Chapitre cinquante-quatre
- Castle, et s'il pleut? Demanda soudain Beckett.
- Le jour du mariage? C'est sensé porter chance... Mais nous trouverons un lieu avec une partie couverte, au cas où... répondit l'écrivain en levant le nez de son agenda électronique.
- Même si nous trouvons l'endroit idéal, ça ne sera pas disponible avant octobre! Souffla-t-elle.
- Octobre?! La saison de la récolte! C'est parfait!
- Sauf si tu veux que mon père me conduise à l'autel, il sera en voyage à ce moment-là.
- Novembre alors ? Pourquoi pas à ton anniversaire ? Proposa-t-il.
- Mais c'est dans plus d'un an! Geignit-elle.
- Et ça ne va pas?
- Je voudrais qu'on se marie un peu plus tôt... Dit-elle en lui administrant une tape sur les fesses.
- Il faudrait être fou pour te le reprocher, répondit-il en l'embrassant sur la joue.
- Tu sais quoi? On pourrait peut-être trouver un endroit pour cet été! Suggéra-t-elle.
- Tu veux un mariage en plein milieu de l'été New Yorkais? Grimaça-t-il.
- Non... Tu as raison...
- Alors septembre! Ni trop chaud, ni trop froid! C'est pile dans l'été indien! C'est parfait! Annonça-t-elle surexcitée.
- Sauf que je ne serai pas en ville tout les week-end pour ma tournée de dédicaces! Alors à moins de se marier un lundi... Ça va être difficile.
- Okay! Que proposes-tu alors? Dans le domaine du raisonnable, j'entends, enfin si c'est possible pour toi! Lança-t-elle légèrement exaspérée.
Il sourit, elle était trop mignonne quand elle s'énervait. Pris d'une pulsion subite, il se jeta sur ses lèvres et l'entraîna dans un baiser passionné. Elle enroula ses bras autour de sa nuque et répondit à son baiser. Il posa ses mains sur ses fesses et la souleva, sans cesser son baiser. Elle entoura ses hanches avec ses jambes. Il la porta jusqu'à la chambre.
Il la reposa alors au sol et ses lèvres revinrent immédiatement sur celles de Kate, quémandant immédiatement l'entrée de sa bouche, sa langue vint à la rencontre de la sienne. Elle se colla à lui sentant son excitation au travers de leurs vêtements. Il y avait toujours une certaine urgence entre eux, dans ces moments-là, les mois et les années avaient beau passer, il y avait toujours cette passion et cette impatience entre eux. Une des mains de Rick, dans le creux de ses reins la tenait contre lui tandis que l'autre lui caressait le dos puis les hanches… Elle se sentait fondre, prendre feu... Elle commença à déboutonner sa chemise déposant au passage des baisers brûlants sur sa peau …Puis elle descendit dans son cou, sur son torse…
- Tu vas me tuer mon amour… dit-il dans un souffle.
Elle sourit, quand elle sentit sa main jouer avec l'élastique de sa culotte, avant de la titiller. Il savourait les doux gémissements qui s'échappaient de sa bouche. Elle releva les yeux vers lui, les siens étaient devenus noirs de désir. Il s'accroupit entraînant dans sa descente son pantalon et sous-vêtement qu'il brandit tel un trophée, avant de remplacer sa main par sa bouche… Lorsqu'il se releva, elle le fit basculer sur le lit et dégrafa sa ceinture et déboutonna son pantalon. Elle lui jeta un regard coquin, le débarrassa de ses vêtements, et après s'être passé la langue sur les lèvres, elle entreprit de le titiller à son tour.
Dans un état second, il roula sur elle et l'embrassa langoureusement.
Bien plus tard, elle prit appui sur ses coudes pour se redresser légèrement, à bout de souffle. Leurs vêtements jonchaient le sol de la chambre. Elle plongea son regard dans celui de son écrivain qui laissait une main baladeuse s'égarer entre ses seins et son bas ventre.
