Bonjour, Bonsoir,

deux mois pour poster ce chapitre. Pour me faire pardonner, je dirai que c'est le plus long de tous les chapitres de cette fiction.

De plus, comme je l'avais dit sur une autre de mes fics, il y a quelques jours, je poste un chapitre par semaine, un sur chacune de mes fictions. En fait, je vais faire un roulement. Aujourd'hui, je poste sur cette fic, et la semaine prochaine, ce sera une autre fiction. Je reviens, mais cette fois-ci, je reste. C'est promis. Si, si, je suis sérieuse. Je suis organisée maintenant.

Enfin, je tenais à vous informer, que ma nouvelle fiction Mon combat pour la vérité, qui est d'ailleurs bientôt finie d'un point de vue écriture, est enfin en ligne.

Voici un résumé :

J'ai mal. J'ai si mal, au fond de moi, que j'ai envie d'en finir. J'aimerais ne jamais avoir à vivre cela. Je me montre forte, mais en vérité, je souffre en silence. Il a osé ! Il a enfreint cette règle à ne jamais transgresser, lui cet être vil. Ce monstre a volé une partie de ma vie et tout le monde le croit, lui, le seul coupable.

Le site ne veut pas afficher le lien pour lire la fiction (alors que j'ai mis des espaces, mais apparemment, cela ne marche toujours pas). Il suffit donc, d'aller sur AO3 et de taper le titre de ma fiction Mon combat pour la vérité. Si vous avez des soucis pour vous inscrire sur ce site, demandez-moi une demande. Attention, j'insiste pour que cette demande, se fasse sur Fanfiction, car sur AO3, cela ne marchera pas.

J'ai mis à jour "Une vie cachée" et "Une vie cachée " et "Le mariage en héritage"

"L'amour est aveugle" sera mis à jour la semaine prochaine. Ensuite, je referais une nouvelle publication, dans le même ordre que précédemment.


Chapitre 49: Le procès !

L'heure était venue de faire le deuil de ma vie passée, avant d'entrée dans la nouvelle. Bien que l'éclat, qui fut autrefois si brillant, se soit évanoui à jamais, rien ne pourrait me ramener ces instants de gloire perdus. Aujourd'hui, le moment était enfin arrivé.

J'étais assise sur un des bancs du tribunal. Bon sang, ce que cela pouvait être assez inconfortable. Ils pourraient soulager les gens et mettre du mobilier avec un meilleur confort. Déjà que l'attente n'était pas facile à gérer, mais en plus, si les bancs étaient durs comme de l'ébène, cela n'était pas très agréable.

Nous étions tous ici, à attendre que le moment que j'espérais arrive enfin. J'étais très nerveuse, mais je suppose qu'Edward ou Alice l'étaient également. A en juger par leur attitude, je pourrai le parier.

- Bella...

Edward me fit sursauter.

- Ce ne sera plus très long.

- J'espère ! Déjà que ce banc est inconfortable, je dois, en plus, supporter cette attente...

- C'est toujours aussi long, avant un procès ? S'enquit Alice.

- En général, oui, mais...

- Chouette, les portes s'ouvrent, m'exclamai-je sans grande joie.

Nous partions nous installer, avant que l'audience ne démarre.

- Nous déclarons, le procès Swan contre James Winters, ouvert. Faites entrer l'accusé ! Déclara le procureur général.

J'aperçus une porte s'ouvrir et James entra quelques secondes plus tard. Je tressaillis instantanément, mais heureusement, Edward ma serra dans ses bras pour m'encourager.

- Mesdames et messieurs, vous êtes ici pour rendre justice aux familles de 4 victimes... 3 jeunes femmes, dont les vies ont été fauchées par un tueur froid et calculateur : Maxie Trevens, Abby Schooltova, Sandy Hilfiger. 4 femmes, qui vivaient tranquillement leur vie, la quatrième étant toujours vivante. Quand ces victimes ont été accostées, elles pensaient pouvoir lui faire confiance. James s'est montré gentil, serviable, honnête... C'était un citoyen, se servant de son statut, pour attirer ces femmes vers un endroit isolé. Il a pu sereinement y commettre ses crimes.

- Il y a eu trois autres femmes ?

- Apparemment, Alice, mais je l'ignorais.

Ma famille et moi, écoutions le procès avec un grand intérêt. Chacun restait à sa place, sans jamais osé bouger ou parler. Mon mari, assis à mes côtés, bien qu'étant juge, ne pouvait pas juger. Il y assista, mais ne pouvait intervenir. A moins que cela lui soit demandé... Quant à moi, je parlais quand on m'interrogeait, me taisait quand il le fallait, du moins pas toujours.

- Je vous remercie votre honneur. Cependant, nous aimerions demander à l'accusé, de se soumettre à un relevé d'empreintes cérébrales. Le procédé nous indiquera, si les souvenirs des crimes, sont présents dans l'esprit de monsieur Winters, débuta mon avocat, au cours du procès.

- C'est Wilson, l'interrompit James

- Wilson, Winters, peut importe. Vous avez usurpé tellement d'identité, que nous ne savons plus comment vous appeler. Le fait est, que cette technique permettra de savoir avec exactitude, si ces faits sont encore présents dans son esprit, qu'ils choisissent de les évoquer ou de les dissimuler.

- Votre honneur, dites-moi que je rêve ! D'un point de vue scientifique, rien a été prouvé concernant James, mon client, le défendit Aro Volturi, son avocat.

- Vous en êtes sûr ? Nous avons essayé cette technique avec Cassie Peters. Les résultats ont été jugés admissibles, en tant que preuves scientifiques, comme définit par l'arrêt 702 du congrès.

- C'est leur dernières cartouches, votre honneur, ils n'ont aucune preuve et ils le savent. J'aimerais ajouter, que mon client est dans un état mental, qui demeure fragile, et en mon âme et conscience, je ne peux pas les laisser manipuler son cerveau.

- Fragile ? Assenai-je.

Tout le monde me regarda.

- Et ce qu'il m'a fait subir ? Vous y pensez ? Ce type m'a séquestrée, violée, harcelée, suivie... Il m'a fait vivre l'enfer, pendant plus de douze ans. J'ai perdu une partie de ma vie avec lui et vous le trouvez fragile ?

- Votre honneur, cette femme m'empêche de faire mon boulot.

- Madame Cullen, laissez maître Volturi faire son travail.

- Bella, renchérit Edward.

J'obéis, mais restai debout.

- Il y a t'il un risque pour sa santé ? S'inquiéta le juge.

- Non, mais je rêve. Vous ne comprenez pas ?

- Madame Cullen, je vous prierai de rester assise.

- Reste tranquille, je sais que c'est dur, mais il pourrait te faire éjecter de cette salle et annuler l'audience d'aujourd'hui. Ce n'est pas ce que tu veux ? Me questionna mon époux.

Je lui répondis par la négative.

- Bien, alors assieds-toi !

- Ce test est non abrasif et complètement sûr. Il va simplement regarder des images et nous ferons un encéphalogramme de son activité cérébral.

- Soumettre mon client à une série d'image, provoquer une espèce de réaction et dire que c'est la preuve de sa culpabilité, c'est pour le moins pervers. Il en est hors de question, maître Jenkins !

- Je veux le faire !

Là, c'était James qui parlait.

- Je vous demande un instant votre honneur.

