Chp 8 : L'orage s'abat sur Poudlard

Dolorès Ombrage, fière de son coup, partit en compagnie de sa brigade. Elle parada fièrement en bombant le torse devant les sorciers qui traînaient dans les couloirs. Chacun retenait son souffle, voyant la victorieuse inquisitrice se diriger vers la salle sur demande. Drago et Elsa étaient à sa suite, s'amusant de la situation. C'était le moment fatidique d'aller coincer les Rebelles.

Jack n'avait pas choisi de suivre le chemin emprunté par la brigade. Il fit un détour plus court et monta quatre à quatre les escaliers de Poudlard. La panique le submergea en imaginant ses trois amis se faire prendre et virer du château à tout jamais. C'était impensable! En sueur et soufflant, il continua sa course montant les étages plus rapidement qu'il ne l'avait jamais fait. Il devait aller les prévenir de fuir! Arrivant au bon palier, Jack ne prit pas le temps de s'arrêter et continua sa course folle devant les portraits qui le regardaient d'un air curieux.

C'est alors que le Serpentard tomba nez à nez avec Hans qui lui barra la route de son plus victorieux sourire. Celui-ci n'était pas en tenue de Poudlard mais en habit de noble venu tout droit de son riche pays. Jack passa de la panique à la colère en une fraction de seconde. Il se stoppa martelant le sol de ses pieds et sortit sa baguette crochue:

- Je le savais! C'est toi qui a vendu la mèche! Tu vas me le payer!

Hans prit également son arme avec élégance:

- Je ne vois pas de quoi tu parles, je viens tout juste de revenir du ministère. Mais il est vrai que cette situation me ravit et que je ne compte pas te laisser tout gâcher.

- La ferme! Hurla Jack avec ferveur. Je ne vois pas comment cette stupide bonne femme aurait pu être au courant sans ton intervention! Et comme de par hasard ça arrive dès que tu reviens! Mais qu'est-ce que cela peut bien t'apporter sale Mangemort à la manque!

Le jeune mage noir haussa un sourcil devant cette affirmation. Jack avait enfin compris son rôle auprès de Voldemort, il était temps.

- Ce que ça m'apporte? Juste le plaisir de voir ceux de la lumière se faire écraser par leurs semblables du ministère. Ils sont tous si pathétiques.

Le Serpentard serra les dents. Il devait faire vite:

- Le plus pathétique ici c'est toi! A te mettre à genoux pour lécher les pieds de Frollo et de son maître. Mais peu m'importe, pousse toi de là ou je te réduis en charpie!

- Essaye pour voir.

- Black Thunder!

Jack lança un sort de foudre noir qu'Hans évita de justesse. Le Mangemort frissonna à la vue d'un sortilège aussi puissant et condensé. Il devait faire attention, Jack était devenu très fort:

- Et bien on voit que ces cours de magie noire auront portés leur fruit... Endoloris!

Le sortilège de couleur rouge passa au-dessus de la tête de Jack quand celui-ci se baissa. Son regard noir se planta dans les yeux de son ennemi:

- Tu veux vraiment la jouer comme ça mon salaud. Endoloris!

- Endoloris!

Les deux filets rouges se joignirent et explosèrent à leur contact les propulsant l'un et l'autre de leur côté contre les murs froids du château. Quand le jeune garçon aux cheveux argentés se releva il vit que son ennemi se tenait le bras du côté de sa marque. Hans souffrait de son récent marquage. Il saisit sa chance:

- Ice Storming !

En une fraction de seconde la glace recouvrit le couloir et colla Hans au sol. Celui-ci sentit le froid lui démanger la peau et attaquer son corps. Jack se faufila jusqu'à lui en pointant sa baguette sur le nez d'Hans:

- Echec et Mat. Ressens la douleur de ce sort qui consume son adversaire petit à petit.

Le nouveau Mangemort serra les dents puis se mit à rire. Jack haussa un sourcil et regarda où son opposant planta son regard.

- Trop tard cher Jack, trop tard.

Le Serpentard eut à peine le temps de tourner la tête qu'il vit Ombrage avec sa baguette faire face au mur cachant l'entrée de la salle sur demande.

- Non!

