Voilà :) Bonne lecture à tous, en espérant que cela vous plaira :D.
Lovlieka : :') Des larmes de joie, tes messages sont vraiment trop mignons.
Pour le numéro 1 : J'avoue que je commence à avoir peur, devrais-je apprendre l'araméen pour continuer ma fanfiction ? xD et faire des traductions intéressantes, ça serait drôle, non ? (mais infaisable !) x) Moi aussi j'aime Regulus, de plus en plus x)
Pour le numéro 2 : Et tu prévois, et tu prévois... Chkreugneugneu ! Laquelle des deux hypothèses ? xD Elles sont toutes les deux très bien ! A-t-il vraiment autant de courage ? xD Je me demande :P Encore merci pour tes messages :D j'espère que tu garderas la pêche à présent ! Biyou !
Sirius avait insisté pour m'accompagner jusqu'au bureau du professeur Shielderhood. En apprenant ma retenue il s'était contenté de rire, mais lorsqu'il avait appris la raison de celle-ci, son visage était devenu livide, puis il avait grimacé après quoi il s'était mis à maugréer quelques mots dans sa barbe, l'air ronchon.
Finalement en utilisant l'excuse des hordes de serpentards, malgré qu'aucun ennui n'ait été à signalé ses derniers jours, il m'avait supplié, pardon m'avait proposé de veiller sur moi jusqu'au bureau de Monique.
Silencieux depuis notre descente du septième étage, il se décida à m'adresser la parole lorsque nous franchîmes le seuil du couloir du second.
« Je te rappelle que c'est lui qui t'a mis dans cette situation.
- Laquelle ?
- Les maisons de Sang-purs de Grande Bretagne, me rappela-t-il avec une grimace
- Il m'aidera, ce n'est qu'une soirée après tout… Je devrais bien réussir à y survivre, non ?
- Tu ne t'inquiètes vraiment pas ? Tu n'es donc pas au courant que la plus part de ses familles comptent dans leur rang des mangemorts, dois-je te rappeler que c'est à cause d'eux que tu t'es retrouvée ici, en sang devant Poudlard ? Tu aurais pu mourir si nous n'avions pas été là ! Tu préfères te jeter dans la gueule du loup ? Tu crois que tu ne risques plus rien ? Et si le mangemort qui t'a agressé est présent à cette soirée ?
Quelle jolie tournure de phrase « te jeter dans le gueule du loup » étant donné que lorsque j'avais débarqué en ces lieux, un Remus légèrement irrité par la pleine lune avait été sur le point de me dévorer.
- Et bien ça ! Si tu avais autant de chose à me dire, peut-être que nous aurions pu commencer cette conversation en sortant du couloir, m'amusai-je en fixant la porte du bureau du professeur Shielderhood. Je pense que je n'ai vraiment aucune raison de m'inquiéter vis-à-vis du mangermort qui nous a attaqué mon amie et moi.
Et ça tu ne te doutes pas à quel point !
« En attendant si tu veux bien ? lui-dis-je en le décalant d'un coup de coude du devant de la porte. J'ai une retenue ! Tu viendras me chercher ? Au cas où de vilains mangemorts assoiffés de mon sang se décident à me prendre par derrière dans un coin sombre de Poudlard ? »
Il me regarda surpris, fit une moue hésitante puis lança en haussant les épaules : « J'y serais, mais seulement pour regarder
- Pervers ! » grinçai-je alors qu'il s'éloignait tranquillement me saluant d'un petit geste de main confiant.
Le bureau du professeur était d'une taille indéterminée, il pouvait passer pour grand mais tous les murs étaient recouverts d'une quantité incroyable de livres, ce qui réduisait l'espace et le rendait étouffant. Au centre de la pièce en triangle se trouvait un minuscule bureau aux pieds maigrichons qui semblaient sur le point de se briser devant l'étrange tas volumineux qui se trouvait au-dessus.
C'était tout sauf ce à quoi je m'attendais ! Pour moi cette femme avait une allure parfaite, nette, au centimètre près ! Alors comment pouvait-elle laisser une telle pagaille dans son lieu de travail ?
Au-dessus d'une petite porte qui devait mener à ses appartements, trônait un diplôme, sur une certaine qualification en magie ancienne ? Écarquillant les yeux je m'en rapprochai comme je pouvais, me dressant sur la pointe des pieds pour mieux y lire.