Aro se tourna vers James et lui dit doucement, mais suffisamment fort pour que j'entende...

- Il est hors de question...

Il l'ignora et poursuivit...

- Votre honneur, tous les jours, j'ai l'impression de vivre un cauchemar. Je ne sais toujours pas, qui je suis. Je n'ai aucun souvenir de mon passé. J'ai oublié ce que j'ai fait dans ma vie ou à qui. Alors, si ce test peut m'aider à retrouver la mémoire, quelque en soient les conséquences, je... j'aimerais le faire. J'y suis obligé.

- Oh, c'est du joli. Tu vas nous faire croire que tu es amnésique ? Non, mais je rêve ! Ce n'est pas ce que tu me disais au téléphone, quand tu me contactais. Avoue, tu te souviens comment tu m'as baisée. Tu te souviens ce que tu me disais, avoue !

- Madame Cullen ! Je vais devoir vous faire sortir de cette salle. Cessez donc !

- Bella, tu as entendu le juge. Rassieds toi !

- Mais Edward, je ne peux pas...

- Il est malin, mais pas assez pour nous. Ne t'en fais pas. Avec maître Jenkins, nous avons mis au point un moyen de défense imparable. Souviens-toi !

- Rien est imparable pour James !

- Ne t'en fais pas, il paiera ! Crois-moi ! James sortira d'ici en homme condamné !

- Je te rappelle qu'il est lui aussi juge, et qu'il connaît les lois, tout comme toi !

- Votre honneur, puis-je appeler la victime à la barre ?

- A votre convenance !

Le juge me fit signe de venir et je m'installais. J'étais très nerveuse. Pire, j'angoissais.

- Jurez-vous de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Dites, je le jure, me précéda mon avocat.

Je fis ce qu'il me dit.

- Bien, pouvez-vous nous expliquer la situation.

- Je m'appelle Isabella Swan. J'ai trente ans et je suis dentiste. Actuellement, je n'ai pas de cabinet dentaire, car il est encore en travaux, mais cela ne saurait tarder.

- Parfait ! Pouvez-vous nous expliquer ce qu'il s'est passé, ce fameux soir

- C'était un soir, après une dispute avec mon mari. A l'époque, nous n'étions pas mariée. J'ai voulu revenir chez lui. Autrefois, il vivait chez ses parents et moi, avec mon père, mais je passais le plus clair de mon temps chez Edward, pour ne pas dire presque souvent. J'étais donc allée chez lui, pour nous réconcilier, mais je n'y suis jamais arrivée.

- Votre dispute portait sur quoi ?

- Nous venions de terminer le lycée et nous devions partir pour nos études à l'université. Lui, le droit et moi, la médecine. Il était venu me voir chez mon père pour me proposer de vivre ensemble. Ce soir là, j'ai refusé, car je nous pensais être trop jeune pour assumer une vie de couple... J'ai... Nous nous sommes disputés et il est parti. J'ai réfléchi, durant quelques minutes. J'avais peur d'être comme tous ces jeunes, qui vivent en couple et qui ne finissent pas leurs études, mais j'ai compris que la vie ne s'arrêtait pas qu'à cela... Je... Je suis revenue sur ma décision. J'ai voulu le rejoindre pour le lui annoncer, mais je n'y suis jamais arrivée.

- Que s'est-il passé ?

- J'ai fait ma valise et je suis partie. J'ai marché, un petit peu, mais étant épuisée, j'ai dû m'arrêter. Ma valise était lourde et je n'ai pas réussi à tenir. Alors, je me suis assise, et je lui ai envoyé un message.

- A qui ?

- A mon mari, Edward. A l'époque, nous étions juste en couple.

- Qu'a-t-il fait, quand il a reçu ce message ?

- Il ne l'a jamais reçu.

- Pourquoi ça ?

- On lui a arraché, à la gare.

- Par qui ?

- Une femme ! Mon mari s'est fait volé son téléphone par une femme. En quoi est-ce un pro...

- Connaissez-vous l'identité de cette femme ?

- Non, je suis désolée.

- Objection ! Cela n'a rien a voir avec l'affaire en cours.

- Justement, j'y viens, maître Volturi.

- Poursuivez dans ce cas, maître Jenkins.

- Oui, monsieur le Juge. Madame Cullen, que s'est-il passé, ensuite ?

- J'ai attendu plusieurs minutes, avant de me rendre compte qu'il ne viendrait pas. J'ai cru qu'il ne voulait plus me voir, alors j'ai repris la route jusque chez moi. J'ai commencé à déprimer, à pleurer... J'étais tellement effondrée, que je n'ai pas remarqué que l'on me suivait.

- Qui vous suivez ?

- Trois jeunes qui passaient par là. J'étais fatiguée à force de trainer avec moi ma lourde valise. Je me suis reposée sur un banc et je les ai vus.

Une larme perla sur ma joue, à l'évocation de ce souvenir.

- Madame Cullen, que s'est-il passé ensuite ?

- Ces trois jeunes se sont assis à côté de moi. Ils m'encerclaient. Je commençais à paniquer, mais je refusais de le leur montrer.

- Que vous ont-ils dit ou fait ?

- Ils ont prétexté vouloir du feu ou connaître l'heure, je ne sais plus. Avec le temps, certains détails s'estompent, mais je me souviens clairement avoir remarqué des tatouages et percings.

- Quels genres de tatouages ?

- Des tatouages qui portaient mon prénom.

Je pus entendre les gens, présents dans la salle bondée, s'exclamer de fureur.

Silence !

Tout le monde obéit au juge.

- Reprenez, maître Jenkins !

- Ils vous ont dit quelque chose ?

- L'un d'eux, m'a insultée de petite traînée baisable.

- Qu'avez-vous fait ?

- J'ai décliné poliment leur requête et je me suis levée, très vite. J'ai attrapai mon sac et suis repartie.

- Que s'est-il passé, après cela ?

- Ils se sont mis devant moi. Quand... Quand je partais dans une direction, ils reprenaient la même que moi et me barraient la route. L'un d'eux m'a même agrippé le bras et m'a obligée à les suivre.

- Et après ?

- J'ai tenté de me débattre, de les repousser ou de m'enfuir. Tous mes efforts étaient anéantis. Ils ont tiré sur mon bras, pour me prendre avec eux. J'avais tellement mal, que je suis tombée et l'un d'eux m'aggripée par les cheveux, me tirant sur le sol. Je les ai supplié d'arrêter, mais ils n'écoutaient pas. J'avais beau hurler, mais personne ne m'écoutait. Celui qui me tirait, m'insultait et les autres rigolaient avec lui ou me donnaient des coups de pieds.

- Lesquels ?

- J'avais du mal à les distinguer, mais ils avaient tous le même tatouage.

- Pourquoi cette difficulté à les reconnaître ? Ils se ressemblaient ?

- Non, mais ils étaient cagoulés et la nuit cachaient leur visage baissés.

- Ils vous ont tirée par les cheveux, c'est ce que vous avez dit, mais après ?

- Ils ont tiré sur mes cheveux, me laissant sur le sol, jusqu'à ce qu'on soit arrivé. Ca a duré ainsi pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce qu'il me lâche. Je me suis relevée, nous étions arrivés dans un vieil entrepôt.

- Et qu'avez-vous fait ?

