Bien le bonsoir! Voici le nouveau chapitre, avec quelques bêtises glissées dans le texte, j'étais d'humeur un peu bizarre en écrivant, ne vous étonnez pas si ça part dans tous les sens.

Je dis qu'on arrive à la fin mais je m'aperçois qu'il y a encore certains choses à raconter, donc je sais pas trop où j'en suis pour le moment. Je pense encore au moins un chapitre avec le retour des chefs, un pour régler l'histoire de l'île et de la faille, un pour quelque chose que j'ai prévu depuis le début de la fic et un pour finir, ça fait encore 4 chapitres, plus les 2 spéciaux. Gyargh, je vais arriver à 57! Non, c'est pas possible, je ne veux pas, ce n'est pas un compte rond! (Oups, désolée, quelques plombs ont sauté.)

Merci pour vos commentaires et votre soutient. Bonne lecture!


Durant deux jours, Harold passe son temps à se réveiller et à s'endormir à tout instant. Gothi explique que c'est normal et qu'il n'y a rien d'inquiétant. Quand le jeune viking parvient enfin à rester éveillé plus d'une poignée d'heures, il demande à parler à Gothi en privé. La discussion se déroule dans la maison du chef et seuls Harold et Gothi sont à l'intérieur. Même Krokmou doit rester dehors, au grand déplaisir du reptile. Quand l'Ancienne sort de la maison, Astrid se précipite après d'Harold et le trouve un peu secoué mais légèrement plus serein qu'auparavant. Après cette discussion, Harold demande à Gueulfor de lui apporter la prothèse pour sa jambe, chose qu'il avait fermement refusé jusqu'alors. Voyant cela comme un signe de progrès, le forgeron accepte avec joie et passe les heures suivantes à montrer à son élève comment fixer la prothèse, l'entretenir et marcher avec. Harold a besoin de quelques jours pour parvenir à marcher à peu près normalement. Dès qu'il parvient à rester debout et à marcher sans la moindre aide, il appelle Krokmou et les deux amis vont voler. Astrid et Tempête restent avec eux, principalement pour surveiller le jeune viking qui se fatigue encore rapidement. Le vol ne dure qu'une petite heure car Harold n'est pas autorisé à rester dans les airs plus longtemps. Krokmou est celui qui s'assure que son ami rentre dans les délais impartis. Depuis le réveil d'Harold, le furie nocturne a adopté un comportement très protecteur et veille à ce que le jeune viking soit en tout temps à l'aise et ait tout ce dont il a besoin. Après une semaine de ce traitement de la part de Krokmou et des autres vikings autorisés à venir le voir, Harold craque et disparaît. Il part pendant que le furie nocturne a le dos tourné et tant qu'il n'y a personne aux alentours. Lorsque sa disparition est découverte, le village entier cesse ses activités et se met à se recherche. L'île est fouillée d'un bout à l'autre mais personne ne peut le trouver. En désespoir de cause, Stoïck fait appel aux dragons avec le meilleur odorat et les supplie de l'aider à retrouver son fils. La nuit tombe sans aucune nouvelle du jeune viking et les villageois se rassemblent dans le Grand Hall pour le repas du soir et un peu de repos. Gothi arrive en milieu de soirée pour prendre son repas. Elle en profite pour donner un mot à Stoïck. Quand le chef a lu le mot, il avale sa bière de travers et se lève brusquement. Avant même qu'il ait pu faire un pas, le bâton de Gothi s'abat sur sa tête. Gueulfor, comme presque toutes les personnes présentes, est intrigué par la scène et approche pour en apprendre plus. Stoïck lui dit alors que Gothi héberge Harold et que personne n'est autorisé à s'approcher de sa maison jusqu'à ce que le jeune viking accepte de retourner dans sa propre maison. Interrogée, Gothi explique qu'Harold se sent étouffé par toute l'attention qui lui est portée soudainement et qu'il désire passer quelques jours au calme. Seul Krokmou a le droit de venir le voir. En entendant cela, le furie nocturne, qui mangeait tristement dans un coin du Grand Hall, bondit sur ses pieds et sort si rapidement que le gens ne voient qu'une traînée noire. Comme annoncé par l'Ancienne, Harold reparaît deux jours plus tard. Il semble de bonne humeur et se déplace beaucoup mieux sur sa prothèse. Quand le jeune viking retourne à la maison du chef, il discute brièvement avec ceux qui ont pris l'habitude de s'occuper de lui et met certains points au clair. À partir de ce jour, Harold n'est plus surveillé en permanence et il s'occupe de ses affaires lui-même.

