Merci à Lunastrelle et Emokami pour leurs reviews ! Bonne lecture.

Je sais, je ne devais pas publier avant le week-end prochain, mais la suite m'est venue d'un coup, et comme j'avais du temps devant moi ce soir, je l'ai écrite puis publiée directos ! J'espère que vous aimerez.

Dites-moi ce que vous en pensez, surtout !

DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix. Ariale et les terriens sont nés de mon imagination.


Chapitre 54 :

Attaque aérienne de Junon

Seule, assise à la grande table dans la salle de réunion du Shera, Ariale réfléchissait.

L'équipe avait quitté le bar juste après le coup de fil de Reeve. Cid était venu les chercher avec son vaisseau. Ils faisaient maintenant route vers Utaï, Corel et Cosmo Canyon pour récupérer les autres membres de l'expédition, avant d'aller à Junon pour détruire le vortex et en finir avec cette histoire.

Mais la jeune fille n'était pas rassurée pour autant. Plus ils se rapprochaient du but, plus elle sentait son ventre se nouer d'angoisse. Il y avait aussi de l'excitation, mais elle était surtout inquiète. Elle n'avait toujours pas eu de nouvelles des Argentés. Ils n'avaient donné aucun signe. L'avaient-ils abandonnée ? Non ! Ils ne l'auraient pas fait, surtout Kadaj ! Elle refusait d'y croire.

Elle pensait aussi à l'examen inachevé du docteur Hankle. Ainsi, son corps était en piteux état. Certes, il avait commencé à se régénérer. D'après Hankle, les organes étaient en bon état. Mais le squelette, c'était une autre affaire. Sans ses esprits, elle serait morte sous l'effet de la douleur, son corps se serait cassé de l'intérieur, comme une poupée en porcelaine.

Ariale n'avait pas réalisé combien la présence de ces esprits en elle était vitale. Soudain, la jeune fille sentit quelque chose en elle, comme une pulsation.

Elle perdit connaissance, sa tête tomba sur la table. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle vit les quatre esprits face à elle, dans le noir.

Elle ne les avait jamais réellement bien vus, mais maintenant, elle pouvait les voir tous les quatre. Ils avaient changé.

Maintenant qu'ils étaient réunis tous les quatre, ils semblaient avoir évolué, leurs auras se mêlaient et leur énergie circulait entre chacun d'eux, leur donnant une force et une apparence nouvelles.

L'esprit de l'eau avait l'apparence d'un homme aux longs cheveux bleu électrique et à la peau écaillée par endroit, comme Léviathan. L'esprit du feu avait des cheveux roux qui bougeaient constamment, comme des flammes. L'esprit de l'air était une jolie jeune fille éthérée, au corps semi-transparent, vêtue d'une robe faite de nuages. Et l'esprit de la terre était une femme aux longs cheveux verts vêtue d'une robe entièrement faite de fleurs, avec une ceinture faite de gouttes de rosée scintillantes.

« Nous approchons du but, n'est-ce pas ? » demanda l'esprit de l'eau.

« Oui. Bientôt, je trouverai le vortex avec l'aide d'Avalanche », dit Ariale.

Les quatre esprits ne parurent pas ravis en entendant ça.

« On ne pourrait pas attendre avant de faire cela ? Tu n'es pas encore complètement guérie, ta régénération nous demande du temps… » dit l'esprit de l'air d'une voix musicale.

« Quoi ? Mais pourquoi ? Voyons, vous réalisez que c'est bientôt la fin ! Après ça, ma planète sera sauvée, celle-ci également et… »

« Et tu mourras si tu détruis le vortex maintenant », dit l'esprit du feu.

« Euh… Pardon ? »

« Une fois le vortex détruit, nous quitterons ton corps, puisque notre mission sera achevée. Nous n'aurons plus aucune raison de rester en toi. Et si nous partons maintenant, ta régénération sera inachevée, tu mourras », dit l'esprit de la terre avec tristesse.

Ariale ouvrit des yeux ronds. Non… Ils plaisantaient ?

