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Après plusieurs mois à errer sur la Terre du Milieu, à revisiter quelques-uns des endroits où il avait emmené Nimroël, Legolas revint en Ithilien. Il se remit aussitôt à travailler sur son bateau. Il tenait à le terminer le plus rapidement possible. Durant quelques semaines, donc, il y travailla jour et nuit, pratiquement sans prendre le moindre repos. Puis, une nuit, alors qu'il était en train de préparer les diverses poulies dont il aurait besoin, le son produit par les pas d'un cheval attira son attention. Durant quelques secondes, il craignit que ce soit Nimroël qui arrivait sur le chantier naval. Puis il leva les yeux et découvrit Arwen montée sur une magnifique jument grise. Il fut heureux de voir la fille d'Elrond, mais également un peu déçu que ce ne soit pas la jeune Maia qui vienne le visiter. Il secoua la tête et soupira, étonné par sa propre indécision.
Après être descendue de cheval, Arwen entraîna Legolas dans une lente promenade sous les arbres.
- Que s'est-il passé, Legolas? demanda la fille d'Elrond, au bout d'un long moment.
Legolas ne fut pas du tout surpris par la question. Il s'était bien douté que Nimroël aurait des réticences à tout expliquer à Arwen. Il soupira de nouveau. Cela faisait des mois qu'il se demandait ce qu'il répondrait lorsqu'on lui poserait justement cette question, mais jusqu'à cet instant, il n'avait pas encore pris de décision à ce sujet. À présent, cependant, il ne pouvait plus tergiverser.
- Je préférerais ne pas en discuter, Arwen. J'avais espéré que Nimroël se chargerait de tout expliquer.
- Elle m'a simplement dit qu'elle avait rompu vos fiançailles, murmura la Reine.
Legolas soupira de nouveau, mais il n'ajouta rien. Pourquoi troubler inutilement Arwen de même qu'Aragorn ?
- Que comptez-vous faire à présent? reprit la fille d'Elrond. Allez-vous respecter la promesse faite à mon père de l'emmener en Valinor?
Legolas fronça les sourcils. Il n'avait pas oublié sa promesse, bien entendu. Mais après ce qui s'était passé, il se disait que Nimroël choisirait de rester sur la Terre du Milieu. Mais évidemment, Arwen n'était sans doute pas au courant du changement de plan de la jeune Maia.
- Veut-elle toujours partir? demanda-t-il troublé.
Arwen s'arrêta brusquement et se tourna vers le fils de Thranduil.
- Il ne doit pas en être autrement, dit-elle avec conviction. Elle ne peut pas rester ici. C'est hors de question.
- Arwen! Si elle souhaite partir, alors bien sûr qu'elle aura sa place sur mon bateau. Mais je ne vais pas l'obliger à monter à bord.
- Vous devriez essayer de lui parler.
- Plus tard, peut-être. Mais pas pour le moment. C'est encore trop tôt pour moi.
- Je comprends, mon ami. Mais ne tardez pas trop. J'ai peur pour elle. J'ai peur de l'impact qu'aura ma mort sur elle. Sans votre soutien, je crains qu'elle ne puisse pas y faire face.
Cette idée troubla profondément Legolas. Il avait perdu Nimroël, il le savait, mais il pouvait tout de même l'imaginer vivant auprès d'Eldarion. Et même si cette idée le torturait, c'était toujours mieux que de penser qu'elle puisse disparaître pour de bon.
- J'essaierai de lui parler, Arwen. Mais vous la connaissez. Elle n'est pas du genre à faciliter les choses, bien au contraire.
Arwen hocha pensivement la tête, mais elle ne dit rien de plus.
L'été qui suivit sa rupture avec Legolas, Nimroël décida de faire un voyage en solitaire. Arwen et Aragorn étaient partis de leur côté et elle n'arrivait pas à rester en place. Les murs de la citadelle se refermaient sur elle et elle avait grandement besoin de se changer les idées. Durant l'hiver qui venait de passer, elle avait beaucoup travaillé sur les voiles qu'elle avait promises à Legolas, mais elle n'avait pas envie de les terminer trop rapidement, car elle ne voulait pas se donner l'opportunité d'aller en Ithilien. Elle ne se sentait pas encore prête pour cela.
