Bonjour tout le monde, me revoilà !
Je suis désolée, avec mon retour d'Espagne j'ai passé mes deux (trois) mois de vacances à voir mes amis, à sortir et tout ça… DONC j'ai pas bien pris le temps d'écrire (mais vous vous en êtes sans doute rendu compte). Avec la rentrée, je devrais redevenir plus régulière… J'espère. ^^ HP7.1 est franchement celui que j'aime le moins et qu'importe le nombre de fois que je le regarde (et que je me fais ch*** devant), il ne me rentre pas dans la tête. Je vais donc faire au mieux )

J'ai modifié la fin du chapitre 53. J'y avais fait une plutôt grosse erreur de temporalité (quand Rogue dit à Mondingus qu'il faut qu'Harry soit transféré « ce soir », ça ne laisse pas le temps de prévenir ni l'Ordre, ni les Mangemorts). Mais c'est bon maintenant.

Je vous souhaite à tous une bonne lecture, à très bientôt !

Et revoilà le retour des habituelles réponses aux reviews ! Merci à :
- Cocochon :
Pour toute l'aide que tu m'apportes à chaque fois, et puis ta gentillesse, et pis tes mails, ... (L)
- Mrs Elizabeth Darcy31 :
Malheureusement, pas d'aide possible entre eux pour cette difficile année à venir… Seulement la faible sensation de la présence de l'autre à travers le Serpent. Mais je doute que cela soit suffisant …
- P'tite Mie : Ouaip moi aussi je me suis mise à lire en anglais. C'est-à-dire que quand t'as écumé toutes les fics en français et que t'as plus rien à lire ben… Tu fais des efforts. X) Maintenant faudrait que je lise un peu en espagnol afin de récupérer un peu de mon niveau, et euh… tenter de l'allemand ? x) Bonne lecture Heytoilàbas :)
- HermyBella : « le mois prochain », ouais c'est à peu près ça … xD Un peu plus que ça x) Mais je vais me rattraper. ) Merci ! Bonne lecture !
- Artemis-Isil : Contente que ça t'ai plu. Bonne lecture !
- Git : « L'action ne va pas tarder à revenir » ? Tu déconnes ? Le 7.1 est chiant à mourir… x) Non non l'action ne va pas revenir… A part trente secondes au mariage puis, pouf ! Partie de cache-cache géant dans le Royaume Uni ! x) Et en fait, c'est Severus qui, sous l'ordre de Dumbledore, ensorcelle Mondingus pour que celui-ci dise le plan de Dumby à l'ordre (en faisant genre il a trouvé lui-même). C'est euh, de l'autosuggestion. X) J'ai corrigé ce passage car je me suis plantée niveau date…:/ J'espère que ce chapitre te plaira ma chère, bonne lecture ! (L)
- Indifférente : Hihi, moi-même je ne bois pas de thé… C'est que d'la gueule en fait x) Voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira (et on reparle de thééééé ! youpi x)) Bonne lecture !
- Clauphie : Contente que tu aies tout avalé avec tant d'avidité ! Ca fait vraiment plaisir. :) Je vais essayer de reprendre mon rythme d'un chapitre par semaine avec la reprise des cours ) J'espère que tu aimeras ce chapitre, bonne lecture !
- Loldu88, Lucie-cerise, Azerty15, Kimpa2007, Why not us : :)


Chapitre 54 : Nuit blanche

Le 4, Privet Drive ne contenait plus qu'une seule personne quand 13 autres y pénétrèrent le soir du 27 juillet. Les Dursley avaient déménagé il y a peu, conscients de la gravité des événements qui se produisaient à Londres et de leur cause, avait expliqué Harry après de brèves embrassades.

Ils ne s'étaient pas éternisés longtemps : le temps que Fred, George, Fleur, Ron, Hermione et Mondingus Fletcher prennent une potion de Polynectar et s'habillent en Harry, non sans les protestations de ce dernier. Mais Hermione avait su se montrer persuasive en arrachant sans vergogne une touffe des cheveux du Survivant. Puis chaque Harry, accompagné de son protecteur assigné, avait décollé dans Londres, direction le Terrier.

