Bonjour chères lectrices et chers lecteurs,
Sachez avant toute chose, que je m'excuse pour ce petit retard de quelques heures. Je viens tout juste de finir ce chapitre, et j'espère qu'il vous plaira. Cependant, vous devez savoir qu'écrire ce texte m'a vraiment -vraiment- déprimé. J'en dirais plus à la fin du chapitre. Je vous laisse lire !
Bonne lecture !
Chapitre 45 : Un dernier mensonge
De nos jours, nous ignorons totalement si l'Ordre des Vertus existe toujours. Au fil du temps, son influence a grandi jusqu'à son apogée, au quinzième siècle, avant de décroitre lentement. Jusqu'à la disparition ? A l'image d'autre organisation, l'Ordre est peut-être simplement devenu invisible mais toujours présent, condamnant actes et créatures de péchés.
Extrait de « L'histoire de la Vertu », Tania Vaine
Sirius frissonna en resserrant son écharpe autour de son cou et pressa le pas pour atteindre la porte d'entrée du manoir Black. En ce début de décembre, la neige et le vent s'étaient approprié toute l'Angleterre et c'est non sans joie que le brun gagna l'intérieur de la demeure.
Sans prendre la peine d'enlever son manteau, il se précipita directement dans les étages, jusqu'à atteindre la porte de la chambre de sa mère. Mais avant qu'il ne puisse en passer le seuil, il fut stoppé par un vieil homme, qu'il reconnut comme était leur médecin de famille.
- Docteur ! S'écria-t-il, rassuré de le voir, comment va-t-elle ?
La mine sombre du médecin lui répondit avant même qu'il ne parle. Sirius était à son bureau lorsqu'il avait reçu un hibou urgent du praticien, lui demandant de venir immédiatement au manoir Black car sa mère avait eu un malaise assez grave.
D'abord choqué, il n'avait pas su comment réagir avant de bondir et de se précipité là, aussi rapidement que possible, à deux doigts de paniquer, sans chercher à comprendre pourquoi il prenait tant à cœur l'état de santé d'une femme qu'il s'était persuadé de détester.
- Sirius, mon petit… L'homme le soignait depuis sa naissance, s'était un proche de la famille, comme l'aurait été un grand-oncle ou un arrière cousin. Je suis désolé… L'attaque a été très violente…
- Elle est…
Sa voix se serrait, sa vue se troublait… Il n'arrivait pas à finir sa phrase. Ses émotions, la peur, l'effroi, la tristesse… elles lui serraient toutes la gorge. Elle ne pouvait pas… Pas maintenant ! Il n'avait pas encore retrouvé son frère ! Il faisait tout pour ça, elle devait juste lui laissé du temps ! Un peu de temps !
- Non, non ! S'exclama l'homme en posant une main apaisante sur son épaule. Mais… il ne lui reste que quelques heures…
- Quoi ? Mais…
- J'ai fait ce que je pouvais… Mais depuis la disparition de ton frère… Son état n'a eu de cesse que d'empirer…
- Non ! Il doit bien y avoir un moyen ! coupa le brun en reculant, ne voulant pas entendre ce que le médecin disait.
- Sirius ! Il n'y a rien à faire ! rétorqua le médecin d'une voix aussi ferme que la main qu'il reposa sur l'épaule du jeune homme. Je suis désolé, rajouta-t-il, d'une voix plus douce.
- Non…
- Je lui ai fait boire un calmant… Tout ira bien… Sans mal… Elle ne fera que s'endormir…
Une larme s'échappa de ses yeux alors qu'il réalisait ce que lui disait le docteur. Cette larme faisait écho aux sanglots de Kréature, qui dans un coin, recroquevillé sur lui-même, se balançant d'avant en arrière, répétant inlassablement qu'il avait fait une promesse et qu'il devait la tenir.
Doucement mais fermement, le médecin le conduisit jusqu'à la porte de la chambre, l'ouvrit et le poussa à l'intérieur, avant de refermer cette dernière pour le laisser seul avec sa mère… pour la dernière fois.
Sirius resta un long moment immobile. Autant parce que ces yeux devaient s'habitué à l'obscurité de la pièce, percée par une seule bougie sur la table de nuit, dont la flamme vacillante, luttait pour ne pas s'éteindre. Mais aussi parce qu'il ne trouvait pas la force de s'approcher de cette lumière dans laquelle sa mère haletait, pâle et faible. Mourante.
