Bon alors, des remerciements s'imposent et en grands nombres: Merci pour vos reviews, pour vos mots d'exaspération contre Sirius ou autre, même merci de me menacer pour qu'il revienne, j'adore, j'adhère...

Donc merci à : o-chocola-o, à MarianneP(oui moi aussi un sirius professeur ça me fait grrrr...), à Margaux's Pen(pour tes reviews qui aime tant ce que j'écris), à Schrou (alors toi, t'es une de mes préférées, j'aime bien toutes tes reflexions genre « la salle sur demande c'est pas fait pour les manchots.»), à Valabo (ne t'inquiète pas il va revenir), à Kysila(harry bébé ne reviens pas dans l'histoire pour le moment mais je vais voir ce que je peux faire avec là où j'en suis moi), à Twick(même si cela fait un moment que je ne t'ai pas vut)....

Allez allez j'arrête de parler et vous laisse avec les tourments de Julie...


Chapitre 44

"Face à Face."

Le lendemain je m'étais réveillée tardivement avec un horrible mal de tête qui se chargea de me rappeler ce à quoi j'avais passé toute ma nuit : pleurer. Il devait être environ 11h00 et Marie était déjà partit à Pré-au-Lard. Elle m'avait laissé un mot pour que je la rejoigne, mais je n'en avais aucune envie. Je n'avais qu'une envie, être seule, réfléchir, m'apitoyer sur moi-même, pleurer encore et encore. Poudlard semblait désert. Que ferais-je face à lui ? Comment réagirait-il face à moi ? M'ignorerait-il ?

Il me fallait un bain. Bien sur, j'aurais très bien put me contenter de ma pauvre petite salle de bain, mais j'avoue que celle des préfets me tentait largement plus. Marie étant préfête de Serpentard j'avais, bien sur, le mot de passe. La magnifique Sirène me le demanda en me regardant d'un regard soupçonneux : « bulle de savon ». Je crois sincèrement que cette salle de bain était la plus belle chose que pouvait m'offrir Poudlard en cet instant précis. Seule dans mon bain, mes pensées ne tardèrent pas longtemps à revenir vers Sirius. Je me détendais, comme si c'était possible, au milieu des bulles de savon lorsque j'entendis du bruit. A toute vitesse je parvins à croiser, des yeux, cet étranger qui avait pénétré dans la salle de bain des préfêts et après un cri de surprise je m'étais retournée dans mon bain de façon à être dos à lui. Qui que ce soit je n'allais pas barbotter toute nue face à lui.

« Je suis désolé, la sirène ne m'a pas prévenue qu'il y avait quelqu'un… »

Non mais qu'elle conne cette Sirène, je vais aller lui arracher les écailles moi. Sirius, car c'était lui, ne savait plus quoi dire. Je savais cependant qu'il ne m'avait pas reconnut. Après tout combien y avait-il d'élèves féminines à Poudlard, et puis je n'étais pas préfête et n'était donc pas censée me trouver là. Quand à lui, il n'était pas censé examiner sous toutes les coutures une jeune fille qu'il avait, malencontreusement trouvée nue dans une baignoire, si grande soit-elle. Seulement c'était sans compter sur le mauvais coup de pouce du destin. En effet alors qu'il s'apprêtait à sortir de la salle de bain, Sirius s'arrêta net. Je compris alors qu'il avait prit un objet qui se trouvait sur un meuble. Je réfléchis à ce que j'avais bien put laisser traîner qu'il lui aurait permit de m'identifier. Je portai alors, avec horreur, ma main à mon oreille. Les boucles d'oreilles en forme de serpent. Elles étaient uniques. Marie, Karine et moi avions dessiné le modèle exprès.

Je me souviendrais toute ma vie de sa voix qui prononça alors mon prénom, après tant de temps passé à l'imaginer.

