Hello !
Toujours un tout tout grand merci à mes fidèles revieweurs (euses) ! Fanfiction net ne m'envoie pas vos reviews - ça devient une habitude chez lui - et j'ai tenté de répondre à chacun avec un MP, j'espère que tout le monde l'a reçu.
Nous assisterons en direct à la réaction de Camus, et à de quoi faire travailler votre imagination.
Bonne lecture !
Titre: Mode d'emploi pour maladroits
Couple: Milo x Camus
Disclaimer: Tout à M.Kurumada, Shueisha, Toei. Gna gna gna...
Mode d'emploi pour maladroits
Shun d'Andromède observait avec intérêt la fin des opérations sur son aîné compagnon d'armes, quand il blêmit fortement.
- Milo ! Camus arrive !
- Hein ? sursauta le Grec qui s'assoupissait.
- Ne bougez pas encore voyons, protesta le tatoueur. Plus que trente secondes.
Ces trente secondes furent suffisantes pour que la porte vitrée laisse passage à un Verseau qui fumait à la fois une cigarette et de colère.
- Milo ! glapit le maître des glaces. Tu n'as pas fait ça !
- C'est totalement fini, même, le renseigna l'artiste en s'éloignant de Milo. Au fait, Monsieur, on ne fume pas dans mon magasin…
Camus s'excusa et jeta sa cigarette dehors, pour se retourner contre son amant qui se laissait désinfecter avec un sourire en forme de tirelire remplie de beaucoup de pièces de monnaie.
- Viens voir, chouchou d'amour, jeta le Grec, déclenchant une rougeur violente sur les joues de son petit copain.
Le Français commença par pousser un autre cri devant l'oreille boursouflée de Shun, et secoua la tête avec résignation.
- Shun, Ikki va te tuer…
- Je suis aussi fort que lui maintenant, répondit placidement Andromède.
Le Verseau s'étrangla de plus belle devant l'épaule de son amant : Milo avait suivi son premier plan, et était orné d'un très réussi petit scorpion noir, couplé au signe astrologique du Verseau, et en dessous une très embarrassante petite phrase d'une banalité affligeante et francophile, " J'aime Camus ", le s de Camus terminé par un petit cœur.
Tout pour plaire au frigide gardien du onzième Temple.
- Tu aimes ? questionna naïvement l'arachnide en remettant son débardeur. Ce serait génial que tu te fasses aussi tatouer " J'aime Milo " avec mon signe…
- Mais tu rêves, mon pauvre Milo, grinça le Verseau outré. J'arrive déjà à peine à te le dire, alors me le faire écrire sur la peau…
- Oh, Mumus…
Le Français se retourna froidement sur le mutilateur agréé pour lui jeter à la face toute son indignation.
- Comment avez-vous pu accepter ce client ? Vous n'avez pas remarqué qu'il était fin saoul ?
- Ah, bah non, haussa les épaules avec flegme le tatoueur qui se lavait les mains.
- Et lui ! clama le Verseau en empoignant par le col un Andromède qui s'admirait toujours dans la glace, développant sans le savoir un solide embryon de narcissisme.
- Il n'a pas encore seize ans ! reprit Camus blanc de contrariété. Je devrais porter plainte contre vous ! Je suis sûr qu'il y a une loi pour interdire ce genre de pratique sur les mineurs !
- Vous devez confondre avec un autre pays, ricana l'homme, qui s'amusait énormément.
- Chouchou, voyons, ronronna Milo en s'emparant de la main froide de son petit ami. J'étais parfaitement conscient de mes actes !
- C'est ça le pire, grinça le Verseau irrité.
- Ne l'écoutez pas, Monsieur, sourit le Scorpion en payant ses dispendieuses fantaisies décoratives. Il n'est pas si raseur qu'il en a l'air…
- Milo ! se scandalisa le malheureux Camus.
- Mais, au fait, continua le Grec en entraînant son amant et un Shun béat au pied léger hors du magasin, tu t'es remis à fumer, toi ?
- Moui, cingla le onzième Chevalier d'Or, et j'ai bien l'impression que pour calmer mes nerfs je vais devoir continuer.
Ce détail entama une féroce dispute incitée par Milo du Scorpion, qui cultivait beaucoup de vices tels l'obsession sexuelle et la boisson, mais était très pointilleux sur le sujet de la cigarette et du cancer du poumon.
