Message pour Skarine: et oui, accident de travail! Je viens de l'inventer en 1885! Pour les femmes qui relèvent le niveau... tu as tout à fait raison! Sans nous, les hommes ne sont rien! Que ces messieurs les lecteurs ne hurlent pas trop fort! Nous sommes entre nous...


Des lueurs au fond de tes yeux
Un regard trouble et malicieux
Qui veut me suggérer des choses
Embrasse-moi
Un corps lascif et alangui
Des gestes faits au ralenti
Qui prennent d'affolantes poses
Embrasse-moi
Moi j'ai la gorge contractée
Je reste comme hypnotisé
Tandis qu'en moi monte une fièvre
Embrasse-moi
Quand mon cœur sur écran géant
Fébrilement fait un gros plan
Sur ta langue au bord de tes lèvres (…)

Embrasse-moi
Jusqu'à la déraison
Quand nos lèvres n'auront
Plus de contour
J'ai soif de toi, de tout
Du confort de la bouche
Du désordre farouche
De ton corps tendre et fou
Embrasse-moi
Je veux par tes baisers
Trouver l'éternité
Entre tes gras
Embrasse-moi

Embrasse-moi : Charles Aznavour


Chapitre 60 : Embrassons-nous dans les bois… (Nuit du 2 au 3 avril)

Les bicyclettes étaient appuyées contre un buisson, nous remontâmes en selle et nous pédalâmes deux kilomètres quand un brouillard aussi subi que dense nous obligea à nous arrêter pour cause de mauvaise visibilité.

Nous déposâmes les bicyclettes sous un groupe d'arbre et je m'appuyai contre le tronc d'un arbre. L'attente risquait de durer un certain temps et je ne pouvais même pas fumer puisque nous devions rester discret !

Hélène vint s'appuyer contre mon épaule. Nous restâmes silencieux. Tout à coup, je sentis que ma vessie avait besoin d'une bonne vidange !

- Je vais te laisser seule quelque minute… Ne bouge pas que je puisse te retrouver à mon retour.

- Tu m'abandonnes déjà ? Où vas-tu ?

- J'ai un peu trop bu de thé et de café fort en attendant l'heure du départ… Je dois aller évacuer tous ces litres…

Elle vint se blottir dans mes bras et me murmura sensuellement à l'oreille :

- Quel effet ça fait de le faire dehors ?

Alors là je dois dire qu'elle réussit à me déstabiliser avec une question pareille ! Et c'est difficile de me déstabiliser ! Sauf pour elle…

- ça doit donner froid aux fesses ! lui répliquai-je. Les troncs d'arbres sont rugueux et nous ne pouvons pas nous rouler dans les foins…

- Aucunes chances d'assouvir un désir bassement érotique alors ? me glissa-t-elle sensuellement. Je me sens d'humeur coquine cette nuit… Très coquine même…

Bon sang ! Mais qu'est-ce qui lui prenait soudainement ? Elle n'avait jamais eu un comportement pareil lors de nos sorties nocturnes ! Et voilà que tout à coup, elle avait le feu.

- Non, pas de solution…et puis notre chaperon nous dirait qu'on sent le sexe. Il ne te reste plus qu'à attendre notre retour dans la chambre… Là, je serai tout disposé à satisfaire ton désir bassement sexuel… Tous tes caprices même !

Ses bras m'enlacèrent plus forts et elle se plaqua tout contre moi !

Elle leva la tête vers moi, nos lèvres étaient fort proches et la tentation était grande de l'embrasser. Hélène ne bougea pas d'un millimètre et j'étais au supplice.

Sentir son souffle sur moi et ses lèvres si proches des miennes…Dieu du ciel ! Mais à quoi jouait-elle ?

- Tu essayes de m'aguicher ? lui demandais-je.

- Moi ? Non… (Ses mains se posèrent sur mes jambes et je les sentis remonter lentement, ma palper les fesses et ensuite se diriger lentement vers mon avant…).

- Hélène ! fis-je un peu gêné. Je vais te laisser et aller vider sinon je vais avoir un problème…

- A ton âge ! Tu es capable de te retenir non ?