- Castle!
- MMMMMOOOUIII...
- On n'y arrivera jamais si à chaque fois qu'on veut avoir une discussion en tête à tête, on finit au lit!
- Ça n'avait pas l'air de te déplaire...
- J'ai adoré, la question n'est pas là, mais tu tenais à ce qu'on choisisse une daaaammmmmhhh! CASTLE! FOCUS!
- Mmmh! Pardon! Tu disais?
- Il t'arrive d'écouter quand je parle?
- Mais oui! Je t'écoute souvent... Il y a que quand nous sommes seuls tous les deux... Mes pensées lubriques reprennent le dessus...
- Eh bien! On n'est pas là d'être mariés si tu veux mon avis... Ohhh… Castle !
Le téléphone de la détective sonna, elle l'attrapa à contre cœur et répondit :
- Beckett !
- …
- On arrive !
- Un meurtre ? Grogna-t-il en se laissant retomber sur le matelas.
- Ouep ! Allez en route Castle
Une jeune femme avait été retrouvée morte dans une allée. Dès leur arrivée, Castle avait remarqué certains détails rappelant les méthodes d'un tueur en série qui avait sévit quatre ans auparavant.
Ne voulant pas y croire, Beckett dut se ranger à l'avis de Castle, lorsque Lanie l'informa des similitudes avec les victimes du triple tueur.
Le triple tueur était de retour à New York. Cette nouvelle mit l'ensemble des policiers sur les nerfs. Le capitaine en fit une affaire prioritaire et toutes les forces de police furent mobilisées.
Pendant ce temps, un admirateur secret commença à envoyer des lettres et des cadeaux à Alexis, ravivant les angoisses de l'écrivain. Mais Martha et Kate firent tout pour le rassurer.
Deux jours plus tard, leur enquête semblait bouclée, Gates avait avoué les meurtres, Castle et Ryan avaient rejoint son co-détenu, Jerry Tyson au motel où la police l'avait installé, pour lui annoncer que tout était fini.
Pendant ce temps, au poste, Beckett rassemblait ses affaires en attendant le retour de son fiancé.
- Excellent travail lieutenant! Fit le capitaine en sortant de son bureau.
- Merci capitaine, mais il faudra aussi féliciter Castle! D'ailleurs où est-il passé? Normalement il aurait dû rentrer depuis le temps?
- Il est peut être allé boire un verre avec Ryan, après une journée pareille, c'est ce que je m'apprête à faire. Vous vous joignez à moi?
- Euh...
- Ça ne va pas?
- Si... Enfin... Si Castle était allé boire un verre avec Ryan, il m'aurait prévenue... Enfin... Je crois...
- Ne vous en faites pas trop, c'est un grand garçon... Alors, vous venez?
- ...
- Allons, lieutenant! Gates a tout avoué! Les gentils ont gagné, pourquoi vous faites cette tête?
- Parce que si c'était un roman, je ne comprendrais pas cette histoire d'opération! Fit-elle en blêmissant.
- Faites attention lieutenant, Castle déteint un peu trop sur vous! Sourit le capitaine. Et puis, un remplacement de valve, ce n'est pas grand-chose...
- Sauf si on n'a pas l'argent! Alors qui a payé? Demanda la détective en se passant une main nerveuse dans les cheveux.
- Je suppose que c'est Gates. Il avait dû planquer du fric avant d'aller en prison...
- Ouais, mais il est sorti il y a un mois, pourquoi avoir attendu tout ce temps pour l'opération de Mac Cardle?
- Sûrement parce qu'il avait besoin de Mac Cardle pour l'aider pour Linda Russo et Kim Foster...
- Oui... Sans doute...
Le téléphone de Kate sonna, la photo de Martha s'afficha.
- Martha?
- Oh, Katherine, il se passe quelque chose de grave!
