Coucou ! Bon, je vous rassure, le chapitre suivant attendra dimanche prochain (j'ai pas mal de trucs prévus cette semaine et risque de ne pas avoir beaucoup de temps pour écrire...). Sauf que je suis tellement nerveuse à l'idée de la manière dont ce chapitre sera perçu que je préfère le publier maintenant (c'est comme arracher un pansement d'un coup, si vous voulez...)

Je précise au passage que Bob n'a pas du tout fait ce que j'attendais de lui. Em non plus, du coup, mais c'est lui qui a commencé, sachez-le ! J'espère qu'il vous plaira malgré tout.

Merci pour vos reviews adorables et encourageantes. Vous trouverez mes réponses personnalisées en fin de chapitre !

La fois prochaine, les enfants, je vous annonce que Sarah craque la carotte ! (vouip, c'est du code...)


L'entraînement du matin comptait parmi les rituels préférés de Bucky. Même lorsqu'il prenait place au beau milieu de l'après-midi.

Depuis que, conformément à leur accord, Steve ne retenait plus ses coups, Bucky se prenait des volées par brochettes de quinze. Ce jour-là ne faisait pas exception à la règle et ses bras, torse et épaule droite étaient déjà constellés de bleus et marques diverses – il n'avait d'ailleurs jamais été aussi content de ses facultés de régénération accélérée –, tandis qu'un hématome violacé était en train de fleurir sur sa pommette gauche. Comme de son côté, il avait gratifié son ami de quelques assauts plutôt vicieux, dont un coup de pied rotatif au creux des genoux qui l'avait expédié au tapis pour une dizaine de secondes, il considérait cependant leur entraînement comme très satisfaisant.

C'est tout naturellement que les deux amis se dirigèrent vers la salle de douche en chahutant comme des gamins, et tout aussi naturellement qu'une fois lavés, ils prirent le chemin de la cafétéria des Avengers. Ce ne fut qu'arrivé à l'intérieur que Bucky réalisa à quel point la situation avait changé en l'espace de quelques jours. Banner, Stark et Jane Foster étaient assis à une table tandis que Wilson, Romanoff et Wanda Maximoff occupaient celle d'à côté. Tous semblaient plongés en grande conversation mais, à l'exception du Docteur Foster, qui était réellement focalisée sur les notes qu'elle avait sous les yeux, l'attention générale semblait en réalité tournée vers l'autre côté de la pièce. Du reste Pietro Maximoff, renversé en arrière sur sa chaise, bras croisés, ne faisait même pas l'effort de se cacher.

C'est que, derrière son plan de travail, Patience, une paire d'écouteurs dans les oreilles, était occupée à battre vigoureusement de la main gauche le contenu d'un saladier qu'elle avait coincé au creux de son bras droit afin d'éviter tout contact avec sa main brûlée. Complètement ailleurs, la jeune femme chantait en rythme avec une musique qu'elle était la seule à entendre, sa voix mélodieuse s'élevant par-dessus celles des Avengers. Bucky réalisa alors qu'il ne l'avait jamais entendue chanter, ce qui était bien dommage vu le son clair et harmonieux de sa voix. Avec son tablier informe, le chignon strict qui emprisonnait sa chevelure, ses joues écarlates et la sueur que l'effort faisait perler sur son front, la jeune femme était loin de la créature tentatrice qui s'invitait bien trop souvent dans les rêves de Bucky. Ce qui n'empêcha pas le rythme cardiaque de celui-ci de s'accélérer à sa simple vue.

- So I put my hands up
They're playing my song,
The butterflies fly away
I'm noddin' my head like yeah
Movin' my hips like yeah

Joignant le geste à la parole, Patience leva la main qui tenait le fouet et ondula des hanches. Pietro esquissa un sourire amusé tandis que Bucky réalisait que sa belle n'avait pas conscience de se trouver en présence d'un public si attentif. Avant même de comprendre ce qu'il faisait, ce dernier avait traversé la pièce et posé sa main de chair sur l'épaule de Patience. De surprise, la jeune femme en lâcha son saladier. Par chance, l'ex-Winter Soldier avait d'excellents réflexes, et parvint à le rattraper de sa main métallique juste avant qu'il ne se fracasse au sol. Au lieu de le lui rendre, cependant, il le déposa sur le plan de travail. Les yeux de Patience s'éclairèrent en le reconnaissant et ses lèvres s'étirèrent en un charmant sourire, qui cessa toutefois lorsqu'elle remarqua le bleu sur sa pommette droite.

