Belmene : Tu me fais peur lol Tu veux dire que tu aimes bien le Teylon pas le Sheyla.. ? o_o Quoi qu'il en soit le Teylon va être un peu plus présent…

Chachou35 : Ronon va être encore plus … « mignon » si je puis dire… ? Et oui j'ai coupé au mauvais moment je sais :d :d Mais bon là tu devrais être moins frustrée ^^ Et oui je suis Shweir donc…. Pas de crainte pour la fin…enfin je crois :p.

ATTENTION pour la première partie âme pure et innocente s'abstenir !

C'est sans mot qu'il l'avait entraînée dans la maison, et sans un mot non plus qu'il avait déposé la bougie sur la table de nuit disposée entre les deux lits avant de se tourner vers elle.

Elle qui était restée au milieu de la pièce en attendant qu'il veuille bien lui dire ce qu'ils faisaient là au lieu de prendre l'air à l'extérieur. Un frisson la parcourut quand elle le vit poser son regard sur elle. Elle aurait préféré être dehors à se promener et discuter. Surtout quand elle le vit avancer vers elle sans la quitter des yeux. Elle savait ce qu'il recherchait. Elle n'était pas naïve. Elle soupçonnait que ce moment arriverait. Et, pour être honnête, elle l'attendait également. Elle aurait été prête depuis plusieurs semaines. Mais son esprit n'avait jamais été totalement libre, totalement en paix. Et il avait respecté ça. Comme il avait respecté les limites qu'elle avait posées à leur relation, notamment celle qui les avait obligés à cacher leurs sentiments vis-à-vis de leurs amis. Mais à présent, les choses étaient différentes. Torren était sain et sauf, tout comme Elizabeth.

Tout allait bien ou presque.

C'était légitime qu'il tente une approche.

Elle le voulait aussi. Depuis un moment. Inconsciemment, mais….

Seulement, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas dû se dévoiler entièrement à un homme, mettre son âme à nue et ses sentiments au grand jour.

Cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas considérée comme une femme avec ses désirs et ses envies.

La seule question qui la taraudait à présent était de savoir si elle pourrait se laisser aller. Se laisser faire.

La pénombre créée à la faible lueur de la bougie donnait à la pièce une atmosphère feutrée. Des ombres et de pâles couleurs dansaient sur le corps se trouvant à quelques centimètres de celui de Ronon. Il l'observa avec minutie. Il n'avait jamais été aussi désirable. C'est à cet instant précis que le Satédien se rendit compte à quel point cette femme était belle. Celle qui se tenait droite devant lui et dont seul le mouvement des doigts trahissait la nervosité.

Il en connaissant la raison. Lui-même, malgré l'assurance qu'il voulait bien laisser paraître, ressentait une pointe d'appréhension. Celle de s'engager à nouveau. Celle de s'ouvrir une nouvelle fois.

Il inspira profondément. Un pas.

Elle ne bougea pas.

Un autre.

Teyla sentit l'adrénaline se diffuser en elle.

Un autre pas encore. Un dernier.

Elle pouvait fuir et tout remettre en question ou rester et peut-être risquer de souffrir. Comme elle avait souffert il n'y a pas si longtemps. Cette pensée la fit reculer d'un pas.

Ronon fut plus rapide. Il passa une main sur ses reins et l'attira à lui.

Cette fois, elle était dans l'impossibilité de fuir.

« Je te laisserai pas, murmura le Satédien en captant son regard. »

L'Athosienne le sonda pour tenter de déceler une certitude. Elle ne vit dans ses yeux qu'une promesse. Mais une promesse que rien ne pourrait faire trahir.

Alors, elle se laissa aller.

Teyla posa ses mains sur le torse de Ronon et les glissa jusqu'à son cou.

Il se pencha et vint prendre ses lèvres avec tendresse et retenue. La passion prendrait le pas. Mais plus tard.

Elle, garda les yeux ouverts pendant un instant, le temps de se détendre complètement entre ces bras qui la serraient fermement sans lui faire mal pour autant.

Un soupir franchit les lèvres scellées quand la jeune femme passa ses bras autour du cou du Satédien. C'était la marque de confiance qu'il attendait pour prendre les choses en mains. Mains qui remontèrent lentement le long du dos de Teyla, effleurant au passage sa peau mate et douce, pour arriver à la fermeture de son bustier. Sans cesser de dévorer ses lèvres, avec plus de passion que précédemment, il fit glisser le petit bout de métal, laissant finalement apparaître un dos nu.

L'Athosienne frémit quand elle sentit les doigts du Satédien caresser sa peau maintenant découverte et se détacha.

Ronon arrêta ses gestes. Il y était sans doute allé trop vite. Il n'avait plus trop l'habitude. Il….

