il aurait voulu que cette salle et ses victimes disparaissent. Tremblante, Hermione recula également et le mena un peu à l'écart, sans qu'il n'oppose la moindre résistance.
Il n'y avait plus personne autour d'eux, le moment était venu.
Alors qu'Harry semblait incapable de parler, Hermione lui dit d'une voix qu'elle aurait voulue plus affirmée :
- Harry, je ne vais pas t'empêcher d'y aller. Seulement, avant, il faut que tu sache quelque chose…
Alors, d'une traite, car elle craignait de ne pas pouvoir continuer si jamais elle s'arrêtait ne serait-ce que pour prendre une inspiration, elle lui raconta sa discussion avec Killian, ce jour là, au bord du lac. Elle lui expliqua ce qui était vraiment arrivé à Godric's Hollow, la nature de son véritable lien avec Voldemort. Puis, elle termina en décrivant la seule et unique manière de détruire l'horcruxe qu'il portait en lui, et sa voix se brisa, tandis qu'elle ne put empêcher les larmes, qui attendaient au coin de ses yeux depuis le début de son récit, de couler.
Harry la fixa, les yeux vides de toute expression. Puis, sans un mot, il la prit dans ses bras et la serra contre lui. Secouée de sanglots silencieux, Hermione s'agrippa à son dos, serrant le tissu en parti déchiré de sa robe de sorcier dans ses mains fermées, comme pour l'empêcher de partir. Aucun d'eux ne prononça le moindre mot, ne faisant que se concentrer sur la réalité de la présence de l'autre entre leurs bras. Puis, elle le sentit s'écarter lentement d'elle, la contraignant à le lâcher à son tour. Il passa doucement la main sur sa joue pour y essuyer les traces de ses larmes, sans la quitter des yeux. Alors, il l'embrassa doucement sur la joue et, lorsqu'il se recula, il arborait un tendre sourire, tandis que ses yeux n'affichaient qu'une grande tristesse et de la résignation. Il n'eut pas besoin de le dire pour qu'elle le comprenne.
Je ne t'en veux pas.
Il se détourna alors et se dirigea vers la porte d'entrée du château, dans un mouvement qui sembla durer des heures. Lorsqu'il y arriva, il passa la cape d'invisibilité sur ses épaules, et disparu.
Il sembla à Hermione qu'elle resta là une éternité, fixant des yeux un point dans le vide, là où son ami venait de disparaître.
Elle ne réagit même pas lorsqu'on la secoua par l'épaule. Il fallut que la personne la gifle pour qu'elle reprenne ses esprits et se tourne vers la personne qui essayait de lui parler.
- Ginny ?
- Désolée, répondit la cadette Weasley. Tu semblais ailleurs, je n'ai trouvé que ça pour te faire revenir parmi nous.
Hermione haussa les épaules, et fuit le regard de Ginny, qui remarqua les traces humides et grises sur son visage.
- Hermione, ça va ? demanda-t-elle inquiète, en fixant le point qu'Hermione regardait un peu plus tôt, essayant de comprendre ce que son amie avait pu voir pour paraître autant bouleversée.
Non…
Hermione hocha la tête d'un mouvement aussi assuré que possible. Bien que Ginny sembla suspicieuse, elle ne posa aucune question et accepta, pour le moment, cette réponse.
- Bon, alors tu vas pouvoir m'aider. On ramène tout le monde dans la grande-salle.
Hermione acquiesça et accompagna Ginny dans le parc. Il faisait nuit noire, et il était très difficile de voir à ne serait-ce que deux mètres devant elles. Presque aussitôt sorties, elles croisèrent Olivier Dubois, qui portait Colin sur son épaule. Inanimé ou pire, impossible à dire. Colin avait dû revenir en douce au château, car il aurait dû se trouver parmi les élèves évacués. Il n'avait pas encore dix-sept ans.