«Julie?» Je ne pouvais décemment pas rester à patauger dans mon bain et faire comme si je n'avais rien entendu. Je m'étais alors retournée face à lui. Cela faisait un mois que je rêvais jour et nuit de ce moment. Et pourtant je ne pouvais m'empêcher de vouloir être autre part qu'ici même à cet instant précis.

«Sirius.» Une joie, que je ne comprenais pas, se lisait sur son visage. Qu'allait-il dire? Qu'allait-il faire?

J'avais les cheveux en arrière à cause de l'eau et la mousse s'arrêtait juste à l'endroit qu'il fallait pour dissimuler ma poitrine, non pas qu'il ne l'ait jamais vu, mais bon.

«Si tu savais comme je suis heureux de te revoir, tu ne peux pas imaginer à quel point tu m'as manqué.» S'il n'avait pas été intérieur le rire qui secoua mon cœur aurait certainement effrayé Sirius.

«Tu vas certainement trouver ça bizarre, mais j'ai beaucoup de mal à te croire.»

Sirius accusait le choc, je crois.

«Je dois dire que ce n'est pas les mots que je m'attendais à entendre de ta part.

-Tu t'attendais peut-être à ce que je te saute dans les bras en te disant à quel point je t'aimais et à quel point tu m'avais manqué?

-Ca serait très imbu de moi-même que de l'avouer mais oui désolé, c'est ce que je pensais.

-Ah ah…»J'étais sortit de l'eau, je n'était plus à ça près, et je m'étais enroulée dans une serviette, j'étais désormais face à lui.

-Mais ça tu vois, c'était hier, aujourd'hui c'est...différent.

-Tu peux m'expliquer en quoi, j'ai vraiment du mal à comprendre.

-Tu n'as qu'à demander à Sarah Spencer.» Je tournais les talons et m'apprêtait à sortir lorsqu'il m'attrapa par le bras.

-Je pourrais savoir ce qu'elle a à voir avec nous, s'il te plaît.

-Mais il n'y a plus de nous Sirius, je m'étais dégagée de son bras et je le regardais droit dans les yeux, toute fière que j'étais de parvenir à lui tenir tête, je commence vraiment à croire ce que Filius m'a raconté.

-QUOI, tu as parlé à ce vieux fou, qu'est-ce qu'il t'a raconté ?

-Oh mais la stricte vérité, que tu étais sorti avec elle à Poudlard, que cela avait continué après, qu'elle avait voulut t'épouser et avoir des enfants de toi et que vous étiez faits pour vivre ensemble. Oui je crois que c'est à peu près tout.

-Et tu l'as cru?

-Comment veux-tu que cela ne soit pas le cas lorsque la première de nous deux que tu vas voir en rentrant c'est elle et pas moi, hein?

-Mais de quoi tu pa…

-Ne me dis surtout pas que je me trompe, je t'ai vu avec elle, hier soir, entrer dans ses appartements après que tu l'ait prise dans tes bras. Exactement comme pour nous deux, tu sais le dimanche avant que tu ne disparaisses, mais tu ne dois plus t'en rappeler, elle a sûrement dut réussir à te le faire oublier…

-Je…je ne comprends absolument rien de tout ce que tu me racontes, Sarah et moi c'est de l'histoire ancienne, je l'ai aimé, c'est vrai, mais je ne suis plus amoureux d'elle. C'était il y a des années.

-Mais bien sur…»

Il s'était rapproché de moi et nos corps étaient désormais trop proches l'un de l'autre pour que je n'y prête pas attention.

«Pourquoi tu ne veux pas me croire? Pourquoi tu ne me laisses pas une chance de t'expliquer?

-Mais parce que je n'en ai plus la force... les sanglots mouraient dans ma gorge et mes yeux commençaient à s'emplir de larmes... j'ai passé un mois à pleurer, à vouloir que tu reviennes, à te rêver toutes les nuits où tu n'étais pas là, et maintenant elle est là au milieu de ce à quoi je me suis rattachée pendant un mois, et c'est trop dur.»

