Nom: La romance des jours heureux
Auteur: Rain
Disclaim': SK est la propriété intellectuelle d'Hiroyuki Takei, je ne me fais pas de sous, tout va bieng.
Persos: HaoXJeanneXTam JeanneXTamXHao, il-nous-faut-un-nom-de-ship
Note:
Chose promise, chose due, j'ai fini par avoir des idées pour notre trio infernal.
Pour le drabble 3, c'est un truc qu'est arrivé entre mon père-trop-blagueur et une copine (qui était alors) assez timide. C'était magnifique.
Pour le drabble 4, j'ai du couper au montage la description d'Hao, mais il faut l'imaginer allongé avec un bouquin sur le visage. Probablement un truc dans le genre, "Comment élever votre chiot," ou "Critique de la violence," tiens oui, du Benjamin, ça lui va bien.
1. Pyjama parties
« Tu ne dors pas? »
Jeanne sursauta en entendant Hao derrière elle. Il était plus de minuit...
« Tout va bien, » fit-elle en s'efforçant de ne pas trembler.
Le brun vint s'asseoir sur le patio, à côté d'elle. « Tu peux m'en parler, si tu veux. »
Jeanne sourit faiblement. « Je ne voulais pas vous déranger. » Les cauchemars à répétition, et les cris et les pleurs, c'était vite lassant.
« Tu n'as pas à gérer ça toute seule, » commença le brun avant d'être interrompu par l'arrivée de Tamao.
Elle amenait du thé, des biscuits, de la paix, et Jeanne se rendit vite à leurs soins.
Tamao aimait avoir une chambre nette.
Cela impliquait qu'à l'aube, à son réveil, elle roulait son futon, repliait les couvertures et chassait le loir qui s'attardait. Sauf que voilà, cette fois-ci ils étaient deux, les loirauds, et ils ne voulaient pas bouger.
« Hao...
- Shhh, » souffla le brun, en indiquant la Française abîmée contre lui. « Elle s'est enfin endormie, tu ne vas pas la réveiller, » quémanda Hao, un sourire assuré au visage.
Tamao roula des yeux. Il la connaissait trop bien...
« Tant pis pour vous, alors, » souffla-t-elle en s'efforçant d'avoir l'air décontracté. « Je n'aurai pas à partager mes délicieuses gaufres... »
Tamao se laissa tomber sur le lit et laissa échapper un léger rire en se sentant rebondir. C'était délicieusement différent des futons japonais.
Jeanne lui sourit gentiment; Hao laissa échapper un sifflement moqueur. « Et tu dors là-dedans, toi? On dirait un futon pour grand-mères. Tu as les os vieillissants, Maiden? »
Jeanne leva un sourcil, mais elle ne put répliquer; Tamao avait déjà commencé à lui répondre.
« C-chez vous, y'a pas que les os qui sont vieillissants... »
Le silence qui suivit fut assourdissant. Puis, lentement, Jeanne leva les mains et applaudit.
Le regard d'Hao suffit à faire fuir les deux demoiselles.
2. Beach parties
« Jeanne-sama! » Jeanne sourit en voyant arriver Marco, trempé, les mains pleines de coquillages pour elle et Tamao. Le blond repartit aussitôt. Il avait un match de volley à gagner.
« Un vrai petit chien, » commenta Hao.
Jeanne haussa les sourcils. « Au moins, il est prévenant, lui. »
Ricanement. « Tu ne me trouves pas assez prévenant? Dis-moi, Jeanne, as-tu pris un seul coup de soleil depuis que nous sommes ici? Ne me remerciez pas non plus pour l'absence de sable sur les serviettes. Pourquoi je me décarcasse...
- P-parce que je cuisine bien, » rappela Tamao. Puis, étant d'humeur plaisante, « pour Jeanne, aucune idée. »
Tamao toucha le fond de l'eau et se retourna vers la surface. Parmi les autres baigneurs au-dessus d'elle, la jeune fille trouva immédiatement la silhouette de Jeanne.
Entourée d'un halo de cheveux lâches, celle-ci évoluait avec grâce, telle une Ariel blanchie. Tamao sourit. Jeanne semblait tellement heureuse dans son élément... D'un léger coup de pied, la Japonaise se dirigea vers sa petite sirène.
C'est à ce moment que quelque chose agrippa sa cheville, lui arrachant un petit cri avalé par l'eau. Le sourire carnassier d'Hao apparut dans son champ de vision. Zut, songea-t-elle, assez fort pour être entendue, voilà Ursula...
« C-ce n'est pas une bonne idée...
- Voyons, Tamao, je ne te mettrais pas en danger. Viens, l'eau est bonne... »
Tamao grimaça. Le froid de la nuit la faisait frissonner, et elle ne savait pas bien si elle devait avoir plus peur d'Hao ou du navire menaçant. Mais Hao l'entraînait déjà dans l'eau. Et rangement, l'eau n'était pas froide, et la Japonaise n'avait pas l'impression de manquer d'air, même sous le bateau.
« E-et maintenant?
- Maintenant, on rigole, » fait le brun, tout sourire, en toquant contre la paroi de l'Iron Maiden. « Tu ne voudrais pas qu'elle se sente lésée, quand même? »
3. Domestic parties
« Jeanne, tu prends encore une grenadine? Tu as quel âge, déjà? »
Tamao tourna la tête vers Jeanne, et son sourire soudain figé.
« Un kir à la violette, s'il-vous-plaît. »
Et voilà, ils recommençaient. De vrais enfants.
Une toute petite heure plus tard, Jeanne dormait profondément, le nez contre l'épaule de Tamao. Hao ricanait dans son verre.
« C-c'est malin, » fit Tamao, sévère. « Je devais l-la ramener à Marco...
- Tu lui diras que Jeanne reste dormir, voilà tout.
- Et s'il veut lui parler...?
- Alors tu me le passes, » sourit le brun innocemment.
Tamao soupira. Voilà où ça menait, leurs bêtises...
« On a presque fini, promis. »
Tamao n'osait pas respirer, de peur de trembler. Cela pouvait gâcher tout le travail de Jeanne, et, pire, mettre fin à ce moment délicieux.
La Française, assise devant elle, avait les cheveux relevés et une expression adorablement concentrée que Tamao ne lui connaissait pas.
« Je ne savais pas que l'Iron Maiden faisait les ongles, » fit une voix derrière elles.
Tamao ne bougea pas, alors même que Jeanne relevait la tête et pointait son pinceau turquoise vers Hao. « Ne soyez pas jaloux, je ferai les vôtres après. Je pense que du rose vous irait très bien. »
Ils avaient vite appris qu'il ne fallait pas laisser Jeanne cuisiner. Quoi qu'elle fasse, elle trouvait toujours le moyen de tout faire brûler.
Ironique, avait dit Hao en ricanant, avant de se faire frapper par une demoiselle aussi enragée qu'embarrassée. Ce n'est pas grave, avait dit Tamao en commençant à nettoyer. C'est une bonne excuse à utiliser si on veut jouer dans la cuisine, avait ajouté Hao en attrapant Tamao dans ses bras. Tamao et Jeanne avaient alors essayé de répliquer quelque chose, mais Hao avait sa propre façon de tout faire brûler.
Maintenant, il fallait vraiment nettoyer la cuisine.