Jack se releva d'une traite et accourut jusqu'à la scène. Toujours sa baguette fumante de froid en main il regarda le jet de lumière exploser le mur alors qu'il arrivait tout juste à sa hauteur. Les gravas lui firent fermer les yeux un instant puis il resta figé sur place.

- Expecto Patronum!

Les applaudissement fusèrent des membres de l'armée quand Mulan réussit enfin à invoquer son Patronus. C'était un petit dragon de style chinois qui s'accouplait très bien avec celui de Li Chang qui était son égal mais en plus grand et à l'allure d'un chien-dragon mythologique. Raiponce eut sa petite larme:

- Tout le monde aura réussi ce sort je suis tellement contente!

Par dessus son épaule elle fixa les autres Patronus avec émerveillement. Ariel avait un joli poisson qui sautait par dessus les têtes des sorciers. Aurore avait crée un petit oiseau d'une beauté incomparable. Blanche Neige venait elle aussi de réussir à créer un lapin des bois qui accompagnait le beau cheval de son amoureux. Mais la plus heureuse de toutes était Mérida qui voyait ses frères avec des petits ours en Patronus. Ils étaient quand même en première année! Et réussir un tel exploit c'était les seuls de leur génération. Enfin il fallait dire qu'ils n'avaient pas encore connu la peur...

La rouquine prit son amie par les épaules et s'étala sur elle:

- Bientôt on aura réussi à siffler tous les cours de cette année sans avoir eu besoin de prof! Je n'arrive pas à y croire que tu arrives si bien à mettre en pratique un sort que tu n'as jamais vu.

- Disons que si j'arrive à en connaître les moindres détails je peux facilement imaginer comment le créer.

Harold prit la rouquine par derrière et se colla à son tour faisant s'effondrer le trio au sol.

- Idiot, rit Mérida.

- Moi aussi je voulais faire un câlin collectif! Surtout après avoir fini d'apprendre le Stupefix aux plus jeunes. Ils sont forts cette année ma parole.

Raiponce se releva grâce à Ariel qui la tira vers l'avant. Harold quant à lui s'occupa de la Weasley qui trébucha sur lui. Pendant un court instant leurs regards se croisèrent. Harold se sentit rougir quand soudain, un bruit de tremblement fit bouger le chandelier.

Les sorciers regardèrent autour d'eux alors que les bruits s'intensifièrent. Tous les Patronus et autres sortilèges disparurent pendant que le grondement fissura le mur. Les miroirs de la salle se brisèrent en mille morceaux. Harold s'approcha pour comprendre mais il se douta de la suite:

- A couvert!

Il sauta en arrière et prit Mérida dans sa chute pour la protéger. Ariel, Raiponce et Aurore en firent de même et s'occupèrent d'Anna pendant que les autres protégeaient les plus jeunes. La cloison explosa provoquant un énorme trou béant dans la salle.

Une fois la poussière retombée, l'Armée de Dumbledore se leva. Mérida croisa le regard de Jack. En une fraction de seconde elle pointa sa baguette sur lui:

- Stupéfix!

Le garçon n'eut pas le temps de réagir qu'il vola par dessus la brigade et se planta en arrière à côté d'une Ombrage aux anges. Raiponce mit une main devant sa bouche sans savoir quoi faire alors que la rouquine tremblait de rage. Dolorès sourit et toute la brigade sortit leur baguette. Le bonbon se planta devant les trois sorciers du Big Four:

- Merci à Jack Frost pour ses informations. Sur ce, Emmenez-les!

Dès ces mots prononcés les Serpentards entrèrent par l'ouverture et s'emparèrent de l'Armée. Elsa s'occupa de sa sœur pour ne pas qu'un autre la blesse.

- Elsa! Arrête, lâche-moi!

- Laisse-toi faire. C'est ta punition pour avoir désobéi aux règles.

Le regard suppliant d'Anna se planta dans les yeux bleus de la Serpentard:

- On ne faisait que d'apprendre rien de plus, aide-nous, s'il te plaît!

- Tais-toi donc!

Elsa n'arrivait pas à faire face à ses yeux pleins de tendresse et regarda ailleurs pendant qu'elle tirait sa sœur en dehors de la salle.