Cette belle prise de conscience provenait du jour où il avait visionné une émission scientifique avec Camus, et où les images affreuses avaient produit un choc salutaire dans sa cervelle.
Il avait immédiatement jeté les cigarettes du Verseau, qui à l'époque n'avait pas protesté, étant encore dans la phase bénie où on ferait n'importe quelle concession pour sa moitié.
Shun écouta les arguments développés de part et d'autre de ses pairs en trottinant derrière eux.
Saori Kido n'était pas si stupide qu'elle en avait l'air, car pendant que les videurs jetaient sans ménagement son canasson bien aimé et son tuteur préféré sur le trottoir devant la discothèque, la jeune fille fila aux toilettes.
Leur aspect minable et l'odeur fétide la surprirent, car la réincarnation d'Athéna, si elle devait souvent faire pipi, ne connaissait rien aux WC publics.
L'adolescente fronça le nez, et largua frénétiquement sa poudre de prix dans la cuvette sale, puis tira la chasse d'eau qui emporta vers la dissolution précoce les sachets compromettants.
Ressortant blanchie et honnêtement de ces lieux dégradants, elle passa entre les mailles du filet et sortit retrouver ses Chevaliers.
Saga avait abandonné le combat, méprisant de se frotter davantage à un tel gamin, ce qui survolta un Pégase dansant autour de lui, clamant des " na na na nère " enfantins de défi.
- Je crois que cela marque la fin de notre soirée de fête, conclut la déesse qui retrouvait un gramme de sagesse.
- Il serait temps de rentrer à l'hôtel, effectivement, appuya Saga soulagé.
- Mais les autres ? Milo et Camus ? s'informa Saori avec une inquiétude inhabituelle.
Son couple favori se profila au coin de la rue au moment où la divinité achevait sa question, et les trois compères, même Seiya le peu observateur, remarquèrent aussitôt qu'il y avait un problème.
- Camus, cesse de fumer…
- La ferme Milo. Je fume, tu te fais mutiler, chacun sa croix.
- Tes précieux poumons ! pleurnichait le Scorpion.
- Ta peau, tes allergies… rétorquait Camus.
- Ça pue ! hulula le Grec.
- Tu en as du toupet toi, protesta le Verseau qui rallumait une autre cigarette. Tes copains DeathMask et Aphro passent leur temps à faire disparaître mon Temple dans le brouillard, et pas seulement de la fumée de tabac…
- Mais si je t'embrasse…
- Je me lave les dents, moi… insinua le Français.
Athéna plissa ses paupières rouges de ses excès divers.
- Ils recommencent ! Je ne peux pas les laisser cinq minutes…
Saga et Saori finirent par comprendre l'objet du litige : Milo s'était tatoué l'épaule contre l'avis de Camus, et Camus s'était remis à fumer, ce qui dérangeait Milo.
- Trop cool, un tatouage, admira Seiya.
- N'y songe même pas mon Seiya, le rembarra durement sa divine fiancée.
- Euh… Oui, ma Saori, se rétracta incontinent le bourricot.
- Bien, Camus, déclara Saori, je comprends ton déplaisir, mais ce qui est accompli est accompli, et c'est irréversible. Tu n'as plus qu'à t'y accommoder de mauvaise grâce. Et je te saurai gré de ne pas fumer devant ta déesse, qui est une dame, je te le rappelle.
- Pardon, Déesse Athéna, marmotta le Verseau.
Shun se signala alors à l'attention de tous, soulevant ses cheveux teints pour laisser admirer son piercing tout neuf.
Seiya se remit à ovationner, et les autres grimacèrent en supputant un effet secondaire inquiétant : l'hôtel " LE PETIT PRINCE " serait-il dévasté par les flammes de par la réaction funeste de l'oiseau de feu protecteur qu'était Ikki du Phénix ?
- Je vais encore danser et chercher Hyoga, déclara Andromède, prouvant une fois de plus sa nouvelle assurance. Bonne nuit à tous !
- Les enfants grandissent trop vite, soupira Saga qui semblait afficher cent ans dans ses propos moralisateurs, alors que l'ex-Vieux Maître avait lui retrouvé une nouvelle jeunesse débridée.