- Jam… commença-t-elle d'un air de reproche.

Il ne lui laissa pas le loisir d'en ajouter davantage mais glissa son bras métallique en travers de sa taille et posa ses lèvres sur les siennes. Dans son dos, il crut entendre Stark demander à combien de semaines ils en étaient arrivés, et Romanoff assurer avoir remporté le pari haut la main. Il était en revanche certain que Maximoff avait claqué la langue en murmurant "Enfin !" d'une voix lasse, tandis que Steve riait sous cape. Mais il ne leur accorda qu'une attention distraite, car il restait entièrement focalisé sur la réaction de Patience.

Pour un premier baiser, c'était hélas loin d'être une réussite. La surprise autant que le choc poussèrent la jeune femme à se raidir comme un piquet. Bucky se traita mentalement d'idiot et se demanda comment, après toute cette attente, il avait réussi à choisir un moment aussi inopportun. D'après ce que lui avait raconté Steve, autant que les bribes de souvenirs qui lui revenaient parfois, il y avait pourtant eu une époque où il savait s'y prendre avec les femmes. Cela ne l'empêcha pas de continuer à embrasser Patience, tout en douceur, parce qu'il avait peur de l'effrayer s'il laissait libre cours à la passion qu'elle lui inspirait. La jeune femme était aussi tendre et sucrée que dans ses rêves, les courbes qui se pressaient contre son corps solide aussi délicieuses, ses lèvres aussi douces. Et son parfum d'amandes et de cerises le rendait fou.

Lorsqu'il la relâcha enfin et qu'elle leva vers lui un regard trouble, Bucky réalisa qu'il retenait sa respiration. En fait, il n'aurait pas été étonné d'apprendre que personne dans la pièce n'osait bouger, dans l'attente de la réaction de Patience. Celle-ci pouvait aussi bien lui balancer une gifle magistrale que se précipiter hors de la cafétéria, quoique la seconde manière d'agir lui ressemblât davantage que la première. Mais elle esquissa un sourire hésitant, avant de lever une des mains qui s'étaient crispées d'elles-mêmes sur le maillot de corps de Bucky pour repousser une mèche brune retombée devant les yeux du jeune homme. Après quoi elle se jeta littéralement à son cou pour l'embrasser à pleine bouche.

Le soupir général qui s'ensuivit ne fut pas un effet de l'imagination de l'ex-Winter Soldier, même s'il n'en avait cure. Il était trop absorbé par le goût des lèvres de Patience, la sensation de sa langue effleurant timidement la sienne et la manière dont elle se pressait contre lui, comme si elle voulait fusionner leurs deux corps, pour s'en préoccuper. Et chacun de leurs contacts arrachait à la jeune femme des soupirs si délicieux que Bucky brûlait d'entendre les bruits qu'elle ferait dans d'autres circonstances.

Une par une, il retira les épingles qui emprisonnaient la chevelure de Patience jusqu'à ce qu'elle se répande autour de la jeune femme en une cascade noire. Une fois qu'il se fut débarrassé des épingles, Bucky entreprit de lui ôter son tablier. A vrai dire, il aurait volontiers fait subir le même sort au reste de ses vêtements, avant de faire courir ses lèvres sur chaque centimètre carré de son corps délectable. Cependant, même s'il avait du mal à garder l'esprit clair maintenant qu'il la tenait enfin dans ses bras, il restait encore conscient de la présence des Avengers, lesquels ne manquaient sûrement pas une miette du spectacle. Aussi se contenta-t-il de poser une main au creux des reins de Patience pour la serrer étroitement contre lui, tandis que l'autre allait se perdre dans ses cheveux soyeux.

Le jeune homme avait jalousé la carrure et la taille de Steve depuis le jour où celui-ci était venu à son secours en tant que Captain America. Bien qu'il n'en conservât qu'un vague souvenir, son corps tout entier se chargeait de le lui rappeler. Bucky n'était ni petit ni maigrichon. En réalité, il surpassait Stark, Wilson, Barton et Banner en taille comme en envergure, avec une carrure plus massive que Maximoff et Storm, qui le dépassaient pourtant l'un et l'autre de quelques centimètres. Mais, même en exceptant Thor, lequel était littéralement bâti comme un dieu, Steve était plus grand que Bucky. Et ce dernier ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir, comme si cela représentait une sorte d'affront à l'ordre naturel des choses. Ou plutôt, il lui en avait voulu jusqu'à cet instant précis. Parce que, tandis qu'il s'appuyait contre le plan de travail en attirant Patience au creux de ses bras, Bucky réalisa que Steve aurait été juste un poil trop grand pour elle.

