Emy : Snif….
Mufy : XD lol à part des cœurs brisés ton chapitre est bien. Lol j'étais MDR.
Chapitre 52 : Difficultés.
Je ne viens pas déjeuner… et encore moins dîner, je m'étais enfermée dans la chambre de Thatch.
Je voulais être seule, cela ne faisait même pas quelques heures qu'il était partit, qu'il me manquait cruellement.
Balabalabala.
Je sursautai, le silence était brisé, par un escargophone que je cherche de vue, il est sur le bureau de Thatch, je m'en approche et voit un mot écrit par mon amant :
« Réponds ma belle. Thatch »
Alors je décrochai :
- Coucou ma belle.
Je m'écroulai en pleurs, je n'aime pas les séparations, je suis plus affectée que d'autres, car étant plus petite quand Valentin est mort né, moi étant toute jeune, un peu plus d'un an, je l'attendais mon petit frère.
Le jour de l'accouchement, dans la nuit, mes parents sont vite partit, et depuis on soupçonne que c'est ce qui fait que je réagis très violemment aux situations de séparation ou d'abandon aussi bien réel que ce que je peux voir dans des films.
Parce que j'ai dû me sentir abandonnée, même s'ils avaient appelé les voisins pour s'occuper de moi, je vis mal ces situations.
- Je suis désolée… je n'arrive pas à m'arrêter….
- Alors pleure mon amour et ne t'en veux pas, je t'aime mon trésor.
- Moi aussi….
- T'entendre crier ce matin, m'a un peu plus conforté que j'ai trouvé enfin mon âme sœur et je suis heureux de l'importance que j'ai à tes yeux. Ça me change tellement des femmes avides d'argent… Amandine si je meurs j'ai rédigé mon testament qui se trouve….
- MAIS J'EN VEUX PAS TON ARGENT ! CE QUE JE VEUX C'EST TOI ! ALORS TU VAS ME FAIRE LE PLAISIR DE VITE FAIRE TA MISSION ET DE REVENIR !
- Je sais… mais voir l'escargophone avec ces yeux si larmoyant, fallait que je te fasse arrêter de pleurer, finalement c'est insoutenable de te voir en larme même si ça t'aide à aller mieux, ça me fait de la peine.
C'est vrai que sous le coup, j'ai cessé de pleurer, j'essuie mes larmes, ma peine est moins poignante.
Mais elle est encore là.
- Je vais me ressaisir et tu verras en rentrant je saurais tirer dans toutes les directions et être encore plus rapide que Lucky Luke.
- C'est qui ?! S'exclama Thatch en jouant le possessif.
- Un héros d'une bande dessinée dans mon monde, il tire plus vite que son ombre, mais il n'y a toi que j'aime, moi je préfère les sabreurs comme toi.
- Alors, je vais faire vite, je dois te laisser ma douce, je t'aime ma tendresse.
- Je t'aime aussi.
On raccrocha en même temps sans le savoir, mon ventre cria famine, il était tard maintenant, 22h et des poussières.
Il doit y avoir plus personne en cuisine et encore moins au réfectoire.
Sinon je me fais apparaître un plat… évidemment mon don ne veut pas marcher.
Donc je m'en vais vers les cuisines, j'allume les lumières et j'y trouve personne, bon je vais me faire quelque chose alors :
- Je savais que tu viendrais, fit la voix de Vista.
Je fis un bond en criant, il m'a fait peur :
- Tiens, je me suis dis qu'à sauté le repas hier midi, hier soir et ceux d'aujourd'hui tu allais être affamée. Ace n'a même pas eut le courage de tenter de prendre ce que je t'ai gardé, tu étais si mal qu'on ne savait pas quoi faire.
Je m'installai à une table du réfectoire et mangea ce que Vista m'avait gardé, j'avais les crocs….
A sauter 5 repas c'est pas terrible, hier j'avais à peine manger, et aujourd'hui je suis restée cloîtrer dans la chambre de mon tendre.
- Tu veux quelque chose d'autre ?
- Non merci ça ira, répondis-je.
Il avait gardé en conséquence, j'ai presque tout avalé, mais je me sentais vide, Thatch me manque vraiment beaucoup et j'ai peur qu'il ne lui arrive quelque chose.
- Vista….
- Oui ?
- Est-ce que… pour ce soir au moins je peux dormir avec toi ?
Je ne voulais pas être seule :
- Entendu, si tu as besoin de parler je serais là.