La jeune femme s'était montrée dubitative quant au fait que l'idée, si ingénieuse, vienne de Mondingus Fletcher, un sorcier qu'elle ne connaissait pas mais dont on ne lui avait dit que du mal et qui, à première vue, n'inspirait rien de plus que de la pitié et du dégoût. Mais l'Ordre avait pris ses précautions à l'écoute du plan et avait fait prendre du Veritasérum à l'homme pour lui faire avouer sa véritable appartenance. Malgré ses tendances kleptomanes, il ne faisait pas partie du clan adverse. Il était trop peureux pour ça.

Ainsi donc l'on déplaça 7 Harry Potter par le biais de balais et sombrals (ou bien au moyen du biplace de Hagrid, dans le cas du vrai Harry), empêchant ainsi le Ministère de pister le jeune garçon grâce à la Marque magique qu'il portait toujours et qui ne s'évanouirait qu'à ses 17 ans – dans 3 jours et quelques heures. Mais bien que l'on craignait que des Mangemorts soient au courant du plan (ou bien qu'ils soient à chaque instant postés devant la maison), on ne pensait pas qu'ils pourraient être autant à attaquer le convoi. Que s'était-il passé? À quel moment Celui-dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom avait-il été prévenu? Le doute et la tension régnaient lorsqu'Hermione arriva au Terrier, rapidement mise en joug par une baguette tendue vers elle et Kingsley. Remus Lupin leur faisait face, menaçant

La jeune femme fut tétanisée de l'intérieur sa vue se brouilla, sa tête tourna et elle n'entendit plus rien pendant quelques secondes, jusqu'à ce qu'on lui tapote dans le dos. Ron était là, un sourire inquiet au visage, et la Gryffondor ne put que lui sauter dans les bras, de soulagement autant que de peur. Elle avait revu la baguette de Rogue pointée sur elle et, même si elle savait que ça avait été « pour son bien », elle ne pourrait plus jamais empêcher cette peur d'un être cher la tenant en joug.

- Il a été magnifique, explica Tonks en prenant Remus dans ses bras. Je ne serais plus là si je n'avais pas été avec Ron.

Hermione ne put que sourire contre son ami, mais avant qu'elle ne puisse dire quelque chose, Harry les rejoignait pour une étreinte réconfortante et presque désespérée. C'est alors que Fred et Monsieur Weasley apparurent.

- Y en a d'autres après nous ? Demanda ce dernier, et devant la non réponse de ses compagnons : Où est George ?

George était là, blessé et très faible, mais vivant. C'était cependant déchirant de voir les jumeaux ainsi on n'avait pas l'habitude de les voir sérieux, encore moins tristes, et Fred était agenouillé près de son frère alors que Molly lui caressait les cheveux, et que Arthur, en état de choc, s'était arrêté à quelques pas. Néanmoins le lien entre les deux garçons sembla apaiser George et lui redonner de la force, si bien qu'il ouvrit les yeux à la voix inquiète et douce de son frère.

- Comment te sens-tu, George ?

Il y eut un court moment de silence qui saisit les entrailles de chacun avant que l'intéressé ne réponde enfin.

- Sanctifié.
- Pardon ?
- Sanctifié. Regarde mon oreille-ole !

La tension retomba instantanément alors qu'un léger rire sortit de la bouche de Fred.

- Honnêtement George, le répertoire de blagues sur les oreilles est immense et toi la seule chose que tu trouves à dire c'est, « Je suis sanctifié » ? T'aurais pu faire un effort.
- Je reste le plus beau de nous deux.

Bill choisit ce moment pour s'avancer.

- Maugrey est mort, annonça-t-il.

Le silence, pesant, oppressant, retomba.

- Et Mondingus a fui, continua-t'il.

Il était définitivement bien trop lâche.

- Vous devez être affamés, tenta Molly pour remettre un peu de vie dans le tableau. Asseyez-vous, asseyez-vous. Je faisais un peu de soupe.
- C'est gentil, Molly, annonça Kingsley, mais je dois partir.
- Et moi aussi, fit Hagrid. Les choses vont être bien différentes à Poudlard cette année et … et... enfin bon.
- Nous restons, fit Tonks alors que Remus allait parler et sans doute dire le contraire.