Shiryu fit claquer son encyclopédie, et puisque l'interlocuteur cultivé et intéressant qu'était Camus du Verseau n'était jamais revenu de son passage aux toilettes, le logique Dragon supputa qu'il était parti se rouler dans la luxure avec Milo du Scorpion.
Sa présence n'était plus nécessaire en ce lieu de perdition bruyant.
Ikki du Phénix était parti se livrer au vice de la rencontre d'une nuit.
Athéna, Saga et Seiya étaient hors circuit, et le Cygne assailli de jeunes créatures blondes – vraies ou fausses – à qui sa beauté et ses yeux transparents plaisaient.
Aussi, il ne savait pas dire non, et n'avait pas encore eu l'occasion de rater une danse depuis leur arrivée.
Le malheureux était assoiffé et suffoquant.
Le Chevalier du Dragon bailla et décida de rentrer dormir, abandonnant Hyoga à son triste sort.
Il ne vit pas Shun nouvellement dévergondé se glisser dans la discothèque.
Saga abandonna à regret les deux couples qu'il s'était donné pour mission rédemptrice de chaperonner, et la déesse gloussa, balançant un regard extrêmement explicite sur le corps encore adolescent de Seiya de Pégase, qui s'empourpra à l'idée des projets amoureux de sa divine petite amie.
Camus afficha une brève expression d'horreur incrédule en saisissant le dialogue muet qu'exhalaient les prunelles des jeunes gens, et Milo tira ostensiblement la langue dans une mimique dégoûtée.
- Bonne nuit, mes amis, susurra Athéna avec un clin d'œil qui était sans le moindre doute bourré de sous-entendus coquins.
La porte claqua au nez des amants effarés.
- Elle va vraiment… avec Seiya… commença le Verseau.
- Berk ! cracha le Scorpion. Ne m'y fais pas penser, cela me castrerait complètement.
- C'est donc cela la solution ? rêva son petit ami avec un sourire moqueur.
Revenus enfin dans leur chambre, Camus avait encore examiné avec une inquiétude cette fois toute médicale le récent tatouage, et avait lu d'une voix ennuyeuse et soporifique les recommandations hygiéniques à suivre durant les jours à venir.
- Embrasses-moi, mon Camus, je lirai tout ça demain…
- Tu n'es pas futé, Milo, soupira le Verseau en enlevant sa chemise, ce qui attisa la convoitise du Scorpion. Pas de piscine, pas de bronzage… Quitte à te défigurer, tu aurais du le faire en hiver…
- M'en fiche, emballé, c'est gravé ! Promets-moi de te laisser tatouer aussi pour qu'on forme vraiment un couple !
Il s'agissait là d'une autre preuve étrange d'amour conjugal qui n'était jamais envisagée par les contractants.
- Je ne boirai jamais assez de vodka pour en arriver à une si ignoble extrémité, mon Milo… fit le Français déterminé.
- Nous verrons cela, mon Camus…
Camus allait surtout voir le strip-tease professionnel du Grec, qui malgré les presque trois heures du matin et une nuit blanche avait retrouvé une libido acharnée.
Fidèle à son caractère, le sérieux maître des glaces étudia attentivement le mode d'emploi des préservatifs pendant que son amant lui enlevait son pantalon en cuir, et le faisait disparaître en dessous du lit.
- On dirait que c'est facile, murmura le Français qui allait découvrir que non.
- Ben ouais, donne m'en une, ricana Milo qui avait dépassé le stade des préliminaires depuis belle lurette.
Les chambres du couple de Chevalier d'ors et la suite de la déesse Athéna et son chevalier servant allaient être le théâtre mouvementé de leur inexpérience.
Ikki du Phénix avait écouté les phrases bien structurées, voire ampoulées, du sixième gardien plongé dans les tourments terrestres de l'amour.
L'oiseau de feu dédaignait toute philosophie ou toute emberlificotation romantique, paroles qui ne voulaient rien dire et embrouillaient tout.
Mais Shaka de la Vierge était coincé pis que dans l'un de ses six enfers.
Ikki, qui ne perdait en sus pas espoir de reprendre affaire avec la fille quand elle serait réveillée, et qu'il la persuaderait qu'elle n'avait en réalité pas vu un homme doré flottant au dessus du commun des mortels, voulut par amitié et profit écarter tous les brouillards de confusion entourant l'homme le plus proche des dieux, et le plus éloigné de l'amour physique.