- Merci….
Il me prit encore dans ses bras pour me calmer, je n'arrivais pas à arrêter ce flot de larmes :
- Chut, chut….
Il me porta, jusqu'à ses appartements où il me posa, je m'essuyais une énième fois mes yeux.
- Je reviens, je vais te chercher tes affaires.
J'hochai la tête, quand il partit j'allai dans la salle d'eau pour me rafraîchir le visage et quand je vis mon reflet, je faisais de la peine à voir.
Je me fis apparaître un stock de mouchoir que je commençais à utiliser, je respirai à plein poumon pour essayer de me calmer.
J'eus du mal, mais j'y était arrivée, Vista revient et me tendit mes affaires :
- Merci, soufflais avant de me changer dans sa salle de bain.
Je reviens lui s'était déjà changé :
- Ça va mieux ?
Je fis non de la tête :
- J'ai juste réussi à arrêter de pleurer, répondit-je d'une voix enrouée.
- Allez viens là, dit-il en tapotant son lit, et essaye de dormir ça te fera du bien.
Je m'approchai et m'allongeai à ses côtés, j'avais une boule au ventre, j'angoissais et je priais pour que Thatch revienne vite.
Je m'endormis difficilement, mais j'y arrivai….
- Non… non, murmura Amandine.
Elle se débattait violemment avec les draps, Vista en deux temps trois mouvements alluma la lumière, et la prit par les épaules l'appelant :
- NON !
- Amandine réveilles-toi !
J'ouvris les yeux et regarda autour de moi, haletante, dégoulinante de sueur, je regardais ensuite Vista apeurée :
- Ce n'était qu'un cauchemar, fit lentement Vista, calmes-toi et respire lentement d'accord ?
J'hochai la tête et fit ce qu'il me dit :
- J'ai vue… Thatch et il était… il était… mort.
- Ce n'était qu'un cauchemar.
- Je sais… mais….
- Tu as peur, je sais.
Il me prit encore dans ses bras, pour une étreinte fraternelle :
- J'ai peur de me rendormir.
- Je me doute, mais il faut aussi que tu dormes, Thatch n'aimerai pas que sa petite protégée soit fatiguée quand il reviendra. Interdiction de dire le mot si !
- Ça ne te gêne pas ? Demandais-je au bout d'un moment.
- Quoi donc ?
- Que je dorme près de toi ?
- Oui et non, non car si je peux aider ma petite sœur à avoir moins peur c'est avec plaisir que je lui rends service, mais… aussi oui, mais ça je n'ai pas à avoir à te le dire, tu sais de quoi il en retourne. Toutefois j'ai passé outre, mes sentiments pour toi sont toujours présents, mais chaque jour qui passe je te vois un peu plus comme une amie, un précieuse amie avec qui j'ai un lien des plus forts. Ne te préoccupe pas de moi, ça se calmera avec le temps.
- Merci… d'être un si bon ami.
- Je t'en pris, aller maintenant il est temps de se rendormir d'accord ?
- Oui.
- Je serais là si tu refais un cauchemar.
Je referme les yeux et je me rendors.
Aie… mes yeux me font mal… j'ai trop pleuré hier, je me doutais que j'allais en baver.
Ça me fait mal comme tout, je peine à les ouvrir, je me tourne Vista n'est plus là, je me redresse.
Je suis sûre que je dois avoir une tête semblable à la gueule de bois… quand je me vois dans le miroir je me dis que j'en suis pas loin, le mal de crâne en moins quoi.
Je soupire et me rince le visage, je reprends mes vêtements de la veille et m'habille.
Je sors, bon personne, je me grouille, j'ai pas spécialement envie qu'on pense que je trompe Thatch.
Quand j'arrive au réfectoire tout le monde me regarde, je leur lance un pâle sourire et m'installe, je mange à peu près correctement.
Je vais m'entraîner durement, il faut qu'il soit fier de moi en rentrant !
Rien que pour ça je remangeai une seconde fois, devant les visages un peu effaré de mes frères de cœur.
J'étais déterminée à améliorer mes tirs, donc une fois que j'eus finis de manger, je me précipite vers la salle d'arme, j'y vois Izou, Curiel et d'autres qui s'entraînent.
Tous se stoppèrent, c'est Izou qui est le premier à me rejoindre et à me sourire :
- Tu es venue pour t'entraîner hein ? Alors dis-nous tu veux te spécialiser dans quoi ? Les fusils ? Les revolvers ?