- J'ai tenté de m'enfuir, mais l'un d'eux me menaçait avec un flingue. Il avait mis son flingue ici, m'exclamai-je en montrant mon crâne.

- Et ?

- Ce type m'a obligée à m'allonger sur des cartons, posés sur le sol froid et crasseux. Cet entrepôt était désaffecté, sale et vraiment très froid. J'avais peur, j'ai obéi. J'ai fait ce qu'il m'avait dit, car j'avais peur de mourir. Qu'auriez-vous fait à ma place ? J'avais horriblement peur. Je me souviens que mon coeur battait si fort. J'avais tellement peur, que je n'arrivais pas à me calmer.

- Et James était où ?

- C'était lui, le chef de la troupe. Je l'ai reconnu comme étant le plus grand, le plus musclé et le plus imposant. Il a demandé aux autres de partir. L'un d'entre eux a parlé et a dit que c'était un travail d'équipe, mais James l'a rembarré et l'a appelé Laurent.

- Qu'a dit James, exactement ?

- Que c'était un boulot qu'il devait faire seul. Que c'était lui, le chef !

- James a juste parlé ?

- Non, après ça, il s'est approché dangereusement de moi. J'ai tenté de me protéger en me recroquevillant, mais s'est moqué de moi. Il a posé une main sur mon visage, avant de me baffer. J'ai pleuré, supplié qu'il ne me fasse pas de mal, mais il n'a rien voulu entendre. Il a attrapé mon poignet gauche de force, m'ignorant par la même occasion, avant de me le menotter à un tuyau d'évacuation. Suite à cela, j'ai riposté, mais James m'a embrassée de force. Je l'ai repoussé, mais rien n'y faisait. Il a rapproché son couteau de mon visage et...

Dans la salle d'audience, j'étais littéralement en larmes, mais qu'importe, je devais continuer.

- James m'avait affirmé que j'étais son... son jouet, sa proie. Il a déchiré de force mon haut, ses mains parcouraient tout mon corps. Il... Il a caressé mes parties intimes, comme si je lui appartenais. Il a continué à enlever le reste de mes vêtements. J'étais attachée, je ne pouvais pas bouger. J'avais si peur, tellement peur... Il n'a pas arrêté de me regarder, comme si j'étais sa chose... Il... James a défait son pantalon, retiré ma jupe sans douceur. Ma culotte et son boxer ont suivi peu après. Je l'ai supplié de me laisser, mais il... Il n'arrêtait pas de me chuchoter à l'oreille " Ne t'en fais pas, tout va bien se passer ! ''

- Et il a, fis-je gênée.

- James est entré en moi. Il m'a violée, et je n'ai rien pu faire.

- Vous êtes sûre de ce que vous affirmez ?

- James m'a pénétrée de force et je n'ai rien pu faire. Quand je me débattais et hurlais, il me frappait. Vous comprenez ce que cela veut dire ? Ce type a abusé de moi, il m'a violée ! Hurlai-je.

Toute l'assistance dans la salle présente ne pipa mot. Ils semblaient tous sous le choc. James, lui, me fit un sourire narquois, que seule moi pouvais le voir. Tout le monde me fixait moi, et non lui. Alors, je continuai, espérant que cette situation s'arrangerait. Mais bien évidemment, je souffrais et raconter cela n'arrangeait rien à la situation. J'étais honteuse.

- Une fois son affaire terminée, James m'embrassa et appela ses amis. Ils se précipitèrent vers lui. Je crus qu'il me libèreraient, mais j'ai cru mourir, quand j'ai entendu ce malade leur annoncer que la marchandise, autrement dit, moi, était bonne et prête. C'étaient ses... ses mots. Je me suis mise à hurler, à me débattre, mais ) chaque fois, James me frappe encore plus fort. Il martyrisait mon ventre, mon visage, ainsi que mes pieds, mes mains. Certains d'entre eux me brûlaient à la cigarette. Oui, vous avez bien entendu, à la cigarette ! J'ai souffert, j'ai eu terriblement mal, mais que pouvais-je faire contre eux ? Puis, quand ses deux compères prirent leur tour, ils me passèrent dessus... Je voulais mourir, j'en avais marre. Oh, c'était plus rapide que pour James, mais c'était les mêmes monstres pour moi.

- Et c'est tout ? Ils ont fini, ou bien ?

Je continuais d'expliquer. Je lui racontais ce que j'avais fait, comment j'étais rentrée, où j'étais allée... Bref, il savait tout de ma vie. Quand mon avocat eut finit, se fut celui de James qui pris sa place.

- Madame Swan...

- Cullen, le corrigeai-je.

- Madame Cullen, tout ce récit est bien joli, mais j'aimerais savoir pourquoi vous avez refusé de porter plainte après cette histoire ?

- J'ai porté plainte, mais j'ai dû retiré ma plainte.

- Pourquoi cela ?

- Je l'ai déjà expliqué tout à l'heure... James n'est jamais venu à la confrontation, au commissariat. Après ce viol, je devais le confronter, mais il n'est jamais venu. Du coup, c'est comme s'il n'avait rien fait contre moi... Le soir en rentrant, il m'a menacée. J'ai pris peur et le lendemain, j'ai appris que je devais retirer ma plainte, sinon ma famille mourrait.

- Et qui a fait cela ? James ?

- Qui ça pourrait être d'autre ?

- Laissez-moi rire ! Sous prétexte que vous êtes en froid avec lui, pour je ne sais quelle raison, vous accusez mon client de tout et n'importe quoi ! Mais c'est du délire !

- Le délire, c'est ce que votre client me fait subir depuis douze ans ! Il ne se passe pas une journée sans que ce type ne me harcèle. J'ai du changer de nom et d'adresse, mais même là, il a réussi à me retrouver.

- Pourquoi ne pas avoir gardé votre plainte, dans ce cas !

- Objection !

- Rejetée ! Répondez, s'il vous plait !

- Je vous ai expliqué tout cela. James me veut. Il se croit tout permis et...

- Objection ! Cela n'a rien à voir avec l'enquête !

- Objection retenue !

- OK, alors parlons de vos parents. Votre père, par exemple. Il me semble que monsieur Swan est shérif, c'est exact ?

- Oui.

- Et en tant que shérif, vous a-t-il aidée ? Soutenue ?

- Oui, il a fait ce que tout père policier ferait.

- Expliquez-moi !

Je le fis, et une fois terminé, ce cher avocat s'empressa de dire...

- C'est aussi ce qu'il a fait, lors de votre soudaine disparition ? Tout le monde est au courant, que vous avez rejoint James de votre plein gré, inutile de le nier !

- Je n'ai pas... Je n'ai jamais été rejoindre James, de mon plein gré. J'ai toujours essayé de l'éviter.

- Soyez plus clair !

- James n'a pas arrêté de me harceler, de me poursuivre. Après mon viol, j'ai déménagé, changé de nom et de coordonnées téléphoniques, mais j'ignore comment, James a toujours réussi à me retrouver. Il menaçait ma famille, il a même été jusqu'à me menacer ou me faire peur. J'ai vraiment cru, à plusieurs reprises, que tout serait fini pour moi ou pour les miens.

- Et pourtant, vous êtes toujours là. Cela veut donc dire, que James...

- Monsieur le Procureur, il est impensable qu'un avocat souahite cela au témoin.

Je reconnus la voix de mon mari. Il avait enfin oser parler.