À peine un mois après son réveil, Harold est appelé à une session du Conseil pour raconter ce qui lui est arrivé quand il était à Niflheim. Astrid est présente car Harold a insisté pour qu'elle entende le récit. Varek est également invité afin de compléter la retranscription de la bataille. Quand tous les membres du Conseil sont installés, Harold commence à relater les événements ayant pris place dans le monde des démons. Tout le monde l'écoute avec attention, sans interrompre une seule fois. Lorsque le jeune viking a terminé son récit, les membres du Conseil commencent à parler entre eux et poursuivent ainsi durant quelques minutes avant de ramener leur attention sur Harold. Ingel, désigné par le Conseil, est celui qui pose des questions, demandant des éclaircissements.

- Lors de ta première traversée de la faille, tu n'as pas parlé du fait qu'elle se trouvait sur le dos de ce monstre de glace. Pourquoi?

- Parce que je n'en savais rien, répond Harold. La première fois, je n'y suis resté que quelques minutes, je n'ai pas pris le temps de faire du tourisme. Et la faille n'était pas loin, donc je ne voyais aucun intérêt à m'éloigner et à explorer ce monde.

- Je vois. Et qu'en est-il des démons?

- Que voulez-vous savoir exactement?

- Tu nous as dit qu'il y en avait beaucoup que nous n'avons jamais vu. En fait, en dehors des Souffles du Froid, et plus récemment des Effrois Glacial, nous ignorions qu'il y avait d'autres démons. Mais tu dis en avoir vu des dizaines d'autres espèces. Comment se fait-il qu'ils ne soient jamais venus pour attaquer?

- Je crois que vous vous méprenez quelque part, là, grogne Harold. Ce n'est pas parce que j'utilise ma tête et arrive à des conclusions généralement justes que je sais tout sur les démons. Je n'ai aucun moyen de répondre à ce genre de questions, alors inutile de les poser.

Un silence gêné suit cette déclaration avant d'être brisé par Varek qui lève timidement la main.

- Tu as l'autorisation de parler, Varek, dit Stoïck. Puisque cette session porte uniquement sur ce qui est arrivé à Harold dans le monde des démons et que tu dois retranscrire l'histoire, tu peux poser toutes les questions que tu veux.

- Merci, chef Stoïck. Harold, te serait-il possible de faire des descriptions aussi réalistes que possible de tous les genres de démons que tu as vu?

- Je peux te les dessiner, si tu préfères, comme ça tu pourras les intégrer à ton récit.

- Oh oui! s'exclame Varek. Ce sera mille fois mieux! Merci!

- Pas de quoi.

- Et tu peux nous dire en détails comment ce sont déroulées les différentes confrontations avec les démons? Tu as été un peu vague dans ton récit.

Harold soupire mais s'exécute. La session continue de la même manière, Varek ou un membre du Conseil demande plus de détails et Harold s'efforçant de répondre avec la plus grande exactitude. La session s'interrompt pour le repas de la mi-journée et reprend en début d'après-midi pour finir juste avant le repas du soir. Harold, épuisé par toute une journée de récit, préfère rentrer chez lui pour profiter du calme. Le lendemain, le jeune viking est à la forge, occupé à examiner sa prothèse tout en discutant avec Astrid. Krokmou est allongé sur le toit, au soleil.