Alors qu'elle semblait faite pour lui.

- Barnes, enlève tes sales pattes de ma pâtissière, déclara alors Stark d'un ton grinçant.

Patience se raidit aussitôt et tourna les yeux vers le milliardaire. Bucky en fit autant, pour constater que non seulement les Avengers les fixaient tous avec divers degrés d'amusement – à l'exception de Stark, qui affichait une expression maussade, et Pietro Maximoff, lequel avait un sourire doux-amer sur les lèvres –, mais qu'en plus, Barton et Storm s'étaient joints à la fête pendant que son attention était agréablement occupée ailleurs. Le second prit d'ailleurs une photo d'eux avec son téléphone portable.

- Oh mon dieu.

Les joues écarlates, la jeune femme enfouit sa tête contre la poitrine de Bucky, qui posa son menton sur le sommet de son crâne en resserrant son étreinte. Une partie de lui s'en voulait de l'avoir mise dans une telle situation, mais le plaisir de la tenir entre ses bras l'emportait largement sur tout le reste.

- Je suis désolé, déclara-t-il cependant. J'ai très mal choisi mon moment.

Cette dernière affirmation, au moins, était véridique, et permit de donner à toute la phrase l'accent de la sincérité. Patience secoua la tête.

- Non, je… je ne…

- Peut-être vaudrait-il mieux qu'on en discute plus tard ? En tête à tête ?

- Dans ta chambre à coucher, Barnes ? le nargua Storm.

Du coin de l'œil, Bucky vit Pietro Maximoff flanquer une claque au petit crétin arrogant. Il devait toutefois reconnaître que l'idée de Patience dans sa chambre à coucher avait un certain mérite. La jeune femme, qui avait toujours les joues en feu et n'osait croiser son regard, hocha cependant la tête.

- Je viens te chercher ce soir, après l'heure de fermeture ?

Nouveau hochement de tête. Bucky sourit et la gratifia d'un dernier baiser, aussi doux que long, avant de se décider à la relâcher. Elle s'enfuit aussitôt vers la cuisine, tandis qu'il la suivait d'un regard rêveur. Après quoi, il alla rejoindre Steve, lequel s'était installé à une table libre, et faisait de son mieux pour se composer une expression neutre.

- Ne dis pas un mot, l'avertit Bucky avant de s'asseoir.

- Ce n'était pas mon intention, assura son ami, qui avait pourtant du mal à masquer son sourire. Même si je suis heureux pour vous.

Bucky secoua la tête. Il avait agi sur une impulsion, mais n'était pas aveugle ou naïf au point de croire que Patience et lui avaient la moindre chance de bonheur ensemble. Il commençait seulement à tenir sur ses propres jambes, après toutes ces années à se faire manipuler par Hydra comme une marionnette. De plus, il était loin de partager l'optimisme de Steve en ce qui concernait ses progrès. En réalité, il se montrait aussi méfiant envers lui-même que Stark, peut-être même davantage. La confrontation avec Maximoff n'avait pas changé sa vision des choses, au contraire. Mais Patience était son chant des sirènes; Bucky s'avérait incapable de lui résister, même s'il devait causer sa perte.

La journée s'écoula avec une lenteur si torturante que Bucky crut ne jamais en voir la fin. Il changea de tenue à trois reprises, prit deux douches consécutives – la seconde pour se laver les cheveux – et faillit se raser, avant de se rappeler la réaction de Patience la dernière fois qu'il avait eu cette brillante idée. Steve, qui ne le lâcha pas d'une semelle, supporta ses sautes d'humeur avec un calme olympien sans le moindre commentaire sur le fait que son meilleur ami se comportait comme une pucelle avant son premier rendez-vous. Bucky ne se faisait toutefois pas d'illusions; Steve attendait simplement son heure pour se moquer de lui, de préférence en compagnie des Avengers au grand complet. Et c'était de bonne guerre, vu tout ce que les autres – Bucky compris – lui faisaient subir depuis que la sœur de Patience partageait son lit.

L'heure fatidique arriva enfin, et il souhaita bon vent à Steve avant de se précipiter vers la cafétéria. Bucky ne se rappelait pas la dernière fois qu'il s'était senti aussi nerveux. Ayant un peu craint de disposer à nouveau d'un public aussi nombreux que le matin, il fut soulagé de constater que les lieux étaient quasiment déserts. Seule le Docteur Foster – avait-elle passé la journée là ? – était assise à une table, en train de prendre des notes dans son éternel carnet, tandis que son assistante Lewis essayait de la convaincre de rentrer chez elle.