- Maître Volturi, mesurez vos paroles, je vous prie !

Ce dernier acquiesça avant de reprendre.

- Parlons maintenant, de votre soeur. Comment est votre relation ?

- Parfaite et saine, comme toutes soeurs qui se respectent !

- Est-il vrai que dernièrement, vous vous êtes violemment disputées, au point de rompre tout contact ?

- Il serait plus simple de lui demander !

- Et votre mari ?

- Ecoutez, je veux bien tout vous raconter, mais cessez de m'emmerder avec vos questions inutiles !

Cet imbécile d'avocat sourit.

- Auriez-vous quelque chose à cacher ?

- Je vous ai déjà tout dit. Ma famille n'a rien à voir là-dedans. C'est moi la principale concernée.

Cet avocat de malheur me regarda et appela tour à tour, les membres de ma famille, ainsi que mes amis. Même mon psy et Jacob y passaient. Je n'écoutais qu'à moitié, sachant parfaitement, tout ce qui allait se dire.

- Bien, mais rappelez-vous, vous avez dit, tout à l'heure, qu'après votre séparation, votre téléphone a été volé, ce qui explique pourquoi votre femme n'a jamais pu vous contacter, ce soir là. Est-ce exact ?

Là, je commençais à écouter. Pourquoi, il insistait autant ?

- Oui, c'est ce que j'ai dit !

- Parfait, alors pouvez-vous nous dire, ce qui est arrivé à votre portable ?

Edward soupira et se répéta une nouvelle fois.

- Une femme m'a volé mon téléphone.

- Et qui est cette femme ?

- Je l'ignore !

- Et après cela, qu'avez-vous fait ?

- N'ayant plus de téléphone, je n'avais plus le temps de rentrer jusque chez mes parents. J'ai donc pris mon train. Il était juste devant moi et ne voulant pas le rater, j'ai dû faire un choix. Je me suis dit que je réglerai ce petit détail à Washington.

- Donc, si je comprends bien, vous êtes quand même parti pour Washington ?

- Oui, c'est exact.

- Une fois arrivé à Washington, qu'avez-vous fait ?

- Je me suis arrêté dans un hôtel. Il était trop tard, pour aller sur le campus. Je m'étais dit que j'irai chercher la clé de ma chambre étudiante, le lendemain.

- Et ce soir là, vous avez dormi. Seul ?

- Je suis obligé de répondre à cela ?

Voyant personne répliquer, mon mari reprit son explication.

- J'ai été me prendre une chambre. J'ai croisé une fille. Je l'ai invité à boire un verre et nous avons fini ivre et dans le même lit.

A ce moment là, je me sentis mal. Pourquoi me l'avait-il caché ?

- Je suis désolé. Tu étais tellement mal, à cause de James, que je n'ai pas voulu te blesser davantage. Pardonne-moi, Bella !

- Ce n'est pas à votre femme, qu'il faut parler pour le moment, mais à la cour, monsieur Cullen.

Cet avocat m'énervait au plus au point.

- Maître Volturi, j'aime ma femme et...

- Comment s'appelait cette femme ? L'ignora ce crétin.

- Je ne sais plus. J'ai couché avec qu'une fois. Vous croyez que j'aurais pensé à lui demander son nom ? J'étais ivre, en plus !

- Et le lendemain, au réveil ? Qu'avez-vous fait ?

- Cette fille n'était plus là. Je suis parti, avec une belle gueule de bois. Je pensais pouvoir oublié cette nuit.

- Et votre femme, le savait-elle ?

- Je comptais le lui dire, quand toute cette histoire serait réglée.

- Oh, le parfait petit mari, qui protège sa femme !

- Ecoutez-moi, espèce d'imbécile ! J'aime ma femme plus que tout et je donnerai tout pour la voir heureuse.

- Je n'ai plus rien à ajouter.

Tiens, il avait peur de parler ? Que lui arrivait-il à se cher petit avocat ?

- Bien ! Maître Jenkins ? Voulez-vous questionner monsieur Cullen ?

- Oui ! Monsieur Cullen, vous dites avoir passé une nuit avec une inconnue. Dans ses faits et gestes, ou même paroles, quelques choses a-t-il attiser votre curiosité ? Un détail vous revient-t-il ?

- Maintenant que vous me le dites, je me souviens que cette fille n'arrêtait pas de me parler de Bella. Au début, j'ai pensé que c'était dû à l'alcool et qu'elle avait dû m'entendre parler d'elle. Mais maintenant que vous me le dites, cela ne m'étonnerait pas qu'elle ait un rapport avec James.

- Avait-elle un tatouage ou une chose qui puisse la distinguer ?

- Je... Non, pas à mon souvenir.

Il réfléchissa quelques minutes, avant de reprendre.

- Ca me revient ! Cette femme n'arrêtait pas de me comparer à un certain Jimmy. Quand elle gémissait, elle m'appelait Jimmy. Sur le coup, j'ai pensé que c'était son trip, mais après, en partant, j'ai trouvé un mot.

- Un mot ?

- Oui. Elle m'avait laissé un mot sur l'oreiller. Elle m'a dit «tu n'égaleras jamais mon Jimmy». J'ai pensé que c'était une alcolo ou une idiote. Etant blonde, j'avais certains clichés sur ces dernières. Cependant, j'ai préféré oublier cette histoire.

- Et ensuite ?

- J'ai démarré ma vie à Washington, comme bon étudiant. Au début, tout allait bien, jusqu'à...

- Jusqu'à ?

- Environ quinze jours après cette aventure, il y a une rumeur qui courrait sur moi.

- Une rumeur ?

- Oui, une rumeur, qui prétextait que je me tapais toutes les filles du campus. Je n'ai jamais su d'où venait cette rumeur, mais tout ce que je sais, c'est quelle a réussi à atterrir aux oreilles des gens de Forks et de mes parents.

- Peut-être que cette rumeur était exacte !

- Elle était fausse ! C'est une rumeur, donc pas forcément vraie et dans mon cas, elle était irréelle. Dans mon cas, elle s'est arrêtée.

- Je vois... Je n'ai plus de question, votre honneur. Puis-je appeler madame Denali ?

- Allez-y !

Tanya arriva à la barre quelques minutes plus tard. Elle sembla complètement paumée, comme si elle avait bu. Edward, quant à lui, s'empressa de me rejoindre. Le début de l'interrogatoire de la blonde siliconée se passa bien. Tout se déroula parfaitement, jusqu'à...

- Madame Denali, vous osez nous dire, que monsieur Cullen, ici présent, vous a violée ? Ca alors, c'est la meilleure celle-là !

- Oui, et je suis prête à la prouver. Il me semble que ce bar a des caméras.

- Elle ment. J'ai juste passé un petit moment avec elle, dans les toilettes de cette boîte, mais ça s'arrête-là ! Se défendit Edward, depuis sa chaise.

- Monsieur Cullen, cessez !

Edward obéit au juge. Je le regardais, plus très sûre de vouloir se procès.

- Reprenez, maître Jenkins.

L'avocat s'exécuta. Il interrogea Tanya. Au fil de l'audience, on pouvait voir cette femme, clairement devenir mal à l'aise. Plus on avançait, plus on découvrait des choses importantes.

