La fin approche à grands pas. Merci pour vos reviews et bonne lecture à tous !
RAR aux anonymes :
Hermoni : Je ferais en sorte qu'ils aient droit au bonheur, oui. Ou pas. J'espère que la suite ne va pas trop attiser ta colère… ;) Merci pour ta review en tout cas ! Bisous
Fan d'hp : Haha, Dumby s'emballe, oui. Enfin, disons plus qu'il profite de la situation :) Merci pour ta review !
Ankana87 : La présence de Harry dérange, c'est vrai. Elle ressasse toute l'affaire de la mort de ses parents, de l'emprisonnement de Sirius et surtout de l'inaction de Dumbledore face à la menace de guerre… Merci pour ta review ! Bisous
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Harry marchait de long en large sur le sol de la cellule. De temps en temps, il regardait à travers les barreaux afin de voir si quelqu'un se dirigeait vers elle. Mais personne ne venait jamais.
- Je me demande comment Sirius a pu rester ici pendant plus de quatorze ans, marmonna-t-il.
- Arrête de tourner en rond, tu me donnes le tournis, souffla son compagnon.
Le brun s'arrêta dans sa course et soupira.
- Désolé.
Draco était au fond de la cellule, debout. Son regard était toujours furieux, fusillant la seule personne présente dans la pièce soit Harry. Celui-ci le remarqua quand il se tourna vers le blond. Il s'approcha alors de lui et déposa ses mains sur ses épaules.
- Ce n'est pas de ma faute, Draco.
- Je sais.
Le ton était sec, limite froid.
- Alors pourquoi m'assassines-tu du regard ?
- Et toi, pourquoi as-tu crié mon prénom ainsi ? Dans le genre, amant éperdu, il n'y a pas mieux.
Le brun baissa la tête, honteux. Puis finalement, il la releva et affirma :
- De toute manière, ils avaient un témoin. De plus, d'habitude tu aimes bien que je crie ton prénom, non ?
Un sourire amusé fendit le masque froid du blond.
- C'est vrai, mais de plaisir pas de désespoir.
Il se pencha ensuite et glissa ses lèvres sur la joue de son amant. Son nez finit dans le cou offert et y respira l'odeur présente.
- Au moins, nous sommes ensemble dans cette cellule.
Harry hocha la tête et referma ses bras autour du torse de son compagnon.
Ils restèrent ainsi un long moment jusqu'à qu'un bruit se fasse entendre au bout du couloir. En hâte, ils se séparèrent et attendirent l'arrivée du nouveau venu. Il s'agissait de Jack, le chef de la prison. Dans ses mains, il tenait un pichet d'eau et deux bols. Arrivé à la hauteur de la cellule, il déposa le tout au sol à travers les barreaux, puis se releva.
- Mauvaise nouvelle. Vous n'avez plus qu'un jour à vivre. Demain à quatorze heures vous serez exécutés. Pendus jusqu'à que mort s'en suive.
Les deux jeunes hommes le regardèrent, horrifiés.
- Ne me regardez pas comme ça, soupira le geôlier. L'ordre ne vient pas de moi mais du roi en personne.
Un silence tendu répondit à sa réplique. Il se racla donc la gorge et poursuivit :
- Quoiqu'il en soit, mangez bien, ce sera votre seul repas d'ici demain matin et il n'est que seize heures.
Jack se détourna ensuite, seulement Draco sembla retrouver sa voix.
- Attendez ! Il n'y a pas de procès ?
Le geôlier leur fit à nouveau face et secoua la tête, désolé.
- Que voulez vous faire au procès ? Ce genre de pratique sale est totalement proscrite. Vous risquez de vous faire huer demain lors de l'exécution.
Sur cette dernière phrase, il s'en alla définitivement sans un regard en arrière. Harry se laissa alors retomber sur le sol, genoux à terre et tête dans les mains. Le blond le regarda faire puis vint s'accroupir à ses côtés afin de passer un bras autour de ses épaules.
- Hey…
- On va mourir, Draco…
- Mais non…
Des sanglots sortirent de la poitrine de Harry tandis qu'il se recroquevillait encore plus sur lui même. Le blond suivit le mouvement et son autre bras vint s'enrouler autour de son amant. Tant bien que mal, il tenta de le consoler, caressant gentiment son dos.
- Réfléchis, jamais mon père ne laissera faire cela.
- Lucius n'a aucun pouvoir ici, renifla Harry. Nous sommes à Gryffondor.