Il s'adossa contre un mur, les mains dans les poches, et attendit Patience. Cette dernière ne tarda heureusement pas à passer la porte de la cuisine. Sa chevelure était à nouveau attachée en chignon, mais des mèches folles s'en échappaient et venaient encadrer son visage. Elle avait également enlevé son tablier et troqué son chemisier blanc contre un t-shirt vert pâle au décolleté carré. Le jeune homme n'avait rien vu d'aussi appétissant depuis longtemps. L'idée lui vint de l'embrasser mais, dans la mesure où il était pratiquement certain qu'arrêter serait au-dessus de ses forces, il valait mieux attendre encore un peu. Bucky prit donc la main non bandée de la jeune femme dans sa propre main métallique et l'entraîna vers la sortie sans un mot.

- James ?

Il n'avait jamais autant aimé son nom de baptême que dans la bouche de Patience. Il fallait cependant préciser qu'en dehors de sa mère – et du père O'Halloran, qui durant son enfance recevait sa confession tous les dimanches avec les sourcils froncés de désapprobation –, personne ne l'avait employé avant elle. Tous les autres, Steve compris, l'avaient appelé Bucky. Quel dommage que sa mère n'aurait jamais l'occasion de rencontrer Patience. Winifred Barnes n'avait en effet jamais caché son mépris pour les nombreuses conquêtes de son vaurien de fils, ni son souhait de voir celui-ci s'assagir enfin auprès d'une gentille jeune fille. Patience ne correspondait peut-être pas exactement à ses critères; c'était davantage une femme qu'une jeune fille en fleur, et elle cachait une volonté de fer derrière son charmant sourire et ses doux yeux bleus. Mais Bucky restait convaincu que, si sa mère l'avait rencontrée, elle l'aurait adorée presque autant que lui.

- James ? demanda à nouveau la jeune femme lorsque l'ascenseur les eut déposés au rez-de-chaussée.

- Oui, mon cœur ?

- Où est-ce qu'on v… Tu es vraiment obligé de m'appeler comme ça ?

- Comment ?

- Mon cœur, marmonna-t-elle tout bas.

- C'est de ta faute, chuchota-t-il sur le même ton.

Elle posa sur lui des yeux emplis d'incertitude, et il dut faire appel à toute sa maîtrise de soi pour ne pas faire remonter l'ascenseur en sens inverse pour la conduire jusque dans sa chambre.

- Comment ça ?

- C'est toi qui l'as fait battre à nouveau, souffla-t-il.

Des taches plus sombres colorèrent les joues de la jeune femme. Bucky réalisa alors qu'il adorait la voir rougir, ce qui lui arrivait de plus en plus souvent ces derniers temps. Depuis qu'il se laissait aller à flirter avec elle, en réalité. Il se demanda distraitement ce qu'il devrait faire pour que cette rougeur envahisse son corps tout entier. Patience repoussa une mèche de cheveux vagabonde derrière son oreille d'une main tremblante.

- Qu'est-ce que tu me fais ? soupira-t-elle.

Elle semblait si perdue que Bucky pressa ses doigts dans un geste de réconfort aussi délicatement qu'il le pouvait. Sa main métallique avait été conçue pour détruire, non pour protéger. Mais pour Patience, il était prêt à tous les efforts.

- Ne t'inquiète pas, assura-t-il en cherchant son regard. Je ne laisserai personne te faire de mal.

- Moi non plus James, répondit-elle avec ferveur en lui caressant la joue de sa main bandée.

Il en resta muet. On pouvait décidément compter sur sa Patience pour prendre les gens au dépourvu. À chaque fois qu'elle dévoilait une vulnérabilité qui ne pouvait qu'éveiller ses instincts protecteurs, la jeune femme trouvait en effet le moyen de lui rappeler qu'elle était bien plus forte et courageuse qu'il n'y paraissait. Maximoff n'avait pas tort en la comparant à une petite crevette déterminée quoique, pour Bucky, elle serait toujours cet adorable chaton qui s'était dressé devant lui toutes griffes dehors pour s'assurer qu'il n'avait pas été blessé. Ce qui ne l'empêcherait pas de veiller sur elle. Déjà parce qu'il n'avait rien d'autre à lui offrir…

- Allons-y, déclara-t-il en marchant vers la sortie d'un pas décidé, l'entraînant avec lui.