- Je n'ai jamais dit cela. J'ai... Bon, c'est vrai que j'ai dragué Edward, mais j'y étais obligée. Je le devais, car j'y étais contrainte. Le plan était que je drague Edward, que je l'éloigne de moi, tout comme l'avaient fait mes soeurs.

- Tiens donc, je m'y attendais à celle-là ! Maugréai-je.

Edward me sourit et me rassura. Il me répéta que j'étais la seule et l'unique pour lui.

- Vous confirmez donc avoir 2 soeurs !

- Je... Vous voulez toute la vérité ?

- Je n'attends que ça !

- Vous promettez de ne pas en tenir compte ? Vous promettez que ma peine sera soulagée ? On peut trouver un compromis, vous savez ?

- Que voulez-vous me dire ?

- Monsieur le juge, ma peine sera soulagée, n'est-ce pas ? Si je parle, tout sera plus souple pour moi ?

Ca alors, elle ne perdez pas le nord, celle-là. J'étais sidérée d'oser entendre cela.

- Tout dépend de ce que vous nous direz, mais on peut essayer de trouver un compromis.

- D'accord, alors, il faut savoir que ce n'était pas mon souhait. James m'a séduite. Il a fait de moi sa chose. On était censée

- On ?

- Les filles et moi !

- Il y avait d'autres filles, dans l'histoire ?

- Pas d'autres, mais presque une dizaine.

- Une dizaine ? Répéta-t-il, sous le coup de l'étonnement.

Tanya affirma de façon positive.

- Et en plus, on était toutes ses maîtresses, mais Irina et moi, avions été plus malignes.

- Je ne comprends pas, expliquez-vous !

- James a séduit, utilisé ses charmes, pour plusieurs femmes. On croyait en son amour. Oh, certes, ce n'était pas toutes ensemble, mais chacune son tour. Comme James nous fréquentait chacune notre tour... En fait, il sortait avec une, et quand il s'en lassait, il la plaquait et prenait une autre. Parfois, c'était plusieurs en même temps. Chacune voulait que ça dure et une compétition s'était installée entre nous. Du coup, on faisait tout ce que ce type voulait.

- Tout, c'est à dire ?

- James nous a demandé... Je devais m'occuper, avec Irina et Camilla, mes soeurs, de séduire Edward, pour l'éloigner de Bella. Irina est allée jusqu'à en tomber enceinte.

- Vous êtes tarées, hurla mon époux.

- Monsieur Cullen ! Je ne vous le dirai plus !

- Edward, assieds-toi !

Cette fois-ci, ce fut moi qui le lui demandais. Il obéit et Tanya repartit dans ses explications.

- Et ensuite ?

- Irina est tombée enceinte, sans qu'Edward ne le sache. Ils se sont séparés, mais quand James a su que Bella et lui s'étaient mariés, il est devenu fou. Il a rappelé Irina, qui elle, ne demandait qu'à vivre heureuse, loin de lui, loin d'eux. Elle est revenue sur sa décision et a repris contact avec Edward. Elle y était obligée, James l'avait menacée.

- Et après ?

- Ils se sont séparés, mais Irina a trouvé la mort dans un accident de la route, emportant le bébé avec elle.

Edward parut triste, l'espace d'une minute, puis de reprit.

- Ca va ?

- C'était mon bébé. Je ne peux pas faire comme si, ça ne me faisait rien.

- Je vois !

- Et vous ?

- James m'a payée et baisée pour que je drague Edward. Je devais l'éloigner de cette femme.

- Vous l'avez déjà dit, mais quoi d'autre ?

- James ne m'a pas menacée, car moi, j'étais réellement amoureuse de lui. Je faisais tout ce qu'il me disait, sans qu'il n'ait besoin de me faire peur ou de me menacer, comme pour les autres.

- Et Jessica et Lauren, elles étaient censées faire avorter Bella.

- L'avortement ?

- Oui, quand James a violée Bella, celle-ci était enceinte. Cependant, sous le coup du choc, elle a perdu le bébé.

- Je l'ignorais. Est-ce vrai, madame Cullen ? Me questionna le procureur.

- Oui, c'est exact.

- Et pourquoi n'avoir rien dit ?

- C'est une partie de ma vie, que je préfère oublier.

- Monsieur le procureur, j'aimerais poursuivre, si vous me le permettez...

Maître Jenkins, mon sauveur. Enfin, je ne savais pas si il allait l'être, mais il l'avait été avec les reproches du procureur.

- Allez-y !

- Vous disiez donc, qu'Isabella Cullen a perdu son bébé, suite au viol de James. Comment le savez-vous ?

- James l'a appris, d'une de ses greluches et me la redit. J'étais sa préférée, il me disait tout.

- Et ensuite ?

- Suite à son viol, Bella a perdu le bébé, mais malheureusement pour elle, sa précédente fausse couche ne s'est pas bien passée, ce qui a conduit à quelques ennuis de santé. Cela a été néfaste pour elle et son bébé. Quand elle est derechef tombée enceinte, douze ans plus tard, James a tout fait pour qu'elle avorte.

- Tout fait, c'est à dire ?

- Il a manigancé son avortement. Il a utilisé Jessica et Lauren, pour que Bella souffre. Isabella devait tout ressentir dans son IVG, elle devait souffrir et ne plus jamais vouloir tomber enceinte. Le médecin était complice. Quand Jessica a su, que Bella était la femme d'Edward, elle a voulu tout arrêté, amis James la menaçait, elle aussi. Tout comme se médecin.

- Pourtant, il s'est occupé de sa grossesse actuelle.

- Je regrette, ce n'est pas lui.

- Je ne comprends pas !

- L'obstétricien de Bella, censé s'occuper de son avortement, n'était pas là ce jour-là. En fait, James s'est arrangé pour que ce médecin soit en vacances à ce moment là, pour y mettre un de ses médecins.

- Un de ses médecins ?

- James a payé un de ses amis, qui n'a jamais fini la fac de médecine, un médecin raté, si vous préférez, pour pratiquer l'avortement de Bella. Etant donné que son médecin n'était pas disponible, car en vacances, James en a profité pour pour y mettre un de ses amis et faire l'avortement accéléré de Bella.

-Et Jessica ? Lauren ? Il y en a t'il d'autre ?

- Alors, dans les complices et maîtresses de James, il y avait moi, Irina, Camilla, Jessica, Lauren... Et puis... Ah oui, il y avait Sandie, la black, Victoria, la rousse... Je crois que c'est tout, oui, cita la blonde.

- C'est déjà pas mal !

- Et il y avait Puppy et Renée, aussi !

- Puppy ?

- Puppy est le golden retriever de Bella. James l'a enlevé, il y a quelques années, mais je vous assure qu'il est vivant.

Tanya raconta que James avait engagé Victoria, pour la rendre folle. Il avait acheté la maison en face de celle de ma femme, afin de lui faire peur, afin de lui faire croire toutes sortes de choses, comme un faux meurtre, un faux viol... Nous apprenions également, que Puppy était bel et bien en vie.

- Mais alors, où est-il ?

- Maître Jenkins, nous sommes d'accord, que Bella avait ce chien, pour oublier le drame de James. Cependant, comme cela ne lui plaisait pas, il l'a enlevé, lorsqu'il avait 3 ans.

- Ca fait quatre ans, que j'essaie de me remettre de la mort de mon chien, et j'apprends qu'il n'est pas mort. C'est dégueulasse et inhumain de faire ça. Il a été bien traité, au moins ?