Lorsqu'elle annonça à Eldarion et à ses soeurs qu'elle partait pour quelques semaines, cependant, cela fit un tollé. Tous les trois cherchèrent à la convaincre qu'elle ne pouvait pas quitter Minas Tirith pour partir seule sur les routes du Gondor. La jeune fille écouta leurs arguments en jouant distraitement avec la nourriture que contenait son assiette encore pratiquement pleine. Puis, alors que ses trois amis faisaient une pause dans leur sermon, elle se décida enfin à parler.
- Je ne cherche pas à vous inquiéter. Et je ne suis pas en train de m'enfuir. Je veux juste aller me reposer au bord de la mer. J'ai besoin de partir et rien de ce que vous pourrez me dire ne m'en empêchera. Je vais aller passer quelques semaines à Dol Amroth, dans une jolie auberge au bord de la mer.
- Très bien, dit finalement Eldarion en soupirant. Tu peux partir si c'est ce que tu souhaites, mais à une condition.
- Laquelle?
- Tu devras m'écrire chaque semaine. Si je ne reçois pas de lettre pendant plus de sept jours, j'enverrai la garde à ta recherche avec l'ordre de te ramener ici aussi rapidement que possible!
- Eldarion! Tu exagères un peu.
- C'est ma seule condition, kuruni.
En soupirant, Nimroël hocha lentement la tête.
Ce jour-là, il faisait un soleil étincelant et les vifs éclats de lumière, que renvoyaient les vagues dansant sur la mer, l'obligeaient à plisser les yeux. Depuis quelques semaines déjà, Nimroël marchait chaque jour, le long de la côte, avançant vers l'ouest. Elle ne s'arrêtait que lorsqu'elle était trop fatiguée pour continuer ou lorsqu'il faisait trop sombre pour qu'elle arrive à se diriger. Elle s'enroulait alors dans sa couverture et elle s'efforçait de prendre un peu de repos. Mais l'absence de Legolas lui pesait cruellement et l'empêchait bien souvent de sombrer dans le sommeil. Alors, parfois, si elle en avait le coeur et l'énergie, elle ramassait du bois mort, sur la grève, et elle allumait un petit feu. Elle passait alors la nuit à regarder danser les flammes.
La jeune fille ne chassait pas. Elle ne cuisinait pas non plus. Elle avait réussi à se procurer suffisamment de lembas pour pouvoir survivre de longs mois, si elle l'avait voulu. Et de fait, étant donné son peu d'appétit, ses réserves avaient très peu diminué depuis son départ de Dol Amroth. Si Eldarion avait su qu'elle avait emporté autant de vivres, il ne lui aurait peut-être pas permis de quitter Minas Tirith.
Nimroël soupira tristement. Elle n'aimait pas l'idée de tromper ainsi son ami. Eldarion devait croire qu'elle était toujours à Dol Amroth. Pendant les quelques jours qu'elle avait passés à l'auberge, la jeune fille avait écrit une douzaine de lettres pour le Prince. Puis, elle avait offert une généreuse somme d'argent au patron de l'auberge afin qu'il envoie l'une de ces lettres, chaque semaine. À présent, l'aubergiste était sans doute sur le point d'envoyer la dernière des lettres destinées à Eldarion. Et d'ici une ou deux semaines, ce dernier s'inquiéterait sans doute pour elle. Nimroël soupira de nouveau.
Chaque fois qu'elle croisait un village ou même une simple cabane de pêcheur, la jeune fille se dissimulait et passait son chemin sans parler à qui que ce soit. Elle avait besoin d'être seule. Pas simplement seule comme on peut l'être, parfois, au milieu des autres. Elle voulait être totalement seule au monde. Elle voulait savoir s'il lui était possible de vivre ainsi, isolée de tous. Parce qu'une fois qu'Aragorn aurait renoncé à vivre, Arwen quitterait Minas Tirith pour ne plus jamais y revenir. L'elfe se rendrait sans doute en Lothlórien pour y mourir, elle aussi. Et Nimroël se retrouverait totalement seule. Bien sûr, si elle le lui demandait, Legolas lui permettrait sûrement de monter sur son bateau pour quitter la Terre du Milieu et se rendre en Valinor. Mais la jeune fille ne voulait pas se rendre sur les Terres Immortelles. La vision qu'elle avait eue il y avait si longtemps, celle où elle se savait abandonnée de tous, lui ôtait toute envie de monter sur un bateau. Sans compter qu'elle se sentait incapable de parler à Legolas. À l'idée de croiser son regard et d'y lire tout le dégoût qu'il devait éprouver pour elle, son coeur se serrait douloureusement.