- Martha, calmez-vous, qu'est ce qu'il y a? C'est Alexis? C'est son rendez-vous avec son mystérieux admirateur qui s'est mal passé?
- Non, Alexis va bien, j'ai appelé Richard, pour le rassurer à ce sujet, il semblait distant et il m'a dit qu'il m'aimait! Il a des ennuis!
- Je m'en occupe! Je vous rappelle très vite.
- Qu'est-ce qu'il se passe? Demanda le capitaine en la voyant raccrocher et attraper sa veste pour filer, totalement paniquée.
- McCardle n'a eu l'argent pour l'opération que quand Jerry Tyson est sorti de prison, expliqua-t-elle. C'est lui qui a tout manigancé, c'est lui le triple tueur!
- Tyson?!
- Il est avec Ryan et Castle et apparemment ça a mal tourné!
- Filez, j'ameute la cavalerie! Lança le capitaine en se précipitant dans son bureau.
Elle rejoignit sa voiture en établissant certainement son record de vitesse en course à pied. Toutes sirènes hurlantes, elle roulait à tombeau ouvert dans les rues de la ville. Elle n'arrivait à penser qu'à une chose, Castle. Son cœur cognait violemment dans sa poitrine, elle ne sut comment elle arriva en un seul morceau à destination. Les autres voitures de police la rejoignirent rapidement. Elle se précipita vers la chambre où Castle et Ryan étaient retenus, n'osant penser à ce qu'elle risquait d'y découvrir ? Elle défonça la porte, sa force étant décuplée par l'inquiétude et hurla :
- Castle!
- RAS! Il est parti! Je vais bien, répondit-il. Il faut une ambulance pour Ryan.
- Non, ça va... Grogna ce dernier.
Elle se jeta sur lui, incapable de parler, elle le serrait contre elle, comme si sa vie en dépendait.
- Je suis tellement contente que tu n'aies rien! J'ai cru que je t'avais perdu!
- Non, jamais, sourit-il, heureux de pouvoir encore sentir son parfum. C'est lui le triple tueur! Il a envoyé Gates pour être un imitateur.
- Je sais. Je l'ai compris quand Ryan et toi, n'êtes pas revenus. Et ta mère a appelé, elle a compris que quelque chose de grave se passait, quand tu lui as dit que tu l'aimais.
- Ouais. C'est ce que j'espérais.
Elle le détacha et dut se retenir pour ne pas l'embrasser. Elle se contenta de lui caresser tendrement la joue en plongeant son regard dans le sien.
Elle se reprit peu après et dirigea les policiers qui analysaient les lieux.
Rick sortit prendre l'air. Elle le rejoignit dès qu'elle put et lui tendit un café avant de s'asseoir près de lui.
- Merci.
- Il y a quelque chose que je ne comprends pas, Castle... Pourquoi t'a-t-il laissée en vie?
- Pour me punir... Me faire payer pour avoir ruiné ses plans. Maintenant, il va tuer de nouveau, parce que je n'ai pas pu l'arrêter. Et je me sens...
- Je sais ce que tu ressens, soupira-t-elle.
- Oui, je sais, dit-il en lui prenant la main.
- Babe, s'il t'avait tué, j'en serais morte de chagrin.
Il remarqua les trémolos qu'elle avait tenté de cacher et raffermit sa prise sur sa main.
- Tu ne me perdras pas, promit-il alors qu'elle se blotissait contre lui.
- ...
- Septembre.
- Quoi?
- Marions-nous en septembre.
- Mais et ta tournée?
- Je trouverai bien un moyen de m'arranger, ne t'en fais pas pour ça.
Elle le gratifia de son plus beau sourire et lui sauta au cou. Le capitaine sourit en les voyant et retourna auprès de la police scientifique.
- Et maintenant, si on rentrait à la maison? Proposa l'écrivain.
- Ça me semble être une excellente idée, répondit-elle en l'entraînant vers sa voiture.
