Bonjour,

Et nous voici à 50 chapitres.

Aujourd'hui un chapitre sur un couple bien précis Zoro/Law. On espère que vous aimerez. Bonne lecture biz Craft.


Chapitre 50

« Ça grouillait de monde depuis des jours et si ça l'emmerdait, ce Vert-là n'avait pas le temps de s'en préoccuper. Entre deux disputes avec la Rosée, son aide apportée à Mihawk et ses va-et-vient pour mettre une pièce poussiéreuse en ordre, une chose avait disparue.

Une chose qui lui tenait particulièrement à cœur. En fin d'après-midi, il avait retourné sa chambre de fond en comble mais, rien n'avait été trouvé. Comme envolé, l'un de ses biens les plus précieux ne se trouvait nulle part. Pourtant, cette photo avait trouvé sa place attitrée. A l'abri des regards. Dans un coin. Un endroit que seul ce Vert connaissait alors la colère montait et les nerfs lâchaient peu à peu.

Sa chambre était un désordre monstre et il avait préféré sortir pour chercher ailleurs et revenir sur ses pas. Et comme cette journée-là était particulièrement bruyante et remplie de monde, il avait entraperçu ce médecin au détour d'un couloir occupé de se défouler sur l'un des soldats de la Marine.

Zoro avait un instant observé la scène puis, il avait décidé de séparer les deux hommes en amenant plus loin ce Noiraud d'une humeur noire.

- Je n'allais pas le découper si c'est ce que tu as cru, Roronoa-ya~, soupirait Law non sans claquer sa langue à son palet.

- J'suis pas intervenu pour ça, j'sais bien que t'aurais pas risqué une bagarre inutile. Expliquait le bretteur alors qu'il pouvait voir les traits tendus de ce chirurgien. Il était comme ça depuis le réveil et il n'avait pas encore eu l'occasion de lui demander « pourquoi ». De lui parler en réalité parce que ce même médecin avait coupé-court leur dernier entretien qui s'était passé au matin. Qu'est-ce qui se passe Doc' ? Depuis ce matin t'es sur les nerfs.

- …Vraiment. Ce n'est rien, tu devrais plutôt retourner à tes occupations. Avait tranché Trafalgar sans même daigner regarder ce sabreur face à lui et en faisant déjà un demi-tour qui allait être rattrapé si seulement une jeune femme n'était pas intervenue.

- Ah Zoro, j'te cherchais ! Souriait largement Pérona. Apparemment, elle avait oublié sa dernière dispute avec le Vert et sa victoire. J'voulais te rendre ça ! Continuait-elle en montrant la photo qu'elle avait empruntée dans les affaires de son ami et en adressant un sourire à Law comme pour lui dire « je t'assure que j'ai dit vrai durant la pseudo-réception ».

- C'est toi qui l'avais ? Pourquoi est-ce que tu l'as prise ? Grognait la voix rauque du Roronoa en arrachant cette photo des mains de la jeune femme.

- Je te l'ai empruntée, …rien qu'un peu mais tu sais, grâce à moi Tashigi t'apprécie encore plus ! Avait fièrement dit la maîtresse fantôme alors même qu'elle frappait légèrement le bras du garçon aux cheveux verts.

- Quoi ? Et ?

- Vous avez parlé des heures hier, non ? Vous aviez l'air aussi heureux que ces deux gamins sur la photo…, de ce que j'ai pu voir en tout cas. Chantonnait-elle, un peu pour fanfaronner de son habile manipulation, un peu pour montrer à ce docteur encore présent bien qu'ayant fait des pas vers l'arrière, qu'elle avait vu juste pour le futur couple qui se profilait à l'horizon.

- Refais plus jamais ça, Pérona. Ne touche plus jamais à ça et ne compare plus jamais rien à elle…, tu sais ce que ça représente pour moi. Tranchait à présent la voix froide de Zoro. Personne n'avait le droit de parler de Kuina. De se comparer à elle ou de mêler son fantôme à des choses inutiles.

- …Je m'excuse, soufflait la Rosée qui avait pâlit de la voix glaciale. …Je voulais juste…, tu sais-

- Ouais et t'as raison, Tashigi est quelqu'un de bien et malgré son foutu caractère, elle est pas mal.

- Je voulais qu'elle oublie l'image du macho qu'elle avait de toi ! Bon, et bien ma bonne action faite, je retourne aider Mihawk !

Elle avait largement souri et était retournée à ses occupations en laissant le Roronoa seul dans le couloir.

Celui-ci avait d'ailleurs soupiré d'aise de cette disparition, avait passé une main dans ses cheveux puis son visage de cette conversation emmerdante et enfin, il avait fait un demi-tour pour refaire face à cet ébène qui allait le questionner silencieusement.