Nimroël chassa l'elfe de ses pensées et elle revint à Eldarion. Elle avait cru que ce voyage en solitaire lui éclaircirait les pensées, suffisamment du moins pour trouver une solution au problème que lui posait à présent le fils d'Arwen. Elle ne voulait surtout pas que le Prince se mette à espérer que ses sentiments pour lui changeraient, maintenant que Legolas était parti. Eldarion méritait de trouver une femme qui l'aimerait de tout son coeur. Et puis, il lui fallait un héritier. Deux choses que Nimroël était incapable de lui donner. Rester à Minas Tirith serait sans doute la solution la plus facile pour elle, mais elle aimait suffisamment le Prince pour savoir qu'elle devait sortir de sa vie. Pour toujours.
Encore une fois, la jeune fille poussa un profond soupir. Le soleil était bas sur l'horizon à présent. Une autre journée était sur le point de se terminer, une autre longue journée à se torturer le coeur et l'esprit sans que quoi que ce soit de positif n'en sorte. Ça ne servait à rien de continuer ainsi. Nimroël prit sa résolution: dès qu'elle croiserait un village, elle achèterait un cheval et retournerait vers Dol Amroth.
Le lendemain, cependant, la jeune fille oublia sa résolution de la nuit et elle continua à avancer vers le nord-ouest. Elle arriva bientôt devant un imposant éperon rocheux qui s'avançait dans la mer. Nimroël aurait pu passer par l'eau pour contourner l'obstacle, mais elle n'avait pas réellement envie de se mouiller. Elle longea donc les rochers vers l'est durant quelques minutes. Elle arriva alors au pied d'un long escalier très à pic, qui avait été creusé dans la pierre. Elle se mit donc à grimper les hautes marches de pierre et elle arriva bientôt au sommet de l'éperon rocheux. L'endroit l'enchanta immédiatement. Le dessus de l'éperon rocheux était étonnamment vaste et plat. Durant un moment, la jeune fille se demanda s'il c'était dû à un phénomène naturel ou bien au travail acharné de quelqu'un. Peut-être une combinaison des deux? Elle haussa les épaules et elle fit quelques pas en direction du petit boisé qui se dressait devant elle. En effet, une multitude d'arbres sur le promontoire, hauts et droits. Ils offraient aux éventuels visiteurs les variations de verts de leurs divers feuillages. La très grande diversité des espèces d'arbres convainquit Nimroël que les arbres qui poussaient ici avaient été délibérément plantés. Sans doute même par des elfes.
Ravie, la jeune fille s'avança lentement sous les hautes ramures, souriant pour la première fois depuis des mois. Une fois au milieu du petit boisé, elle ferma les yeux et remplit ses poumons des odeurs délicieuses des arbres, des feuilles et de la terre mélangées. Puis, au bout d'un long moment à apprécier les délices de l'endroit, elle se décida à l'explorer plus en profondeur. Elle commença par se diriger vers la mer. Elle avait très envie de contempler les vagues vues d'aussi haut. Avant d'arriver sur le bord de l'éperon rocheux, cependant, une nouvelle surprise l'attendait. Abritée par deux immenses saules dont les branches descendaient pratiquement jusqu'au sol, se tenait une petite maison qui avait dû être blanche, au départ, mais que le temps avait teintée de gris. Nimroël sourit à nouveau et elle se dirigea vers la porte de la maison, légèrement entrouverte. Elle dut batailler un long moment avant d'arriver à ouvrir la porte gonflée par les intempéries. Elle découvrit alors un joli décor qui lui plus immédiatement, malgré l'importante accumulation de poussière et de toiles d'araignées.