« Pourquoi vous ne pourriez pas rester en moi ? »

« Notre rôle est de veiller sur cette planète, expliqua l'esprit de l'air. En nous retrouvant en toi, la plupart de nos activités sont suspendues. Nous ne pouvons rester en toi indéfiniment. Mais tu sais, on peut quand même attendre jusqu'à ce que tu sois guérie, et puis… »

Ariale ne l'écoutait déjà plus. Elle se souvint de ce qui s'était passé quand elle avait reçu l'esprit de la terre : c'était un loup qui le lui avait donné. Il était censé mourir, mais il était revenu à la vie pour lui donner l'esprit de la terre. L'esprit avait quitté le corps de l'animal qui était mort sur le coup, elle s'en souvenait maintenant ! Alors… Elle allait finir comme ça après ?

Elle se réveilla d'un coup et courut jusqu'à la salle de pilotage. Les membres d'Avalanche étaient déjà tous là.

« On allait venir te chercher ! Tu es prête, on arrive bientôt à Junon », dit Youffie, avec un sourire plein d'enthousiasme à l'idée de l'aventure qui les attendait.

Ariale les regarda tous avec une horrible gêne. Mon Dieu, comment allait-elle leur expliquer ça et leur demander de faire demi-tour ?

Soudain, les alarmes du vaisseau retentirent. Un voyant rouge bombarda la salle de flashs rouges intermittents.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda Cloud.

« La Shinra ! Ils sont là, on est verrouillé ! » dit Cid.

« Quoi ? »

« On est verrouillé, ils vont nous tirer dessus ! »

Juste à ce moment, un tir de canon jaillit de la ville et fonça sur le vaisseau.

« CI-I-I-I-I-I-I-I-I-I-I-I-I-I-I-I-I-I-I-I-ID ! » cria Youffie comme une hystérique.

« Babord toute ! » cria le pilote en faisant tourner à toute vitesse son gouvernail.

Tout le monde s'accrocha à la rambarde la plus proche de soi tandis que le vaisseau tanguait méchamment sur le côté.

D'autres tirs fusèrent depuis la ville. Ariale regarda à travers la vitre. Elle pouvait voir les formes massives des canons de la Shinra sur les rivages de la ville.

Mais soudain, elle sentit une présence qui la fit paniquer.

« Il est ici ! » dit la jeune fille.

« Quoi ? » demanda Cloud, accroché à la rambarde juste à sa gauche.

« Rufus Shinra ! Il est à Junon, sur le rivage, je le sens ! » dit la jeune fille, catastrophée.

Juste à ce moment, il se passa une chose étrange. Un vent empli de gros flocons de grêle jaillit de la ville et fonça sur le vaisseau. Les vitres se retrouvèrent toutes couvertes de neige et la vue leur fut voilée.

« On est aveuglé ! Je fonctionne au radar », dit Cid en collant ses yeux à l'écran.

« Mais depuis quand les canons Shinra tirent de la glace ? » cria Cait Sith.

« C'est Rufus ! Il a des pouvoirs, maintenant, je vous l'avais dit ! » gémit Ariale.

« Merde, comment on va atterrir ? » demanda Barret.

« Sur le pont ! On va prendre les parachutes ! » cria Cloud en se dirigeant vers la porte de sortie de la salle.

Cait Sith passa la main sur la vitre pour essuyer la buée. Heureusement, l'eau froide posée sur le verre fondit vite sous la vitesse de déplacement du vaisseau. Il vit alors un énorme bloc de glace qui leur fonçait dessus.

« Capitaine, iceberg droit devant ! » cria le chat dans son mégaphone.

Cid dévia à tribord, cette fois. La vitre de la salle de pilotage fut épargnée, mais pas les hélices gauches du vaisseau. Plusieurs explosèrent.

Le vaisseau se mit alors à descendre en catastrophe vers la ville. Cid essaya de se poser sur la plage.

Le vaisseau se heurta aux grues de métal qui encadraient les portes maritimes de la ville. Il se retrouva coincé, le nez piquant vers le vide.

Tous les membres de l'équipage à l'intérieur de la salle de pilotage avaient heureusement pris le temps de rester accrochés aux rambardes. Ils étaient maintenant suspendus dans le vide, les jambes ballantes, les bras s'accrochant aux tiges de métal contre les murs.

Ariale, elle, n'avait pu atteindre les rambardes du fond et se tenait à la rampe de métal encadrant le globe de verre au centre de la pièce.