Drago s'en donna à cœur joie en s'emparant de Raiponce. Il la prit par les cheveux et lui fit mal en la tirant. Mérida et Harold furent attrapés par Crabbe et Goyle qui pouffaient comme des gorilles. Une fois tout le monde empoigné ils furent conduits dans le bureau de Dumbledore. Pendant ce temps là, Jack se remit sur pied. Il avait la tête qui tournait en s'étant cogné contre le sol. Il planta alors ses yeux dans celui de ses ennemis jurés. Frollo, Fudge et un Hans bien mal en point lui sourire. Ils passèrent devant lui et partirent pour le bureau du directeur. Il les suivit en boitillant.

Dans le bureau se tenait Albus Dumbledore assis sur son pupitre, Ombrage qui déblatérait toutes sortes de stupidités sur la prise du ministère, Harry et le trio retenus par Drago et compagnie ainsi que les arrivants du ministère qui écoutaient le discours du bonbon. Ombrage était hystérique et folle de joie.

- Vous voyez je vous l'avais bien dit, ils fomentaient un coup d'état contre le ministère pour le compte de Dumbledore!

Fudge approuva peu ravi de la nouvelle pendant que Frollo se délecta de voir la scène. Il contempla Raiponce, Mérida et Harold se faire tirer par les cheveux. Non loin de là, derrière la porte, se tenait les autres membres de l'armée Rebelle en prise avec la brigade. Seule une personne resta dans l'ombre sous le regard perplexe de son frère Li Chang. En effet, Cho Chang était silencieusement en train de pleurer contre une paroi renfoncée du couloir. Elle ne disait rien et personne ne la regardait. Pourquoi était-elle si triste? Son frère n'eut pas le temps de lui demander car son assaillant ne cessait de s'amuser à lui planter sa baguette sur le visage.

Une fois qu'Ombrage eut fini de s'épancher sur l'armée, Dumbledore commença à approuver les faits:

- Oui tout à fait, c'est bien écrit l'armée Rebelle de Dumbledore sur le parchemin, c'est donc bien mon armée.

- Ce n'est pas vrai c'est moi qui..., commença Harry.

- Non c'est nous qui l'avons créée! Hurla Mérida toujours en colère.

- Oh c'est noble de vouloir me protéger mais cela ne sert à rien, le ministère a très bien compris que je voulais m'emparer du pouvoir.

- C'est n'importe quoi, s'emporta Harold dont Crabbe lui tirait violemment la tête pour qu'il se taise. Si on continue comme ça Voldemort et ses adeptes vont tous nous tuer!

- Silence, hurla Ombrage. Il suffit de ses bêtises!

Albus rit un instant en se triturant la barbe:

- J'ai chargé Harry Potter et Mademoiselle Weasley de créer une Armée pour mon compte. Moi et moi seul est responsable de leur acte.

- Non professeur..., supplia Raiponce les yeux pleins de larmes.

Le directeur se tourna vers la blonde et lui fit un petit clin d'œil discret. Fudge décida de mettre la presse au courant et d'envoyer Dumbledore à Azkaban mais celui-ci se leva de toute sa hauteur.

- Oh, vous semblez caresser l'illusion que je vais obéir, comment c'est déjà? Sans opposer de résistance. Et bien sachez que, je n'ai pas l'intention d'aller à Azkaban.

Albus s'approcha de son bureau et sourit aux apprentis:

- Ne vous trompez pas d'ennemis, et ne vous fiez pas aux apparences. Je compte sur vous.

Il refit un clin d'œil vers Mérida et Harry puis s'enfuit avec son phénix dans une énorme explosion de fumée. Les personnes présentes firent les gros yeux et même Frollo grinça des dents d'avoir vu s'échapper une si belle opportunité de voir le plus grand ennemi de son maître en prison, à portée de sa main, sans défense. Peut-être avait-il vu le coup venir pour s'enfuir ainsi?

Finalement l'Armée fut libérée et reconduite dans leur quartier. Jack eut tout juste le temps de s'approcher mais Mérida et Harold le snobèrent de manière magistrale. Seule Raiponce accourut dans ses bras en pleurant:

- Jack! Pourquoi! Pourquoi tu as fait ça!

Elle le frappa de ses petits poings sur son torse froid et il la laissa faire. Il attendit qu'elle se calme.

- Tu nous as trahis! Tu as détruit notre seule arme et fait fuir le directeur! On est tous en danger par ta faute!