- Oui, mais si me retient trop longtemps... (Ses lèvres se rapprochèrent encore plus mais je ne voulais pas lui donner la satisfaction de succomber car elle n'attendait que ça ! Elle ne m'aurait pas !)... il y aura vraiment un accident…

- Je me sens libertine pourtant… Le brouillard s'est levé, personne ne nous verrait… Prends-moi ! Ici et maintenant ! Grand fou !

Alors là ! J'en fus estomaqué ! Tout son corps se pressa contre le mien et ondula doucement. Et ma vessie qui me faisait mal ! Mais qu'est-ce qui lui prenait ?

Ou alors… C'était juste pour me surprendre : l'émerveillement de la nuit… D'accord ! Madame veut jouer avec moi?

Elle se surpassait vraiment pour l'étonnement du jour, mais si elle s'y mettait la nuit aussi… mais puisque c'était mon rôle de surprendre, je ne lui donnerais pas la satisfaction de l'embrasser et de succomber à ses charmes. Moi aussi je savais jouer ! Alors, jouons!

Je posai mon front sur le sien, la regardai droit dans les yeux, lui caressait la joue mais ne fis rien de plus !

C'était moi qui allais la mettre au supplice et ne rien faire, même si j'en avais envie… Mes mains caressèrent son corps délicatement et je lui titillai son téton à travers les couches de vêtements. Nos respirations étaient saccadées mais ni l'un ni l'autre ne fit le premier pas pour embrasser l'autre.

J'aurais pu faire durer le jeu plus longtemps mais ma vessie me disait que « non ». Dommage, j'aurais bien aimé m'amuser à ses dépens…

- Je vais te laisser et aller faire ce que je dois faire… lui murmurais-je en me détachant d'elle.

Un bref éclair de triomphe passa dans son regard. Tiens, tiens, me dis-je, voilà où elle voulait en venir finalement ! Elle savait que je ne succomberais pas à la tentation de l'embrasser. Hélène avait du parier avec elle-même son revenu annuel que je ne l'embrasserais pas et que je résisterais à la tentation de la chair.

Cela aurait été son petit triomphe personnel… mais je n'allais pas lui donner ce plaisir. Oh que non ! Je me reculai, comme si j'allais partir et puis soudain je l'attirai contre moi et l'embrassai fougueusement. Elle en fut toute saisie !

J'avais gagné ! Sherlock : 1 – Hélène : 0 !

Quand je détachai mes lèvres des siennes je lui dis :

- Tu avais parié combien ? L'intégralité de ton revenu ?

- Quoi ?

- Tu avais parié combien dans ta tête que je ne t'embrasserais pas ?

- La moitié de mes revenus ! fit-elle en riant. J'ai perdu ! J'étais sûr que tu résisterais à mes avances… et de ce fait que tu ne prendrais pas le risque de l'embrasser. Au temps pour moi ! Je voulais te faire l'étonnement de la nuit… raté !

- C'est mon boulot d'étonner les autres ! Tu marches sans vergogne sur mes plates bandes jeune fille ! Tu voles mon travail ! Tu as voulu m'étonner en m'allumant dans la campagne et tu en es pour tes frais ! Je remporte la manche jeune fille ! Hélène : 0 !

- Il me semblait que tu avais un besoin pressant…Si tu te dépêches, je pourrais toujours être dans de bonnes dispositions à ton égard… (Petit sourire carnassier).

Là-dessus, elle s'approcha de moi et m'embrassa délicatement. Je ne m'y attendais pas du tout à celle là ! Sherlock : 1 – Hélène : 1 ! Match nul au final !

- Allez, va te vider la vessie mon cher… (Et elle me poussa gentiment en arrière). Si tu es sage, il se pourrait que je dise mes prières…et me repente de mes péchés.

- Tes prières ? fis-je étonné. Toi ? Mais tu es une grande mécréante !

- Dans quelle position un fervent catholique exprime-t-il ses prières à Dieu ?

- A genoux…(Comprenant où elle voulait en venir je souris de manière grivoise) Oh Hélène ! Hérétique va ! Tu as gagné ! Sherlock : 1 – Hélène : 2 !

Je m'en allai vers les arbres plus loin derrière en riant. Hélène s'appuya contre une haie et tourna son regard vers la campagne comme si de rien n'était ! J'avais une vue superbe sur son dos et ce, malgré le brouillard ! Il commençait à se dissiper celui-là.

De pire en pire elle !