Un peu plus loin, Neville portait comme il le pouvait le corps sans vie d'une sorcière blonde âgée d'une trentaine d'année. Hermione se précipita pour l'aider, laissant Ginny s'approcher pour sa part d'une jeune fille de son année, sans doute à peine majeure, qui sanglotait, agenouillée dans l'herbe.
Elle aida Neville à transporter le corps à l'infirmerie, néanmoins elle n'était absolument pas consciente de ce qu'elle faisait, laissant simplement Neville la guider, son esprit demeurant à des lieux de là. Elle essayait de ne pas penser à Harry, bien que ce soit peine perdue. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander où il se trouvait en ce moment, s'il parcourait la forêt à la recherche de Voldemort, s'il allait l'affronter bientôt.
Quand ils déposèrent le corps à coté des autres, dans la grande salle, le professeur McGonagall vint voir Hermione et lui proposa d'aller aider l'infirmière. La sorcière hocha silencieusement la tête et de dirigea vers l'estrade, où les blessés avaient été rassemblés.
Cependant, avant qu'elle n'ait pu atteindre le fond de la salle, elle fut interceptée par Luna, qui lui demanda si elle savait pourquoi Killian n'avait pas été vu lors de la bataille, s'il lui était arrivé quelque chose. La gorge nouée, avec la peur de craquer si jamais elle ouvrait la bouche pour répondre, Hermione ne put que secouer négativement la tête, et laisser la jeune Serdaigle, perplexe, derrière elle.
Sur l'estrade, trois sorcières et un sorcier, tous inconnus, secondaient madame Pomfresh pour l'administration des premiers soins. Cette dernière s'occupait seule de Firenze, allongé sur le flanc, ruisselant de sang et incapable de se relever. La sorcière dirigea Hermione vers un groupe de blessés non loin, dont personne n'avait encore eut le temps de s'occuper. Ils montraient des blessures assez importantes, toutefois aucun d'eux ne se trouvait en danger immédiat.
Sans plus attendre, Hermione s'approcha de l'un d'eux et détermina les blessures dont il souffrait, avant d'aller chercher les potions correspondantes dans le tas entreposés au milieu de l'estrade. Rapidement, Hermione se rendit compte qu'elle ne pouvait pas prodiguer des soins sans être totalement à ce qu'elle faisait. Obligée de ce concentrer sur les blessures dont elle s'occupait, elle s'interdit de penser à quoi que ce soit qui n'ait pas de rapport avec les gestes qu'elle accomplissait.
Les minutes filèrent sans qu'elle ne s'en rende compte, trop occupée à passer d'un blessé à l'autre. Bien que certaines blessures soient très importantes, effrayantes ou d'origines inconnues, grâce à l'habitude acquise lorsqu'elle s'occupait des garçons ou d'elle-même après leurs entrainements, les gestes de la sorcières restaient constamment assurés, précis, et elle faisait tout ce qu'elle pouvait pour limiter au maximum la souffrance des blessés.
Elle ne flancha qu'une seule fois. Jusque là, les blessures étaient infligées en majorité par des maléfices. Le corps pouvait être déformé, la chair découpée, ce n'était rien qu'elle n'ait déjà vu auparavant, bien qu'à moindre échelle. Seulement, elle se retrouva finalement à s'occuper d'un sorcier âgé d'une cinquantaine d'année, au bord de l'inconscience, incapable de faire le moindre mouvement. Ses vêtements étaient lacérés de toute part, sa peau couverte de profondes entailles, et un bandage rudimentaire écarlate tentait de limiter les dommages infligées à son épaule, dont une partie de la chair été à vif ou en partie arrachée. Des soins d'urgence lui avaient déjà été apportés, car il ne saignait pratiquement pas. Une femme, probablement sa fille, restait à ses cotés, terrifiée.
- Aidez-le, je vous en prie aidez-le, supplia-t-elle quand Hermione s'agenouilla à coté de lui.