Raiponce continua de hurler jusqu'à ce que les forces lui manquent. Jack leva alors les bras et la tint fermement par les épaules. Il la regarda droit dans les yeux:

- Ce n'est pas moi! C'est vrai que ça peut prêter à confusion mais j'ai tenté de vous prévenir, bien trop tard! Je ne sais pas si c'est Hans ou un autre qui lui as dit mais tu dois me croire je ne suis pas un cafteur! Crois-moi je t'en supplie!

Raiponce se mordit la lèvre inférieure:

- Je ne sais plus que croire Jack... tu t'éloignes, tu pars chez l'ennemi, tu m'oublies, tu m'évites... Et là Ombrage affirme que tu nous as vendus, comment je pourrais être sûre de la vérité! Je t'aime tellement que je ne vois pas ce qui est juste...

- Mais c'est un mensonge de sa part pour vous monter contre moi et dissoudre l'alliance qu'on a formé. Moi aussi je t'aime du fond du cœur et je... j'ai des problèmes qui m'empêchent...

Elsa arriva par derrière et les décrocha:

- Jack, aurais-tu oublié que c'est une Rebelle et notre ennemie?

- Elsa ne t'en mêle pas s'il te plaît!

Raiponce se colla au mur et regarda les deux sorciers se coller l'un devant l'autre.

- Je dois te remettre dans le droit chemin. Drago et Hans m'ont demandé de prendre soin de toi et c'est ce que je fais même si tu n'en veux pas.

- Je suis ravi de compter pour toi mais je suis dans une histoire compliquée et qui n'a rien à voir avec cette histoire de Rebelle!

Les Serpentards se fixèrent indécis puis tournèrent la tête vers la Serdaigle, qui, avait déjà disparu. La blonde accourut dans la tour des Serdaigles et partit se blottir dans les bras d'Ariel dont le regard était plus déprimé que jamais.

- Alors ça y est... Notre aventure, nos supers moments dans l'armée se terminent comme ça? C'était tellement génial...

- Je sais oui, dit la blonde lasse. Je ne sais plus quoi faire Ariel... J'ai l'impression que plus le temps passe plus mon monde s'écroule.

La rouquine soupira:

- Je comprends, moi aussi je trouve que les temps sont de plus en plus troubles au fil des années. Espérons qu'un malheur de plus ne va pas nous tomber dessus...

" ... Albus Dumbledore a crée une armée de sorciers pour pouvoir renverser le Ministère. L'inquisitrice Dolorès Ombrage grâce à l'aide de ses assistants est parvenue à percer à jour cet horrible acte envers le Ministre. Avouant les faits et ayant démenti le retour de Voldemort, Albus Dumbledore fuira ses responsabilités. Sa fuite, aussi significative que dangereuse nous montre bien la folie de cet homme âgé. Ainsi ses élèves seront sévèrement punis et remis dans le droit chemin. Dolorès Ombrage est promue Directrice de Poudlard."

La presse étala la nouvelle au grand jour. Elle relaya l'information dans le monde entier et les élèves de Poudlard se sentirent plus seuls que jamais. Mérida avait relu l'article plusieurs fois mais n'en croyait toujours pas son contenu. Adossée à la table avec ses amis et sa famille, elle balança le Sorcerer sur la table:

- Dolorès Ombrage, directrice de Poudlard... Raiponce tu avais raison, son arrivée ici était de mauvaise augure depuis le début. Par ailleurs ce détraqueur et ce procès... Le ministère est parvenu à ses fins!

Harold, assis à côté d'elle, prit un morceau de pain qu'il reposa sans manger:

- Ce n'est pas ça le pire Mérida... Imagine que l'école est sans protection maintenant. J'ai prévenu l'ordre du phénix hier et Sirius pense que Voldemort va en profiter pour passer à l'action. Ses fidèles n'attendent que ça.

Raiponce eut un frisson de terreur en pensant à Astoria.

- Mon dieu, comment en est-on arrivés là?

La voix d'Ombrage arriva des hauts parleurs et la brigade intervint dans la grande salle. Drago les sépara d'un coup de baguette pendant que la voix tonnait l'interdiction des filles et des garçons de se tenir à si proche distance. Mérida se leva aussitôt:

- Ca te plaît hein, de voir ça Drago Malefoy. Ton frère à fait un grand coup! Bravo!