N'eut pas à se poser plus de questions.

Sans le quitter des yeux, la jeune femme fit glisser les fines lanières en cuir qui maintenaient encore le vêtement à son buste.

Elle retint sa respiration lorsque son haut toucha terre, tentant de discerner sur les traits de Ronon une quelconque émotion. Surprise, désir… déception ?

Ce fut clairement la seconde expression qui passa sur le visage du Satédien et alluma une lueur dans ses yeux. Il tendit la main vers la peau de satin. Il la frôla du bout des doigts, la faisant aussitôt réagir.

Teyla prit sa main et la plaça sur sa poitrine, permission implicite d'aller plus loin…

Il n'en fallut pas plus à Ronon pour succomber au sentiment qui l'habitait. D'un geste rapide, il entreprit de caresser ses seins, la sondant du regard, sans voir pour autant le rouge qui colorait ses joues, la pénombre dissimulant timidité et nervosité pour ne laisser place qu'à des mouvements quasi subliminaux. Effleurements, pincements, mordillements…

Teyla ferma les yeux et passa une main dans les cheveux de Ronon. Une langue s'égara sur elle. Le Pégasienne rejeta la tête en arrière en un gémissement étouffé. Elle redécouvrait des sensations et des plaisirs trop tôt oubliés. Des sensations et des plaisirs qui n'avaient jamais atteint une telle intensité.

C'est le souffle court que Teyla sentit les mains de Ronon descendre plus bas encore. Sur ses hanches. Un bref coup d'œil. Il était à présent à genoux devant elle, son souffle chaud s'écrasant contre son ventre.

Un regard et il comprit. Ses doigts habiles dénouèrent rapidement les lanières qui enserraient la taille de la jeune femme.

Et bientôt, elle se retrouva devant lui, libre de toute entrave, offerte à son jugement.

Le Satédien se redressa, la brûlant du regard. Sans attendre davantage, il passa une main sur son dos, une autre sous ses genoux, et la souleva du sol pour la redéposer un instant plus tard sur le lit.

Il la contempla de toute sa hauteur, savourant la vision de ce corps théâtre d'un ballet d'ombres et de lumières. Ce corps qui appelait le sien avec insistance.

Ronon ôta sa veste. Révélant un corps parfaitement sculpté.

Le rouge s'accentua sur les joues de la Pégasienne. Elle avait deviné sa musculature, plus d'une fois, mais là… c'était bien différent. Elle l'avait sous les yeux et, malgré sa réserve naturelle, elle ne pouvait s'empêcher de détailler chaque courbure de sa silhouette, chaque muscle de ce buste si bien dessiné.

Mais le Satédien ne lui laissa pas longtemps le loisir de l'admirer sous toutes les coutures et retira bien vite son pantalon.

Cette fois Teyla baissa les yeux. Une seconde seulement. Le temps de se reprendre.

Quand elle les releva, ce fut pour le voir s'approcher du lit et s'asseoir à ses côtés.

Ronon attendait. Il savait qu'elle voulait de lui. Il lui fallait juste un peu de temps.

Une seconde en fait.

L'Athosienne se décala pour lui laisser un peu de place. Juste un peu. A vrai dire, ce n'était pas dans les intentions de l'homme qui la couvait du regard de rester allonger à côté d'elle toute la nuit.

Mais, pour débuter ce moment qu'ils attendaient depuis plusieurs semaines, il fallait franchir l'étape de l'apprivoisement.

Ronon prit place à côté d'elle, laissant bien vite une main s'aventurer sur des courbes qu'il rêvait de découvrir depuis un temps…appréciable.

Un soupir.

Puis un gémissement.

Elle se mordit la lèvre. Il s'y prenait vraiment bien.

Elle se cambra, le souffle coupé par la surprise.

Une main venait de glisser plus bas….

Il s'y prenait vraiment …. Vraiment bien.

Teyla ouvrit les yeux et les ancra dans ceux du Satédien. Il l'avait apaisée. Il l'avait rassurée aussi. C'est tout ce qu'elle attendait.

Elle tendit une main vers lui et l'attira à elle.

Il se coucha sur elle, s'appuyant sur ses avant- bras pour ne pas l'écraser.

Elle ferma les yeux et soupira de satisfaction quand elle le sentit prendre possession d'elle.

A la lueur de la bougie, un autre ballet s'entama.

Gracieux, puis de plus en plus vivant pour devenir presque anarchique.

Les souffles se mêlèrent. Les gémissements remplacèrent bientôt les soupirs et emplirent la pièce.

Puis un cri. Un seul.

Rauque.

Commun.

Puis le silence.

Et deux souffles.

Courts.

Deux corps.

En sueur.