Il la détestait. De toute son âme, il avait maudit le ciel d'être son fils, l'avait aussi prié pour qu'il le sépare d'elle. Qu'il s'échappe de cet enfer d'austérité, de règles et de non-dit. Le ciel ne l'avait pas entendu, il s'en était enfui de lui-même.
Chaque année, à Poudlard, chaque jour à l'école des Aurores, chaque minute loin de cette maison, dans une chambre d'hôtel, dans un studio ou chez des amis. Toujours, il avait fuis. Se promettant de ne plus revenir, de ne plus la voir, de tirer un trait sur le passé, convaincu qu'elle ne l'aimait pas, et qu'il ne l'aimait pas plus.
Pourtant, lorsqu'elle l'avait convoqué, quelques mois plus tôt, il était venu, l'avait écouté, avait cédé à ces exigences… Ho, il n'avait pas vraiment eut le choix, pour Remus, et aujourd'hui, se serait mentir de dire qu'il lui en voulait pour le mariage. Il ne regrettait pas d'avoir épousé Lucius. On pouvait même dire qu'il lui en était reconnaissant.
Mais l'aimait-il ? Au fond de lui, il savait bien que sa mère n'était pas une mauvaise femme, qu'elle ne lui avait jamais voulu que du bien et que malheureusement, ils n'avaient pas la même notion de ce qui était « bien ». Depuis presque toujours, cela les avait séparé si bien que le petit garçon qu'avait été Sirius, l'homme qu'il était devenu, s'était persuadé qu'il ne pouvait y avoir entre eux que colère et dégout.
Mais force était de constaté, au ressentit de la douleur qui lui poignardait le cœur, que tout cela était faux, et qu'il avait pour sa mère, à l'image de tous les enfants du monde, certes de la colère, nourrit toutes ces années par une incompréhension entre eux, mais aussi de l'amour.
Et il n'avait plus le temps de lui dire, de la rassurer, de lui demander pardon pour toutes disputes, tous ces mots dit, cette haine craché au visage, qui n'était qu'éphémère et qu'il regrettait. Ô oui, qu'il regrettait.
- Sirius ? appela la voix si faible de sa mère qu'un instant, le jeune homme cru l'avoir imaginé.
Mais dans le lit, la vieille dame tendait la main vers lui, ses yeux à peine ouvert. Aussitôt, il se précipita vers elle, et la saisit fermement, autant pour la rassurer elle de sa présence, que pour se rassuré lui, qu'elle était toujours vivante.
- Sirius, tu es venu… rajouta-t-elle, pendant qu'il prenait place sur une chaise près du lit. Dans sa douleur, elle lui fit un sourire, qui fit tant de peine à Sirius qu'il dut détourner le regard pour cacher ses larmes.
Puis il se racla la gorge avant de faire face à nouveau à sa mère, qui ne lui lâchait pas la main, tout comme lui n'envisageait pas de faire autrement. Il se força au calme et la salua poliment, comme il aurait toujours du lui parler.
- Mère, bonjour…
Mais que pouvait-il lui dire de plus ? Le jour n'était pas bon, elle allait mourir. Que disait-on à quelqu'un qui va partir bientôt ? Quelqu'un qu'il ne savait pas aimer jusqu'à présent ? De plus, il n'était pas sûr de sa voix, craignait de fondre en larme alors, il se contenta de sourire en posant sa seconde main sur celle qu'il tenait déjà.
- As-tu vu le médecin ? Demanda-t-elle en essayant de se redresser. Il n'a pas voulu me dire… M'a juste fait boire un…
- Chut, mère, restez allongé. J'ai vu le médecin. Vous… Vous avez besoin de repos…
Il déglutit difficilement et se força encore à sourire, ne sachant s'il devait remercier ou incendier leur docteur pour n'avoir rien annoncé de sa fin imminente à sa patiente. Sans doute était-ce mieux ainsi… Ou pas. Faire croire que tout allait bien quand tout allait mal était un exercice des plus compliqué. Surtout avec sa mère.
- Sirius… après tout ce temps… tu essayes encore de me mentir !