Au centre de la petite pièce se trouvait un gros poêle en fonte ouvragée. Dans le coin opposé à la porte, un grand lit faisait face à une immense fenêtre. La paille du lit dégageait une odeur de moisi et les couvertures avaient été rongées par la vermine et les mites, mais le lit lui-même semblait en bon état. Dans l'autre coin se trouvaient deux chaises et une petite table et sur le mur du fond il y avait une étagère à présent vide. Et finalement, dans le coin restant se trouvait une très grande baignoire de fonte un peu rouillée. C'était tout, mais c'était suffisant pour Nimroël. Elle avait trouvé ce qu'elle cherchait. Un endroit où s'établir. Et qui sait, avec le temps, elle apprendrait peut-être à apprécier la solitude. Radagast s'en accommodait très bien, alors pourquoi pas elle. Et soudain, l'image de Legolas lui souriant surgit dans son esprit et elle eut l'impression que quelqu'un lui transperçait le coeur. Elle eut un léger gémissement et elle se laissa tomber sur le sol et se mit à pleurer. Elle savait que jamais elle ne pourrait continuer à vivre ainsi, sans celui qu'elle aimait plus que n'importe qui. Même la mort d'Arwen, qui tenait pourtant une place immense dans son coeur, ne l'affecterait pas autant que voir partir Legolas pour un monde totalement nouveau. L'elfe et elle avaient imaginé des projets au sujet de Valinor. Ils s'étaient promis de voyager tous les deux pour en découvrir chaque forêt, chaque rivière. Et à présent, elle ne verrait jamais les Terres Immortelles.
Nimroël sanglota durant de longues minutes, agenouillée sur le sol poussiéreux de la petite maison. Et finalement, à court de larmes, elle finit par se relever et redresser la tête. Elle sortit lentement de la petite maison et se dirigea vers l'extrémité de l'éperon rocheux. Une fois là, elle regarda très longuement les vagues venir se fracasser contre la falaise à ses pieds. Elle eut une expression de défi et elle prit une grande inspiration, avant de reporter son regard vers le large.
- Je vous hais, dit-elle d'une voix rauque. Jamais vous n'auriez dû permettre que je voie le jour. Mais bientôt, je corrigerai votre erreur.
Elle s'adressait aux Valar, même si elle doutait que ceux-ci lui portent la moindre attention. Puis elle se mit à rire. Un rire irrépressible et pourtant sans joie. Elle venait de réaliser qu'elle avait enfin réussi à changer sa vision. Puisqu'elle n'irait jamais en Valinor, la vision où dans laquelle tous les elfes l'avaient abandonnée ne pourrait pas se réalisée.
- Je vous hais, répéta-t-elle plus fortement, toujours à l'attention d'Ulmo et de ses semblables. Je vous hais, mais j'ai gagné. J'ai changé ma vision. J'ai gagné, vous m'entendez! J'ai gagné!
Durant les quelques années qui suivirent, Nimroël travailla avec acharnement pour finir les voiles qu'elle fabriquait pour Legolas. Mais de temps en temps, elle prenait une pose et retournait à la petite maison, sur le promontoire rocheux. Personne, pas même Arwen, ne pouvait la dissuader de quitter Minas Tirith. Et personne ne savait réellement où elle se rendait. La jeune fille avait besoin de ces poses pour remettre ses pensées en ordre. Et également, pour éviter de devoir parler avec Legolas. En effet, plus le temps passait et plus l'elfe insistait pour avoir une conversation sérieuse avec elle. Ce qu'elle refusait catégoriquement. Maintenant que la douleur vive qu'elle avait ressentie peu après son départ s'était légèrement apaisée et était devenue plus ou moins supportable, elle ne voulait pas risquer de rouvrir ses blessures. Et puis, elle était très en colère contre lui, à présent. Après tout, c'était lui qui l'avait placée dans une situation intenable. De plus, malgré toutes les promesses qu'il lui avait faites de ne plus jamais la quitter, il était parti, il l'avait abandonnée. Comme tous les autres l'avaient fait ou le feraient, tôt ou tard.
