Le Projet A

Disclaimer : Voir prologue

Résumé : UA Big Four Poudlard. Raiponce, Harold, Mérida et Jack. Quatre ados qui ne se ressemblent en rien. Quatre ados qu'un livre écrit par les Maraudeurs va rassembler en un seul projet. Le Projet A.

Note : Cela risque d'être un peu moins rose que dans les films. Il va y avoir des morts, du sang, ect. En bref, tout ce qui justifie le rating T. Tout ce qui sera au-dessus de T (comme les lemons, par exemple), sera publié sur une fic à part. S'ils sont publiés…

Chapitre corrigé par Emmawh. Dites-lui merci, priez-là, envoyez lui des chocolats. (Beaucoup, d'ailleurs. Parce que je suis un mauvais auteur qui envoie ses chapitres à la dernière minute.)

Merci à ClaraJonesMalfoy, Paquerette-san, Isis Nephtys, Anotherstep, LadyWyvern, MrMeAndYou, zora324, Patapich, Philou (x3), MouMou013 et lizblood pour leur review !

LadyWyvern : Hello ! Merci pour ta review. On n'est pas au chapitre 50, mais au 42 (43, en fait. Mais il y a eu du bidouillage dans la numérotation. Encore un truc à refaire un jour ^^). C'est dû aux interludes et bonus. Mais merci quand même :p. Perso, j'aime aussi mettre des scènes de vie quotidienne. De toute façon, si je ne mettais que des scènes d'actions, on aurait, au choix, moitié-moins de chapitres ou alors ce serait les aventures des GI-Big Four ^^ Et la partie de Mérida est sans doute ma partie préférée de ce chapitre.

Bonne lecture !

MrMeAndYou : Hello ! Merci pour ta review. Et je suis content de te revoir, ça signifie que la fic te plaît toujours ^^

Bonne lecture !

Patapich : Hello ! Merci d'avoir pris le temps de commenter ^^ Bonnes vacances et à la prochaine :p

Philou : Hello ! Merci pour tes reviews. Je me doutais bien que le retour de Veilleuse te ferait plaisir ^^ Pour ce que fait le clan Frost de ses pouvoirs, ça a été rapidement abordé dans d'anciens chapitres, où il était dit qu'ils faisaient d'excellents garde du corps.

Pour la transformation complète, ça arrive petit à petit, mais il faut leur laisser le temps aux pov'petits ^^

Je suis content que la bataille entre Jack et la Voix t'ait plu, parce que j'ai cherché un bon moment comment j'allais mettre ça en scène ^^ Et u as grosso modo compris. En fait, la Voix a drainé le surplus de pouvoir qui aurait nuit à Jack. Mais ça sera expliqué plus en profondeur plus tard.

Si Harold cache ses sorties à dos de dragon à Mérida, c'est simplement parce que c'est ses moments à lui, en tête à tête avec Krokmou.

Pour la farce de Drago déguisé en détraqueur, c'est pas moi, c'est Rowling )

Bonne lecture !

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Chapitre 43 : Mise en lumière

La fête était à son paroxysme au sein de la tour de Gryffondor. Remontés en triomphe depuis le stade de Quidditch, l'équipe de Gryffondor célébrait sa victoire avec énergie.

L'alcool, gracieux cadeau des jumeaux Weasley, fournisseurs officiels des fêtes clandestines de Poudlard, coulait à flot, au point que certains première année étaient affalés dans les canapés, légèrement comateux après leur gorgée de Whisky Pur-Feu.

Partout dans la salle, les conversations allaient bon train, même si la majorité tournait autour du Quidditch et des potentielles chances de victoires de leur maison dans la course à la Coupe, chances particulièrement élevées cette année, même après la défaite contre Poufsouffle lors du premier match.

Tranquillement assise dans un fauteuil à proximité du feu, privilège remporté à la force de la baguette, Mérida profitait de la fête, plongée en plein débat avec ses cousins Fred et George, les deux zoulous soutenant qu'il était parfaitement possible de piéger Dumbledore, à partir du moment où la blague était correctement faite, ce qui était totalement impossible aux yeux de Mérida.

« - Mais si, regarde. Là, tu places une bombabouse. Ici, deux pétards mouillés du Docteur Flibuste à déclenchement automatique. Et là, une peau de banane, expliqua Fred.