Je ne m'étais pas trompée, c'était belle et bien un diplôme d'anciennement dans la magie ancienne !
« Y a-t-il quelque chose d'étonnant ? demanda une voix derrière moi
- Madame ! m'exclamai-je en me retournant prise sur le fait. Non j'étais juste en train de regarder votre diplôme, je ne pensais pas qu'en étant diplômée de magie ancienne, vous pourriez être professeur de défense contre les forces du mal… ».
Elle me regarda étonnée, ses sourcils dans un angle étrange, alors qu'elle contournait d'un pas élégant son bureau en désordre pour me rejoindre.
Ses cheveux étaient soigneusement coiffés comme à son habitude, elle portait une longue robe pourpre boutonnée jusqu'à sa gorge, sortant ses mains des longues manches de velours, elle entremêla ses doigts fins en se positionnant à mes côtés.
« Je n'étais pas à proprement dit fait pour devenir professeur de défense contre les forces du mal, dit-elle en redressant les épaules, dois-je vous rappeler qu'avant cela j'étais aurore ? Vous n'êtes sûrement pas au courant, vous qui venez de France, ce diplôme je l'ai passé durant ma formation d'aurore, je trouvais que c'était un bon complément… Et ça a été le cas, extrêmement constructif !
- Auriez-vous entendu parler d'un sort pour passer d'un monde à un autre ? »
Elle se tourna vers moi, une grimace moqueuse sur ses traits, « Pardon ?
- Je… Je ne faisais qu'une proposition, je n'ai rien dis… » murmurai-je en baissant les yeux.
Elle dégagea son poignet des épaisseurs de tissu de sa manche et fronça les sourcils en fixant sa montre d'un air agacé.
« Votre camarade me semble en retard, à moins qu'il ne vous ait abandonné ? »
Mais à peine eut elle finit sa phrase que la porte s'ouvrait dans un grand boum, sur un Regulus essoufflé aux joues rouges. Esquissant un petit sourire devant l'air confus qu'il afficha, je le saluai d'un petit mouvement de main.
Moniqua ne tarda pas à nous mettre en action, nous confiant la masse sombres et terrifiantes qui se trouvait sur son bureau en nous expliquant : « Les livres, par auteur dans l'ordre alphabétique et je tiens qu'au sein d'un même auteur les livres soient rangés par ordre chronologique, bien ? Allez, qu'attendez-vous ? Action ! »
Elle avait agité les mains au ciel et poussa un soupir désespéré alors qu'elle s'installait sur un petit fauteuil étudiant avec attention un livre nommé : « Etudes des effets secondaires de Lachitym Dalcyl sur le corps humain ». Extrêmement intéressant ! Sans aucun doute !
Livrez à nous même, nous nous lançâmes un regard. La pile qui se trouvait sur le meuble était incroyable, dans un équilibre incertain et qui risquait à tout moment de s'effondrer. Je frappai gentiment la main de Regulus alors qu'il saisit l'un de livres de la base.
« Tu réfléchis ou ton esprit ne te permet pas de concevoir dans l'espace ? Si tu enlèves ce livre, ce que tu vois là (j'agitais mes bras sur les ouvrages empilés), va tomber, et je ne tiens pas à avoir des ennuis…
- Surtout avec un ex-auror, souffla-t-il en tournant un regard vers la femme aux cicatrices qui se léchait tranquillement le bout du doigt afin de tourner d'un air snob une page.
- En silence ! lança-t-elle de sa voix forte, à moins que vous ne vouliez que je ne vous fasse fermer votre clapet avec mes méthodes… D'Ex-Auror » ajouta-t-elle avec un petit sourire en coin cruel.
Déglutissant avec difficulté, nous nous attelions à notre travail avec attention, composant des piles organisées en fonction des lettres. Attrapant bouquin à la couverture noir, je m'arrêtai dépité. Aucun titre, aucune information. L'ouvrant avec délicatesse, je le reposai immédiatement.
Ça n'avait rien d'un livre, c'était plutôt des notes, des notes dz madame Shielderhood et elle ne semblait pas être une personne qui appréciait que l'on fouille dans ses affaires.
Regulus me lança un regard interrogateur et lui répondant avec une grimace j'indiquai du regard le journal à la couverture noire. Se rapprochant à pas de loup, vérifiant à plusieurs reprises que Moniqua était toujours bien concentrée sur son travail, il attrapa du bout des doigts l'ouvrage et le feuilleta rapidement.