Elle applaudit faussement. Drago se rapprocha tout sourire:

- Je me délecte de ta souffrance Weasley. D'ailleurs les réunions entre élèves sont interdites. Barrez-vous où je vous envoie chez la directrice!

Harold se leva et fit signe aux filles d'aller dans la forêt. Ceux-ci si retrouvèrent bien difficilement. Ils spéculèrent sur le futur et surtout ils s'en prirent à Jack qui de son côté, se retrouvait seul, sous le cerisier...

Le Serpentard avait le cœur serré. Il s'était fait avoir par un acte stupide et n'avait pu s'expliquer. Après tout il s'était éloigné c'est normal que le trio ne lui fasse plus confiance. Par dessus son épaule il fixa Anna qui courrait derrière Elsa:

- Ne t'en vas pas! Il faut qu'on parle!

- Je t'ai dit de te tenir loin de moi tu n'écoutes jamais rien! Souviens-toi de la soirée du bal, je ne veux pas te faire de mal.

- Mais tu ne me feras pas de mal, on est sœurs et je crois en toi.

- Tu es trop naïve!

- Non je suis sûre que tout ira bien Elsa. Explique-moi ce qu'il se passe pour que tu changes à ce point. Que tu rentres dans cette brigade et que tu t'amuses à nous faire du mal. Elsa tu souffres!

La Serpentard regarda la Gryffondore. Elle serra ses mains sur sa baguette puis lui lança un sort de glace pour l'éloigner. Anna ferma les yeux un instant. En les rouvrant, sa sœur avait disparu.

Jack ferma les yeux devant ce qu'il venait de voir. Qu'est-ce qui le poussait lui et elle à tant s'éloigner des êtres aimés? Le Serpentard pensa que ça venait sûrement des circonstances, de mauvaises choses qui tournaient autour d'eux et les poussaient à rester seul. En fixant le cerisier, il se souvint des beaux jours avec le Big Four. Cela lui manquait énormément...

Les jours suivant, dans ce contexte froid et tendu, les sorciers subirent les foudres les plus noires d'Ombrage. Les soirs, l'armée Rebelle eut le droit à une heure de punition torture et les portes du château furent condamnées dès la fin des cours. Les plus à en souffrir furent les premières années de l'armée qui comprirent que le temps de la révolte était bel et bien fini. Plus aucun sorcier n'osa broncher. Ombrage avait repris les rênes ainsi que Hans et les Serpentards. Jack avait du rendre son badge de préfet, tout comme Raiponce. Ensembles ils l'avaient rendu mais ils ne s'étaient pas parlés et finalement s'était séparés sans un mot. L'un comme l'autre tournèrent dans le couloir opposé, une main sur le cœur. Jack rentrait dans son dortoir et luttait contre la voix qui le harcelait de ce dilemme. Raiponce retourna dans la tour, se blottissant contre la fenêtre en pensant à Astoria Gothel. Du côté de Mérida elle s'occupait des triplés blessés sous le regard attendri et furieux des jumeaux. Quant à Harold, il regardait par la lucarne et pensait à Krokmou qu'il ne pouvait plus aller voir. C'était un temps plus qu'orageux qui s'abattait sur Poudlard.

Un mois entier passa sans que rien ne change. Le silence entre les sorciers et la déprime envahissait le château. Le Big Four ne se réunissait même plus, ils ne le pouvaient pas. Et Jack s'enferma avec Elsa dans un mur de solitude. Vint alors le temps des BUSES. Ces examens que tout le monde avaient oubliés jusqu'au changement de directeur.

Chacun s'était préparé de son côté et par chance Raiponce put continuer à utiliser son retourneur de temps en cachette pour continuer à faire toutes ses matières. Les révisions étaient le seul moteur des cinquièmes années qui stressaient à l'approche des épreuves. Le jour J, la grande salle fut préparée sous la surveillance du tyran Ombrage. En silence comme toujours, les sorciers prirent place. Etonnamment, Raiponce se sentait bien. Travailler lui faisait oublier et les examens lui rendaient le sourire comparé à la plupart des sorciers qui pleuraient sur leur sort. Pour Mérida c'était surtout un cauchemar qui continuait. Elle avait toujours pensé passer ses examens sous le dur regard de sa mère, mais jamais dans une telle atmosphère avec Dolorès. Quand elle retourna sa feuille et vit les questions elle en gémit de tristesse.