- Comme ça, reprit George, tu fais tomber la bombabouse, il va la voir venir et l'éviter, ce qui l'enverra devant les pétards mouillés. Ceux-ci explosent quatre secondes trois centièmes plus tard, il fera un bond d'environs soixante-quatre centimètres sur sa gauche et tombera pile à une enjambée de la peau de banane. Alors, il avancera d'un pas, glissera dessus et tombera.

- Vous croyez vraiment avoir Dumbledore avec ça ?

- On se doutait que tu serais sceptique, chère cousine. Et c'est pour cela que l'on a préparé CECI ! rétorqua l'un des jumeaux, Mérida n'était jamais réellement sûre de qui était qui, en brandissant fièrement un feuillet.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Notre plan ultime pour enfin piéger ce foutu directeur. »

Intriguée, la rousse attrapa les feuilles que lui tendait le jeune homme et les parcouru rapidement.

« - Attendez, vous êtes sérieux ?

- Totalement.

- Est-ce que c'est seulement possible ?

- Théoriquement.

- Dix-neuf pièges ?

- En enfilade.

- Et une girafe en peluche ? (1)

- C'est pour le style.

- Fred et moi, on pense faire de la girafe en peluche notre marque de fabrique.

- Mais on hésite encore. Parce que l'air de rien, ça coûte cher les girafes en peluche. S'il faut en laisser une sur chaque scène de crime, on sera vite ruinés.

- Donc on est pas encore trop sûrs de la blague pour la partie « girafe ». Mais tout le reste est opérationnel.

- Même pour le « poser un piège à lapin et déplacer D. de 30 cm sur la droite grâce à celui-ci » ?

- Surtout celui-là. Il nous a fallu une semaine pour trouver comment le déplacer vers la droite.

- Et le moment où vous parlez de le poussez dans une fosse aux serpents ?

- J'avoue qu'on a hésité à la garder, mais on avait déjà rempli le bon pour deux boites de 20 faux-serpents, donc on l'a laissé.

- Je me demande pourquoi je continue de discuter avec vous.

- Mais parce que tu nous aimes, cousine !

- C'est ça, continuez d'y croire, moi, je vais me coucher. De toute façon, vu l'heure, McGo va pas tarder à débarquer pour tous nous envoyer au lit. »

Mérida, si elle ne se savait pas déjà pourvue d'un empoisonnant don de voyance, se serait soupçonnée d'en posséder un, car à peine eut-elle fini sa phrase que le tableau gardien par intérim de la Salle Commune de Gryffondor, le Chevalier du Catogan, qui remplaçait la Grosse Dame depuis son agression, s'ouvrit pour dévoiler le Professeur de Métamorphose.

« - Jeunes gens, il me semble que la fête a assez duré. Il est maintenant près d'une heure du matin, je vous prierais donc de rejoindre au plus vite votre dortoir. Et de détacher Mr. Weasley. »

Les trois-quarts de l'assemblée, qui avait totalement oublié l'existence de Percy Weasley, attaché et bâillonné avant d'être abandonné dans un coin plusieurs heures plus tôt, pour avoir voulu empêcher la fête, se tourna alors vers le pauvre préfet. Une bonne âme anonyme se dépêcha d'aller le libérer avant de filer se coucher. Vu la tignasse brune qui la suivait, il s'agissait probablement d'Hermione Granger. Elle semblait d'ailleurs filer un mauvais coton, ces derniers temps. Il faudrait que Mérida garde un œil sur elle.

Décidant d'obéir à sa chef de maison, la jeune fille prit la direction de son propre dortoir. Décidant qu'une toilette rapide suffirait, elle se débarbouilla, se changea et s'enfonça dans ses draps, pour s'endormir presque directement, le Whisky Pur-Feu et la bièraubeurre aidant. Elle aurait pu rester plongée dans son sommeil de plomb encore longtemps, si un cri perçant ne l'en avait pas tiré à peine deux heures plus tard.

Encore dans le brouillard, il lui fallut quelques secondes pour prendre conscience du charivari qui se déroulait apparemment dans la Salle Commune. Attrapant son peignoir, elle l'enfila et dévala les marches de l'escalier, pour se retrouver devant un attroupement plutôt conséquent à trois heures du matin.

« - Sirius Black ! C'était Sirius Black ! Il a essayé de me tuer je vous dis.

- Voyons, Ron, ce n'était qu'un cauchemar.