Molly avait besoin qu'on lui tienne compagnie et que des personnes étrangères à la maison soient là pour apprécier sa cuisine, la complimenter et lui changer les idées à propos de cet incident survenu à George. Pour sûr, la seule chose à laquelle elle pensait au moment présent était que 4 de ses fils et son mari avaient failli perdre la vie pour Harry, et quand bien même elle aimait ce dernier, et que l'enjeu était grand, ce n'était pas quelque chose que l'on pouvait simplement accepter.

Le repas détendit les cœurs, revigora les corps et à la fin de la soirée, les invités partirent et les hôtes allèrent se coucher. Il fallait rester fort : un grand événement se préparait. Le mariage de Bill et Fleur serait célébré le 31 juillet, jour de l'anniversaire d'Harry.

Malgré l'avancement qu'avait pris Molly dans les préparatifs, 3 jours ne furent pas de trop pour les terminer. La petite femme courait partout, surveillait tout, puis retournait en hâte à sa cuisine où 'le beurre était brûlé' alors qu'il n'avait pas encore fondu et autres catastrophes imaginaires.

On reçut ce matin-là la visite du Ministre de la Magie, chargé de la distribution de l'héritage de Dumbledore. Hermione fut surprise qu'on lui demande d'y assister, elle ainsi que Ron : elle ne pensait pas que l'ancien directeur leur léguerait quoi que ce soit. Mais elle fut agréablement heureuse de recevoir un livre, visiblement ancien mais dans un très bon état, signe qu'on en prenait grand soin à chacune des nombreuses lectures. Ron, quant à lui, reçut le déluminateur du grand sorcier. Et finalement, Harry devient le possesseur du premier vif d'or qu'il ait attrapé. Dumbledore lui avait aussi légué l'épée de Gryffondor, mais Scrimgeour, en plus de n'avoir aucune idée de l'emplacement de l'épée, aurait sans doute refusé de la lui donner, de par sa « grande valeur historique ». Ça avait laissé Hermione un peu amère.

Heureusement, elle oublia vite ce sentiment et tout fut parfait pour le soir. Aucun mets raté, aucun retard, et une cérémonie de toute beauté. Comment aurait-il pu en être autrement quand Fleur était la mariée? Hermione se prit à rêver d'une robe aussi belle, de beaux serments et ...

Elle étouffa un sanglot, auquel Molly répondit par un plus long encore. Seulement, elles ne pleuraient pas pour la même chose.

Hermione saisit la main d'Harry et il la lui pressa tendrement en retour, la lui caressant doucement du pouce. C'était un mariage. Hermione n'avait pas le droit d'être triste, qu'importe ses pensées, qu'importe son vécu. Elle n'avait pas le droit de faire s'inquiéter Bill, Fleur, Madame Weasley, et Harry. La jeune femme essuya doucement ses yeux afin de ne pas ressembler à un panda et reprit contenance, sa main toujours dans celle d'Harry. Il fallait laisser le temps au temps. Il n'y avait rien d'autre à faire qu'attendre, pour le moment. Et elle se consola en se disant que, même en n'étant pas la mariée, elle avait une magnifique robe rouge.

Après la cérémonie, on commença à danser. Hermione avait du mal à être d'humeur mais le sourire radieux de Ron était quelque chose à laquelle on pouvait difficilement dire non, et elle accepta finalement. Elle gardait en mémoire la promesse qu'elle s'était faite de ne pas gâcher le bonheur des autres, et se prit même à rire devant la façon de danser plutôt pitoyable de son ami.

La joie fut cependant de courte durée. Soudainement, un patronus lancé à la vitesse de l'éclair apparut sous la tente, coupant les conversations, les danses et la musique et faisant s'installer sur les visages des invités un air inquiet. Après quelques secondes, une voix profonde, grave et quelque peu terrifiante s'éleva.