Harold et Jack se fichaient un peu de tout ça et se sentaient de toute manière prêts pour les avoir. Mais dans leur esprit les garçons ne pensaient qu'aux filles. Jack fixait Raiponce d'un regard dévorant de tristesse pendant que celle-ci partait dans son challenge de BUSE. Harold regardait Mérida avec un petit air amusé puis il fixa Jack méchamment pour finir par se concentrer à nouveau. Le froid était toujours là et rien ne laissait présager à une éclaircie.

Pourtant, devant la porte de la grande salle, l'armée Rebelle était là. Ceux qui n'avaient pas de BUSES à passer. Les jumeaux avaient prévu un grand coup et l'aide des autres étaient la bienvenue. Les paroles d'Harry et de Mérida résonnaient encore en eux. Mulan et Li avaient pris l'initiative pour rassembler du monde. Après s'être entretenu avec sa soeur Li savait qu'elle avait été abusée par du Véritaserum. La colère le rendait dingue et Mulan avait proposé un grand retour de la lutte contre Ombrage. Elle avait décidé de prendre les paroles du Big Four à la lettre et de continuer, quoiqu'il arrive, à lutter. Jusqu'à la fin. Sur ce, Mulan amena les filles à combattre et Li les hommes. Ils s'en prirent à la brigade inquisitoriale qui gardait les portes. Ariel, Vanellope, Aurore, Anna et même Blanche était venues pour mettre le boxon. Li prit Philipe, Charmant et Eric à ses côtés ainsi que les triplés qui s'occupèrent de Rusard. Ensembles ils laissèrent les jumeaux passer et regardèrent le spectacle avec ravissement.

La porte de la grande salle tonna. Cela dérangea les sorciers qui se retournèrent. Ombrage serra les dents quand cela devint plus insistant. Elle commença à se déplacer sous le regard de tous. Raiponce décolla ses yeux de sa feuille pour planter son regard sur le Bonbon guindé. Chacun en fit de même. Cependant les yeux de la blonde croisèrent ceux de son amour dont la tristesse lui dévorait le visage. Elle ouvrit la bouche et baissa les yeux. Puis soudain la grande porte s'ouvrit et le rose bonbon remarqua la brigade au sol ainsi que l'armée Rebelle devant. Elle allait hurler son mécontentement quand une petite flammèche arriva sur son visage.

Elle voulut demander ce qu'il se passait à Hans quand elle le trouva au sol. Il avait le nez rouge et Anna montra le poing. Elle lui avait administré un coup de poing magistral pour passer sa colère. Dolorès fut alors assaillie par l'arrivée des jumeaux sur leur balai qui hurlèrent leur joie et lancèrent leur feux d'artifice. Ceux-ci entrèrent dans la salle et firent voler les feuilles sous les cris joyeux des sorciers. Mérida se leva de bonheur et regarda l'armée qui se tenait devant la porte. Elle eut les larmes aux yeux. Elle se mit alors à danser sous les feux d'artifice rejointe par Harold. Raiponce soupira puis se leva à son tour. Ils regardèrent les feux crépiter et une Ombrage rouge de colère.

Puis eut lieu le grand final! Crée par Li Chang et donné aux jumeaux, un énorme dragon chinois en feu d'artifice explosa au-dessus de tout le monde. La créature en feu s'avança alors vers le bonbon qui tremblota et hurla en fuyant. Mérida n'avait jamais autant ri. Cela faisait si longtemps qu'elle en eut mal aux côtes. Quand l'animal explosa tous les écriteaux furent détruits en un coup. Les jumeaux et le reste de l'armée décidèrent alors d'amener tout le monde dehors pour hurler leur rébellion et leur soutien à Dumbledore. Ils suivirent tous le mouvement, ou presque. Seules deux personnes restèrent en arrière ainsi que d'autres Serpentards. Jack et Raiponce se firent face. Alors que les explosifs détonaient dehors, le couple se fixa.

Le Serpentard s'avança vers la Serdaigle qui baissa le regard. Jack se stoppa à quelque mètres:

- Raiponce... Dis-moi quelque chose... Ca fait un mois que je n'ai pas entendu ta douce voix d'été... Tu me manque plus que tout!