Ses yeux s'éclairèrent d'étoiles mais la femme s'agita derrière lui et il s'empressa de reposer son bien sur le bureau aussi vite que si celui-ci l'avait brûlé. Son expression montrait qu'il venait d'y trouver quelque chose d'intéressant, il plongea son regard dans le mien et tenta la communication par mouvement de lèvres, mais étant trop loin et trop inquiète que l'aurore ne nous remarque, je me contentai d'hocher négativement la tête pour lui indiquer que je n'y comprenais rien.
Finalement, alors que je rangeai activement les livres à leur place, mini Black se rapprocha de moi, faisant mine de m'aider.
« Le livre qu'elle cherchait hier, chuchota-t-il, c'est le livre rouge, elle fait des recherches, j'ai trouvé des symboles qui ressemblent à ceux qu'on a trouvé.
- Et alors ? lui répondis-je dans un souffle, qu'est-ce que ça change ?
- Peut-être qu'elle pourrait nous dire si le livre rouge parle vraiment de ce que l'on cherche ? Puis qu'elle sait de quoi il parle… murmura-t-il en me passant un bouquin.
- Je lui en ai parlé avant que tu n'arrives, j'ai cru qu'elle allait m'envoyée chez les fous, lui fis-je remarquer en tentant désespérément de trouver la place de l'ouvrage. Je t'ai dit, si j'ai trouvé ce livre dans la salle sur demande c'est qu'il nous aidera !
- Nous mettrons des années à le traduire et il se pourrait même qu'il n'est aucun rapport ! Les symboles on forcément un rapport avec la magie ancienne, je ne le nie pas, grogna-t-il, mais qu'est-ce qui nous dit que le rouge est le bon ? Ça se trouve il explique comment cuisiner une côte de dragon à l'aubétoile ! »
Cette idée me fit pouffer. Je nous imaginais tous les deux, vieux et croulants, parvenant finalement à trouver la traduction parfaite du livre rouge et… Et ? Capable de faire une excellente côte de dragon à l'aubétoile (composant qui m'était tout à fait étranger).
« Nous pourrions ouvrir un restaurant, proposai-je avec un sourire. J'ai déjà des centaines d'idées de noms !
- Et dire que j'étais sérieuse, pour une fois, s'exaspéra-t-il en s'éloignant pour prendre une nouvelle pile, tu devrais être heureuse que l'on avance, mais non, finalement on dirait que tu préfères toujours traîner et parler de restaurants ridicule !
- Je suis loin d'être heureuse d'attendre, grondai-je, tu sais bien que ce sort est très important à mes yeux !
- Non justement ! Je n'y comprends que dalle ! Qu'est-ce qu'il a de si important pour toi ce putain de sort ! Je pensais que c'était de la curiosité sorciérique mais tu t'acharnes tellement ! s'exclama-t-il plus fort que moi. Mais finalement qu'est-ce qu'il te permettra de faire ? Hein ? Ce sort !
- Qu'avons-nous là… » souffla une voix à côté de nous.
Moniqua s'était levée et nous fixait avec un petit sourire, depuis combien de temps nous écoutait-elle ? Je ne l'avais même pas attendu approcher !
« Des histoires de sorts ? J'espère que vous n'utilisez pas vos accès à la réserve à mauvais escient ?
- Non ! Bien sûr que non ! m'exclamai-je
- Nous faisons des recherches sur de la magie ancienne. » lâcha simplement Regulus sans la moindre inquiétude.
J'étais toujours surprise de voir à quel point il s'en sortait toujours. Toujours quelque chose à répondre, toujours confiant, jamais terrifié.
« Et pourquoi est-ce qu'un membre de la famille Black s'intéresserait-il à de la magie ancienne ? demanda-t-elle suspicieuse. Sachez quelque chose monsieur Black, je ne suis pas comme Dumbledore, et je n'attendrai pas d'avoir une preuve flagrante de votre complicité avec vous-savez-qui pour vous envoyer devant la justice !
- Attendez ! m'exclamai-je en me plaçant entre elle et lui, vous êtes en train de vous tromper sur son compte !
- Non, laisse Anne, elle a raison… » souffla-t-il en baissant les yeux.