- Shaka, je vais te poser trois questions basiques et simples, auxquelles tu te devras d'apporter une réponse honnête.
- Je t'écoute, mon cher jeune Phénix, dit l'Indien, se carrant davantage dans sa position de lotus pour affronter les pires énigmes inventées par les hommes.
- Un, si tu devais choisir un Chevalier avec qui vivre en permanence, lequel choisirais-tu ?
- Hein ? proféra la réincarnation de Bouddha. Mais… tous ces vermisseaux péchant contre leur karma et leur devoir de représentants d'Athéna ?
- Un seul parmi les ploucs, confirma Phénix qui commençait à se divertir.
- Hum… réfléchit l'Indien. Seul Mü me paraît convenable, et peut-être toi en deuxième choix, quand tu es sérieux…
- Bien, se hâta de le couper Ikki, peu désireux d'être le lot de consolation de Shaka de la Vierge. Deuxièmement, quel être serais-tu fier de présenter comme petit ami au reste du monde ?
- Mais… Seul Mü partage mes aspirations au perfectionnement de son existence…
- Bien ! réitéra un Phénix qui adorait pousser les gens sur la bonne voie, voie qui de plus débarrasserait la sienne en le laissant libre de s'amuser à sa guise.
Shaka redressa le dos et s'apprêta avidement à écouter la troisième question de son jeune ami, prêt à tout entendre pour sortir des affres de l'incertitude.
- Milo !
- Oui, encore une de fichue, je sais chouchou !
- Mais c'est pas possible…
- Si tu ne cultivais pas tes ongles si longs non plus…
- Attends, c'est toi qui me dit ça ?
- Et pis les sachets sont trop serrés…
- Si tu n'ouvrais pas ça si sauvagement…
- Mais, il faut être rapide avant de perdre ses moyens…
- Celle-ci, essaie de la dérouler dans le bon sens…
- C'est rusé, ces cochonneries…
- Saori, tu es sûre que c'est ce que tu veux ?
- Mais je t'aime, Seiya…
- Moi aussi ma Saori, mais comment te dire…
- Tu as peur parce que je suis encore pure, mon Pégasounet ?
- Euh… Oui, c'est ça ma Saori !
- Oh, Seiya, quel cœur délicat tu possèdes…
- Chouchou, mets-la moi celle-là…
- Moi ?
- Il est temps, et t'es moins maladroit que moi…
- Ça c'est bien vrai…
- Attention à tes ongles…
- C'est coincé… tu es sûr que la taille est bonne ?
- C'est la plus grande…
- Toujours aussi modeste Milo… Standard suffirait…
- Je trouve que ça pue le plastique…
- Nom de Dieu…
- Je retire ce que j'ai dit, mon ange, t'es pas plus doué que moi…
- Oh, Seiya…
- Je suis désolé ma Saori, je t'aime tant que j'en perds tous mes moyens…
- Comme c'est romantique Seiya !
- J'aurais peut-être besoin de plus de temps…
- Tu as raison mon Seiya… Nous sommes trop fatigués.
- Oh, quelle femme compréhensive tu es, ma déesse !
- Cette fois c'est la bonne chouchou !
- Il y a intérêt, c'est la dernière…
- Ben tu vois, on y est… passons aux choses sérieuses…
- C'est vrai que ça tue l'amour en fait…
- Je vais te prouver le contraire, mon chéri…
- Bonne nuit ma Saori, c'était une soirée fantastique…
- J'ai toujours de bonnes idées… Bonne nuit mon Seiya !
- Alors chouchou ?
- C'était une expérience à faire…
- J'ai moins de sensations…
- Logique. En tout cas, moi je n'aime pas du tout…
- Mais c'est pour ta sécurité chouchou !
- Je pense à quelque chose… Hyoga ne saura jamais se débrouiller avec ces petites bêtes vicieuses, le pauvre enfant…
- Ne te tracasse pas, il en est encore aux petites abeilles ton niais de disciple…
- Tu as raison…
Le calme régna enfin dans les deux chambres luxueuses de " La Belle Aurore ", l'un d'une heureuse victoire, l'autre d'un échec momentané...