La blonde rougit. Elle releva la tête:

- Désolée. Je me suis concentrée sur les BUSES et je n'avais plus envie de penser à la brigade, à l'armée...

- Tu ne me crois toujours pas?

- Je ne sais pas. J'ai envie d'y croire.

Jack se gratta l'arrière de la tête:

- Réfléchis mon soleil. Tu crois que je t'aurais mise en danger d'expulsion? Toi et aussi Mérida et Harold. Je vous adore. Je t'aime! Et ça tu dois le voir dans mes yeux.

La jeune blonde leva les yeux dans les siens. Elle sourit un peu:

- Je sais oui mais ça n'explique pas tout. Pourquoi tu nous fuis? Pourquoi tu semble souffrir à chaque instant? Comment la brigade a été au courant? Explique-le moi! Maintenant!

Les yeux fugaces et profonds de Raiponce firent défaillir le cœur de Jack. Celui-ci eut un fou rire inexplicable et nerveux:

- Tu as raison je fais tous les choix les plus stupides de la terre. Je me demande encore pourquoi je ne t'ai pas parlé de mes soucis plutôt que de rester tout seul mais ça doit être moi, oui c'est toujours moi le problème. En fait je...

" Jack, si tu ne te dépêche pas, je tuerais Sirius Black et Remus Lupin ainsi que tous les autres. Oui Jack, viens à moi! Viens me voir que je t'offre enfin une chance d'être sauvé de tes problèmes. Tu te sentiras tellement mieux. Viens! Je t'attends au ministère! On aura une belle entrevue toi et moi! "

Le Serpentard posa un genou au sol, le regard exorbité. Raiponce accourut et s'agenouilla:

- Qu'est-ce qu'il y a!? Tu as besoin de mes cheveux? Tu es malade?

- Mais tu vas la fermer oui! J'en ai marre de toi!

Raiponce ouvrit grand les yeux. Elle allait se reculer quand il l'attrapa par le bras:

- Non ce n'est pas à toi que je parlais... C'est... Ma tête qui...

" Hmmm je prend plaisir à torturer Lupin. Tu l'adores n'est-ce pas? Ca n'en est que meilleur de le voir souffrir sous mes Endoloris! "

- Je ne comprend rien... Paniqua La Serdaigle.

- Lupin! Sirius! Ils sont en danger au ministère! Comme Elinor!

Jack se tint la tête. Raiponce appela Mérida et Harold mais ils étaient en train de faire la fête sous l'au revoir des Weasley. Jack semblait tellement souffrir. Raiponce prit alors sa tête entre ses mains. Elle l'embrassa fortement pour qu'il réagisse. Celui-ci ressurgit de ses pensées et la voix se tût. Il se sentit porté par le baiser et y répondit. Quand la blonde le relâcha il resta choqué. Elle le fixa longuement:

- Lupin et Sirius sont en danger? Est-ce vrai?

- Que... Je... Oui! Une voix dans ma tête n'arrête pas de me harceler depuis des mois. Et là elle s'en prend à ce qui m'est cher! Il faut prévenir Harold!

- Compris!

Raiponce ce leva et aida Jack à se mettre debout. Elle lui tint la main pour qu'il ne vacille pas puis le tira dehors. Il la suivit sans trop comprendre puis sourit. Il regarda sa main dans la sienne et se laissa porter.

Arrivant dehors, Raiponce se fraya un passage entre les sorciers qui regardait le W affiché dans le ciel. Elle agrippa Harold qui ne comprit pas pourquoi elle insistait comme ça. Il se retourna et croisa le regard paniqué de la blonde ainsi que mal en point de son ami. Il tira Mérida qui chantait et ils se retrouvèrent à l'écart. La rouquine croisa les bras:

- Quoi, il veut quoi le paria?

- Attend, l'arrêta Harold. Ca va vous deux? On dirait que vous avez vu un fantôme...

- Il semble que Lupin et Sirius soit en danger!

- Comment!? répliqua Harold furieux. D'où ça sort ça? Où est Sirius?

Mérida mit un pied en avant:

- C'est sérieux ça?