- Bonjour! lance une voix enjouée.

Levant la tête de sur sa prothèse, Harold voit Varek devant la porte secondaire de la forge, tenant un livre relativement neuf.

- Varek? Qu'est-ce que tu veux? Tu ne viens jamais à la forge.

- Je sais, mais c'est je ne viens pas pour des armes ou autre, je viens pour te faire lire le récit de la bataille! Je l'ai terminé hier, il ne me manquait plus que la partie de ce qui vous est arrivé, à toi et à Krokmou, à Niflheim. Et j'aimerais que tu me fasses l'honneur de le lire en premier.

- Tu devrais le lire, encourage Astrid. Varek a passé beaucoup de temps à tout mettre par écrit et il a refusé de laisser quiconque s'en approcher, disant que tu devrais être le premier à le lire.

- Je vois. Pourquoi pas?

Ravi, Varek entre dans la forge et donne le livre à Harold. Ce dernier s'installe confortablement sur le banc près du mur et se plonge dans la lecture. Il finit une vingtaine de minutes plus tard.

- C'est excellent, tout est très bien retranscrit, je savais qu'on pouvait compter sur toi pour un tel travail, félicite Harold. Mais j'ai remarqué que tu as beaucoup parlé de moi, ce n'est pas très objectif. Le récit porte sur le combat contre les démons et les moyens mis en œuvre pour y mettre fin.

- Justement, argue Varek, tu es celui qui a rendu cette fin possible, il est donc normal que tu aies une grande part dans ce récit. Les futures générations doivent savoir grâce à qui elles vont vivre en paix.

- Mais nous ne savons pas encore si c'est vraiment la fin, objecte Harold. Si la glace de la faille fond et qu'il reste des démons de l'autre côté, les attaques peuvent reprendre.

- C'est pourquoi j'ai laissé de la place à la fin du livre, pour y ajouter ce qui va se passer après. Mais la partie sur l'attaque de l'île était la plus importante. Le reste ne constituera que des ajouts mineurs.

- Pas vraiment mineurs si les attaques reprennent, maugrée Harold.

- Ne sois pas si pessimiste, gronde gentiment Astrid. Il n'y a eu aucune attaque depuis la bataille et la glace ne semble pas prête à fondre, je pense qu'il y a peu de risques que nous revoyons les démons un jour. Pas que je me plaigne, je ne les aimais pas le moins du monde.

- Comment as-tu nommé le récit? demande Harold à Varek.

- Au début, je pensais à un titre vraiment accrocheur, quelque chose qui donne envie d'en savoir plus, qui intrigue : La Guerre des mondes! Mais alors je me suis dit que pour un récit historique, le titre doit être certes accrocheur mais il doit surtout donner une idée précise de son contenu. Donc j'ai opté pour quelque chose de plus simple : Midgard contre Niflheim.

- Je préfère ce second titre, dit Harold. Le premier fait trop récit de fiction. Ce n'est pas une mauvaise chose, mais ça ne correspond pas vraiment à ce qu'un récit historique est censé faire.

- Et quel est le but d'un récit historique? questionne Astrid.

- Éduquer, répondent Harold et Varek en même temps.

- Comment ça?

- C'est simple, explique Varek, en apprenant ce qu'ont affronté nos ancêtres, nous comprenons comment ils vivaient et pourquoi certaines coutumes et lois existent aujourd'hui. De plus, c'est en étant conscient des erreurs du passé que nous pouvons dans le présent forger l'avenir.

- Pas besoin de savoir quelle bataille a eu lieu pour savoir comment vivre, objecte Astrid.