Malgré sa répulsion face à l'aspect de la blessure et à l'odeur infecte qui s'en dégageait, Hermione essaya de comprendre rapidement ce qu'il avait, cependant cela ne ressemblait pas aux dommages infligés par un maléfice, les géants ne se battaient que par des coups brutaux, et les araignées ne pouvaient pas infliger ce type de blessures.
- Que lui est-il arrivé ?
- Un loup, siffla difficilement l'homme.
- C'était un loup-garou, se lamenta-t-elle. Il était intelligent, ça ne pouvait être qu'un loup-garou.
- Ne dis pas de bêtise, rétorqua le blessé. Ce n'est même pas la pleine lune.
- Mais…
- S'il vous plaît, intervint Hermione, écartez-vous, laissez-moi m'occuper de lui.
A contrecœur la sorcière descendit de l'estrade et rejoignit un des nombreux groupes qui s'était formés un peu partout dans la salle.
- Vous dites qu'il s'agissait d'un loup ? redemanda Hermione en attirant d'un accio plusieurs bouteilles.
- Je n'avais jamais rien vu de tel, assura-t-il à voix basse. Il est sortit de la forêt comme une flèche, je ne l'ai pas vu arriver. Et il a fallut une dizaine de maléfices, qu'il soit blessé à mort, pour qu'il batte en retraite. Il semblait anticiper les coups, sa manière d'agir était stupéfiante. Je ne savais pas qu'on pouvait trouver de telles créatures dans cette forêt…
- Moi non plus… admit Hermione.
L'homme se retint de se tordre de douleur quand elle commença à appliquer l'essence de murlap sur la blessure. Elle priait pour que cela n'aggrave pas les choses, puisqu'elle ignorait ce qu'était exactement cet animal. La plaie pouvait tout aussi bien contenir une sorte de venin, de poison, qui empêcherait la guérison ou se propagerait dans l'organisme pour faire Merlin seul savait quoi. Il fallait tout envisager, et Hermione aurait apprécié que l'infirmière puisse venir l'aider, seulement celle-ci était occupée à l'autre bout de la salle ; elle devait se débrouiller seule.
Tout en le soignant comme elle le pouvait, Hermione essayait de comprendre ce qui pouvait s'être passé, à quoi s'attendre. Elle n'avait pas entendu qui que ce soit mentionner un loup, personne d'autre ne paraissait présenter de telles blessures. Tout laissait penser qu'il n'y en avait qu'un, ce qui semblait illogique.
Les mangemorts l'avaient-ils amené avec eux ?
Elle repensa alors aux paroles de la jeune femme. C'était un loup-garou. Il était intelligent, ça ne pouvait qu'être un loup-garou. Elle comprit alors ce dont il s'agissait. Elle avait bien lu, longtemps auparavant, que des loups uniques en leur genre avaient été introduits au plus profond de la forêt : l'une des deux seules portées connue issue de deux loup-garou s'étant accouplés pendant leur transformation. Dumbledore avait permis qu'on les lâche dans la forêt, car ils n'étaient pas censés être agressifs, uniquement bien plus intelligents que la normale… Cet individu, trop violent, devait être une exception dans la portée, voilà pourquoi il n'y en avait eut qu'un. Les Carrow étaient sûrement tombés sur lui par hasard au début d'année et l'inciter à rester dans ce coin de la forêt. Voilà pourquoi ils envoyaient si souvent les élèves en punition dans la forêt. Et, réalisa soudain Hermione, sa présence avait dû déranger les espèces qui vivaient là ordinairement : a cause de cet animal, les licornes avait été contraintes à quitter leur territoire et s'approcher de la limite du domaine.
Voilà qui était rassurant. S'il s'agissait d'un loup ordinaire, inutile de craindre un poison ni quoi que ce soit qui puisse l'empêcher de refermer la plaie. Toutefois, il faudrait garder un œil sur cet homme, peut-être, comme Bill, développerait-il malgré tout quelques caractéristiques du loup-garou.