- Weasley, si t'es pas capable de gérer ton frère pour qu'on puisse dormir, je te l'assomme.

- Et mes rideaux déchirés, c'est un rêve aussi ? Regardez. Regardez !

- Il a raison ! s'exclama un garçon blond en illuminant les tentures de sa baguette. Ses rideaux sont complètement déchiquetés, comme au couteau.

- Tu veux dire…

- Il n'a pas rêvé ! Black est dans l'école ! »

Un vent de panique s'insinua dans la masse. L'effet de groupe aidant, les plus jeunes paniquèrent rapidement, suivit de leurs ainés. Heureusement, Percy parvint à garder la tête froide, s'attirant pour une fois la considération de Mérida.

« - Restez calmes ! Vous deux, dit-il en désignant deux septièmes années, allez me chercher McGonagall. Dites au portrait le mot de passe suivant : « Invasion ». C'est pour les urgences. »

Et le mot d'urgence ne semblait pas exagéré, vu que moins de sept minutes plus tard, soit le temps nécessaire pour faire un aller-retour jusqu'aux appartements de l'enseignant plus quelques secondes pour que la vieille dame enfile une robe de chambre, le Professeur McGonagall arrivait dans la Salle Commune de sa maison.

« - Que se passe-t-il ici ? Ne vous avais-je pas demandé d'aller vous coucher ?

- Madame, mon frère dit avoir été attaqué par Sirius Black.

- Vraiment ? J'espère que vous ne m'avez pas réveillé pour un cauchemar…

- Non, bien sûr. J'ai cru à cela au début, mais les rideaux de son lit sont complètement déchirés.

- Mais le tableau du Chevalier est intact, c'est impossible qu'il soit rentré ici !

- Demandons-lui, il a peut-être vu quelque chose. »

Jugeant l'idée correcte, la sorcière somma la Chevalier d'apparaître sur la face intérieure de son tableau, ce que le personnage fit sans hésiter.

« - Que puis-je pour vous, gente dame ?

- Excusez-moi de vous importuner, Messire, mais auriez-vous vu quelqu'un près de la Tour de Gryffondor après mon départ ?

- Oh ça oui ! Il est même rentré. Un grand brun, mal fagoté au possible. Il ressemblait à la photo que vous m'avez montré lors de mon installation.

- Vous avez laissé entrer Black ! Mais pourquoi ?

- Eh bien, ce gentilhomme possédait le mot de passe. Et même tous les mots de passe de la semaine. Sur un papier. Il me les a récités dans l'ordre. »

La vielle écossaise sembla changer de couleur, blanchissant avant de rougir aussi subitement.

« - Qui… QUI a eu la STUPIDITE de noter les MOTS DE PASSE sur un bout de PAPIER ? »

Une main tremblante se leva dans la foule.

« Eh bé, se dit Mérida, tu vas passer un sale quart d'heure, Londubat. »

XxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxXxX

« - Mais où est-ce que tu m'emmènes ?

- Ne t'inquiète pas.

- Ah mais je ne m'inquiètes absolument pas, Jack. Qui s'inquièterait de se faire attraper au détour d'un couloir et d'être trainé à travers la moitié du Château, pour se faire emmener dans un endroit totalement inconnu par une personne qui l'a autrefois menacé ? Qui, je te le demande.

- Tu vas la ressasser encore longtemps, cette histoire de menace ? Je me suis déjà excusé ! Et puis, tu t'es bien vengé avec ton foutu sort d'invisibilité.

- Bah tu comprendras quand même que je ne suis pas rassuré de me faire embarquer par toi. Ça te tuerai de me dire ce que tu me veux ?

- Oh, ça va, fais pas genre, t'aurais pu te dégager il y a bien dix minutes, une fois la surprise passée. T'es juste curieux de voir où je veux aller.

- Bon, j'avoue, capitula Harold. Alors ?

- Surprise ! »

S'arrêtant deux secondes à un carrefour, Jack tourna finalement à gauche. Plus qu'une dizaine de mètres et ils devraient se retrouver devant…

« - La Dame aux Vouivres ? Il est pas muet ce tableau ?

- La dame ne parle presque jamais, mais le tableau est tout de même magique. Ça veut dire qu'il peut cacher des passages secrets. « Tremaine ». »

La Dame leva enfin les yeux de ses reptiles, hocha délicatement de la tête et découvrit le passage.