- Plutôt les revolvers.
- Bon, alors viens, on va te montrer ce qu'on a, toi il te faut un plutôt léger, après tu vas tirer avec chaque revolver et voir avec lequel tu es la plus à l'aise ok ?
- D'accord.
Autant dire qu'il y en avait une petite trentaine, je les essayai tous, au final 3 retenaient mon attention je dus retirer et voir lequel était le mieux.
Je finis pas en exclure un, mais je n'arrivais pas à me décider entre les 2 derniers :
- Tu peux avoir 2 modèles différents, t'en fais pas, t'es marrante tu es plus à l'aise avec ceux qui sont plus durs à manier, sourit Izou.
- Ah bon ?
Moi j'y connaissais rien côté revolvers, laissons les experts parler, c'est mieux.
Izou s'occupa de moi et commença un entraînement plus poussé avec des cibles qui bougeaient dans tous les sens.
Attention certaines de ces cibles étaient des « alliés » donc il ne faut pas que je leur tire dessus.
Izou lui était allé dans des sortes de gradins pour voir mon évolution vue du dessus.
Bon ceux que je dois pulvériser sont de couleur verte et les autres couleurs pas touche.
Pourquoi du vert ? Me posez pas la question.
Pas facile cet exercice où vos mannequins sont une flopée de couleur, dès que du vert apparaît je tire à droite à gauche derrière moi, devant, je cours, je saute par-dessus certaines cibles pour avoir un meilleur angle de tir.
A la fin j'ai évidemment plus de balle, faut pas déconner non plus.
- C'est plutôt pas mal, en plus ton fluide t'aide énormément pour localiser tes ennemis.
Je lui souris assez contente de moi :
- Et le fluide combatif tu y arrives ou pas ?
- C'est aléatoire, des fois j'y arrive des fois non.
- Humm… écoute demande à Marco et Vista des conseils, tu t'es beaucoup focalisé sur le fluide sensitif, mais ça serait super si tu arrivais à maîtriser le combatif. Ils sauront bien t'aider. Allez je te libère reviens demain pour continuer ton entraînement, ok ?
- Ça marche.
Je sors direction Marco, durant le chemin je repense à Thatch… je soupire, non n'y pense pas, tout ira bien !
Je frappe à la porte de Marco et attends :
- Oui ?
- C'est Amandine, j'aurais besoin de quelques conseils, je peux entrer ?
- Oui vas-y entre.
Quand j'ouvre, Marco est en train de réaliser une carte :
- Je suis à toi dans 5 minutes.
- Pas de soucis.
Je regarde sa chambre, très bien rangé, avec beaucoup de livre, rien ne traîne, comme Thatch.
Ça me fait rappeler son mensonge quand il m'a fait l'amour alors que Marco était derrière la porte, j'en ai des frissons rien que d'y repenser.
Je secoue la tête pour ne plus penser à lui, sinon je sais que je vais être triste, je me focalise sur Marco.
Tiens il n'a pas sa veste sur lui, oui c'est la dernière chose que je remarque, normal ce n'est pas lui mon chéri, je suis sûre que pleins de fan en crève de jalousie.
Donc j'attends, quand il se tourne enfin, je suis contente de pouvoir enfin lui parler, il croise les bras, s'il pense me troubler c'est raté… pour l'instant :
- Voila, j'ai commencé avec Izou et les autres le tir, mais Izou m'a demandé d'aller te voir avec Vista aussi, pour avoir des conseils sur le fluide combatif, comme j'ai encore du mal à l'invoquer.
- Ok, je vois, c'est vrai qu'entre le sensitif et le combatif, c'est pas la même chose pour arriver à mieux les maîtriser, l'entraînement n'est pas le même. Pour le combatif comment dire, il faut que tu laisses libre court à ton imagination, c'est le meilleur conseil que j'ai à te donner. Tu dois imaginer repousser une attaque, imaginer que tu peux annuler d'un seul contact physique un fruit du démon, imaginer que tu viens de dresser une barrière de protection. Le problème c'est que tu manque de confiance en toi, tu doutes de toi et donc tu doutes de ton fluide. Si par moment tu arrives à l'utiliser c'est que tu vas avoir dépassé ton manque de confiance quelques secondes.
- Mais j'y arriverai jamais.
- Hum, fit-il en souriant, c'est sur que si tu as ce genre de pensée tu n'y arriveras pas.