Elle essaya encore de se redresser et cette fois-ci, Sirius l'aida, installant un autre oreiller dans son dos pour la maintenir, tout en lui assurant qu'il ne disait que la vérité. Il était bien plus simple de lui mentir sans la regarder aussi se concentra-t-il à lissé la couverture une fois qu'elle fut installé.
- Sirius, bien que cela te chagrine, je suis encore ta mère ! Je sais quand tu me mens !
Elle essayait de parler d'une voix ferme mais elle était si faible, que le jeune homme devait tendre l'oreille pour la comprendre. Il se racla la gorge, essayant d'effacer toute trace de peine de sa voix, pour essayer de la convaincre et finalement, elle céda à moitié, sans doute trop affaiblie pour lutter.
- Puisque tu ne veux pas me dire, grogna-t-elle en se reculant dans son lit. Mais je persiste à dire que tu as une mine effroyable !
- Mère… Ce n'est pas vous, conclu Sirius, songeant qu'il serait plus simple de détourner son attention vers autre chose.
- Oh…
Il y eut un instant de silence pendant lequel Sirius sentit le regard de sa mère le scruter de la tête au pied. S'était un examen qu'il avait l'habitude de subir, et qui toute autre fois l'aurait agacé au plus haut point. Mais aujourd'hui, il comprenait qu'elle ne cherchait qu'à trouver la cause de son mal, et non à l'accuser d'une quelconque bêtise.
- Il s'agit de ton époux, n'est-ce pas ? Finit-elle par demander.
Sirius fut surprit de l'entendre parler de Lucius. Depuis le mariage, il n'avait plus était question de l'union entre eux, comme si, maintenant que c'était fait, la vie avait repris un cours normal, qu'il n'avait s'agit de rien de plus qu'une petite formalité sans importance, qu'on pouvait balayer d'un revers de la main.
- Oui… Oui, il s'agit de lui, finit par soupirer Sirius, heureux de trouver un bouc émissaire.
Puis, il ne s'agissait là que d'un demi-mensonge. Depuis leur escapade nocturne, quelques semaines plus tôt, les choses entre lui et Lucius étaient revenues à l'état initial : pas ou peu d'échange, ils ne faisaient que dormir ensemble et encore, même ça, ça n'était plus vraiment le cas.
Car bien souvent, la nuit, un hibou venait porter à Lucius une lettre avec laquelle son époux fuyait vers la chambre de son fils pour la lire et y répondre. Et bien souvent, il finissait sa nuit là-bas, près du bambin qui n'en dormait que mieux.
Bien sûr, il n'avait pas été difficile pour Sirius, en enquêteur professionnel, de savoir qui était l'auteur de ces lettres. Et il n'avait été qu'à moitié surprit de voir qu'il s'agissait de Severus. Il savait de source sure que Severus était en Amérique, cette correspondance était le seul lien entre les deux amis. Mais Sirius doutait qu'elle ne soit qu'amicale.
Ô bien évidement, il n'avait rien lu des lettres et c'était sa jalousie qui parlait : elle lui brûlait le cœur chaque fois que Lucius se levait, se précipitait même, à la fenêtre pour ouvrir au hibou et qu'il fuyait la chambre, serrant contre lui ce petit bout de parchemin qui avait traversé l'atlantique.
Mais comme à chaque fois, Sirius prenait sur lui pour ne rien montrer, pour ne pas blesser encore Lucius, et le blond, focalisé sur lui-même et son courrier, ne remarquait rien. Egoïste Serpentard. De toute façon, pourquoi devrait-il se soucier des ressentiments de son époux ? Il le lui avait clairement dit, cette nuit-là, qu'il ne l'aimait pas. En pleurant, certes…
- C'est un bon parti, dit sa mère en souriant, un bon garçon… Je sais que ces noces ne sont pas… ne sont pas… ce que tu voulais…
- Je suis heureux ainsi, mère, la coupa-t-il. Les choses ne sont pas faciles avec Lucius… mais cela me convient. Cela me convient.
- Ho… me voilà rassurée, soupira Walburga en fermant les yeux.
Elle resta immobile un long moment, un petit sourire sur les lèvres, apaisée. Et Sirius se prit à espérer qu'elle s'endorme, qu'elle s'en aille ainsi, heureuse. Et lui-même se sentit se calmer, ses émotions, bien que toujours vives, s'apaisaient à leur tour, lui permettant d'appréhender avec plus de retenu son future statu d'orphelin.