- Hem… James… je n'ai pas pris mon manteau.

Mais quel imbécile il était, décidément ! Refusant de prendre le risque de croiser un autre Avenger qui ferait tourner court leur rendez-vous en remontant dans leurs quartiers, il ôta sa propre veste en cuir et la posa sur les épaules de Patience. Sa belle était si minuscule que le vêtement lui arrivait à mi-cuisse, ce qui lui arracha un sourire amusé.

- Tu ne risques pas d'avoir froid ?

- Crois-moi sur parole, mon cœur, il y a une raison à ce qu'on m'ait appelé le Winter Soldier, rétorqua-t-il avec plus d'amertume qu'il ne l'aurait souhaité.

Fronçant les sourcils, elle prit sa main dans la sienne pour la serrer à son tour. Sentant son inquiétude pour lui, Bucky pencha la tête sur le côté et ajouta avec un sourire charmeur assorti d'un regard lourd de sens :

- De toute façon, je compte sur toi pour me tenir chaud.

Il s'attendait à ce qu'elle vire une fois de plus à l'écarlate, mais elle le surprit à nouveau en étrécissant les yeux et en demandant d'un ton suspicieux :

- Tu le fais exprès, hein ?

- Je n'y peux rien, mon cœur, tu es juste délicieuse lorsque tu vires au homard. Ça me donne envie de te déshabiller et d'embrasser chaque centimètre carré de ta peau pour voir jusqu'où je pourrais te faire rougir, exactement.

Patience le fixa de ses grands yeux bleus écarquillés pendant deux secondes, avant de se hausser sur la pointe des pieds pour murmurer au creux de son oreille :

- Je parie que je suis capable de te faire rougir, moi aussi…

- Oh mon cœur, j'en doute fort. C'est que je suis un vil…

Les mots moururent sur ses lèvres lorsque la jeune femme se mit à lui mordiller le lobe de l'oreille tandis qu'elle laissait sa main glisser de son dos à ses fesses. Ce genre de comportement lui ressemblait si peu que Bucky en était presque choqué. Du reste, les joues cerise de Patience témoignaient de l'incongruité de la situation, ce qui n'empêcha pas celle-ci d'empoigner son postérieur à pleine main.

- Mon cœur, déclara-t-il d'un ton d'avertissement, je tiens à ce que tu saches que j'avais l'intention de t'emmener à Coney Island pour une balade sur la jetée, un hot-dog et peut-être un tour de grande roue, histoire d'avoir un vrai premier rendez-vous, contrairement à mes mauvaises habitudes. Mais je ne suis pas un gentleman comme Steve. En fait, je suis à deux doigts de te jeter en travers de mon épaule et de rejoindre ma chambre pour passer les prochaines heures à établir la cartographie de ton corps avec ma bouche et mes mains. Alors si tu n'es pas prête, je te conseille de me le dire maintenant, parce qu'après, il sera trop tard…

Bucky sentit la jeune femme se raidir et craignit d'avoir dépassé les bornes. Il n'avait pas eu l'intention de se montrer aussi brutal, espérant au contraire la séduire tout en douceur, mais sa proximité et ce parfum sucré qui n'appartenait qu'à elle lui mettaient les nerfs à vif. Patience s'écarta légèrement pour croiser son regard et esquissa un sourire qu'avec la meilleure volonté du monde, il ne pouvait qualifier que de diabolique.

- J'ai le vertige, déclara-t-elle en haussant les épaules. Tu crois que Stark Industries a un service d'étage ?


Julia : Tu noteras qu'on ne l'arrête plus ! ;-)

nutellaforever : pas de souci, note, mais comme ça je sais à qui je m'adresse ! ^^
Y'en a encore, des mâles célibataires, voyons. Un paquet, même : Sam, Johnny, Pietro, Bruce, les amis de Thor... après, toutes les personnalités ne sont pas compatibles avec celles de Mademoiselle Lewis, je te le concède ! ;-)

Bee : Moi non plus je ne me remets pas de cette bande-annonce. C'est pas qu'elle ne donne pas envie, hein, c'est que ça s'annonce tellement mal... :-/
Dean est toujours joli à regarder, c'est vrai, mais y'a des fois tout de même où on a bien envie de le taper malgré tout, non ?
Et sinon, merci pour l'image mentale : Clint sur son tracteur dans sa belle chemise à carreaux, beuh... :p
(Ben chais pas, tu avais l'air de me le reprocher, alors...)