Unis.

Repus de l'autre.

Détendus.

Oooooooooooooo

Quand Elizabeth entra dans la maison que Ladon avait aménagée pour elle, elle s'était reprise, occultant l'allusion du colonel concernant les intentions de leurs amis. C'est très donc très dignement qu'elle se retourna et fit face à un John qui avait un pue de mal à franchir le seuil.

Elle fit un pas vers lui, mais il l'arrêta d'un regard.

« C'est vraiment un problème n'est-ce pas ?

De quoi vous parlez ? demanda John avec humeur en passant enfin deux des quatre roues de l'autre côté de le petite marche en bois.

De demander de l'aide !

J'en connais une autre ! grogna-t-il en passant finalement les deux autres roues. »

Elizabeth l'ignora et se dirigea vers la table où se trouvaient toujours une carafe d'eau et deux verres.

« Ce dîner m'a donné soif. Vous en voulez ?

Oui, merci. »

Le silence s'abattit de nouveau.

Sheppard attendait qu'elle se décide à le harceler de questions. Et cette attente le mettait chaque seconde un peu plus mal à l'aise.

Elizabeth, elle, tentait de choisir ses questions avec soin. Elle commençait à connaître le militaire et savait qu'il ne fallait pas le brusquer sinon il se braquerait. Et elle doutait que son état personnel ne lui soit d'une quelconque aide pour l'amadouer ou le rendre plus enclin à la confidence.

Elle se tourna enfin vers lui et lui tendit un verre.

« Comment nous sommes- nous connus ? »

Cette question déstabilisa un peu John. Même ça elle ne s'en souvenait pas ?

« Je pensais qu'on vous avait mise au courant.

Non. Tout s'est passé assez vite et on m'a déjà annoncé pas mal de choses… difficiles à intégrer dirons-nous.

Mais vous ne vous souvenez vraiment de rien ? »

La jeune femme baissa les yeux et se racla la gorge. Si, mais étrangement, elle s'en serait bien passée.

« Vous n'avez pas répondu à ma question. »

John l'observa un moment avant de répondre.

« C'est vous qui étiez à la tête de l'expédition Atlantis. Et j'étais, enfin je suis devenu votre chef militaire. Rodney était….

Le chef scientifique. Oui, il me l'a dit. »

Le colonel leva les yeux au ciel. Oui, ça, il aurait dû s'en douter.

« Et voilà.

Et comment sommes-nous devenus proches ? Enfin amis. »

Cette conversation commençait à rendre le militaire vraiment mal à l'aise. Un coup d'œil à la femme se trouvant devant lui lui apprit cependant qu'il n'était pas le seul. Il savait qu'elle n'aimait pas se livrer et en apprendre plus sur elle-même devait aller à l'encontre de sa nature. Ce devait être une quasi torture.

Il inspira profondément et se mit en devoir de lui en apprendre un maximum sur elle. Parce que plus que le malaise qu'il ressentait c'était la voir dans cet été d'incertitude qui le rendrait vraiment malade !

« Au début vous ne m'aimiez pas beaucoup et je dois avouer que c'était réciproque. »

Cette déclaration sembla surprendre Elizabeth, mais moins que ce que John avait pensé. Etant donné leur relation actuelle, cette hypothèse ne devait pas lui semblait tirée par les cheveux.

« Quel était le problème avec moi ? »

Sheppard balaya les lieux des yeux.

« Nous n'avions pas les mêmes caractères c'est tout, éluda-t-il. Mais ensuite on a appris à se connaître et à s'apprécier et d'ailleurs….

Vous m'avez offert un pot en terre cuite pour mon anniversaire, acheva-t-elle.

Une poterie athosienne, mais… oui. »

Les deux terriens se regardèrent.

« Beige ? demanda Elizabeth en un souffle.

Oui. Elizabeth ! »

La jeune femme esquissa un sourire plein d'espoir. Ca revenait. Doucement, par flash, mais…

John posa le verre sur la table se rapprocha d'elle quand elle se laissa tomber sur le lit.

« Je vous ai raconté la fois où Rodney a fait exploser un système solaire ?

Et où je lui ai remis les pendules à l'heure ?

Ouais, sourit le militaire. Vous vous en souvenez ?

C'est très flou. Je ne sais pas si c'est parce que je m'en souviens vraiment ou parce que je sais que c'est la manière dont j'aurais réagi.

Pour être sûrs, j'ai encore pas mal de souvenirs en réserve.

Dites-moi tout ce dont vous vous souvenez.

Ca pourra prendre la nuit.

Ca ne me dérange pas. Et vous… ?

Moi non plus. »

John capta son regard et lui sourit, rassurant. A deux, ils allaient reconstituer sa vie.

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