- Madame Cullen, laissez-moi faire mon boulot, lui remémora l'avocat.

- Qu'est-il arrivé au chien ?

- Il a été confié dans un refuge, mais j'ignore le nom.

- Ca ne fait rien, vous nous avez déjà aidé beaucoup.

- Ah, et qu'adviendra-t-il de moi ? Aurai-je une peine minimale ?

- Je ne sais pas.

- Ce n'est pas juste, car Jessica ou Lauren, elles sont en action depuis plus longtemps que moi.

- Comment ça ?

- Bah, tout le monde sait comment James rencontré Bella, et donc, comment Jessica a rencontré Edward.

- Non, mais vous allez nous faire un plaisir de nous le rappeler.

- Jessica était au lycée, avec Bella et Edward. James a rencontré Bella, en primaire. C'était la seule à être gentille avec lui. Elle ne s'en souvient pas, mais il était un enfant battu, et Bella se souciait de lui, jusqu'à ce qu'il déménage. Il est revenu, avec son père, lorsqu'il avait dix-sept ans. Il était dans la bande des voyous.

- Bande des voyous ?

- C'est la bande de jeunes à problèmes, comme trafic de drogue, vol...

- Je vois...

- Et James, au lycée, a fait parti de cette bande. Il a fréquenté Lauren et Jessica, qui était censée draguer Edward. Elle lui a fait une réputation de tombeur... C'était elle qui devait coucher avec Edward, lors de sa première nuit à Washington, mais elle était indisposée...

- Oui, elle était en période rouge...

L'avocat ne comprit pas, puisque Tanya reformula...

- Oui, c'était Ketchup...

- Elle avait ses règles, finit-elle par crier.

- Oh oui, c'est un problème, plaisanta de manière sarcastique, mon avocat.

- C'est finalement Camilla, ma soeur qui a tout fait.

- C'est à dire ?

- Elle l'a dragué, ils ont passé la nuit ensemble. Elle a volé le téléphone d'Edward, afin que Bela ne puisse contacter Edward. C'est elle, la fille, qui gémissait le nom de Jimmy. En vérité, Jimmy est le surnom que nous donnions toutes à James.

- Je comprends mieux.

- C'est aussi elle, qui a fait une réputation à Edward, à Washington.

- Si je comprends bien, elles étaient deux à faire une réputation de dragueur et tombeur, à monsieur Cullen. Ces filles, c'étaient Jessica, à Forks et Camilla, à Washington.

- Oui, c'est exact.

- Oh, j'oubliais, James n'a pas menacée que Bella. Il a menacé Alice Swan, la soeur de la victime.

- Et pourquoi nous dire tout cela ?

- Je vous ai dit, je m'en veux de tout cela. On a été cruel avec elle. Elle ne méritait pas cela. Ma soeur a osé se rebellé à James, mais elle est morte. James a trafiqué sa voiture, afin qu'elle ne parle pas et elle est tombée d'une falaise. Le bébé est mort avec elle. J'arrive plus supporter cela, je devais parler... Mais s'il vous plaît, ne me punissez pas, pour avoir osé dire la vérité. Soulagez ma peine, pitié !

- Je n'ai plus de questions, votre honneur !

- Maître Volturi ?

- Je n'ai pas de question, non plus !

- Parfait.

- J'aimerais interroger madame Renée Dwyer.

Le procureur accepta le requête de mon avocat. Il recommença son boulot, comme toutes les personnes qui lui ont précédés. Ma mère se défendit à sa façon.

- J'admets avoir fait une erreur. J'admets ne pas avoir écouté ma fille. Je ne suis pas une bonne mère, je ne l'ai jamais été, mais j'étais une alcoolique. Je buvais, à longueur de temps, sans me soucier de ma famille. Certes, je... Je n'étais pas une mère, mais j'ai toujours aimé mes filles. Je ne me suis jamais comportée correctement avec ma famille, mais je... Je les aime plus que tout. Je suis consciente de mes erreurs, mais je compte me racheter.

- Parfait, alors comment expliquez-vous, dans ce cas...

- Je vous ai déjà tout dit, il me semble. James s'est servi de moi et de ma naïveté. Oh, certes, cela ne rachète en rien ma faute, mais je tenais, aujourd'hui, à tout vous dire... Jim ne me tenait jamais informée de ses plans. Il me pensait capable de tout révéler aux autorités. Je ne comprenais jamais rien, à ce qu'il me disait, car j'étais toujours défoncée. Je crois... Oui, je crois, d'ailleurs, que c'est à cause de ça, que Jacomus s'intéressait à moi.

- Vous avez abandonné votre mari et vos filles, à l'époque.

- J'étais alcoolique. Je voulais me faire suivre et je pensais que pendant ma cure, mon mari pouvait s'occuper de mes filles, mieux que moi.

- On ne l'a jamais su...

- Oh, Bella, il y a tellement de choses que j'aimerais te dire.

- Tu peux me les dire, tu sais...

- J'ai commencé à boire, quand ta soeur avait sept ans et toi, cinq. Ton père rentrait tard, depuis plusieurs soirs. Une vague de meurtre avait eu lieu dans le secteur et ton père était chargé d'enquêter... Il y a peu, j'ai appris que ces meurtres étaient l'oeuvre du père de Jim. Je m'ennuyais, en attendant ton père. Un soir, pour combler ce manque, j'ai bu un verre, puis deux, puis trois... Puis, les jours suivant, c'était une bouteille qui m'aidait à oublier les soucis. Petit à petit, j'étais devenue alcoolique... Les mois sont passés, pour devenir des années. Je vous ai confiées, ta soeur et toi, à ton père. Je vous ai abandonnées. Ma première cure, j'ai complètement arrêté. Quand je suis revenue vers vous, tu ne me reconnaissais pas. J'ai compris que je n'existais plus, à tes yeux !

- Je te reconnaissais. J'ai seulement fait semblant de ne pas te reconnaître, car tu m'avais abandonnée. Je croyais que c'était de ma faute et que tu ne m'aimais plus.

- Jamais je n'ai cessé de t'aimer... de vous aimer, ta soeur et toi.

- Et ensuite ? Que s'est-il passé, madame Drwyer ?

- Je suis repartie. Ton père m'a demandé de revenir doucement, qu'il fallait du temps, car partir pendant un an en cure... Il était normal que les filles ne me reconnaissent pas. On devait y aller doucement.

- Qu'avez-vous fait ?

- J'ai erré dans les rues, il n'était que dix sept heures. Je pleurais et un homme m'a secourue. Phil... Petit à petit, on s'est fréquenté, j'en suis tombée amoureuse et j'ai divorcé d'avec votre père. Vous aviez vos vies et moi, je devais me reconstruire.

- Mais qu'est-ce que cela a à voir avec votre fille...

- Je me suis mariée avec Phil, mais plus le temps passait, plus il s'absentait pour affaires. Je le soupçonnais de me tromper, ce qui était faux. Ce n'était juste que pour affaires. J'ai recommençais à boire. Je me disais, un verre, rien qu'un verre. J'ai fini la bouteille. Quand Phil m'a vue, le soir en rentrant, j'étais ivre morte... Il m'a quittée. Je n'ai pas supporté cette séparation, et je suis redevenue alcoolique. J'ai voulu me reprendre, pour vous, mais dans ma cure, j'ai rencontré James. Il était charmant et... En fait, il me voulait pour mieux t'atteindre. Il me l'a avoué, il y a quelques jours. Je suis désolée, ma fille. J'aurais dû t'écouter, j'aurais dû te croire, je... Je t'ai prise pour une folle, mais je n'étais pas moi-même. James me torturait l'esprit avec des idioties.