Sans attendre, le Serpentard, s'y engouffra, Harold toujours à sa suite. Et grâce à la distorsion spatiale propre à Poudlard, ils se retrouvèrent dans une aile plus ou moins cachée du deuxième étage alors qu'ils se trouvaient au quatrième la seconde précédente.

« - Bon, on est où ?

- Harold, je te présente le Couloir des Malaimés ! (2)

- Le quoi ?

- Le nom est bof, hein ? On n'a pas trouvé mieux, avec Raiponce. On a un moment pensé à l'appeler l'Antre des Chieurs, mais ils ont tous commencé à se plaindre, donc on a abandonné l'idée. En gros, c'est là que les grands patrons refourguent tous les objets parlants qui deviennent un peu trop encombrants. Par exemple, depuis qu'il a laissé entrer Black dans la Salle Commune de Gryffondor, les Chevalier du Catogan se trouve ici.

- Rassure-moi, tu ne m'as pas trainé ici pour voir ce maudit Chevalier ? La dernière fois que je l'ai croisé, il m'a menacé de son épée et a fait appeler Rusard parce que je représentais une « menace pour le Château ».

- Non, c'est pas pour lui. Viens par là, je vais te présenter la personne qui a besoin de ton aide. »

S'enfonçant un peu plus loin dans le couloir le jeune homme marqua l'arrêt devant un paysage enneigé.

« - Jack ? Tu es là ?

- Tu te parles à toi-même maintenant ?

- Non. Bref. Jack ?

- J'arrives ! »

Du fond du tableau, une forme bleue déboula à toute vitesse. Au cœur du paysage se trouvait maintenant une forme miniature de Jack, même si quelques différences subsistaient.

« - Harold, je te présente Jack Frost, mon ancêtre.

- Ton ancêtre ? Sérieusement ?

- Oui. Non. Plus ou moins. C'est compliqué chez les Frost. Bref, j'ai besoin d'un coup de main. Pour le moment, il est coincé là-dedans et j'ai besoin qu'il soit libre.

- Pour ?

- C'est compliqué, ça te suffit ?

- Non. »

Jack soupira. Il s'y attendait un peu. Mais comment expliquer au Poufsouffle qu'il lui restai un an pour maîtriser la Voix, que pour cela il devait vaincre celle-ci, que cela voulait dire qu'il devait s'entrainer et que donc, il avait besoin de l'aide de son ancêtre. Aide que celui-ci ne pourrait lui apporter qu'une fois libéré du sort de confinement qui l'empêchait de sortir de son tableau mais aussi de se servir des pouvoirs de son « vrai lui », jugés trop embêtants pour être laissés sans surveillance.

« - Bon, en résumé, j'ai besoin de plus d'entrainement pour maîtriser ma magie Frost. Sauf que dans le coin, il n'y a que lui qui peut m'aider.

- Je vois.

- Alors, tu veux bien m'aider ? »

Jack eut un instant peur qu'Harold refuse, mais le Gallois remonta ses manches et se tourna face au tableau.

« - Bien. Alors voyons voir ce que nous pouvons faire. »

Une bonne heure plus tard, les deux jeunes hommes se redressèrent.

« - Tu penses y arriver ?

- Aucune idée. Je ne m'y connais pas vraiment en magie picturale, mais le tableau a l'air d'être classique. Pas de sortilèges étranges à part celui de confinement, qu'il va falloir contourner. Vous savez qui vous l'a posé, Mr. Frost ?

- Appelle-moi Jack, petit, je suis trop jeune pour être appelé Monsieur. Pour le sort, c'est le Professeur McGonagall qui me l'a lancé.

- Ah.

- C'est une mauvaise nouvelle ?

- Oui et non. Cela aurait été pire si c'était un sortilège de Fitwick ou de Dumbledore, mais McGonagall reste une excellente sorcière, on a quasiment aucune chance de défaire ce qu'elle a fait. Cela dit, elle n'est pas spécialisée dans les enchantements, donc elle a peut-être laissé une faille.

- Tu penses à quoi ?

- Je crois qu'elle a simplement confiné Jack à son tableau. Il ne peut donc pas le quitter de sa propre volonté. Mais rien n'indique qu'on ne peut pas le forcer à sortir.

- C'est faisable ?

