Scène 49 : Un nouveau Feu. Un nouveau Sang.
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Olaf était inquiet. Pas seulement pour Eolhsand mais aussi pour Caelia et Viviane. Trickler n'agissait pas seul. Il devait suivre les ordres de quelqu'un et cette personne ne pouvait être qu'Alined. Et si le roi de Srathclyde s'en prenait au reste de sa famille pendant qu'il était parti ? Il aurait dû laisser un de ses chevaliers avec elles au lieu de se précipiter vers les écuries pour partir à la recherche de sa plus jeune sœur. Mais le mal était déjà fait. Il devait donc se dépêcher de sauver Eolhsand puis ils retourneraient tous les deux à Camelot le plus vite possible.
Olaf jeta un rapide coup d'œil au collier que sa fille lui avait donné. Il pointait toujours dans la même direction. Il poussa un rapide soupir de soulagement puis pressa son cheval. Eolhsand avait besoin de lui. Mais il dut soudain freiner des quatre fers car le bijou de Viviane cessa brusquement de pointer dans la direction qu'il était en train de suivre. Avait-il retrouvé sa sœur ? Le bijou ne pointait était maintenant à l'horizontale, ne pointant plus dans la moindre direction. C'était sans doute parce qu'elle était tout proche. Le Roi observa les alentours et écarquilla les yeux en voyant une carriole renversée. Il sauta aussitôt de son cheval en criant le véritable nom de sa sœur mais il n'obtint pas la moindre réponse. Il continua de l'appeler en la cherchant désespérément.
« Ce n'est plus le nom de Maman grande sœur ! »
Olaf se figea. Un Dragon, un jeune, le dos hérissé, prêt à attaquer, était en train de lui faire face. C'était… C'était impossible.
Et plus loin, derrière le Dragon… Sa sœur. Elle était là. A genoux. La tête entre ses mains et avec elle…
Que faisait donc le serviteur d'Arthur ici ?!
Olaf se jeta en avant. Le Dragon essaya bien de l'empêcher de s'approcher de l'étrange couple qui se trouvait à genoux un peu plus loin mais il réussit à l'éviter.
Sa sœur avait besoin de lui.
Mais une barrière de feu se dressa soudain devant lui. Olaf ne put rejoindre sa sœur.
Qu'est-ce que c'était que ça ?
« Laisse papa Memrys et Maman grande sœur tranquille ! »
Olaf se retourna. Le Dragon était toujours là. Etait-ce lui qui…
« Dragonne ! Je suis une Dragonne.
-Une Dragonne qui mérite une bonne correction. »
Un autre Dragon atterrit soudain à côté d'eux et ce n'était pas n'importe quel Dragon. C'était le Grand Dragon, celui qu'Uther avait capturé et qu'Arthur avait tué.
« Tu es mort…
-Les nouvelles de ma mort ont été grandement exagérées, Sang de l'Extérieur. » répliqua le Grand Dragon en inclinant la tête vers Olaf.
Le Dragon se tourna ensuite vers le plus jeune.
« Que s'est-il passé, Enfant ?
-Cupidon m'a ensorcelée pour m'empêcher d'aider Maman grande sœur mais heureusement, papa Memrys nous a sauvé. »
Olaf ne comprenait rien à ce qui était en train de se dérouler sous ses yeux. Des Dragons ? En vie ? Est-ce que Balinor aussi…
« Mon frère Dragonnier n'est plus, Sang de l'Extérieur, mais son Sang vit. Les Enfants des Hommes ont toujours eu du mal à éteindre nos Feux. »
Olaf avait oublié à quel point les Dragons aimaient parler par énigme. C'était une chose qui ne lui avait pas particulièrement manqué.
Le léger cri que poussa soudain sa sœur le tira de ses réflexions. Il regarda Eolhsand et le serviteur d'Arthur puis fit aussitôt un pas en avant en voyant le poignard blanc que ce dernier avait à la main, mais Olaf dut tout aussi vite faire un pas en arrière pour éviter l'énorme queue qui faillit l'écraser.
« C'est ma sœur ! protesta-t-il.
-Tu n'es que le sang de l'Extérieur, répliqua dédaigneusement le Grand Dragon. Laisse donc faire le Sang de la Vallée. »
Le Sang de… Non ! Impossible !
Mais deux Dragons en vie l'étaient tout autant…
« Occupe-toi donc du bouffon, sang de l'Extérieur. » ajouta le Grand Dragon.
Il aurait dû s'en douter.
« Je suis Roi, rappela-t-il.
-Et moi, Dragon. »
Olaf leva les yeux au ciel. L'arrogance des Dragons était une autre chose qui ne lui avait guère manqué.
« Cupidon est parti depuis longtemps, Kilgarrah. » déclara alors la jeune Dragonne.
En entendant cette nouvelle, Olaf faillit pousser un cri de rage et il était prêt à parier que le Grand Dragon avait eu la même envie.
…
A : Merci Netflix !
PvC jette un coup d'oeil à l'écran d'ordinateur.
PvC (étonnée) : Tu regardes Merlin ?
A : J'ai besoin de vérifier un truc pour la nouvelle fic.
PvC jette un coup d'oeil au cahier à fic d'Ahélya et écaquille encore plus les yeux.
PvC : Tu... Tu es en train d'écrire n°10 ?
A : Ben... ouais... Pourquoi t'as l'air si surprise ?
Scène 50 : Une fois. Juste une fois.