- Que vous a-t-il dit d'autre ?

- Maître Jenkins, j'aimerais finir !

- Répondez-moi, d'abord !

Ma mère soupira et enchaîna...

- Je... J'ai... J'ai eu une addiction aux jeux, mais j'ai dû abandonner, car les finances de Charlie ne nous le permettait pas. Tu as pris soin de moi, ce n'était pas ton rôle.

- C'est arrivé, c'est la vie, mais...

- Ma fille, j'ai été idiote. Je n'aurai pas dû me comporter ainsi. Je me rends compte, que je risque de te perdre. Si tu refuses de me parler, je le comprendrais, je le mérite.

- Qu'avez-vous fait, pour penser tout cela ?

- J'ai menti et caché la vérité à notre entourage. Ma fille disait la vérité sur James, et moi, je n'ai fait que l'ignorer. J'ai pensé à mon couple avec Jim, je... Je m'imaginais que c'était l'homme idéal, que je refusais de voir la vérité. J'ai compris, j'ai mûri... Je me suis aperçue de mes erreurs. Bella, tu avais raison.

- Pourquoi la croyez-vous, maintenant ?

- James m'avait appelée, quand j'étais à l'hôpital avec ma fille. Il avait prétexté devoir s'absenter, pour affaires, mais j'ai compris, à sa voix ce soi-là, que rien était vrai. J'ai refusé d'y croire, même lorsque tu insistais, mais j'ai fini par comprendre.

- Et comment ?

- Je suis une cure de désintox. Je suis plus lucide, dans mes propos.

- Vous n'en suiviez pas, il y a quelques mois ?

- Si, mais ce n'est pas la même. J'en suis à ma quatrième cure, mais cette fois-ci, il n'y a plus de Jim... James... Jacomus... J'ai réellement compris, quand on a retrouvé Bella.

- Vous êtes une mère indigne, madame Dwyer !

- Je le sais, maître Jenkins. Et je demande pardon à tous ceux que j'ai fait souffrir. Je... Je vais changer, c'est promis et juré, cette fois-ci.

- Bon, vous règlerez vos affaires entre vous. J'aimerais entendre l'accusé et rentrer chez moi. J'ai un Noël a fêter !

J'avais écouté Renée, mais ce que j'attendais par-dessus tout, c'était d'entendre ce que James pourrait dire, pour sa défense. Au fur et à mesure que les avocats interrogèrent ce connard, je pris confiance en l'avancée de l'affaire.

- Mesdames et messieurs les jurés, vous avez tout entendu. Mais selon vous, étaient-ce les meurtres d'un tueur en série ? C'est possible, mais la théorie, selon laquelle mon client est coupable de ces choses, n'est rien d'autre qu'une théorie.

- Pardonnez-moi, votre honneur, mais ce type a infligé un maximum de souffrance et de terreur à ma cliente. Peu à peu l'endroit où se rende Isabella, chaque recoin était devenu son territoire de chasse.

- Aucun témoin oculaire, aucune emprunte, aucune trace d'ADN, pas d'arme du crime, pas la moindre trace de preuve tangible. Le seul moyen de trouver un lien entre mon client et ces crimes, c'est en ayant recours à cette pseudo science, le profilage. Vous ne trouvez pas cela absurde ? Maître Jenkins ?

- Vous voulez réellement savoir ce que je pense de tout cela, maître Volturi ?

- Essayez !

- Cher juré, à la fin de notre plaidoirie, vous serez convaincu, que James est l'homme qui a commis ces crimes. Qu'il s'en souvienne ou non, d'ailleurs. Mais j'aimerais interroger l'inspecteur Carrigan.

Le flic, après l'autorisation du procureur, partit s'asseoir.

- En enquêtant, sur la disparition d'Isabella, votre collègue, nous a dit, tout à l'heure, avoir trouvé des éléments révélateur de la culpabilité de James.

- C'est exact, maître Jenkins.

- Comment en être arrivé à cette conclusion ?

- Avec mes agents et le shérif Swan, nous avons analysé le comportement de celui, qui a cette époque, n'était qu'un suspect. Notre but était de retrouver la victime. Le terrain de chasse de l'accusé est immense, mais une seule cible possible. Il a tout de même pris le temps, malgré lui, certes, de laisser des indices. Ce sont ces indices, qui nous ont permis d'agir.

- Et c'est tout ?

- James a pris exemple sur son défunt père. Il ne veut pas le décevoir. Pour lui, il perpétue encore son nom. Il crée un lien avec ses victimes, avant de passer à l'acte. Il ne veut pas perdre le contrôle. Il a un métier à responsabilité. Cela nous a permis de savoir, que toutes ces choses, qu'il a infligé à Bella ou à ses complices, continuaient de lui procurer du plaisir.

- Néanmoins, j'imagine qu'il a préparé son territoire, pour agir ainsi. Est-ce exact ?

- James est quelqu'un de prudent, organisé. Il ne laisse pas d'indice derrière-lui, mais le peu qu'il a laissé, nous a permis d'agir. Cet homme est proche de la paranoïa.

- Il est paranoïaque !

- Madame Swan !

- Je me tais, promis monsieur le procureur.

- Reprenez maître Jenkins !

- Vous nous décriviez sa façon de procéder. Pouvez-vous poursuivre ?

- Il est le genre de type, qui sait exactement ce que la police sait. Il est sûrement déjà au courant du déroulement de notre enquête.

- Parfait, merci. Je n'ai plus de questions.

- Très bien ! Maître Volturi, souhaitez-vous interroger l'inspecteur Carrigan ?

- Mon client a voulu échapper à la police. Un comportement, que vous décrivez comme étant un indicateur de sa culpabilité ? S'empressa de rapporter l'avocat du pervers.

- Oui, c'est exact !

- Etiez-vous au courant, qu'il y avait déjà un mandat d'arrêt à son nom à l'époque de son arrestation ?

- Oui, je crois que c'était pour une histoire de vol.

- Donc, il est possible, que monsieur Wilson ait fui, pas parce qu'il était coupable de crimes sexuels, mais à cause de cet autre mandat ?

- Lorsque nous avons été récupérer la fille de mon collègue, il y avait huit officiers de l'ordre présents sur les lieux, équipés de gilet par balle et je doute que n'importe qu'elle personne de...

- Excusez-moi, répondez par oui par non.

- Oui !

- Donc, vous avez déclaré, que c'était le profil du tueur, qui vous avez conduit vous et la police, à appréhender mon client, ce soir-là !

- L'analyse de son comportement a effectivement fait parti de nos indices.

- Est-ce que le suspect, que vous aviez identifié, a été prouvé être coupable du viol de votre fille, il y a dix huit ans ?

- Objection ! Aucun lien, s'empressa de riposter un avocat d'une autre victime de James.

J'avais oublié de vous dire, James avait abusé sexuellement d'autre victimes. Elles étaient également venues témoigner, aujourd'hui. Espérons que tous ces témoignages réunis permettraient de le coffrer.

- C'est la crédibilité du témoin que je remet en question.