Sugar Plume Fairy : Te revoilou !
Moi je dirais que les Avengers sont déjà une belle et grande famille (de bras cassés, on l'a déjà dit... mais tout de même)
Patience est travaillée par ses hormones depuis un certain temps déjà. Avant, elle le cachait mieux, c'est tout (pis James en smoking, quoi :p)
Le rapprochement Pietro/Darcy... est envisageable, mais pas garanti par l'auteur. Ça dépend de l'évolution du reste de l'histoire. C'est que j'ai déjà un paquet de trucs à caser d'ici la fin, mine de rien
Quant à Clint et Nat... Ben Nat ne compte absolument pas parmi mes persos favoris, mais je trouve sa relation avec Clint adorable
(Pis c'est une dame, voyons... elle s'est occupée de la déco des cuptain, pas de la farine :p)
Quant à Civil War... ni l'un ni l'autre. Il se trouve que j'ai lu le Comic, et la fin m'a brisé le cœur, alors...

RogerRyu : J'ai tendance à penser que Cap et Pippa sont le couple "mignon" (quoique notre Captain cache bien son jeu selon moi, ahum), alors qu'entre James et Patience, il y a... une certaine tension dirons-nous. La preuve avec cette fin de chapitre qui a totalement échappé à mon contrôle. Ils étaient censés aller à Coney Island, hein ! :-p
Thor est difficile à appréhender de par son côté un peu fonce-dans-le-tas (sans être un imbécile pour autant, contrairement à ce que beaucoup de fics semblent laisser sous-entendre) et aussi à cause de sa manière très ampoulée de parler. Alors que Bruce me pose problème parce qu'il est encore plus secret que Natasha, au final. Et puis il y a ce côté doux dans son attitude mais avec une colère latente qui couve... c'est dur à gérer. J'avoue que c'est pour cette raison que ces deux-là interviennent très peu dans cette fic :-/
Faut pas oublier que Pepper a été l'assistante de Tony pendant des années avant qu'il se décide enfin à la remarquer. Elle a dû faire face à une looooongue brochette de bimbos, et sans doute est-ce la raison pour laquelle elle se méfie d'Em.

Y'a plein de gens qui aiment le Clintasha. Leurs histoires d'amours respectives dans AoU sont loin d'avoir fait l'unanimité, j'ai l'impression
Par contre, j'avoue que je suis contente d'avoir d'une part tout relu en entier et de l'autre fait un plan pour ce qui reste. Ça m'aide à me rappeler les trucs que je ne dois pas laisser en suspens (n'est-ce pas Pyro ?)

Personne n'irait se plaindre des biceps d'Hawkeye, tout de même ;-)
Et j'avoue que l'uniforme de certains Avengers a de quoi distraire... *soupir*
Personnellement, je me demande si l'un des deux lascars deviendra le mari de Peggy, ou si ce sera encore un autre (si c'est l'option A, ils ont intérêt à s'améliorer d'ici là, parce qu'elle mérite un mec super et pas juste un vague ersatz de Cap).
Et enlève tes mains pleines de doigts de mon Bucky, veux-tu ? :p
Tant mieux si tu es contente à l'idée de lire un chapitre tous les 4 ou 5 jours. A titre personnel, ça m'angoisse un peu, et en même temps... je crois que j'ai besoin d'arriver au bout de cette fic avant la sortie de CW. Déjà parce qu'il y a toutes les chances que je veuille en écrire une autre parce que je serai pas d'accord avec la fin :-p (sans compter que j'ai déjà une idée, alors...)

Quetsche : A mon avis, tu te sens visée parce que c'est à toi que je dis ça, d'habitude (en général, parce que tu t'excuses d'avoir mis du temps à venir lire, alors que c'est pas grave. Je le dis et je le répète : ça ne me dérange nullement que les gens ne réagissent pas dans les cinq minutes, tant qu'ils continuent à lire et viennent faire un petit coucou de temps en temps ^^
Bien sûr, j'adore les reviews rapides, mais on a tous une vie et un rythme différent, donc je n'en voudrai jamais à personne pour ça

Lady-Disaster : Deux ans, donc ? ;-)
Je ne suis pas certaine que Johnny Storm ait manqué à qui que ce soit, mais tu noteras qu'il a fait une apparition caméo dans ce chapitre (que j'avais écrit avant ta review, si si je t'assure !)
Et ce sont ceux qui n'aiment pas Bucky que j'ai du mal à comprendre (ce garçon est le meilleur perso du MCU, en particulier quand on voit le matériau originel)