Du moins, c'est ce qu'il avait pensé. Parce que la Rose partie, cette photo dans la poche de son kimono et son regard à l'affut, Law n'était plus dans ce couloir et s'était volatilisé.

Il avait eu beau le chercher pendant un temps, faire quelques détours près de l'infirmerie ce docteur avait disparu. »

Il avait repensé à cette rencontre fortuite de l'après-midi en entendant la voix de cette colonelle dans la chambre de Pérona. Cette femme allait le rendre dingue si elle continuait de mettre le nez dans ses affaires.

Mais bon, le plus urgent pour l'instant était d'entrer dans cette chambre et d'attraper cette Miss fantôme pour lui parler en tête à tête.

Et bon sang qu'il avait eu du mal à la tirer de cette chambre remplie de peluches et de matériel de couture. Zoro avait dû agripper le poignet de Tashigi pour la foutre à la porte sans pour autant dégrader leur relation amicale, en trouvant des excuses incrédules et en fusillant du regard une Pérona invivable.

- Tu m'écoutes maintenant ? Sifflait la voix exaspérée de Zoro envers la jeune femme.

- Oui, je suis désolée mais je pensais que tu voulais parler à Tashigi. La prochaine fois soit plus clair ! Alors que se passe-t-il ?

- J'pouvais pas faire plus clair, idiote. Crocodile et Bones sont ici, sur l'île. Shun est parti les chercher pour les ramener ici.

- Qu'est-ce qu'ils font ici ? Demandait Pérona en serrant un pan de sa robe entre ses mains. Crocodile n'est plus un Shichibukai que je sache.

- Mihawk soupçonne Akainu de l'avoir ramené ici…, surement la suite de son plan foireux si tu veux mon avis. Expliquait le Vert en soupirant un peu plus. Il n'aimait vraiment pas la tournure des événements.

- C'est de pire en pire, tu veux dire. …Y'a quoi, quatre ou cinq flottes de la Marine, des Shichibukai nourris et logés ici, le commandant, un vice-amiral et maintenant des anciens Shichibukai débarquent ! Enumérait la jeune femme en se laissant tomber sur son lit. Akainu veut anéantir ce manoir et tous ses locataires. On n'a pas l'avantage Zoro.

- Pas beaucoup c'est vrai, mais j'ai déjà vu pire et on peut s'en sortir si on fait les bonnes alliances au bon moment. Assurait le Roronoa d'une voix franche et honnête.

- Y'a intérêt, j'suis encore trop jeune pour aller nourrir les vers !

Un sourire s'était marqué sur les lèvres du bretteur puis, il avait demandé à cette Rose de se taire sur la conversation qu'ils venaient d'avoir avant de lui souhaiter une bonne soirée et de faire attention.

Il avait quitté l'aile des femmes peu de temps après et les mains derrière la tête, il avait longé durant de nombreuses minutes les innombrables couloirs qui faisaient ce manoir.

Du premier étage, il avait assisté à l'arrivée de Crocodile et de son second et s'était moqué de la tête horrible d'Akainu.

Par la suite et non sans lâcher un soupir de soulagement, il avait poussé une porte qu'il connaissait par cœur et qu'il avait refermée derrière lui.

De là, il avait pris une grande bouffée d'air et il s'était dit que Shun avait raison, l'environnement naturel de Law sentait le désinfectant en pagaille. Mais aussi les vieux livres, surtout dans sa chambre et le miel. L'odeur de cette peau légèrement brûlée par le soleil sentait le miel, en avait le gout aussi. Il avait éparpillé ses cheveux de penser ce genre de truc et s'était naturellement rapproché de ce lit déjà occupé. Il se déshabillait au fur et à mesure de son approche et il espérait que l'humeur massacrante de Law se soit un peu apaisée et si ce n'était pas le cas, il espérait lui rendre le sourire avec les quelques informations qu'il avait pu chiner dans la journée.

- Doc', les deux autres viennent d'arriver. T'aurais dû voir la tête d'Akainu, t'aurais aimé j'en suis sûr. Avait dit le Vert pour briser la glace, pour faire réagir cet ébène qui ne bougeait pas d'un pouce.

- Sûrement. Etait le mot de réponse de ce chirurgien peu enclin à la discussion.

- Tu devrais m'dire ce qui va pas…, j'peux peut-être t'aider. Soupirait le Roronoa qui avait soulevé la couette pour pouvoir prendre ce médecin dans ses bras par la suite et qui avait senti l'autre se crisper. Il s'est passé un truc avec la Marine ?

- Non, je manque simplement de sommeil alors si tu permets, j'aimerais dormir. Rechignait à dire la voix bougonne de Law.