- Théoriquement, oui. Un autre tableau, un canal magique et assez d'énergie, ça devrait suffire. Mais faut que je regarde ça de plus près. Et il nous faudra au moins l'aide de Mérida.

- Mais pourquoi ? ronchonna Jack. J'ai pas envie qu'elle se marre en apprenant que j'ai besoin de cours supplémentaires pour ma magie élémentale.

- Parce que ce sort demande beaucoup de magie. Je n'en ai pas beaucoup de base et je ne peux pas puiser dans la tienne sans risque. Mérida reste la meilleure option : beaucoup de magie et une bonne compatibilité avec la mienne.

- D'accord, d'accord…

- Bon, je dois y aller, on finira ça plus tard. Tu me reconduis ?

- Pas de problèmes ! »

Mais à peine eut-ils fait deux pas qu'une voix d'outre-tombe, grinçante et vacillante, les arrêta.

« - Mon chevalier ?

- Pardon ? fit Harold.

- Mon chevalier ! C'est bien vous ! Mon tendre aimé, depuis tellement d'années, je vous attends. Que je me suis langui de votre doux corps au sein du mien. Oh, mon beau chevalier, revenez-moi, que chastement je vous embrasse.

- Jack… Qu'est-ce que c'est ?

- Eh bien, elle, c'est Simone, armure au cœur brisé. Et apparemment, elle te prend pour le chevalier à qui elle appartenait autrefois.

- C'est une blague ?

- Ah non, je crois pas. Mais si ça en avait été une, j'aurai bien aimé être celui qui l'a mise en place.

- Mon doux, mon aimé.

- Jack ?

- Oui ?

- On se barre. »

Et les deux adolescents détalèrent, suivis par une malheureuse armure rouillée.

« - MOI AIMEEEEEEEEEEEEEEEEE ! REVENEZ-MOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII. »

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« - Mais alleeeeeeeez Harold.

- Mérida, c'est dan-ge-reux.

- Pourquoi tu m'as offert des bons pour une balade en forêt si tu refuses quand je veux en utiliser un ?

- Parce que je pensais que tu aurais le bon sens d'attendre qu'il n'y ait plus de détraqueurs dans le coin pour les utiliser.

- Mais on risque rien, regarde : « Spero Patronum ».

Une fine brume s'échappa de la baguette de Mérida. Une brume qui ressemblait fortement à ce que Potter avait produit lors du match de Quidditch contre Serdaigle, lorsque les Serpentards étaient entrés sur le terrain déguisés en détraqueurs.

« - Qu'est-ce que c'est que ce truc ?

- Un patronus ! C'est un sortilège qui repousse les détraqueurs. Bon, le mien est pas super au point, mais s'il n'y a qu'un détraqueur devant nous, ça devrait nous permettre de gagner du temps et de mettre les bouts. Et en plus, si ça ne suffit pas, j'ai ça ! s'exclama la jeune fille en brandissant une fiole.

- Je me répète, mais qu'est-ce que c'est ?

- Une fiole de nectar solaire. C'est Jack qui m'a offert ça à Noël. Il suffit de l'ouvrir et tu vas te retrouver avec une boule de lumière solaire dans la main. C'est super efficace contre ces maudits gardiens, apparemment. »

Soupirant, Harold s'avoua vaincu. Pourtant, avec cette maudite armure amoureuse, qui avait apparemment hurlé pendant des jours selon le tableau de Jack Frost, il en avant déjà assez vu pour son mois sans en rajouter.

« - Très bien. Mais on reste loin des Bois Perdus. C'est là que c'est bestioles se réfugient le jour.

- Génial ! »

Sans attendre, la rousse saisit son ami et entreprit de le trainer jusque dans les bois. De son côté, le jeune homme se fit la remarque qu'il se faisait décidemment bien souvent trainer contre son gré de ces temps-ci.

Comme si c'était hier, ils retrouvèrent en un instant le chemin de l'arbre-table où ils avaient tant de fois fait le point sur leur découverte. Et comme si leur dernière promenade datait de la veille, alors qu'elle remontait à bien plus loin, Mérida étala le plan de la Forêt qu'ils avaient commencé à construire des années auparavant.

« - Alors, commença la jeune fille, la dernière fois on avait exploré cette partie-là. Vu que l'on doit éviter les Bois Perdus, il nous reste ces deux portions à explorer. Il y en a une qui te tente plus que l'autre ?

- Ce n'est pas par-là que passent les licornes d'habitude ? On pourrait essayer d'aller les voir.