Alors qu'il ramassait un livre, Moniqua l'arrêta dans son mouvement. Après un regard noir, lourd de signification, l'ex-aurore murmura : « Je pense que ça suffit pour vous, rentrez à votre dortoir, je voudrais m'entretenir seule à seule avec Duruisseau. ».
Ne répondant rien, laissant simplement retomber le livre sur la pile, il s'éloigna, le dos droit, les bras le long du corps, m'abandonnant dans cette pièce étrange avec cette femme persuadée qu'il était un mangemort.
Une fois que la porte se fut refermée derrière lui, Shielderhood fit quelques mouvements de baguette et celle-ci se verrouilla grâce à d'étranges mécanismes qui semblaient n'avoir rien à envier à la banque des Gobelins. Elle se laissa tomber dans son fauteuil et sans m'adresser un mot fouilla dans l'accoudoir qu'elle avait ouvert à l'aide d'un petit mécanisme. Une fois qu'elle eut sorti un long fume-cigarette en jade, elle le porta entre ses dents et tandis que de ses mains elle s'activait à l'allumer, elle me demanda : « En fait vous cherchez les ennuis ? Vous êtes en manque d'action ?
- Je vous demande pardon ? ».
Elle tira sur sa clope qui rougit et crépita, puis l'écartant de ses lèvres elle me demanda dans un océan de fumée : « Vous arrivez i peine un mois, attaquée par un mangemort, madame Pomfresh était presque inquiète et aurait préféré vous envoyez à St-Mangouste, et vous ? Vous allez tranquillement voir le fils Black. Et pas le plus fréquentable ! A quoi est-ce que vous jouez ?!
- Je ne vois pas en quoi Sirius serait plus fréquentable ! grondai-je
- Ce garçon a renié sa famille ! rappela la femme en frappant du poing sur ses accoudoirs. Vous n'avez donc pas peur ?
- Il m'aide ! m'exclamai-je en haussant la voix pour couvrir la sienne. Il m'aide à trouver un sort de magie ancienne !
- Qu'est-ce qui pourrait vous intéresser dans la magie ancienne ! Qu'est-ce que vous voulez en faire ! cracha-t-elle en posant son bâton de jade sur le bureau alors qu'elle se rapprochait dangereusement de moi. Vous savez ce qu'elle est capable de faire ? Vous savez ce qu'elle fait ?! En avez-vous la moindre idée ! Savez-vous ce que peut faire la magie ancienne ?!
- C'est elle qui m'a enlevée mon amie, grimaçai-je en faisant un pas en arrière pour m'éloigner. C'est le seul moyen que j'ai de la retrouver !
- Bien sûr que non ! La magie simple a surpassé la magie ancienne dans de nombreux domaine, sauf dans ceux des ténèbres ! Alors sortez de cette réserve, trouvez des livres appropriés. Si jamais je vous y vois encore, à la recherche de quelques informations que ce soit à propos de cette magie, je ne passerai même pas par Dumbledore, je vous enverrai comme Regulus, directement devant la justice !
- Mais enfin ! Pourquoi ? Dumbledore lui-même m'a autorisée cette recherche ! me défendis-je presque en hurlant.
- Je me fiche de ce que fait Dumbledore, je ne lui fais absolument pas confiance pour ce genre de jugement, et je ne pense pas qu'il est bien réfléchis en permettant à une gamine de faire des recherches sur une telle magie ! Surtout en présence d'une personne qui serait possiblement un Mangemort ! Je vous répète, Dumbledore ne pourra rien pour vous si je vous trouve de nouveau dans cette réserve. Directement à la justice, compris ? Alors pour votre propre sécurité et celle des autres cessez ses recherches idiotes, dit-elle plus calmement en récupérant son fume-cigarette en pierre qu'elle coinça entre ses dents.
- Vous ne comprenez pas, murmurai-je alors que les larmes coulaient sur mes joues. Vous ne comprenez vraiment pas !
- Je me fiche de savoir ce que je ne comprends pas ! Vous jouez avec des outils extrêmement dangereux ! Sortez d'ici… » ordonna-t-elle en indiquant la porte d'un geste de tête.
Mon cœur était déchirée, mes jambes molles, ma bouche me semblait remplie de terre et j'étais incapable de cligner des yeux. Il n'y avait plus que ce voile de larme qui broyait la pièce autour de moi.
C'était impossible.
Forcée d'user de mes deux mains pour tourner la poignée, je franchis le seuil. Laissait la porte se refermer derrière moi.