- Le ministère est tombé. Le Ministre de la Magie est mort. Ils arrivent. Ils arrivent. Ils arrivent...

Il ne fallut pas longtemps avant que ce soit la panique sous la tente et tout le monde, d'une quelconque manière que ce soit, chercha à s'enfuir. Au milieu des gens qui hurlaient, couraient dans tous les sens, bousculaient d'autres invités et renversaient des tables dans leur effroi, Ron tenait la main d'Hermione fermement dans la sienne alors que, tout comme elle, il scrutait le capharnaüm à la recherche d'Harry. Le rouquin avait expliqué à son amie qu'Harry avait tenté de fuir, une nuit, et à partir de ce moment, Hermione avait toujours eu sur elle son sac extensible rempli de tout le matériel piqué à Rogue quelques semaines plus tôt, des vêtements pour tous les trois, quelques vivres et couvertures, et la tente géante des Weasley (ce n'est pas cet été qu'ils auraient remarqué son absence).

Enfin, la jeune fille trouva Harry prêt à se battre contre les Mangemorts fraîchement arrivés (et demandant à tort et à travers pourquoi ils n'avaient pas été invités à la fête, hahaha) et se mit à courir vers son ami, entraînant le deuxième derrière elle.

Dès qu'elle l'eût saisi par la main, elle transplana.

Il ne fallut pas longtemps avant qu'ils ne se retrouvent dans une ruelle perpendiculaire à une grande rue d'où provenaient des centaines de voix et des moteurs ronflant. Hermione les tira dans la foule, consciente qu'Harry était encore repérable par le ministère à l'heure qu'il était. Mais ce n'était l'affaire que de quelques minutes, normalement.

La jeune femme traîna ses amis à travers Londres.

À quelques kilomètres de là se trouvait l'Impasse du Tisseur, résidence secondaire de Severus Rogue. Il n'avait pas pu se résoudre à retourner dans ses appartements, pas encore. Le souvenir d'Hermione était encore trop présent, et il ne voulait pas faire face au fait qu'elle n'y reviendrait plus, qu'elle avait oublié. Il revoyait ses yeux remplis d'effroi avant le sortilège, il lisait la peur, l'amour et le désarroi dans ses grands yeux noisettes. "C'était mieux ainsi", essayait-il de se persuader. Mais c'était faux.

Une tasse de thé refroidissait devant le nouveau directeur de Poudlard. Après avoir fait part de son plan à Mondingus, il était retourné chez le boutiquier, et lui avait demandé le thé qu'avait pris 'la jeune femme brune de tout à l'heure'. Ils s'étaient regardés un long moment en chiens de faïence, la main du vieil homme tremblant légèrement, avant qu'il ne finisse par obtempérer, non sans jeter de fréquents coups d'oeil à son client.

La recette du thé notée sur un calepin, il fut aisé pour l'apothicaire de refaire le mélange, qu'il tendit d'une main toujours aussi tremblante dans la direction de Severus en en annonçant le prix.

Le marchand fut d'autant plus attentif aux faits et gestes de son client lorsque celui-ci plongea sa main dans sa poche pour en sortir l'argent demandé ... Plus d'argent que nécessaire et surtout, de l'argent sorcier.

Durant tout le processus, la main de l'homme s'était serrée sur un fin bâton de bois discrètement posé sur son bureau, mais il n'eut pas besoin de s'en servir et se détendit un peu en voyant que Rogue n'avait rien tenté. À nouveau, les deux hommes se regardèrent un long moment avant que Severus ne hoche la tête en prononçant un 'Maître' presqu'inaudible, et ne tourne les talons alors que le boutiquier prononçait son prénom de la même manière.

Maintenant, il se demandait comment la jeune femme se souvenait de ce thé.

- Où sommes-nous?

Hermione traînait toujours ses amis, un garçon au bout de chaque bras.

- Shaftesbury Avenue. Je venais souvent au théâtre avec mes parents. C'est le seul endroit qui me soit passé par la tête ...