Draco resserra encore son étreinte et reposa sa tête sur l'épaule du brun.
- Mon père est ambassadeur, il est plein de ressources. Jamais, il ne s'avouera vaincu. C'est un Malfoy.
Le silence lui répondit, il poursuivit donc.
- Nous devrions en faire autant. Ne perdons pas espoir. Tant que nous sommes ensemble, tout se passera bien.
Harry se redressa alors, faisant reculer son amant. Il le repoussa, l'allongeant ainsi sur le sol et vint sur lui afin de cueillir ses lèvres. Le baiser était mouillé par les larmes du brun et inconfortable, dû à la saleté des lieux et de la dureté du sol. Mais Draco n'y vit que du feu, ne s'occupant que des lèvres de son compagnon, passant ses mains autour dans les cheveux bruns, caressant la nuque. Finalement, après une bataille infinie de langues, Harry se redressa et chuchota tout contre lui.
- Tu as raison. Si je dois passer ma dernière nuit dans tes bras, alors j'en serais très heureux.
Il se pencha ensuite à nouveau et se mit à embrasser chaque parcelle du visage du blond. Celui-ci fronça les sourcils.
- Pas la dernière.
Le brun descendit ses baisers dans le cou, joua avec sa langue sur la clavicule de Draco et murmura doucement :
- Mmh… Si tu le dis…
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La capitale était en véritable effervescence. La nouvelle avait filé comme une trainée de poudre et déjà tout le monde en parlait. Anne, qui était en cours au moment où elle l'apprit, se pressa de quitter l'école le plutôt possible afin de retrouver Blaise. Ce dernier était dans ses appartements quand elle arriva et sculptait ce qui semblait être le corps nu de la jeune fille, allongé à peine recouvert d'un drap fin.
- Blaise ! cria-t-elle en arrivant en courant.
- Mmh… Que se passe-t-il ? demanda-t-il sans relever la tête de son travail.
Anne ferma la porte de l'atelier pour plus de discrétion et demanda :
- Tu savais que Harry et Draco étaient ensemble ?
- Oui, répondit-il.
Puis prenant conscience de la situation, il releva tête, soudain inquiet.
- Comment le sais-tu ?
- Toute la capitale l'a appris. Ils seront exécutés demain en début d'après midi.
- Merde ! jura le noir en se relevant.
Il saisit d'un chiffon afin d'essuyer ses mains et se mit à faire les cent pas.
- Comment l'ont-il appris ?
- Mon père devait assister à une audience pour que Harry puisse récupèrer son poste ce matin. Peut être cela s'est-il mal terminé.
- Mon dieu ! souffla Blaise. Exécutés, tu dis ?
- Potence en place publique, oui.
Le sculpteur réfléchit quelques secondes puis s'exclama :
- Il faut partir !
- Pardon ?
- Oui ! Réfléchis ! Jamais Severus Rogue n'acceptera que son filleul soit exécuté ainsi, d'autant plus que je crois que lui aussi savait. Il va sûrement venir avec une armée. Cette fois-ci, ce sera une véritable guerre et je serais en danger ici. Il faut que je rejoigne les côtes demain pour l'exécution, je monterai sur les bateaux de Serpentard.
- Mais… Tu en es sûr ?
- Oui. Pas de doute. Lucius a sûrement déjà prévenu notre roi.
Blaise hésita quelque instants puis vint se saisir des mains de la jeune fille.
- Anne, viens avec moi, s'il te plait.
- Mais…
- Nous ne pourrons plus nous voir si je m'en vais, je ne pourrais le supporter.
Il vint ensuite prendre dans ses bras la brune et chuchoter à son oreille :
- S'il te plait…
Anne se mordit la lèvre. La proposition était vraiment tentante et cela confirmait que Blaise voyait un avenir pour eux.
- Mais et mon père ?
- Il ne craint rien, c'est un sculpteur !
La brune recula et hocha la tête.
- D'accord.
- C'est vrai ? demanda le noir avec un grand sourire.
- Oui, confirma-t-elle en lui rendant son sourire.
Blaise éclata de rire et la prit dans ses bras pour la faire tournoyer.
- Parfait, s'exclama-t-il ensuite. Allons faire nos bagages.
- Je reviens. Je vais juste prévenir mon père.
Son petit ami hocha la tête, se tourna vers son atelier et commença à ranger ses outils.