- Retenu !

- Non, il n'a pas été condamné.

- Pourquoi ? Car il a été innocent. Votre profil vous a fait commettre une belle erreur. Maintenant, si nous parlions du tueur de...

- Objection votre honneur, il nous fait un sermon. Remarqua mon avocat.

- Où est-ce que vous mène votre argumentation, maître Volturi ?

- Je reformule, monsieur le juge. Inspecteur Carrigan, vous avez fait erreurs dans ces affaires. Il est donc possible que vous fassiez erreurs à propos de mon client.

- Non ! Répondit l'ami de mon père.

- Le fait est que le profilage n'est rien d'autre qu'un faisceau de présomption. Vous ne pourriez pas deviner les couleurs de mes chaussettes avec plus d'exactitude, qu'un médium de fête foraine.

- Objection !

- Je retire.

- Votre honneur, j'aimerais ajouter une petite chose à mon témoignage !

- La cour vous remercie, inspecteur Carrigan. Mademoiselle Swan, vous pouvez prendre la place.

- Que se passe-t-il ?

- Je sais que ce n'est pas facile, d'être avocat. Qui plus est, de défendre une ordure, comme James Wilson, mais la loi, vous autorise à dire la vérité, même en tant que défenseur de la partie adverse. Je sais que ma soeur, peut paraître fragile ou non crédible vis-à-vis de la loi, mais je puis vous affirmer, que tous ces dires, sont exactes.

- La grande soeur qui prend la défense de la petite. intéressant ! Vous pensez marquer un point, mais ça ne marche pas avec moi. Je vous ai espionné, durant toute l'audience et j'ai pu...

- Bleu !

- Je vous demande pardon ?

- Vos chaussettes... Elles sont de la même couleur que votre cravate, ce qui vous grandit. Vous mettez aussi des talonnettes et vous avez changé vos semelles. On pourrait croire que vous êtes radin, mais en fait, vous avez des difficultés financières. Vous portez une fausse rolex, parce que la vraie a été mise en gage pour payer vos dettes. Je pense que vous faites des paris.

- Au contraire, je suis très bien rémunéré. Vous n'êtes pas sans savoir, que je suis un avocat des plus côtés de cet état. Peut-être même du pays.

- Ce sont les courses, votre vice. Votre portable vibre sur la table, toutes les vingt minutes. Vous recevez les résultats de vos paris et cela affecte votre plaidoirie. Et aujourd'hui, vous êtes en difficulté. C'est parce que vous pariez, comme vous préparez vos plaidoirie. Vous défendez les causes perdues.

- Nous ne sommes pas là, pour parler de moi, mais bel et bien pour défendre mon client.

- J'en ai assez ! Ca suffit ! Tous ces petits duels verbaux... Stop ! Vous voulez que je vous dise ? J'en ai ma claque de vos histoires. C'est Nöel, mais au lieu de ça, je dois présider cette audience. D'ordinaire, je ne prévois aucune audience, le jour du réveillon. Cependant, l'inspecteur Carrigan m'a demandé de vous faire passer en urgence, il y a trois jours. J'ai accepté, mais croyez-moi, j'ai autre chose à faire. J'aimerais être avec ma famille. En plus, il commence à neiger, alors vos petits conflits de famille, vous pourrez les régler un peu plus tard. J'aimerais rentrer chez moi, alors qu'on en finisse maintenant.

- Wouah ! Je n'avais jamais vu ce juge aussi énervé en plein audience.

Je souris à la remarque de mon époux.

- Maître Jenkins, maître Volturi, avez-vous quelque chose à ajouter ?

- Non, dirent-ils simultanément.

- Sage décision ! Mesdames et messieurs les jurés, avez-vous déjà pris une décision ou avez-vous besoin de temps ?

- Ce ne sera pas nécessaire. Nous avons statué, sur le sort de monsieur James Wilson, répondit le juré numéro 1.

- Bien, et quel est-il ?

- Pour l'affaire de viol sur Isabella Swan, nous déclarons, l'accusé coupable. Concernant l'affaire de vol avec préméditation, nous déclarons l'accusé coupable. Quant à l'affaire, concernant le harcèlement moral envers la victime, nous déclarons l'accusé coupable. Pour l'affaire de séquestration et de violence, nous déclarons l'accusé coupable.

- Parfait ! D'ordinaire, je ne me décide jamais dans la précipitation, mais étant un 24 décembre, je me dois de réagir. De plus, cette situation est assez urgente, en vue des témoignages et du rapport de l'enquête. Je vais donc délibérer, l'audience reprendra dans trente minutes.

Le procureur partit. Edward et moi, sortions et James fut surveillé par une horde de policier.

- Bella, calme-toi ! Tout va bien se passer !

- J'ai besoin de prendre l'air, m'exclamai-je, mal à l'aise.

Edward me suivit. Le reste de la famille resta dans la salle d'audience.

- Ma chérie, tout ira bien. L'enquête ne pouvait pas se passer autrement. Tu as vu, comment était James, tout au long de l'audience ? Tenta de ma rassurer Edward, assis sur un banc, face à moi.

Je regardais enfin mon époux, toujours assise en face de lui.

- Non, comment ?

- Il paniquait. On aurait dit qu'il était près de pêter un câble. Rassure-toi, il ne pourra rien de faire de plus. Il va payer, c'est certain.

- Oui, mais quand ?

- Tu veux un chocolat ? Un café ? Me proposa-t-il.

- Je ne pourrai rien avaler.

- Moi, j'en ai envie. Tu veux bien m'accompagner, je n'aime pas être seul.

J'acceptais et le suivis. Nous arrivions dans la cafétéria, en face du tribunal. Il commanda un café et je pris un chocolat chaud, que je bu à peine. Edward me parla de tout, sauf du procès. Vingt-cinq minutes plus tard, Alice envoya un texto sur le téléphone de mon mari, nous indiquant que l'audience allait reprendre.

Quelques minutes plus tard, nous retrouvions notre place dans la salle. Le procureur arriva et relut quelques secondes le dossier.

- J'ai demandé conseil et nous sommes touts d'accord. Il faut sévir et punir les coupables.

Je stressais. Et si James ne serait pas puni ? Et si le procureur le laisserait libre ? C'était possible, après tout.

- James Wilson, plus communément, sous le nom de Jacomus, Jim, ou Jimmy, le tribunal de grande instance, vous condamne à la perpétuité, à partir de ce jour. Vous avez interdiction d'approcher Isabella ou son entourage. Vous devrez lui verser, une pension d'un million de dollars.

Le procureur continua de lire les accusations, retenues contre James. Il avait également condamné à 10 ans de prison, les maîtresses et complices de James, y compris Jacob. Ma mère échappait à la prison, si elle promettait de se faire soigner pour son addiction à l'alcool. Quant à moi, je ne pouvais y croire. J'étais sous le choc, mais heureuse, en vérité. Le retour à la vraie vie serait dur.


anges0112 postée le 10/09/2013 :

La suite est là,

contente que le précédent chapitre t'ait plu.

Et celui-ci ?

Guest postée le 01/11/2013 :

à bientôt :-)


Ce chapitre sent la fin de la fiction,

vous ne trouvez pas ?

Merci à vous toutes,

vous êtes géniales.

A très vite (je l'espère)

Prenez soin de vous

Gros bisous, LuneBlanche :-)