Elle paniquait. Big Ben refusait de sonner minuit et transplaner à nouveau n'aurait fait que la fatiguer, en plus d'indiquer plus précisément aux Mangemorts où était Harry. Ils finirent alors dans un café éloigné de leur point de transplanage, après s'être changés rapidement.

Ils n'étaient pas tranquilles et avaient raison d'être sur leurs gardes : bientôt, ils furent aux prises avec deux Mangemorts à leurs trousses. Cependant, le trio fut rapidement conscient de la médiocrité de ses assaillants, qu'il battit facilement.

- Lui il s'appelle Raoul, fit Harry en inspectant le premier corps alors qu'Hermione fermait tous les stores. Il était dans la tour d'astronomie quand Rogue a tué Dumbledore.

La brune stoppa son geste quelques secondes, avant de reprendre sa tâche, un nœud dans la gorge.

- Et lui c'est Dolohov, continua Ron. J'le reconnais de sa photo de mise à prix. Alors qu'est-ce qu'on va faire de toi, hein ? Tu nous aurais tué si tu avais pu, hein ?
- Ron ! Protesta Hermione.
- Quoi ? Et si c'était lui qui avait tué Maugrey, hein ? Si c'était lui qui avait blessé mon frère ?
- Si on les tue ils sauront qu'on a été ici. Il vaut mieux leur faire tout oublier.
- C'est toi qui décide, répondit Ron d'un ton désapprobateur. Hermione… tu es la meilleure pour ça.

Le corps de la jeune femme se mit à trembler et, alors qu'elle levait sa baguette, sa respiration se fit plus rapide et irrégulière.

- Hermione ?

Qui l'avait appelée? Elle ne savait pas, elle avait à peine entendu. Il fallait qu'elle se calme... calme... Un thé chaud à l'odeur exquise, un fauteuil confortable auprès du feu, une présence agréable... Sa main gauche se ferma à demi contre sa cuisse, comme si elle serrait une main. Elle inspira et expira lentement, puis rouvrit les yeux, et déglutit à nouveau. Son bras droit s'était arrêté de trembler, tout comme sa voix lorsqu'elle prononça le sort tant détesté.

- Oubliettes.

Ils quittèrent le café discrètement et marchèrent un peu, jusqu'à ce qu'Hermione n'aperçoive une horloge un peu plus loin. Brusquement, elle poussa Ron et Harry dans une ruelle et les saisit par la main : il ne leur fallut pas longtemps pour être au square Grimmaud.

- Joyeux anniversaire, Harry, fit Hermione en le prenant dans ses bras tandis que la maison se révélait aux sorciers. Ginny et moi t'avions préparé un gâteau mais...
- Ca va, Hermione. On est vivants, c'est tout ce qui compte.

La jeune femme se détacha de son ami et Ron l'enlaça à son tour.

- Joyeux anniversaire, Harry.
- Merci Ron.

Ils entrèrent dans le square Grimmaud.

Harry appuya sur l'interrupteur à l'entrée et la pièce fut instantanément éclairée, cependant, le trio ne bougea pas. Au bout du couloir, une sorte de mini-tornade de poussière se forma et grossit progressivement, prenant la forme de Dumbledore avant de foncer vers eux avec une vitesse impressionnante.

Tels des dominos, Harry se colla contre Ron et Hermione derrière lui, et eux se collèrent contre la porte, mais ils ne pouvaient pas reculer plus alors que l'ombre de Dumbledore, elle, avançait toujours, menaçante, jusqu'à éclater juste devant leurs yeux à quelques centimètres d'eux.

Hermione cria, et tout redevint silencieux. C'était oppressant. Harry fit un premier pas en avant, suivi par Hermione.

- Qu'est-ce qui vient de se passer ? demanda Ron avec panique.
- Un subterfuge de Maugrey sans doute, répondit Hermione. Attends, Harry, fit-elle en arrêtant son ami.

Elle passa devant et tendit sa baguette :

- Hominum Revelio.

Il n'y eut aucune réaction de la part de sa baguette. L'endroit était vide. Vide... Vide de Sirius.

- Allez viens, fit Hermione en prenant la main de Harry, ne restons pas là. Il faut qu'on aille se reposer.