PROMPT : Reviens ici !


Hermione lisait seule dans la salle commune des Gryffondor. Il pleuvait à l'extérieur, et elle avait eu une envie soudaine de calme. Harry était une fois de plus parti en vadrouille, probablement en compagnie de Drago. Ces deux là avaient réussi à devenir aussi amis qu'ils avaient été ennemis, et Hermione était heureuse que Harry trouve autant de soutien.

Pattenrond allait et venait, se frottant contre ses jambes avant d'aller vaquer à ses occupations de chat un peu partout.

Lorsqu'elle le vit se faufiler dans le dortoir des garçons, elle ne s'inquiéta pas étant donné qu'il aimait dormir de temps à autres dans le lit de Harry.

Lavande s'installa à ses côtés, Sorcière Hedbo à la main, avec un grand soupir. Hermione leva les yeux de son livre pour lui jeter un bref coup d'oeil et Lavande en profita immédiatement pour lui sourire et engager la conversation.

- J'ai croisé Harry dans le couloir. Il était encore avec Malefoy !

Hermione leva les yeux au ciel avant de poser son livre sur ses genoux, dévisageant Lavande.

- Lavande, ils s'entendent mieux maintenant.

La Gryffondor se pencha vers Hermione, les yeux brillants.

- J'ai entendu une conversation entre Dumbledore et le professeur Lupin. Ils ont entendu la rumeur et le professeur Lupin disait qu'il fallait les séparer.

Hermione ouvrit de grands yeux stupéfaits.

- Quoi ? Mais… Pourquoi ?

- C'est étrange hein ? Je sais que Malefoy est un Serpentard mais il est moins… insultant depuis quelques semaines.

Hermione acquiesça se plongeant dans ses pensées. Lavande soupira bruyamment avant de reprendre.

- Je trouve ça stupide de vouloir interférer ! Si Harry devient ami avec Malefoy tant mieux !

Lavande regardait Hermione avec un air de défi, attendant une réaction. Hermione passa pensivement la main sur la couverture de son livre, puis elle sourit.

- Donc tu n'en voudrais pas à Harry ?

- Bien sûr que non !

- Même si certains pensent que Malefoy est un Mangemort ?

Lavande hésita, et Hermione se rendit compte que la jeune fille n'était pas aussi écervelée qu'elle pouvait le montrer.

- Il le deviendra sans aucun doute si personne ne l'aide. Voir que Harry est prêt à aider… tout le monde pourrait… aider.

- Lavande, tu es en train de me dire qu'il y a des enfants de Mangemorts qui voudraient de l'aide de Harry ?

Lavande hocha la tête doucement en tordant son magazine.

- C'est comme ça que je sais pour Harry et Malefoy. Mais… je voulais savoir…

- Si Harry est sincère ? Tu le connais Lavande ! Bien sûr qu'il l'est !

- Je peux transmettre ce que tu m'as dit ?

- Oui. Et tu peux ajouter que je suis moi aussi prête à tendre la main, surtout depuis que j'apprécie certains Serpentard.

Lavande gloussa, en secouant ses boucles blondes.

- Je t'ai aperçue une fois discuter avec Zabini. Tu ne choisis pas les plus moches, Hermione !

Hermione rougit légèrement, et Lavande gloussa de plus belle.

- Surtout quand je pense que Parvati t'a vue dans les bras de Malefoy en personne !

Gênée, Hermione s'empourpra de plus belle et détourna la tête.

- C'est juste que…

- Non ne te justifie pas ! Mais pense aux copines au lieu de garder tous les beaux mecs ! Harry, Malefoy et Zabini, tu vas te faire des ennemies.

Hermione cacha son visage dans ses mains, avec l'impression qu'elle devait irradier tellement elle sentait ses joues chauffer. Lavande riait, amusée.

D'un coup, leur moment entre fille fut dérangé par des hurlements de rage. Les deux lionnes échangèrent un regard inquiet avant de regarder en direction du dortoir des garçons d'où provenaient les cris.

Pattenrond en émergea, poil gonflé et l'air encore plus mauvais qu'à son habitude. Il fila immédiatement derrière Hermione, crachant et feulant.

Quelques secondes après, un Ron Weasley écarlate et écumant de rage surgit.

- Reviens ici sale bête ! Si je t'attrape…

Hermione ne savait pas si elle devait s'inquiéter pour son chat, pour son ancien ami ou si elle devait éclater de rire face au ridicule de la situation. Lavande décida pour elle en éclatant d'un rire strident, et Ron la fusilla aussitôt du regard.

La jeune fille ne put s'empêcher de s'adresser à celui qui fut son petit-ami quelques temps d'une voix moqueuse.

- Alors Ron-Ron ? Un problème de chat ?

Il grogna en direction de Lavande.

- Cette saloperie de chat ne sortira pas d'ici vivant !

Hermione se leva aussitôt, oubliant ses hésitation, vibrant de rage.

- Ronald Weasley ! Tu vas laisser mon chat tranquille !

Le rouquin plissa les yeux et retroussa les lèvres sur ses dents.

- Ton putain de chat a pissé sur mes affaires ! Je vais lui tordre le cou cette fois-ci !

Hermione entendit un miaulement colérique de Pattenrond, comme s'il cherchait à communiquer avec elle sur ce qui s'était réellement passé. Elle avait souvent noté que son chat semblait comprendre les choses bien mieux que d'autres animaux et qu'il parvenait à se faire comprendre. Elle n'oublierait jamais comment il avait aidé Sirius dans ses projets de capturer Pettigrew.

Aussitôt, elle braqua un regard accusateur vers Ron.

- Et tu faisais quoi toi ? Mon chat est parfaitement propre !

Ron eut l'air subitement gêné, mais n'en démordit pas.

- J'étais à côté. Il a fait exprès ! Il m'a regardé et il a pissé sur mes affaires !

Face à son regard fuyant, et à sa mauvaise foi évidente, Hermione n'eut pas besoin de jeter un regard vers Pattenrond pour essayer de deviner ce qu'il voulait lui dire.

- Tu faisais quelque chose de mal !

Ron grogna sans répondre.

Avant que Hermione ne puisse ajouter quoi que ce soit, le tableau de la grosse dame pivota et Harry entra dans la salle commune des Gryffondor. Il se figea en voyant la scène qui était en train de se jouer. En le voyant, Ron s'empourpra de plus en plus. Pattenrond trottina immédiatement vers le nouvel arrivant pour se frotter à ses jambes encore et encore.

Hermione gronda.

- Tu fouillais les affaires de Harry ! C'est pour ça que Pattenrond a uriné sur tes affaires !

Ron détourna les yeux.

- Ça ne te regarde pas.

Pattenrond dans les bras, Harry s'avança. Le regard de Ron se posa sur le chat qui ronronnait tranquillement, l'air béat.

- Moi ça me regarde !