- C'est un peu tôt dans l'année, mais on peut essayer. Au pire, le troupeau d'hippogriffes se trouve tout près de cette clairière, donc on pourra aller les voir si on ne trouve pas de licornes.

- Ca me va », répondit Harold.

Au final, les licornes n'étaient pas encore arrivées dans la clairière. Mais les hippogriffes, immenses créatures composites de la taille d'un grand cheval, dont elles avaient les pattes arrière et la croupe mais associé aux serres avant et à la tête d'un aigle gigantesque, se trouvaient bien à deux pas de là.

Saluant respectueusement un énorme hippogriffe noir d'encre qui était probablement le chef, Harold attendit que celui-ci le salue en retour avant de le caresser délicatement. Bien qu'amitieuse, ces bêtes avaient un sens aigu de la politesse et rentrait dans une rage folle si on ne les saluait pas avant de les toucher. Et c'était pire encore si on avait le malheur de les insulter. Le jeune Malfoy en avait fait les frais en début d'année, lors d'un cours de Soins aux Créatures Magiques.

« - Harold ? Le soleil va se coucher d'ici une petite heure, on ferait bien d'y aller.

- Je te suis, répondit le Gallois, gratouillant une dernière fois l'animal dernière l'oreille.

- Alors, reprit Mérida, content d'être venu en exploration ?

- J'avoue que ça m'avait manqué. N'empêche, c'était dangereux.

- Mais il n'est rien arrivé.

- Ça aurait pu.

- Sans risque, la vie n'a pas de sel.

- Mieux vaut manger sans sel que de ne plus pouvoir manger du tout.

- Rabat-joie.

- Tête brûlée. »

Les deux amis auraient pu continuer à se chamailler longtemps, si une sensation ne les avait pas interrompus. Une sensation de froid.

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Froâ s'ennuyait. Froâ s'ennuyait souvent, mais là encore plus que d'habitude. Bon, d'accord, c'était lui qui avait eu l'idée d'aller se promener près du lieu où la nourriture s'amusait à voler sur du bois mort et c'était donc indirectement sa faute si les détraqueurs étaient encore plus surveillés qu'auparavant. Mais était-ce une raison pour lui refiler automatiquement le tour de garde ? Si on lui avait demandé son avis, non. Mais on ne le lui demandait pas, donc il se retrouvait à errer dans cette stupide forêt dans laquelle cette stupide nourriture ne mettait jamais les pieds.

Oh ! Il avait peut-être parlé un peu trop vite. A quelque glissements de lui se trouvait deux jolies âmes toutes fraiches. Bon, techniquement, il n'avait pas le droit d'y toucher. Mais il avait faim. Et puis, il trouverait bien quelque chose à dire pour sa défense. Après tout, la nourriture n'était-elle pas censée rester au Château ?

Furtivement, Froâ glissa vers ses victimes. La première à l'apercevoir fut ce que Froâ savait être une « fille », qui tenta de le repousser avec sa baguette. D'après ce qu'il comprenait, il était censé en sortir quelque chose, vu la façon dont elle la secouait, mais il ne pouvait pas savoir ce qu'elle baragouinait, il était sourd comme un pot.

Il fut tenté de l'achever tout de suite, mais une proie plus appétissante se trouvait juste là. Une proie qui ne craignait pas ses pouvoirs.

La protection mentale était de fabrication Fae, sans aucun doute. Vu la qualité, au moins de l'esprit supérieur, voir du demi-dieu. Si la nourriture avait été de sang-pur, Froâ n'aurait rien pu contre elle. Après tout, les détraqueurs étaient des Faes, eux-aussi, et un Fae Supérieur était évidemment plus puissant qu'un dévoreur d'âme. Mais celui-ci n'était qu'un sang-mêlé et Froâ allait se faire un plaisir de briser sa coquille et de le dévorer.

S'insinuant dans son esprit, le détraqueur entreprit d'attaquer méthodiquement « l'arbre » qui protégeait la proie. Un arbre qui résista un moment, mais avec un peu d'insistance, il ne tarda pas à se blanchir de gel et à flétrir sous la force des assauts. Enfin, Froâ pu atteindre l'esprit du demi-Fae. Jouant avec sa nourriture, il s'amusa à aspirer le bonheur au goutte-à-goutte, faisant ressurgir tous les souvenirs douloureux de sa victime.