Devant l'une des fenêtres, Regulus, accoudé, son visage plongé dans ses mains. Il redressa la tête en m'entendant et se redressa rapidement. Il semblait surpris.
« Ne t'inquiète pas, nous trouverons d'autres sorts, nous trouverons d'autres choses à découvrir ! » tenta-t-il de me rassurer.
Non ça n'allait pas.
Ce n'était pas Des Sorts que je cherchais, ce n'était pas pour la passion de la recherche, c'était pour retrouver mon amie, pour retourner chez moi, pour m'éloigner de cet endroit de fou ! Aucun autre sort ne pourrait me permettre de faire ça ! C'était impossible !
Les larmes affluaient sans vouloir s'arrêter, ne me laissant pas le temps de parler.
Reniflant difficilement, je détournai le regard.
Je ne voulais pas qu'il me regarde, je ne voulais pas qu'il me voit.
D'un geste rageur du poignet j'essuyai mes joues, murmurant entre deux sanglots : « Rien d'autre. Rien n'ira. Je suis bloquée ici… »
C'était trop, mes genoux m'abandonnèrent, il n'y avait plus rien. Dumbledore pourrait peut-être la raisonner ? Lui faire comprendre que mes recherches étaient extrêmement importantes ! Il était le directeur, c'était à lui de dicter les lois ! Pas à elle !
Oui ! Il parviendrait à la persuader !
Non… Non c'était impossible, elle ne lui faisait pas confiance pour ses affaires-ci. Elle n'hésiterait pas à m'envoyer comme elle le disait « devant la justice » sans me laisser l'occasion de me justifier. Comment pouvait-elle lui faire confiance ? Alors qu'elle savait qu'il accueillait des mangemorts dans les rangs de son école ?
« Qu'est-ce que tu lui as fait ! » hurla une voix à l'autre bout du couloir.
Les bras qui m'encerclaient se retirent vivement, me laissant dans le froid.
D'autres me prirent. Tout aussi chaud, mais moins fins. Plus musclés.
« Rien, le professeur, prends soin d'elle.» dit l'autre d'une voix teinté d'inquiétude.
Puis des bruits de pas qui s'éloignaient. Loin…
Mes yeux se fermèrent doucement alors que je parvenais à calmer ma respiration. Il n'y avait plus rien, juste ses bras, cette chaleur qu'ils me prodiguaient, et surtout la douceur qui s'en échappait.
« Tu veux aller à l'infirmerie ? »
Non.
Non. Pas besoin.
Je suis juste… Fatiguée… Je… Je veux juste… Je veux juste rentrer chez moi…
Mes yeux s'ouvrirent sur l'agréable lumière rougie du lever de soleil. Poussant de mes pieds pour écarter ma couette, je me redressai sur mon lit, étouffant un bâillement alors que je scrutai la pièce qui me faisait face. Mes rideaux mauves, mes murs pâles, mon bureau, ma moquette, mes peluches.
J'étais chez moi ?
Un sourire se dessina doucement sur mes lèvres, mais alors que j'ouvris plus grand mes paupières pour admirer mon chez-moi, le paysage accueillant disparu pour me laisser apercevoir un long couloir sombre, en pierre. Je ne sentais pas mes jambes, ne les bougeaient pas et pourtant le paysage bougeait.
« Sirius ? murmurai-je d'une voix rauque alors que je prenais conscience de la personne qui me portait sur son dos.
- Et bien… Tu m'as foutue une de ses frousses… souffla-t-il en s'arrêta pour me faire descendre de son dos, tu vas bien ?
- Je, je crois… Je suis désolée. Je crois que je me suis… un peu laissé aller…
- Qu'est-ce qu'il s'est passé, c'est mon frère qui a fait ça ? demanda-t-il inquiet en se tournant vers moi.
- Je te raconterai quand on sera au dortoir, je… »
Je veux oublier tout ça.
Je veux penser à autre chose.
Mes jambes étaient flageolantes, mes muscles m'avaient abandonnée, remplacés par de la ouate. Sans même que je n'ai à le demander, Sirius passa son bras sous mon épaule et me soutenue lors du reste du trajet.
« Quelle soirée. » souffla-t-il lorsque nous atteignîmes le portail de la salle commune.