Tandis qu'Hermione s'occupait de lui, la voix glacée de Voldemort s'éleva une nouvelle fois du néant.
- Harry Potter est mort. Il a été tué alors qu'il prenait la fuite, essayant de se sauver pendant que vous donniez vos vies pour lui. Nous vous apportons son corps comme preuve que votre héros n'est plus. La bataille est gagnée. Vous avez perdu la moitié de vos combattants. Mes mangemorts sont plus nombreux que vous, et le Survivant est fini. La guerre ne peut continuer. Quiconque continuera à résister, homme, femme, enfant, sera éliminé ainsi que tous les membres de sa famille. Maintenant, sortez du château, agenouillez-vous devant moi, et vous serez épargnés. Vos parents, vos enfants, vos frères et vos sœurs vivront, ils seront pardonnés, et vous vous joindrez à moi dans un monde nouveau que nous reconstruirons ensemble.
La grande salle fut alors plongée dans un profond et lourd silence. Personne ne semblait ne pouvoir parler ou bouger. Tous se regardaient entre eux, incapables de croire à ce qu'ils venaient d'entendre. Il s'agissait sûrement d'un piège. Ce ne pouvait être qu'un piège. Harry n'avait pas pu s'enfuir. Harry n'avait pas pu être tué.
- Harry ne se serait jamais enfuit ! C'est un mensonge ! s'écria soudain Neville.
- Ils veulent nous attirer dans un piège, ajouta Seamus.
- Et si c'était vrai, s'il était mort ? dit une voix inconnue.
De nombreuses exclamations s'élevèrent soudain dans la grande salle, et il fut impossible de comprendre quoi que ce soit dans le vacarme qui régnait.
Cela dura bien quelques minutes insupportables, le professeur McGonagall sortit de la grande salle. Sans un regard pour l'homme à ses pieds, Hermione se redressa et traversa la salle en courant, précédée de peu par Ginny et Ron. Elle se trouvait encore dans le hall qu'elle entendit un cri venant du parc. Les trois élèves sortirent du château et se massèrent derrière la directrice, rapidement suivis par tous les autres survivants.
- Non !
- Non…
- Harry ! HARRY !
Hermione ne put s'empêcher de crier elle aussi d'horreur, comme Ron et Ginny. Quelque part, elle espérait peut-être encore qu'il s'en sortirait quand même… comme à chaque fois. Pourtant son corps reposait dans les bras d'Hagrid, qui se tenait à coté d'un Voldemort triomphant. Derrière eux, les mangemorts alignés se délectaient clairement des réactions que suscita la vue du survivant. La foule hurlait, vociférait des injures.
- TAISEZ-VOUS ! s'exclama Voldemort.
Il y eut un éclat de lumière, un bruit assourdissant, et Hermione se sentit réduite au silence de force. Sur ordre de Voldemort, Hagrid posa le corps d'Harry dans l'herbe, au pied de son assassin.
- Vous voyez ? Harry Potter est mort ! jubila-t-il. Comprenez-vous maintenant, vous qui vous berciez d'illusions ? Il n'était rien, il n'a jamais rien été, qu'un jeune garçon qui voulait voir les autres se sacrifier pour lui !
- Il vous a battu !
Le cri de Ron brisa le maléfice qui contraignait les défenseurs de Poudlard au silence, et à nouveau ils se mirent à crier, hurler des insultes et des protestations. Seulement le même phénomène se reproduisit, et de nouveau un sort les obligea à se taire.
- Il a été tué en tentant de s'enfuir subrepticement par le parc du château, reprit Voldemort, se délectant de son mensonge. Il a été tué en essayant de sauver sa propre vie.
A ces mots, Neville, la baguette à la main, jaillit de la foule, mais il n'eut le temps que de faire quelques pas avant d'être jeté au sol par un sortilège que lui lança Voldemort. La baguette vola jusqu'à Voldemort, qui la jeta au sol et éclata de rire.