Mais celui-ci n'était pas fait pour supporter un tel poids dans pareille situation.

La barre céda. Ariale tomba dans le vide… et se retrouva collée de tout son long contre la vitre, avec le vide en dessous d'elle.

« ARIALE ! » cria Tifa.

La jeune fille ouvrit péniblement les yeux. Du sang coulait de sa tempe, elle avait mal partout. En ouvrant les yeux, elle eut un hoquet étouffé de surprise et de peur. En bas, plusieurs kilomètres en dessous, elle pouvait voir l'océan et les récifs qui n'attendaient qu'elle pour la tuer de leurs pointes acérées, si elle n'éclatait pas en tombant dans l'eau.

« Oh, mon Dieu… Non ! » gémit Ariale.

Elle essaya doucement de se redresser. Sous la pression de ses doigts, le verre commença à se fendre. De petits crissements résonnèrent.

« NON ! NE BOUGE PAS ! » beugla Barret.

« J'arrive… j'arrive, tiens bon ! » dit Cloud.

Le jeune homme se mit à glisser le long du mur tout en se tenant à la rampe. Il se rapprocha doucement de la vitre. Ariale se tenait immobile, accroupie sur la surface en verre, essayant de reprendre son souffle malgré les tremblements de panique qui secouaient tout son corps.

Une fois près du bord de la vitre, tout en tenant la rampe d'une main, les jambes bien campées contre le mur, Cloud tendit la main vers elle.

« Donne-moi ta main… Allez ! »

Ariale tendit doucement la main vers lui. Mais elle se tenait au centre de la vitre qui était fort large. Ses doigts n'étaient qu'à quelques centimètres de ceux de Cloud.

Le jeune homme comprit que ça ne servait à rien. Lentement, il ramena sa main puis déchira l'unique manche longue de sa tenue.

Les autres membres d'Avalanche virent soudain du mouvement sous Ariale. Sur la plage, des soldats s'attroupaient ! Puis des éclats de lumière… Ils leur tiraient dessus, ils allaient briser la vitre !

« ATTENTION ! » hurlèrent tous les membres de l'équipe.

La vitre céda. Ariale se mit à tomber dans le vide. La jeune fille saisit l'étoffe de tissu qu'il lui tendait.

La jeune fille chuta vers le bas mais Cloud parvint à la retenir avec l'étoffe. Ariale se mit à se balancer dans le vide en criant. Une fois la surprise passée, elle vit Cloud tirer vers le haut et la ramener vers lui.

Une fois à sa hauteur, Ariale passa un bras autour de son cou et se cramponna fermement à lui en gémissant. Bon sang, elle avait eu si peur ! Cloud la serra brièvement contre lui pour la réconforter, puis il se plaqua contre le mur et dit à Ariale de grimper sur son dos, avec les bras autour de son cou et les jambes serrées autour de sa taille. Il allait la porter sur son dos !

La jeune fille obéit et parvint à adopter la posture souhaitée. Cloud se mit alors à escalader les murs du vaisseau avec ses amis. Ils franchirent la porte de la salle et traversèrent – non, escaladèrent – les couloirs du vaisseau jusqu'à atteindre la salle où se trouvaient les parachutes.

Ils sentirent d'autres secousses. Les canons recommençaient, ils tentaient de détruire le vaisseau !

Une fois tous équipés d'un parachute, les membres d'Avalanche et Ariale sortirent sur la passerelle puis, au signal de Cloud, sautèrent dans le vide et ouvrirent leurs parachutes.

Ils atterrirent à l'ouest de la plage. Une fois débarrassés des parachutes, ils coururent se cacher derrière des récifs. Juste à temps, car le vaisseau explosa sous trois derniers tirs de canon.

« MA SHERA ! Y'va me l'payer, ce %ç#&*µ de Shinra ! » cria Cid.

Les autres poussèrent un profond soupir de soulagement et de fatigue. Ça y est, ils étaient arrivés à Junon ! Pas tout à fait de la manière qu'ils avaient espérée, mais bon.

Ariale poussa un soupir mentalement. Plus moyen de revenir en arrière, maintenant. Elle allait devoir assumer son destin.