Pourtant, malgré son désir de rester à l'écart de Legolas, elle chevaucha par un beau matin de printemps jusqu'au chantier naval. À présent, le bateau de Legolas était pratiquement terminé. Elle eut un léger pincement au coeur en le voyant. C'était un très beau navire aux lignes effilées et elle aurait adoré pouvoir monter à bord et traverser la grande mer. Mais elle enfouit bien vite ce sentiment au fond d'elle-même, avec tous les autres regrets de sa vie. Ce n'était pas le temps de s'apitoyer sur elle-même. Elle avait des choses à mettre en place pour préparer sa disparition. Elle devrait jouer finement afin de tromper tout le monde. Eldarion devait croire qu'elle allait partir avec Legolas. Et elle devait se donner suffisamment d'avance sur l'elfe pour que celui-ci renonce à la rechercher et qu'il décide quitter la Terre du Milieu.
Elle s'approcha donc de Gimli qui, comme à son habitude, regardait Legolas travailler en fumant sa pipe. Puis elle mit pied à terre et sollicita l'aide du nain. Ce dernier s'approcha et il souleva l'un des grands et lourds sacs attachés à la selle de la monture de Nimroël, qui put ainsi le détacher. Ils procédèrent ensuite de la même façon pour le second sac. La jeune fille remercia alors le nain et se remit aussitôt en selle. Puis elle se tourna vers Legolas qui s'approchait d'un pas lent.
- Voici tes voiles, lui dit-elle d'une voix monocorde.
L'elfe jeta un regard étonné vers les deux sacs puis il reporta son attention vers la jeune fille.
- Tu n'étais pas obligée... commença-t-il.
- Contrairement à certaines personnes, j'ai l'habitude de respecter mes promesses, Legolas, l'interrompit Nimroël d'un ton sec.
- Ne rejette pas la faute sur moi, Nimroël, jeta l'elfe d'une voix dure.
Étonnamment, la jeune fille eut un léger sourire. Puis elle prit un air serein et elle parla d'une voix très calme.
- Tu as raison, Legolas. Tout est entièrement de ma faute. Je t'offre tout de même ces voiles, puisque j'avais promis de les faire. Bien sûr, si tu as pris d'autres arrangements, rien ne t'oblige à les utiliser. Tu n'as qu'à les brûler, si tu n'en veux pas. Pour moi, ça ne changera rien. Sauf qu'évidemment, il faudra que je trouve une autre façon de payer mon passage sur ton bateau. Si tu acceptes de me prendre à bord, bien évidemment. Sinon, si ma présence t'importune trop...
Nimroël haussa les épaules et n'ajouta rien de plus. C'était si inattendu que Legolas ne fut pas en mesure de répondre durant un court instant. Le coeur de la jeune fille battait à tout rompre, malgré son air calme et détendu. Elle se dit tout à coup que si Legolas lui disait simplement que non, elle n'était plus la bienvenue sur son bateau, elle en mourrait aussitôt de tristesse. Elle n'avait pas la moindre intention de se rendre en Valinor avec lui, mais elle continuait tout de même d'espérer que cette option lui demeurait ouverte.
- Bien entendu, finit par dire l'elfe. Tu pourras monter à bord dès que tu seras prête à quitter la Terre du Milieu.
La jeune fille hocha doucement la tête. Elle savait que si elle prononçait une seule parole, elle trahirait sa détresse, ce qu'elle refusait de faire. Elle fit donc faire demi-tour à sa monture et repartit aussi vite que possible en direction de Minas Tirith.
Bonjour à tous et à toutes. Et merci pour vos nombreux commentaires pour le dernier chapitre. Je sais, j'ai surpris bien des gens avec ce qui s'est passé entre Legolas et Nimroël. J'en suis très heureuse, même si la situation est maintenant triste pour la pauvre Maia. Les choses vont s'arranger, éventuellement... mais avant, il reste des choses à mettre en place.
C'est un très petit chapitre que je vous offre cette fois-ci. J'ai malheureusement attrapé un rhume, ce qui m'a empêché de travailler beaucoup durant les dernières semaines. J'espère tout de même que ça vous fera patienter jusqu'à la prochaine fois. Qui tombera après les vacances de Noël. Je vais donc en profiter pour vous souhaiter à tous de joyeuses fêtes et une très bonne année 2019.
Encore une fois, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, ça me fait toujours énormément plaisir. À bientôt!