- C'est juste que ça me semble comme irréalisable.
- Tu recommences !
- Mais j'y peux rien.
- Bon pense à ce que je t'ai dis et va voir Vista.
- D'accord.
Je partis un peu déçue, j'avais l'impression qu'il ne m'avait pas tout dis… je soupirai et je pars alors chercher Vista.
Pendant ce temps Marco sortit de sa chambre et alla voir son Père :
- Bonjour Père, j'ai besoin de vous parler d'Amandine.
- Elle pleure toujours ?
- Non, en tout cas pas devant moi, voila elle veut apprendre à maîtriser le fluide combatif le problème c'est qu'il faut avoir confiance en soi, c'est capital. Et elle n'a pas cette aptitude, mais il faut l'aider, comparer à avant elle doute moins d'elle grâce à Thatch, mais c'est pas encore ça.
- Tu as une idée fils ? Demanda Barbe Blanche.
- Oui, c'est à nous de l'aider en lui faisant des éloges, même si on lui fait des compliments, je pense qu'on doit le lui dire plus souvent et être plus nombreux à le dire. Je crois qu'elle a besoin de réaliser qu'elle peut devenir redoutable au combat si elle y croit, tant qu'elle n'y croira pas elle n'y arrivera pas ou que par miracle.
- Je suppose que tu veux que je fasse passer le mot à tout le monde.
- Oui Père, je pense que c'est la meilleure chose à faire, mais vous qu'en dites-vous ?
- Je crois que tu as raison, mais il faudra que les compliments soient mérités, je ne pense pas qu'elle apprécierait qu'on la félicite si ce qu'elle a fait est vraiment médiocre. Malgré tout c'est une fille modeste, mais allez-y doucement avec les compliments elle pourrait penser que vous vous moquez d'elle si tout d'un coup elle en reçoit pleins et cela aura l'effet inverse que ce que nous voulons.
- C'est vrai, nous serons prudent sur ce point.
- Vas chercher les autres commandants et tu leurs dis que je veux les voir.
- Oui Père.
Le phœnix partit réunir ses frères et attendit que Vista et Amandine cessent de discuter pour parler avec le commandant de la 5ème division.
Il attendit qu'Amandine soit hors de vue pour cela :
- Qu'est-ce qu'il y a Marco ? Demanda l'épéiste.
- Père veut nous voir.
- Je te suis.
Quand ils arrivèrent c'était les derniers.
- Bien, nous allons parler de votre sœur, comme vous le savez elle manque de confiance en elle et elle veut apprendre à maîtriser le fluide combatif ce qui est incompatible. Néanmoins, nous pouvons l'aider de cette façon, je souhaiterai que quand elle réussisse quelque chose que vous la félicitiez, elle a des aptitudes, mais elle n'y croit pas assez. Il faut que ce soit mérité et que vous l'encourager, alors faites circuler le message, mais veiller à ce qu'elle ne vous surprenne pas, elle pourrait mal le prendre et douter un peu plus d'elle, expliqua Barbe Blanche.
- Ce qu'on pourrait faire aussi, réalisa Izou, c'est parler entre nous de ce qu'elle fait, car franchement elle m'épate, elle est plus à l'aise avec des calibres qui sont chiants à manier. Moi je pense qu'il ne faut pas que la féliciter, il faut aussi parler de ses « exploits », elle n'est pas dupe, faut se méfier d'elle, elle serait bien capable de nous démasquer.
Ça Barbe Blanche n'en doutait pas, elle avait percé à jour le secret de Thatch, elle réfléchit beaucoup et est très observatrice.
Il fallait jouer finement si on ne voulait pas qu'elle comprenne très vite ce qu'ils manigançaient.
- Pour ma part, j'ai déjà parlé avec Curiel et certains de nos hommes de ses tirs et sa précision, le fluide sensitif l'aide vraiment beaucoup. Dire qu'elle avait un talent sans le savoir.
Izou était tout fier de sa jeune sœur, elle l'avait surprit et il était content pour elle.
Pendant ce temps….
Bon… les conseils de Vista sont les mêmes que ceux de Marco, avoir plus confiance en moi j'aimerai les y voir.
Comme si c'était facile, c'est vrai que je me sous-estime et me dévalorise, enfin bon quand même, fait chier.
J'ai besoin du fluide combatif, mais comment faire pour que j'ai plus confiance en moi ? Bon je vais essayer de moins me dire que « je ne peux pas le faire » et de me dévaloriser.