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La prison lui sembla beaucoup plus lugubre lorsqu'il y arriva pour la seconde fois. La première, seule une vieille connaissance s'y trouvait, mais maintenant son fils lui même y était enfermé. Son fils qui allait être exécuté le lendemain en pleine place publique. En arrivant devant les murs gris le renfermant, l'ambassadeur ne put s'empêcher de se demander qu'est ce qu'il avait fait pour que sa famille en arrive là. Aurait-il dû interdire une telle relation à son fils ? Plus lui inculquer les principes de ce monde étant enfant ? Dans le premier cas, Draco ne l'aurait pas écouté et après tout, le fait que lui le sache les avait aidés de nombreuses fois. Et comment aurait-il pu savoir que son fils et seul héritier allait suivre une telle voie ? Peut être en le menaçant de lui retirer son héritage, son fils lui aurait sûrement obéi. Lucius soupira, de toute manière il était trop tard pour penser à ce genre de chose. Maintenant, il devait agir.
Une fois dans la prison, il se dirigea vers le bureau du chef de la prison. Jack l'attendait.
- Bonsoir, Lucius.
- Jack.
- Assieds toi.
L'ambassadeur obéit et accepta le verre d'alcool proposé.
- Je les ai mis dans la même cellule, poursuivit le chef de prison.
- Ils sont dans celle de Sirius Black, celui qui s'est enfui ?
- Exact. Etrange coïncidence, d'ailleurs, qu'il ait réussi à s'enfuir peu de temps après votre passage.
Lucius ne se démonta pas une seule seconde face au regard accusateur de son ami et répondit simplement :
- Coïncidence, surtout, avec la guerre et le manque de gardes. Vous n'avez pas déploré d'autres pertes ?
- Non. Fort heureusement. Un seul meurtrier en liberté suffit.
L'ambassadeur hocha la tête, souriant légèrement. Puis, il reprit son sérieux et se redressa dans son siège.
- Je peux les voir ?
Jack mena son verre à sa bouche et réfléchit quelques instants.
- Je ne suis pas sûr. Qu'est ce que j'y gagne ?
L'ambassadeur se leva et fronça les sourcils.
- Jack, tu sais que je ne suis pas venu pour faire la causette. Ouvre moi la porte qui mène à ce couloir.
- Je ne veux pas perdre mon poste.
- Personne n'en saura rien.
Jack se leva à son tour, se mettant ainsi à la hauteur de l'ambassadeur, et affirma avec force :
- Je ne peux pas faire cela, Lucius.
- Jack, il s'agit de mon fils là dedans. C'est non négociable. Tu sais ce dont je suis capable.
- J'ai mes conditions.
- Je t'écoute, soupira le blond en croisant ses bras sur sa poitrine.
- Je sais qu'une nouvelle guerre se prépare. Lorsqu'elle arrivera, je veux une place sur les bateaux de Serpentard.
- Pardon ?
- Je n'ai pas de famille ici. Gryffondor n'a aucune chance avec Dumbledore sur son trône, j'assure juste ma sécurité.
- Bien, tu as ma parole.
Le chef de la prison sourit et le mena à la porte située au fond du bureau. Il l'ouvrit à l'aide d'une grosse clé rouillée et dit :
- Prends ton temps. C'est moi qui suis chargé de leur garde.
- Merci, souffla Lucius en s'engageant dans le couloir sombre.
Le corridor était mal éclairé avec à peine une faible lanterne tous les dix mètres. Il lui sembla interminable, sans fin. Alors l'ambassadeur accéléra. Quand, enfin, il aperçut les barreaux de fer, il courait. Sous la timide lumière d'une torche, il les vit alors. Non loin des tiges de fer, enlacés, allongés à même le sol, et endormis. La tête de Harry reposait sur le torse de son fils et la main de celui-ci semblait encore caresser les cheveux sombres. Leurs jambes étaient entremêlées et leurs habits mal placés. Lucius sentit son cœur se serrer face à cette vision. Les cheveux blonds, si pâles de son fils, lui parurent tellement en décalage avec le lieu dans lequel il se trouvait. La place de son fils n'était pas derrière ces barreaux. Draco méritait de vivre son amour dans la liberté, pas dans une cellule, enfermé.
L'ambassadeur dut prendre son courage à deux mains pour se ressaisir et les réveiller. Harry fut le premier à répondre à son appel et à ouvrir les yeux. En le voyant, il s'empressa de secouer son amant. Une fois tous deux assis, ils interrogèrent du regard l'ambassadeur. Ce dernier peina quelques instants à trouver ses mots.