Et puis, le monde Froâ éclata en une lumière ardente. Et mortelle.

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« - Locate viventium. »

La carte que Raiponce tenait dans ses mains s'illumina un instant, se couvrit d'une multitude de tâches d'encre, puis reprit son aspect initial. Ce qu'elle n'était absolument pas censée faire.

Soufflant, la jeune fille posa sa baguette et attrapa la petite farde qui se trouvait sur la table. Reprenant une énième fois le paragraphe incriminé, qui décrivait étape par étape le processus à suivre pour faire apparaître tous les êtres vivants d'un lieu donné sur une carte représentant ce lieu. Un processus qu'elle venait de respecter à la lettre. Et qui pourtant, ne fonctionnait absolument pas.

Cela pouvait signifier deux choses : soit Raiponce comprenait quelque chose de travers, soit les Maraudeurs n'avaient pas inscrit la méthode finale dans leurs notes. Dans un cas comme dans l'autre, elle avait besoin d'un avis extérieur. Voire de plusieurs, idéalement.

Elle savait cependant que Jack était occupé aujourd'hui. Il lui avait confié qu'il allait tenter une approche d'une jeune demoiselle qui lui avait envoyé une carte de Saint-Valentin et qui lui plaisait bien. Ce qui, si cela fonctionnait, lui permettrait dans un même temps de se débarasser d'Andréa, d'après lui. Selon Raiponce, cela rendrait juste la jeune fille folle de rage, mais Jack avait soutenu qu'elle ne pouvait de toute façon pas devenir plus folle qu'elle ne l'était déjà. Il fallait avouer que la Serpentard souffrait d'un léger trouble obsessif.

Cela lui laissait donc Harold ou Mérida. Le mieux serait de ramener les deux, évidemment. Décidant de commencer par son amie Gryffondor, il reprit sa baguette, qu'elle pointa vers la carte, et énonça :

« - Locates Mérida Dunbroch. »

Quelque part dans le tas de feuilles, une vive lueur émana. Ce sortilège était en fait un dérivé fonctionnel du précédent, mais qui ne permettait de localiser qu'une unique personne à la fois. Une localisation représentée par un point doré. Et celui de Mérida se trouvait dans la Forêt Interdite. Et donc, relativement loin où se trouvait Raiponce. Bon, peut-être Harold se trouvait-il plus près, même si c'était peu probable.

« - Locates Harold Horrib'Haddock. »

Comme elle s'y attendait, le point doré apparut juste à côté de là où s'était trouvé celui de Mérida. Si elle voulait de l'aide, elle allait donc devoir traverser le Château. Attendre était aussi une possibilité, mais cette carte devait être finie au plus vite. Cela leur permettrait entre autre de pouvoir faire des séances animagus le soir sans avoir peur de se faire prendre dans les couloirs après le couvre-feu.

Attrapant baguette, parchemin et cape, car le temps était bizarre aujourd'hui et de drôle de nuages sombres s'amoncelaient du côté de la forêt, elle sortit tranquillement de la salle n°27. Naviguant d'escaliers cachés en couloirs secret, elle traversa le Château par le chemin le plus rapide, se retrouvant dehors quelques minutes plus tard.

Se déplaçant à grandes enjambées, elle prit la direction de la Forêt tout en resserrant les pans de sa cape autour d'elle. Faisait-il réellement aussi froid ce matin, lorsqu'elle était sortie au balcon de la tour de Serdaigle ?

Ce qui lui mit la puce à l'oreille fut un ellébore solitaire gelé des racines aux pétales. Il n'y avait qu'une chose dans les environs qui pouvait faire ce genre de choses. Une chose qui trainait donc sa sombre silhouette dans les parages, alors que Mérida et Harold ne se doutaient de rien.

Oubliant le froid et la prudence, la jeune fille lâcha les bords de sa cape, relavant le bas de sa robe et entreprit de courir en direction du point doré indiqué sur la carte. Et là, sous le couvert des arbres, ses deux amis aux prises avec un détraqueur.

De son côté, Mérida tentait vainement de lancer un sortilège, tandis que la créature se concentrait sur Harold. Ce dernier sembla résister puis soudainement, son visage se déforma, comme si un barrage venait de céder en lui, déversant des torrents de peurs et de terreur au sein de son esprit.