Même si je pense qu'une petite voix au fond de moi me dira « Mais c'est impossible ».
Je suis déterminée, c'est certain, mais il me manque la confiance, à moi de l'acquérir et de moins douter.
Merde tu as BAC+2 !
- OUAIS MERDE VOUS AVIEZ DIS QUE LES EPILEPTIQUES ETAIENT DES INCAPABLES POURTANT J'AI EU MON BAC ET PLUS DEUX EN PRIME !
Toutes les personnes présentes me regardèrent comme si j'étais une folle.
Merde j'ai gueulée sans m'en rendre compte :
- Heu….
Je m'enfuis en courant et je me réfugie dans ma chambre et je soupire.
Heureusement, je crois que personne ne sait ce qu'est l'épilepsie, je crois….
Ça me fait penser que… j'en ai pas parlé à Thatch ! Ça m'est sortit de la tête et puis je ne vais pas oser lui dire….
Même si ça fait heu environ 3 ans que remonte ma dernière crise nocturne et à plus de…. De plusieurs années celle de jour, j'oserai jamais lui dire… surtout ce que cela entraîne lors des crises.
Mais il a pas besoin de savoir, que suis-je bête dans ce monde on va plus aux… merde les lecteurs, si jamais ils savent ça, j'en prends un coup sur ma dignité.
Je rechigne dans mon coin, mais ils ont qu'à chercher sur Internet s'ils veulent savoir, mais noter bien un truc avant d'en rire !
Quand j'ai des crises mon cerveau envoie des faux messages nerveux et j'ai plus aucun contrôle sur mon corps.
Et non ce n'est pas contagieux, c'est génétiquement transmissible ! (Oui j'ai terriblement souffert à cause de ça et de la connerie et l'imbécillité de l'être vivant dit « humain »).
Bref, cette connasse d'enseignante m'a fait redoubler mon CP décrétant que les épileptiques ne pouvait ni apprendre à lire, écrire, compter. Elle ne s'est pas occupée de moi ! Du coup j'ai redoublé, merde le CP, j'ai redoublé le CP !
Mais merde on pourrait penser que j'étais une retardée mentale alors que c'est faux !
Car l'année suivante, puisque j'ai déménagé et donc changement d'école, mon maître d'école m'a tout fait rattraper et en 15 jours je savais lire… 15 jours….
Cette conne m'a fait perdre 1 an et quand ceux qui me demande qu'elle classe j'ai redoublé souvent je ne leur réponds pas.
J'ai pas envie qu'il pense que je suis une attardée ! Alors que ce n'est pas vrai.
Mais il faut que j'en parle à Thatch, s'il revient….
- Non n'ait pas ce genre de pensée, me murmurais-je à moi-même.
Je m'affale sur mon lit et serre mon coussin :
- Faut vraiment que j'arrête… de me dévaloriser, j'ai réussis pas mal de chose, j'ai eu mon BAC avec mention, c'est l'aboutissement de tous mes efforts et mon BTS aussi je l'ai obtenue avec brio. J'ai réussi là où certains disaient que je n'y arriverai pas j'ai réussit, mes frères et sœur ont plus de facilité que moi pour apprendre ou ont une mémoire auditive qui les aident…. Moi je n'avais ni facilité, ni mémoire visuelle ou auditive, j'ai dû tout retenir. J'en ai sué, alors pourquoi je n'arrive pas à me mettre en avant ? Pourquoi je manque de confiance ? Je dois pourtant en valoir la peine pour que j'ai trouvé le grand amour… Ça veut dire que je suis quelqu'un de bien….
Thatch tu me manques… tellement.
Je vais dîner, ça me fait bizarre de ne pas avoir Thatch près de moi.
Je me prends ensuite une bonne douche et après je vais sur mon PC où je prends plus mon temps pour ma famille et mes amies.
Mais je n'ai pas le moral, alors je vais me coucher, mais pas dans ma chambre, non, dans celle de Thatch.
Je m'allonge dans son lit, son parfum y est présent, j'ai l'impression de sentir ses bras m'entourer et me protéger.
Je regarde l'escargophone espérant qu'il sonne, je finis par m'endormir.
Quand je me réveille je suis morose, enfin j'ai plus aussi mal aux yeux….
Bon je vais arrêter de me morfondre et continuer les entraînements ! Allez Amandine tu vas y arriver et si tu n'y arrives pas, alors ça viendra à force d'entraînement !