Une fois dans la pièce, nous nous installâmes sur le canapé avec les autres septièmes années toujours pas prêt de se coucher. Ils nous regardèrent surpris, les filles se décalèrent immédiatement pour me laisser de la place.
« Tout va bien ? s'enquit Lily en passant une main sur mon épaule.
- Je ne sais pas, avouai-je les yeux perdus dans le vide. J'en ai marre. Mais n'en parlons pas, qu'est-ce que vous êtes en train de faire ? ».
Emy était par terre sur le tapis qu'elle avait recouvert d'une petite bâche blanche, dessus se trouvaient une série de fiole dans lesquels reposaient des liquides colorés.
Elle m'en tendit l'un d'eux et me proposa : « Nous sommes en train de faire des tests pour les Drumpys, tu ne voudrais pas me goûter ça, normalement ça devrait te faire du bien !
- Je suis censée le prendre comment le… « Normalement », demandai-je avec un petit sourire forcé en attrapant le petit récipient de verre.
- Comment dire les choses autrement… On verra bien ? » ricana-t-elle en haussant les épaules.
Je soulevai lentement le petit bouchon de verre et renifla l'intérieur. Une douce odeur de cerise s'échappait, accompagné de fraise et d'une odeur plus particulière, assez intrigante.
Le portant à mes lèvres, le laissait couler la boisson dans ma bouche. Finissant la bouteille cul-sec, toussotant un bon moment, j'essayai d'analyser les différents goûts.
« Powa ! grognai-je en lui tendant sa fiole vidée, pourquoi ça a le goût de papier !
- Merde ! souffla-t-elle.
- Tu veux m'empoisonner ? demandai-je en m'essuyant la bouche du revers de la main.
- Je tiens à te signaler que tu as bu par toi-même TOUTE la bouteille, signala James avec un petit sourire. Elle ne t'en avait jamais demandé autant !
- C'est étrange, ça sentait bon la fraise et la cerise, j'ai senti l'odeur du papier, mais c'était très léger, mais finalement dans le goût il n'y a que ça ! expliquai-je en voulant attraper une nouvelle fiole pour me rincer la bouche.
- J'ai essayé de faire une boisson qui se rapprocherait d'une potion d'Amortentia, pour quelle est le goût favori de chaque personne. Le problème c'est qu'elle ne prend pour l'instant pas en compte uniquement les goûts… Mais tout ce qu'une personne aime ! expliqua avec une moue triste Emy alors qu'elle jouait avec le récipient vide.
- Et ça ? C'est quoi ? demandai-je en lui montrant celui contenant un liquide bleuté
- Un truc moldue que j'ai enchanté, tu peux essayer ! »
Cette fois, prenant soin de ne prendre qu'une gorgée, je poussai un grognement suivit d'un frisson. C'était de la liqueur de menthe, du moins, à l'origine sûrement, car je fus bientôt incapable de retenir mes tremblements de froids et regardai terrifiée mes cheveux blanchir.
« Tu vois ça fait toujours ça ! s'exaspéra Emy en levant sa baguette rapidement vers moi faisant fuser un sort dans ma direction qui fit cesser le processus de congélation.
- J'aime beaucoup l'idée de la boisson qui change de goût, mais le coût de la liqueur de menthe au pouvoir cryogénisant, je suis moyen pour, riais-je en tentant de me réchauffer.
- De la quoi ? demanda Peter surpris
- Un truc que les moldues vont inventés dans l'espoir d'avoir une vie éternelle. » expliquai-je en fixant les bulles roses qui montaient du sol.
« Tiens, dis-je en pointant du doigts les étranges sphères, pourquoi y a ça ?
- Et merde, s'exclama Emy.
- On dirait que les hallucinations sont toujours en prime de ta potion d'amour ! » dit Sirius en croisant les bras.
Deux longues oreilles canines sombres venaient de jaillir de sa chevelure noire, tandis que sa longue queue noire s'agitait derrière lui.
« Ho mon mignon petit toutou… soufflai-je en me rapprochant de lui, attrapant entre mes doigts ses oreilles douces, comme elles sont mignonnes tes petites oreilles…
- Pardon ? s'étonna-t-il en reculant.