Jack appuya fortement sur la main de Raiponce pour se tenir droit:

- Oui! Une voix me harcèle depuis un moment et elle va s'en prendre à eux au ministère. Que vous me croyez ou non pour l'affaire de la brigade je m'en fiche mais Lupin! Et Sirius, je ne veux pas qu'il leur arrive malheur.

Hermione, Harry et Ron déboulèrent de la foule. Les regards se croisèrent. Mérida comprit la dangerosité de l'instant:

- Sirius et Lupin sont en danger! Dit-elle alors qu'Harry ouvrit grand les yeux.

- Oui! J'ai vu Sirius se faire torturer par Voldemort!

Jack soupira:

- Je ne suis pas fou alors. C'est rassurant là!

- Qu'est-ce qu'on fait? Déclarèrent Hermione et Raiponce en symbiose.

Mérida réfléchit un instant:

- Il faut appeler l'ordre!

- Oui, continua Raiponce, je vais aller chercher les autres de l'armée, plus on sera, mieux ce sera pour prendre des décisions!

- Ok... Nous on va prendre le réseau de cheminée d'Ombrage, déclara Harry sur de lui.

Les deux groupes se séparèrent. Le Big Four partit chercher les autres dans la foule. Raiponce et Jack se tinrent la main sans la lâcher. Harold et Mérida en firent de même coincés au beau milieu de cette densité de sorciers en transe. Appeler tout le monde fut long mais ils réussirent à réunir les membres des Rebelles. Une fois ensemble ils se dirigèrent dans le bureau d'Ombrage. Là, ils tombèrent sur une inquisitrice en colère et un trio pris sur le fait.

- Et merde, lâcha Mérida de but en blanc.

Harold sortit sa baguette pour défier Ombrage. Il voulait sauver Sirius coûte que coûte mais Anna l'en empêcha:

- Ca ne va pas ! Tu risque trop gros!

- Mais...

La brigade arriva au même moment et tout le petit monde se retrouva coincé dans la pièce rose flashy.

Drago demanda à Jack de l'aider mais celui-ci lui asséna un énorme Non qui surprit Mérida. Ombrage plaça alors Harry et le Big Four sur des chaises. Elle était en colère, une furie rouge qui ne cessait d'hurler. Elle commença à donner des gifles:

- Vous alliez voir Dumbledore n'est-ce pas?

- Vous êtes parano, lui envoya Harold qui se prit une claque monumentale.

- Occupez-vous de vos oignons sale folle, enchérit Mérida.

- On a autre chose à faire que de subir votre règne sans valeur, dit Jack en fixant Mérida d'un sourire.

Celle-ci lui répondit d'un hochement de tête. Raiponce se mordit la lèvre:

- En fait on s'en fiche d'être virés mais laissez-nous partir!

- Jamais, hurla Dolorès en transe.

Au même moment arriva Severus:

- Vous vouliez me voir madame?

- Rogue oui! J'ai besoin d'avoir des réponses! Donnez-moi du Véritaserum!

- Je crains malheureusement que vous ayez épuisé ma réserve avec Miss Cho Chang pour trouver la salle sur demande.

Il insista sur ce point en regardant Jack. Severus était au courant? Oui forcément, il le surveillait pour le compte de Lucius.

Un poids s'envola tout à coup et le trio se retourna sur Jack. Li serra les dents de colère. Mulan lui posa une main compatissante sur l'épaule. En cet instant critique, Raiponce se tourna vers son bien aimé. Harold et Mérida gêné baissèrent les yeux puis le fixèrent d'un regard entendu. Jack sourit. Cela faisait tellement longtemps que ses lèvres n'avaient pas été aussi ravies de se relever. Oui, en cet instant le Big Four comprit son erreur. Ce gros quiproquo qui avait amené à de telles situations. Dumbeldore avait vu juste il ne fallait pas se fier aux apparences et il fallait surtout ne pas oublier qui était vraiment l'ennemi. Raiponce prit la main du Serpentard. Puis Mérida prit l'autre, Harold serra la main de sa rouquine et ensembles ils se comprirent. Seule Raiponce lâcha un rire devant une Dolorès perdue:

- On est tellement stupides.

Le Big Four sourit. L'armée sourit. Harry sourit. L'orage commençait à s'en aller mais un autre plus menaçant et noir approchait au ministère. Il fallait faire vite. Très vite.