Je me sens d'attaque, c'est avec plus d'appétit que je mange, avant d'aller m'entraîner avec mes revolvers.
Izou et Curiel sont mes 2 coachs, l'entraînement d'aujourd'hui est plus dur, j'ai les yeux bandés et je dois tirer sur mes cibles vertes.
Je mets en pratique tout ce que m'a dit Barbe Blanche, je visualise la salle en une seconde ainsi que les couleurs ce qui est plus dur à percevoir.
Je tire, ça me défoule, ça me fait du bien, ça me permet d'oublier mon chagrin, à la fin j'ai dégommé toutes les cibles.
Quand je relève le bandeau tout le monde m'applaudit, d'autres hommes sont venu m'observé et je suis gênée :
- Bravo Amandine, tu as été géniale ! S'exclama Izou.
- Mais j'ai pas fais grand-chose, fis-je rouge de gêne.
- Non sérieusement, t'étais au top, tu étais à la fois précise et rapide.
- Arrêtez de m'applaudir comme ça, ça me gêne.
Je leur souriais timidement, j'avais l'impression d'avoir réalisé un exploit, c'est vrai qu'il faut arriver à viser les bonnes cibles les yeux bandés.
Mais c'est grâce au fluide que j'y suis arrivée !
Et le midi, plusieurs membres de l'équipage parle de moi, ça me fait tout drôle, certains me demandent comment je fais.
Je n'en sais rien moi-même.
Être le centre d'attention de tout le monde tout d'un coup, m'intimide, j'ai du mal à croire que c'est à cause de mon « talent » pour le tir.
Amandine ! Oui, oui la conscience, tu as raison, te dévalorise pas trop, prends confiance en toi.
- Cet après-midi on ira s'entraîner à l'extérieur, me prévient Curiel.
- D'accord.
- Tu as meilleure mine ça fait plaisir à voir.
- Il me manque, mais si je n'ai pas pu aller avec lui c'est parce que je n'étais pas assez entraînée, alors je m'entraîne pour que les prochaines missions être avec lui et l'aider.
- C'est honorable de ta part.
- Normal je l'aime.
- Thatch a de la chance, fit dramatiquement Curiel.
Grosse goutte, il y a des envieux… bon je termine de manger :
- Au fait changes-toi, tu vas pas mal bouger, me précisa Curiel.
- Ok !
Je me presse pour aller me changer, je m'attache les cheveux, je me demande en quoi va consister l'entraînement.
J'ai vite ma réponse, on me balance des fruits et je dois tirer dessus, c'est plus dur car c'est plus petit et en plus je dois courir dans le sable.
Or le sable c'est lourd et donc ça me ralentit dans mes mouvements, mais mon fluide est en éveil, je sais quel fruit m'attaquera et où.
Quand j'ai plus de munition, je dois courir esquiver les fruits et recharger mes revolvers, au moins un ça aussi ça fait partie de mon épreuve.
Je ne fais que ça, c'est des plus éprouvant, je cours comme pas possible à un moment donner je glisse sur une banane.
J'imagine une barrière, une barrière, j'arrive à libérer le fluide combatif et à me protéger le temps que je me reprenne.
Pas le temps de se reposer, si je suis dans un vrai combat, l'ennemi n'attendra pas.
Quand ça cesse j'en peux plus, la pauvre plage je la plains… bon un souhait la voila propre.
Aie mes jambes dérouillent, je m'étire pour ne pas être courbaturée comme tout :
- Tu as été fantastique ! S'exclamèrent Curiel et Izou.
- Merci, mais c'est grâce à Père, sans lui pour m'aider à maîtriser le fluide sensitif, et j'étais une vraie salade de fruit humaine.
- Tu es bien trop modeste, non tu as été fantastique, firent d'autres tireurs.
Je ne suis pas habituée à tant d'éloge, ça me gêne, mais ça me touche et me fait chaud au cœur, ça m'encourage à donner le meilleur de moi-même pour la prochaine fois !
- Et puis, j'ai aussi de bons entraîneurs.
- Oui, mais tu n'avais besoin de personne pour savoir tirer, c'est inné chez toi, répliqua Izou avec un fin sourire.
Là je ne sais pas quoi lui répliquer :
- Merci, non mais arrêter ça me gêne.
Ils m'applaudissaient comme hier, et allèrent en parler autour d'eux du coup, à mon grand damné.