Sans perdre une seconde, la jeune fille se précipita vers le Poufsouffle. Il fallait affronter un détraqueur. Rien à soigner, donc cela devrait suffire.

« - Fleur aux pétales d'or, répands ta magie, éloigne la pluie. Eloigne la pluie. ELOIGNE LA PLUIE. »

Loin de sa douceur habituelle, la magie solaire illumina les cheveux de Raiponce telle un soleil qui apparaît soudainement après la disparition d'un nuage. Brillant. Eclatant. Impitoyable.

De ce qui servait de bouche au détraqueur sortit un cri terrifiant, semblable aux hurlements des harpies. Un cri qui s'étala, afin de s'éteindre brutalement. Et là où s'était tenu le Gardien d'Azkaban, plus rien.

Les deux filles eurent besoin de quelques instants pour reprendre leurs esprits, avant de se précipiter vers leur ami toujours au sol.

« - Il va bien ? s'inquiéta Raiponce.

- Toujours en vie. Et il ne présente pas les signes des « embrassés », donc il a plus que probablement toujours son âme. Mais il faut l'emmener à l'infirmerie.

- Et on leur dit quoi ?

- Pardon ?

- On va leur dire quoi ? On ne peut pas leur parler de mon don, ça va apporter trop de problèmes. Et tu ne sais pas faire un patronus suffisant pour faire fuir un détraqueur, il peut tout juste te servir de bouclier. Il faut trouver un mensonge crédible. »

Mérida fut songeuse quelques instants, avant qu'une illumination la traverse et qu'elle ne sorte une fiole, qu'elle déboucha. Un éclat de lumière, moins brillant que les cheveux de Raiponce quelques instants auparavant mais tout de même bien luisant, lui tomba dans la main.

« - Qu'est-ce que c'est ?

- La potion de Jack. Ça permet de repousser les détraqueurs. Je l'avais complètement oublié dans la panique. Il nous suffit de dire qu'on a ouvert cette potion et que l'on s'est enfui à toutes jambes.

- Il va falloir être convainquantes, mais ça peut marcher. Maintenant, dépêchons-nous avant qu'une autre de ces créatures ne débarque.

- Aide-moi à porter Harold. »

Clopin-clopant, les deux filles s'en allèrent donc vers le Château, leur ami chargé sur leur épaule, sans savoir que dans les fourrés, quelqu'un observait. Quelqu'un qui avait appris des choses décidemment très intéressante, aujourd'hui.

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Il était en rage. Comment avait-il pu rater quelque chose d'aussi simple. Son complice avait trouvé et apporté la liste des mots de passe, il était entré une deuxième fois dans le Château, il était même parvenu jusqu'au dortoir de ce sale petit… Et pourtant, il avait échoué. Cette petite crevure prévu l'attaque et s'était enfuie.

Maintenant, il ne pouvait plus faire qu'une chose : attendre qu'il refasse surface. Mais de la patience, il en avait à revendre.

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(1) Le truc de la girafe en peluche qui sert à rien, je crois que ça me vient de la série « La saga des Sovrano », de King Pumpkin. Maintenant, c'est pas sûr. Mais ya quatre tome et j'ai la flemme de chercher ^^ Dans tous les cas, je vous conseille mille fois cette série de fic HP, qui est géniale et très drôle !

(2) Vous l'aurez reconnu, c'est le couloir dont parle Emmawh dans son duo d'OS « Fichus Tableau » (One Hijack Summer). Après vérification rapide, elle ne lui a pas donné de nom, donc j'en ai dégoté un. Qu'elle me pardonne si ça ne lui plaît pas )

Bon, je suis très en retard, au point que ce chapitre est fini la veille au soir de la publication. En vrai, je veux retourner à l'école, a me donnera une excuse pour ne pas devoir « socialiser » ou travailler dans la maison, sérieusement. (NB : cela explique entre autre pourquoi je mets autant de temps à répondre aux reviews. Ça, et mon internet défaillant. VOO, c'est le mal)

Sinon, j'avais oublié de mettre la petite partie Sirius au dernier chapitre. Bon, elle n'aurait rien apporté de capital, juste un indice sur l'introduction de notre évadé dans la tour de Gryffondor. Se pose donc une question : est-ce que je laisse les choses comme elles sont où est-ce que je poste une version corrigée du chapitre avec cette petite partie en plus ? J'aimerai avoir votre avis.

A dans deux semaines