- J'espère que Regulus va bientôt arriver, dit-elle en rouvrant les yeux. Il est déjà tard…
Perdait-elle l'esprit ? Avait-elle oublié que son cher fils était porté disparu, que Sirius n'avait absolument aucune piste pour le retrouver, malgré tous ces efforts ? Mais de la voir si calme, à l'opposé du désespoir qu'elle avait eu lorsqu'elle était venue quémander son aide, lui retira toute force pour lui rappeler la triste vérité aussi prit-il sur lui et répondit, avec un aplomb renversant :
- Il ne devrait plus tarder.
- Bien, soupira-t-elle, comme si elle avait retenu sa respiration. Je me demande où il était pendant tout ce temps…
Donc, elle se souvenait bien qu'il avait disparue mais, pour une raison qui était inconnue à Sirius, croyait qu'il avait reparu. Il ne pouvait pas le lui rappeler, il n'en avait pas la force, ni la cruauté alors, se souvenant de la joie que sa mère avait ressenti en le sachant heureux en noce, broda avec une facilité déconcertante, un mensonge pour la rassurer.
- Il est amoureux, mère. Expliqua-t-il. Une jeune française… De bonne famille ! rajouta-t-il, sachant pertinemment que cela était important aux yeux de la vieille femme.
- Vraiment ? Pourquoi n'en a-t-il rien dit ? Il va m'entendre celui-là !
- Il est jeune, mère, coupa Sirius. Il est idiot. Reposez-vous. Je vous réveillerais lorsqu'il sera là, ajouta-t-il en l'intiment au calme.
Walburga acquiesça, sans doute épuisée, se renfonçant dans son lit en fermant les yeux.
- Oui, oui… tu as raison… Je serais plus en forme pour lui rappeler les bonnes manières…
Mais en parlant, elle n'avait pu retenir un sourire d'orner ses lèvres, preuve de l'évidant contentement de savoir ces deux fils heureux en ménage. Sirius l'observa alors que sa respiration se faisait plus calme et qu'elle s'endormait, tiraillé entre le dégout de mentir à sa mère une dernière fois, et la joie de la savoir sereine.
- Dormez-bien, mère.
ooOoo
Ce soir-là, lorsqu'il rentra au manoir, ce fut d'un pas morne, sans énergie. Il ne pleurait pas. Il n'avait pas pleuré lorsqu'elle avait eu son dernier soupir, mais une tristesse sans nom lui broyait le cœur, sans qu'il ne trouve rien pour la combattre.
Soudainement, et contrairement à ce qu'il avait raconté à sa mère, sa vie lui sembla dénuée de tout bonheur : son frère, le seul avec qui il aurait pu pleurer et évacuer sa peine, avait disparu, et sans doute était-il mort depuis le temps. Son meilleur ami ne lui parlait plus, ne voulait plus de lui à cause de son époux... Et son époux, justement, était attablé à son bureau, à rédiger une longue lettre dont il devinait très bien le destinataire !
Sur le seuil de sa chambre, Sirius n'eut pas la force d'avancer plus. Déprimé au plus haut point, il ne savait pas vers qui se tourner. Ses chiens, qui étaient allongés dans un coin de la chambre, vinrent à sa rencontre, réclamant caresse et attention, devinant le malaise de leur maitre, mais Sirius ne fit aucun geste vers eux.
Son attention attiré par les jappements des bêtes, Lucius tourna la tête vers l'entré, surprit d'y trouvé son époux immobile. Il posa sa plume, repoussa son parchemin et se tourna vers lui, lui demandant ce qui n'allait pas.
- Parce que ça t'intéresse, ne put s'empêcher de répondre Sirius, amer, en rejoignant le lit en quelques grandes enjambées pour s'y assoir, posant ses coudes sur ses genoux, ses mains sur les yeux.
- Je ne te le demanderais pas si vraiment je m'en fichais, rétorqua le blond en pivotant plus dans son fauteuil pour pouvoir le regarder.
Les chiens avaient suivi leur maitre, et s'étaient installé autour de lui, la tête posé sur ses jambes ou le lit, présent mais pas envahissant, comprenant parfaitement que Sirius avait besoin de réconfort.
- Pourquoi est-ce que ça t'intéresse soudainement ? Demanda à son tour Sirius en se frottant le visage.