- Si, dit Harold. Si des erreurs ont été commises dans le passé, il est sage d'en avoir conscience, pour éviter de les reproduire. On ne peut pas évoluer si on persiste à tomber encore et toujours dans les mêmes pièges ou à emprunter les mêmes routes. Prend les dragons, par exemple : au début, dragons et vikings n'étaient pas ennemis mais ils n'étaient pas alliés, non plus. C'est parce qu'un viking s'est lié d'amitié avec un dragon que les deux races se sont aperçues qu'elles pouvaient vivre en harmonie. Si cette histoire était tombée dans l'oubli, dragons et vikings ne se seraient pas alliés pour combattre les démons. Et il est fort probable que nos deux races auraient été détruites depuis des décennies si tel était le cas.

- Tout à fait, approuve Varek. Il y a bien d'autres exemples à travers l'histoire. Nous avons besoin de connaître le passé et de nous en souvenir.

- Mais bien sûr, la moyenne des vikings se moquent complètement de l'histoire et s'intéressent davantage à des problèmes plus matériels, reprend Harold en souriant, alors même si ce qu'on te dit est vrai, c'est malheureusement inutile.

- Et puis, continue Varek, le récit va être copié et envoyé aux autres tribus, il va être lu et raconté à tous les vikings. Mais dans quelques générations, le récit deviendra un simple comte, tous les faits seront déformés et plus personne ne se souviendra des véritables événements. Enfin, personne sauf les Anciens et les vikings qui s'intéressent à l'histoire.

- Comme vous deux, dit Astrid.

- Oui, acquiesce Harold, comme nous deux. Les deux seuls vikings de Berk qui aiment s'instruire.

- Ne parle pas comme ça, moi aussi j'aime apprendre de nouvelles choses.

- Mais tu ne vas pas aller fouiller dans les archives pour le faire, tu vas juste poser des questions et te contenter de réponses vagues.

- C'est suffisant, rétorque Astrid avant de changer de sujet en se tournant vers Varek. Quand vas-tu envoyer des copies aux autres tribus?

- Je vais commencer les copies dès aujourd'hui, maintenant que j'ai l'avis d'Harold. Quand les chefs des tribus alliées reviendront, une copie sera remise à chacun. Mais je ne les donnerais pas tant que le récit ne sera pas terminé. L'île et la faille sont encore une menace, l'histoire n'est pas finie.

- C'est vrai, soupire Harold, il y a encore ces détails à régler.

- Les chefs arrivent quand? interroge Astrid.

- Mon père va envoyé les invitations pour une réunion dans deux jours, quand un rapport détaillé arrivera du campement de surveillance de l'île.

- Pourquoi dans deux jours? Je croyais que les rapports étaient journaliers?

- Les rapports classiques, oui, mais un rapport détaillé implique des survols de l'île et quelques observations de la faille à distance rapprochée.

- Oh, d'accord.

- J'ai failli oublier! s'exclame soudain Varek en se frappant le front. J'ai quelque chose pour vous!

Fouillant dans une poche à sa ceinture, le viking blond en sort un sac qu'il tend à Harold. Ce dernier, curieux, l'ouvre et déverse le contenu dans sa main. De petits fruits rouges sortent du sac.

- Des baies! s'écrie Astrid. Où les as-tu trouvé? Il est encore trop tôt pour en trouver des mûres.

- Il existe un bosquet pas loin de la Vallée où les végétaux sont toujours en avance, explique Varek. J'y suis allé ce matin et j'en ai cueilli quelques-unes. Selon un de mes livres, ces baies favorisent la guérison, je me suis dit que ce serait bon pour toi, Harold. Mais fais attention, les dragons en raffolent, surtout les terreurs terribles.

À peine Varek a-t-il prononcé ces mots que Pointeur entre dans la forge à toute vitesse et se jette sur Harold. Le jeune viking a tout juste le temps de remettre les fruits dans le sac et de le fermer avant que le petit dragon ne soit sur lui et tente d'attraper les baies.

- Non! Recule, elles ne sont pas pour toi! Non Pointeur! On t'a pas invité!