- Toutou ? répéta James en éclatant de rire
- Wahou ! James ! m'exclamai-je en le fixant lui et ses grands bois qui trônaient sur le sommet de son crâne, ça doit pas être pratique de se trimbaler un truc comme ça ! Dis-moi Lily… Tu devrais le lui dire ! Qu'il a l'air ridicule avec ses cornes ! »
Le silence s'était fait, Marlène, Emy, Frank et Alice semblaient bien rire, mais du côté des maraudeurs l'ambiance était assez différente. Ils semblaient inquiets ? Comment pouvaient-ils être inquiets ? Ils étaient mignons ? Non ?
Enfin surtout mon Sirius.
Remus lui était assez inquiétant avec ses grandes iris jaunes coupées d'une pupille noir longue, et ses dents l'étaient encore plus, longues…
Frémissant je me précipitai derrière moi sauveur et lui murmurai : « Remus fait peur. Tu le tiens à distance ? ».
Lily se glissa derrière lui, m'attrapa par les bras et me fit m'assoir sur l'une des chaises. Elle semblait en colère et souffla : « Aller, calme-toi !
- C'est incroyable, comme vous avez tous l'air réels, soupirai-je en penchant la tête, tous si réelle, avec votre propre personnalité. Une Lily maman, un Sirius jaloux, un Remus tout chou, un Peter tout doux, un James… heu… tout fou ?
- Tu veux que je te montre que je suis réel ? proposa mon Sirius avec une grimace agacée montrant ses doigts et faisant mine de me pincer.
- Arrête, s'exaspéra Alice, elle est juste en train de divaguer, tu étais dans le même état le mois dernière quand tu avais testé cet alcool…
- Et je vous assure que j'ai tenté de modifié les effets, se justifia rapidement Emy.
- C'est incroyable… Vous êtes incroyables… » chantonnai-je en lançant mes jambes vers le haut.
Peut-être que si je faisais ça mon sang descendrait plus vite à mon cerveau et ferait partir le mal de crâne qui m'exaspérait ?
« J'aimerai pouvoir rester plus longtemps avec vous ! Mais ça serait une trèèèèèès mauvaise idée ! Ho ! Remus ! Remus !
- Oui ? s'enquit-il.
- Mon amie, ma jolie Christelle, tu vas la rencontrer !
- Vraiment ? s'étonna-t-il avec ce sourire tendre qu'un père ferait à son enfant. Car nous allons tous la retrouver ensemble ?
- Non ! Impossible… Si ! Possible… Enfin… Non… Mais oui… Enfin peut-être… Elle est dans le futur !
- Bah bien sûr ! s'exaspéra Sirius en levant les yeux au ciel.
- Mais si ! C'est vrai ! grognai-je vexée. Croyez-moi ! »
Oui il fallait qu'ils sachent tous ! Je devais le leur dire !
« Je viens pas d'ici, j'viens d'un autre monde, de 2014 ! Je suis une pure moldue ! Même pas Cracmolle ! Enfin ! Je suis humaine et vous vous êtes des livres.
- Hum, hum, toussota Lily. Mais oui, tout à fait Anne, continue !
- Et puis, il y a eu Drago Malfoy qui est venu ! Il m'a jeté un sort et il a pris ma Christelle ! m'exclamai-je en faisant de grands gestes, et je me suis retrouvée chez vous, dans le passé et un autre monde.
- Drago ? demanda Marlène à Alice qui haussa des épaules expliquant qu'elle ne le connaissait pas.
- Mais si ! Le fils de Lucius et Narcissa, pff… Et bien ce garçon ! Ce fichu mangemort ! Il m'a blessée… J'ai cru que j'allais mourir… »
L'euphorie était passée et maintenant la tristesse m'envahit, coupant ma respiration comme un coup de poings sévère dans le plexus solaire. Je fixai ses visages souriants, ils ne me croyaient pas. Ils pensaient que je mentais… Ils se moquaient de moi.
« Ne rigolez pas, murmurai-je alors que les larmes envahissaient mes yeux. Ne vous moquez pas. Arrêtez… Ce n'est pas drôle ! Ce n'est pas une blague… Vous devez vraiment me croire. Je vous en supplie, aidez-moi ! Je ne veux pas… Je ne veux pas rester ici… »
Mes parents… Mes parents me manquent, n'eus-je pas le courage de dire.
Lily me berça tendrement dans ses bras me murmurant : « l'effet va bientôt passer, tu devrais aller te reposer… Aller… Tout va bien… »
Elle ne me croyait pas.
Personne.
Ici, dans cette pièce, alors que je venais de leur hurler la vérité. Personne ne m'avait cru. Personne…