Pas de réponse. Un coup d'œil à Lucius lui appris que ce dernier s'était détourné, sans pour autant reprendre son activité initiale. Se rappelant de ses larmes inexplicables, lorsqu'il lui avait dit ne pas l'aimer, Sirius se releva et se précipita jusqu'à Lucius, lui empoignant les épaules pour le forcer à le regarder.
- Dit-moi ! S'écria-t-il en le secouant, dit-moi pourquoi ça t'intéresse ! Dis-moi pourquoi tu pleurais ! Dis-le moi !
- Sirius ! Tu me fais mal ! Gémit le blond en essayant de se dégager de sa poigne forte.
- Dis-moi ! S'il te plait ! Dis-moi…
Comme s'il n'avait plus d'énergie, ses jambes ne le portèrent plus et Sirius s'écroula sur le sol alors que des larmes enfin coulaient. Ses mains ne tenaient plus les épaules de Lucius, mais sa robe de sorcier. Cependant, ce n'était plus pour le restreindre mais pour se raccroché à lui, comme s'il allait sombrer s'il le lâchait.
- Dis-moi… Suppliait Sirius. Dis-moi que ma vie n'est pas si pitoyable…
Le désespoir dans la voix du brun était tel, qu'il se trouva lui-même pathétique. Etrangement conscient qu'il se donnait en spectacle, Sirius n'avait cependant pas la force de se calmer et continuait de supplier Lucius, s'attendant à tout instant à être repoussé.
Mais, contrairement à ce qu'il pensait, Lucius ne le repoussa pas, et noua même ses bras autour de Sirius, l'invitant à poser sa tête contre ses genoux alors qu'une de ses mains venait lui caresser les cheveux.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? Demanda encore le blond, d'une voix douce.
Sirius ferma les yeux, savourant l'étreinte sans la comprendre. Normalement, s'était lui qui rassurait Lucius, lui qui restait calme et serein, alors que le blond, dépressif à juste titre, se laissait aller à des excès de peur et de désespoir. Et voilà que c'était lui qui cédait à la panique, et Lucius qui le calmait…
- Dis-moi que tu m'aimes, supplia-t-il en rouvrant les yeux pour pouvoir regarder le visage du blond.
Lucius en resta figé de stupeur, ses grand yeux bleus et sa bouche ouverte, quelques secondes, avant de se reprendre, et de refuser d'un signe de tête. Sirius sentit le désespoir lui envahir le cœur, comme si un barrage venait de céder, et du fermer les yeux pour se retenir de pleurer. Il les rouvrit cependant en sentant une main dans ses cheveux.
- Tu sais que je ne peux pas, murmura Lucius. Pour toi, pour moi… Je ne veux pas te perdre…
- Lucius...
- Chut…
En l'invitant à se taire, Lucius appuya sur la tête de Sirius pour qu'il la repose à nouveau sur ses genoux, et le brun se laissa faire, fermant à nouveau les yeux pour savourer l'étreinte, comprenant parfaitement qu'il ne pourrait rien avoir de plus du Veela. Mais c'était déjà bien assez pour lui.
Cette nuit-là, ce fut Sirius qui dormit dans les bras de Lucius, la tête posé dans le creux de son bras alors que le blond lui caressait les cheveux d'un geste lent, veillant sur son sommeil jusqu'au matin.
A suivre…
Je sais que c'est assez canon que Sirius soit en très mauvais terme avec sa mère, et qu'il y ait même de la haine entre eux. Et je sais aussi qu'au début de cette fic, j'ai donné l'impression que ça serais aussi le cas... Pour tout vous dire, je me suis un peu laissé dépassé par ce chapitre. En fait, même si je sais qu'il y a malheureusement des parents qui ne s'entendent pas avec leurs enfants, qui ne les aiment même pas... Moi, j'aime tellement ma mère (c'est Super Maman, ma maman), que j'ai pas réussis à écrire autre chose que... bah ce que vous venez de lire. On a qu'une mère et moi, d'imaginer perdre la mienne... Bref, ce chapitre m'a déprimé.
J'espère qu'il ne vous a pas trop déprimé de votre coté. Et que vous l'avez quand même un peu aimé... Dites-mois ce que vous en pensez dans un commentaire^^
A+
BD