- Je… D'abord, je voulais vous dire qu'il ne faut surtout pas penser au passé. Vous regrettez peut être de ne pas avoir été assez discrets ou toi, Harry, d'avoir crié comme tu l'as fait lors de votre arrestation, mais cela ne sert à rien. Vous avez fait le choix de vous aimer, respectez le jusqu'au bout.
Draco sourit face à cette tirade. Il reconnaissait bien son père, un Malfoy, dans ce discours. Sentant une chaleur envahir sa poitrine, il resserra sa main autour des doigts de son amant et enjoignit d'un signe de tête son père à poursuivre.
- Ne vous inquiétez pas pour demain. Tout est organisé. Je ne peux encore rien vous dire mais faites moi confiance. Il n'y aura aucun exécuté demain.
Les deux jeunes hommes lui firent part de leur assentiment. Puis, l'ambassadeur se tourna vers le brun.
- Harry, je suis désolé pour ton poste, je ne pensais vraiment pas que cela allait se passer ainsi.
- Ce n'est rien, Lucius. Merci à vous pour tout ce que vous avez essayé de faire, je vous en serai toujours reconnaissant.
L'ainé sourit un bref instant mais redevint vite sérieux.
- Bien, je vous dis à demain. Dormez, il faudra que vous soyez en forme. Et surtout, ne perdez pas espoir.
Puis il se détourna et partit. Juste avant d'être hors de vue, il se retourna une dernière fois mais les deux amants étaient à nouveau allongés, la main du blond caressant les cheveux bruns.
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Remus arriva au galop sur le lieu de rendez vous. Il était sorti de l'audience, choqué. Pas spécialement par l'éventuelle orientation sexuelle du fils de ses amis mais par sa mise à mort annoncée sans délai ni procès. Il avait vu Lucius s'enfuir ensuite mais avait réussi à le trouver dans ses appartements afin de lui proposer son aide. L'ambassadeur avait hésité, mais avait finalement eu confiance en lui. C'est alors qu'il lui avait donné rendez vous.
N'étant jamais venu aussi au nord sur les côtes de Gryffondor, il observa les lieux. Un ponton, qui avait sûrement été construit il y a longtemps, était seul témoin de l'implantation humaine. Tout le reste était sauvage. L'homme se demanda pendant un long moment pourquoi le lieu de rendez vous était ici.
Quelques instants plus tard, d'autres personnes arrivèrent. Puis ce fut au tour de Lucius. L'ambassadeur descendit de son cheval et s'approcha du petit groupe :
- Merci à tous d'être venus. Vous savez pourquoi vous êtes là ?
- Pour secourir votre fils et Harry, affirma Lupin.
- Oui, sourit Lucius.
- Vous avez un plan ? questionna un autre homme.
- Oui, nous attendons juste l'arrivée d'une dernière personne, je vous expliquerai tout après.
Les hommes acceptèrent et patientèrent. L'homme attendu finit par arriver, mais pas de la même manière qu'eux. Le bateau de l'ambassadeur de Serpentard arriva au loin et s'approcha lentement du ponton. Chacun s'étonna de le voir naviguer sans son capitaine, l'ambassadeur étant à terre avec eux. Finalement, le navire accosta et un homme aux cheveux sombres en descendit. Aussitôt chaque homme présent, sauf Lucius, dégaina dague ou épée. Remus, la sienne au poing, grogna :
- Que fait-il là ? N'est-t-il pas censé être derrière des barreaux ?
- Bonjour, Remus, sourit Sirius, triste. Cela fait longtemps.
L'ambassadeur vint alors se placer entre les hommes et l'ancien prisonnier.
- Du calme. Sirius Black n'est pas responsable du meurtre des parents de Harry. L'assassinat a été commandité par Voldemort lui même. J'en ai eu la preuve. Baissez vos armes.
Tous hésitèrent. Un homme chauve demanda :
- C'est vous qui l'avez libéré, Lucius ?
- Exactement. Avec l'aide de Harry.
Les armes furent enfin rangées, si le fils Potter lui même ne croyait pas en la culpabilité de Sirius, alors c'est qu'il était innocent.
- Bien, reprit Lucius. Nous allons pouvoir commencer.
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Bon. Voilà. Soyez patient, le dénouement approche :)
Une review ?
A jeudi.