Au fond de moi j'étais fière, mais je ne suis pas du genre à exposer mes résultats, mes exploits, toutefois j'étais fière d'avoir réussit et qu'on me félicite, ça vous encourage à continuer.
Plus tard dans la soirée je peux enfin me poser et me doucher, ça me fait un bien fou, mais je me sens seule.
Un autre torrent de larme arrive et est balayé par l'eau qui coule, tu me manques, reviens-moi vite.
Les jours passent et se ressemble, cela fait une semaine que Thatch est partit, une semaine sans nouvelle, je commence à angoisser.
Je continue à m'entraîner durement, ça m'aide à décharger, mais je deviens plus nerveuse et irritable.
Pour l'instant ça va les autres encaissent sans broncher, car ils savent que je souffre, mais eux aussi.
- Amandine, s'exclama Ace, viens vite Thatch a appelé !
Je suis le point de lâcher mon arme, mais je la pose pour la sécurité et je cours, il est vivant, un poids se retire.
J'arrive sur le pont, je reste près de la porte et écoute :
- Pour le moment tout se passe bien, nous avons un peu d'avance, le quart de la mission est réalisé.
Seulement le quart, ça veut dire encore 3 semaines à attendre au moins :
- Vous avez besoin de renfort ? Demanda Barbe Blanche.
- Non, on ne s'est pas fait repérer et on a de la chance pour l'instant.
- Bien, je crois qu'une certaine demoiselle souhaite te parler.
Je m'avançai timidement, Barbe Blanche me donna l'escargophone que je pris avec soin.
- Ne reste pas là, pars t'isoler, j'ai tout dis à mon fils, me lança Barbe Blanche.
- Merci.
Je partis rapidement, mon cœur aller exploser, quand je m'isole enfin je suis essoufflée et je recommence à pleurer de joie de le savoir toujours vivant :
- Bonjour mon amour, désolé de ne pas t'avoir contacté plus tôt, mais nous ne pouvions pas. Je peux t'accorder une heure, j'aimerai que ce soit plus.
- Je m'en contenterai, Thatch, je suis si heureuse de t'entendre, si tu savais, j'ai cauchemardé des nuits entières.
- Et moi je ne rêve que de toi, ça m'aide à tenir et à bien faire mon travail pour repartir plus vite et vite te revenir. Mais ne parlons plus de ma mission, tu veux ? J'ai appris par Père que tu faisais des progrès au tir et avec le fluide combatif, bravo ma belle, continue, je suis fier de toi !
- Merci, Thatch est-ce que tu es en danger de mort ? Je veux dire est-ce que ta mission est dangereuse au point que tu risques ta vie ?
- Oui, normalement non, mais le risque est là, donc je ne vais pas te mentir.
- Je préfère le savoir.
- Sèche tes larmes, la première semaine et la plus dangereuse est passée, dis-toi que le risque est là, mais moins important !
- C'est… c'est vrai ? Sanglotais-je devant cette « bonne » nouvelle.
- Oui mon trésor, chut ne pleure pas, comme j'aimerai te prendre dans mes bras et te consoler. Comment se comporte mes brutes de frère ? Bien au moins, si un t'a fait des avances dis-le-moi que je lui fasse bouffer ses testicules !
Je ris devant sa connerie qui était là pour me faire rire :
- Courage mon ange venu du ciel, nous en ressortirons plus fort, ne perds pas espoir, normalement si tout va bien on vous donnera plus souvent des nouvelles.
- Je t'aime.
- Moi aussi je t'aime, tiens bien l'escargophone dans tes mains.
- Pourquoi ?
- Je vais te montrer quelque chose d'unique.
Je les mis bien dans mes mains, puis j'eus comme un courant d'énergie qui se propagea en moi.
Ensuite une sensation vient s'ajouter, comme si on me caressait à l'aide d'un doigt.
- Tu sens ?
- Oui, soufflais-je.
- Tu es sensible et le fluide sensitif te rends encore plus réceptive, j'ai utilisé le fluide combatif à travers l'escargophone, je m'imaginais te caresser. Je t'apprendrai si tu le désires. Veux-tu avoir la sensation que je te tiens dans mes bras ?
- C'est possible ?
- Oui, ferme les yeux.
Je ressentis une immense chaleur, je ne bougeais pas, même si j'avais envie de me saisir de Thatch, car je savais que ce ne serait pas lui, mais du vide.
C'était réconfortant, tout en étant douloureux, c'était peut-être la dernière fois.