Il ne disait rien, il se contentait de me regarder. Je l'aimais, Merlin que je l'aimais, je n'en avais jamais autant prit conscience qu'en ce moment. Je n'arrivais pas à rester de marbre devant lui, en étant tout contre son corps. Je fis un écart pour m'enfuir mais il réagit. Il resserra sa prise sur mon corps.

«Mardi 8 janvier:

Pourquoi n'es-tu pas là? Je commence à m'inquiéter.

Ps: Merci pour la rose.

-Quoi...Mais qu'est-ce qu…

-Vendredi 11 janvier

La lettre que je t'ai envoyé m'est revenue, j'aimerais tant que tu sois là tu me manques, J'espère que tout va bien.

Mercredi 16 janvier.

Tu n'es pas là, tu n'es pas là mais elle oui, pourquoi tu ne fais pas ton cours mais où es-tu, c'est horrible de ne pas savoir, parfois j'ai tellement peur pour toi. Tu me manques.

Vendredi 18 janvier

Toutes mes lettres me reviennent, celle-ci est la quatrième et tu ne l'as lieras probablement pas non plus. Je ne fais que penser à toi, si seulement j'avais de tes nouvelles, si seulement une de ces lettres pouvaient te parvenir.

Mercredi 23 janvier

Ils sont tous en admiration devant ta remplaçante et moi je ne penses qu'à toi, même si je le voulais je ne pourrais pas penser à autre chose.

Reviens vite, je t'en prie.

Lundi 28 janvier

Je te déteste, autant que…je te déteste de ne pas revenir, de ne pas me répondre, d'être absent. Si tu savais à quel point je te déteste…

Jeudi 1 février

J'ai peur de ne jamais te revoir, tu me manques Sirius, je t'aime. »

Qu'avait-il vécut durant un mois pour se raccrocher ainsi à mes lettres, comment les avaient-ils sues par cœur alors qu'elles m'étaient revenues, sauf bien évidemment la dernière ? Mes larmes coulaient depuis la troisième lettre et mon visage en était inondé, lui, depuis la cinquième où les sanglots s'y étaient mêlés.

Je ne pouvais pas le regarder dans les yeux, mais je ne pouvais pas bouger. Mes yeux étaient perdus quelque part sur le mur de faillance blanche derrière lui.

« Regarde moi. »Je n'y arrivais pas cela était trop dur. Comment avais-je put croire qu'il ne m'aimait pas ? Sa main avait enserrée mon menton, et avait tourné de force mon visage vers le sien.

« JE T'AIME Julie, tu comprends, je t'aime. »

Ce n'était plus que ses lèvres qui cherchaient les miennes et mon corps encore plus serré contre le sien si une telle chose était possible. Comment ne pas perdre pieds ? Par Morganne que je l'aimais.

Je ne voulais pas qu'il se détache de moi, je voulais qu'il m'embrasse pour l'éternité. Il s'écarta légèrement de moi et par peur de le perdre une nouvelle fois je m'étais accrochée à lui. Mais cela n'avait été que pour me prendre dans ses bras. Quand j'eu remarqué que d'un coup de baguette il avait ramassé mes affaires je lui avais demandé s'il avait sincèrement eut l'intention de sortir dans le couloir avec moi dans cette tenue et dans ses bras. Il ne m'avait pas répondu et s'était contenté de m'embrasser. Pourquoi faire plus lorsque cela suffisait ? J'avais ouvert les yeux et nous étions dans des appartements inconnus, ses appartements.

« Tu n'es qu'un sale maraudeur. » Il m'avait lâché sur le lit mais était très vite revenu coller son corps au mien.

« Et encore tu n'as pas tout vu. Pour le moment j'ai été sage. » Il me regardait avec une lueur dans les yeux : du défi, de l'envie, du désir.

« Trop sage. ».


Alors Heureuses...(heureux si ya.)