- Qui est-ce ? Qui s'est porté volontaire pour montrer à quel sort doivent s'attendre ceux qui poursuivent le combat quand la bataille est perdue ?
Ce fut Bellatrix qui répondit, visiblement ravie qu'il s'agisse de Neville. Tandis que celui-ci tentait de se relever, Voldemort lui proposa de rejoindre les rangs de ses mangemorts.
- Je me rallierai à vous quand il gèlera en enfer ! répliqua Neville avant de s'exclamer : l'armée de Dumbledore !
De nombreuses exclamations lui répondirent, malgré le sortilège de mutisme.
- Très bien, dit Voldemort d'une voix veloutée. Si tel est ton choix, Londubat, ce sera sur ta tête, que ça se passera.
Alors que les survivants se lançaient des regards interrogatifs, ne comprenant pas le sens de cette phrase, ils virent bientôt le choixpeau magique voler vers Voldemort pour atterrir dans sa main tendue.
- Il n'y aura plus de répartition au collège Poudlard. Il n'y aura plus de maison. L'emblème, le blason et les couleurs de mon noble ancêtre, Salazar Serpentard, suffiront à chacun, n'est-ce pas, Neville Londubat ?
Il pointa sa baguette sur Neville, qui s'immobilisa de force, puis lui enfonça le choipeaux sur la tête, masquant jusqu'à ses yeux. Beaucoup de survivants sortirent leurs baguettes et s'apprêtèrent à attaquer, mais d'un même mouvement les mangemorts pointèrent leurs baguettes vers eux, les obligeant à rester tranquille.
- Neville va maintenant nous montrer ce qui arrive aux gens suffisamment sots pour s'opposer à moi.
A peine eut-il fini de parler, que Voldemort donna un coup de baguette au chapeau, qui s'enflamma. Neville se mit à crier, impossible de faire que ce soit. Cette vision tordit l'estomac d'Hermione, et provoqua des cris de protestations et de colère dans la foule massée devant les portes du château.
Plusieurs choses se produisirent en même temps. Un vacarme s'éleva au loin, provenant du mur d'enceinte de l'école. Des centaines de personnes semblaient se diriger vers eux, en poussant des cris de guerre, tandis qu'au coin du château, Graup apparu brusquement et appela après Hagrid. Les cris des géants amenés par Voldemort lui firent écho alors qu'ils s'élançaient vers lui, faisant tremblant la terre sous leurs pas. Parmi le vacarme les bruits de sabots furent à peine perceptibles, mais des volées de flèches s'abattirent soudain parmi les mangemorts qui rompirent les rangs avec des cris de surprise. Les survivants réagirent aussitôt et replongèrent dans la bataille, bousculant Hermione, qui perdit de vue Voldemort, Harry, Neville et le serpent qui flottait à coté de son maître, toujours enfermé dans sa cage transparente.
Et voilà. J'espère que les passages repris du livre ne vous ont pas dérangé. D'ailleurs, si vous notez des différences dans les dialogues, c'est normal, j'ai fait moi-même la traduction à partir du livre anglais.
N'hésitez pas à laisser un commentaire.
En attendant le chapitre 55, la semaine prochaine je publierais une nouvelle traduction. Je ne sais pas encore vraiment ce que sera, ni le fandom que cela concernera.
Vous pouvez suivre mes publications sur mon twitter, Fredi076, et sur mon tumblr, Fred076. Ils sont dédiés à 99% à mes fics et mes dessins, donc n'hésitez pas.
J'aimerai aussi beaucoup savoir quel genre de fic vous aimeriez lire. S'il y a des types de fics que vous aimeriez voir, je serais très curieuse de le savoir, ça pourrait me donner des pistes pour de futures traductions.
Je vous dis à la prochaine, bye ! :)