- Pour tes cauchemars pense à moi quand je suis au lit, tu verras c'est très agréable.
- Même loin de moi tu es impossible, riais-je en voyant qu'il n'avait pas changé.
- Il ne faut jamais se priver des bonnes choses, et le sexe je regrette, mais ça en fait partie ! Amandine tu veux bien chanter pour moi, je vais t'enregistrer comme ça j'écouterai tous les soirs ta délicieuse voix et si tu veux faire pareil je chante pour toi avec plaisir ! Chante-moi une belle chanson qui nous représente.
Alors je lui chante « Besoin de rien envie de toi ».
Et lui me chanta « Ma petite fille de rêve » de Caradec (qu'il avait dû trouver dans mon stock de fichier musicaux) et je découvris qu'il avait une voix magnifique.
Puis il me chanta « Mon ange » chanter par Grégory Lemarchal, tout était enregistré, et je souris timidement quand Thatch chanta cette chanson.
Elle était très symbolique, Thatch aurait été capable de l'écrire.
Je me sentais moins triste, mon corps se réchauffa tout d'un coup, Thatch devait usait du fluide, car je me sentais bien, alors j'en profitai.
Nous avions maintenant un peu moins d'une heure seul le destin savait quand nous nous reparlerons.
J'arrêtai l'enregistrement sur mon dictaphone que je serrai contre moi :
- Je t'écouterai quand je me sentirai seule.
- Moi aussi ma beauté, si tu veux je t'en chante une érotique, hé hé hé tu ne croyais pas que j'allais te louper, tu m'avais caché ça.
Je virai au rouge tomate et lui se mis à chanter avec sa voix la plus sensuelle « Le Soleil sur l'océan ».
Ne plus lui laisser accès à mon PC ! Mais je l'enregistrais tout de même, il ne pouvait s'empêcher de bien appuyer sur les paroles qui parlait de geste plus intimes et suggestifs.
Pour ainsi dire toute la chanson.
- Arf, j'ai envie de toi maintenant….
- Alors il ne fallait pas chanter.
- Et manquer ton joli rouge pivoine ça non ! Ma belle petite tendresse, je t'aime, je t'aime et je t'aime ! Et on va devoir bientôt se quitter, as-tu quelque chose à me dire avant qu'on se quitte ?
- Non, mais…
- Mais ?
- Embrasse l'escargophone.
- Hein ?
- Je vais faire pareil, rien ne vaudra un vrai baiser, mais j'en ai besoin, autant que toi.
- Heurk… d'accord, fermons les yeux.
- Oui, je suis aussi dégoûtée que toi par mon idée.
Je ferme les yeux et embrasse l'escargophone, j'ai l'impression d'embrasser Thatch je n'aurais pas cru.
Enfin si, mais j'avais peur que ça ne marche pas, notre baiser est donc des plus longs, on se sépare.
Les escargophones ont pas de goût particulier et tant mieux, embrasser un escargot brrrrrrrrr !
- Rien ne vaut tes lèvres ma douce, toutefois j'ai apprécié, Amandine te sens-tu prêtes à raccrocher ?
- Non, pleurais-je.
- Chut, chut.
- Promets-moi de m'appeler le plus souvent possible.
- Je te le promets mon amour.
- Prends soin de toi Thatch, je t'aime.
- Prends soin de toi aussi mon amour, je t'aime de tout mon cœur, continue d'être forte et courageuse, tu es admirable, continue de l'être.
- Je t'aime.
- Je t'aime aussi, à bientôt mon amour.
Il raccrocha et je serrai contre moi l'escargophone, en pleurant.
Ce qu'Amandine ignorait c'est que son amant venait aussi de craquer en silence et de laisser libre court à ses larmes lui aussi.
Mais il avait une mission à remplir, il balaya ses larmes et se leva, plus vite il terminerait plus vite il rentrerait.
Il ravala sa peine, mais il fixa l'horizon, car il savait qu'Amandine elle vivait dans l'incertitude et dans un stress qu'elle n'était pas en mesure de gérer seule.
- Commandant ?
- Ce n'est rien, ça passera, va réunir les autres.
Il fut de nouveau seul, il regarda l'escargophone, il voulait la rappeler, mais il ne le fit pas, car le « au revoir » serait plus dur encore.
- Tiens bon mon ange.
J'ai encore chialé ! Quand j'ai écrit le chapitre. ;_; une review ?