- J'y crois pas. Toute la journée t'as été insupportable, je t'ai observé tu sais pis, je sais que le manque de sommeil n'est pas un problème pour toi. Soufflait le bretteur sur la nuque frissonnante du Noiraud qui restait obstinément dos à son cadet.

La lèvre mordue et les poings serrés, Law avait le gout de repousser ce sabreur, d'enlever ces mains qui lui compressaient la taille, cette bouche qui fourmillait sur sa nuque et de ne plus écouter cette voix menteuse.

Zoro le connaissait ? L'observait ? Il n'en croyait pas un mot. Il était le dernier pour tout, toujours, et cette chose ne faisait jamais exception pis cet après-midi, il était même venu à se dire qu'il ne faisait pas le poids face à un membre de la Marine. Alors pourquoi cet abruti continuait de jouer ce jeu inutile ? Trafalgar avait beau connaitre pas mal de choses sur la cruauté ça, il n'avait jamais connu pis il avait vraiment mal au cœur. Tellement que pendant qu'il était seul dans cette chambre, il avait littéralement pris son organe en main pour l'étudier et voir si rien d'anormal n'avait eu lieu. S'il n'avait pas attrapé de maladie, une infection ou autre… et il n'avait rien trouvé. Pas même une tâche noire…, rien.

- Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? Avait alors questionné le Vert qui avait un peu resserré sa prise. Qui se secouait les méninges pour comprendre le silence de ce chirurgien. Law…, si tu dis rien j'peux pas savoir, tu sais que j'suis un abruti alors qu'est-ce que j'ai fait ?

Voyant que le silence allait perdurer, le Roronoa avait pris la décision de se relever et d'attraper les épaules de son ainé pour l'avoir face à lui. Il voulait comprendre ce qui arrivait à son médecin…, ce qui l'empêchait de parler. Le voir aussi. Il avait beau être proche de lui, il lui était impossible de voir son visage et ça l'emmerdait. …Lui, il adorait le visage de ce Noiraud.

Il avait donc plaqué le dos de Trafalgar sur le matelas et avait continué d'agripper les épaules du docteur pour le maintenir en place et avoir une conversation.

Enfin, Zoro ne s'attendait pas à avoir un regard aussi haineux à son encontre.

- Lâche-moi Roronoa-ya~. Crachait l'ébène tel un chat retenu contre son gré.

- Pas avant que tu me dises ce que tu as. Avait répliqué le Vert et en gardant sa prise ferme. Bon sang t'es vraiment un emmerdeur.

- Raison de plus pour que tu me laisses tranquille. Grognait Law alors que son regard avait fui sur le côté, à la recherche d'un truc en particulier. Une chose qui pourrait l'aider et il avait eu vite trouvé.

Une bulle bleue était apparue dans la chambre, les avait enveloppés tous les deux et si tous connaissaient ce pouvoir, il n'avait jamais été utilisé entre eux jusqu'à aujourd'hui.

Et une petite manipulation de la main et un mot plus tard, le médecin se voyait libre et sur ses deux jambes près d'une fenêtre au rideaux tirés.

On pouvait également voir un bretteur incrédule sur le lit qui ne faisait plus qu'enserrer des draps entre ses doigts vexés et incompréhensifs.

- Ok, j'ai compris, tu veux pas que je t'approche, mais j'te laisserais pas sortir d'ici. Assurait Zoro en se redressant et en se mettant lui aussi sur ses pieds. Il n'avait pas l'intention de laisse tomber. Alors crache le morceau et dis-moi ce que je t'ai fait.

- Ce que tu as fait…, soupirait mesquinement Law dans un regard mauvais et rempli de malveillance. Va plutôt te faire de nouveaux amis, t'es doué pour ça.

- Comparé à toi c'est sûr. Je m'savais asocial mais toi c'est bien pire. N'avait pu s'empêcher de répliquer le Roronoa par pur esprit de contradiction et de compétition. Bordel c'est quoi le problème, on s'est tous mis d'accord pour faire de notre mieux et pour nous sortir de cette merde, non ! Doc, me regarde pas comme ça.

- Te regarder comment ?

- Comme si tu me croyais pas. Soufflait le Vert alors qu'il faisait un pas en direction de ce chirurgien.

- …Mais j'te crois pas…, avouait finalement Law. Ce n'était pas de la méchanceté gratuite ou autre, seulement une vérité dite. A cet instant pour lui, c'était impossible de croire une seule parole de ce bretteur. Tu fais comme si tu voulais être avec moi mais ce n'est pas vrai. T'es là parce que t'as pas le choix alors pour que tu comprennes bien, tu peux partir si tu veux, j'te retiendrais pas.

- Quoi ? Tu l'penses sérieusement ? Sifflait ce Vert alors que ses poings se serraient et que son émeraude ne lâchait pas son aîné. Il ne comprenait rien et putain, il détestait les mots qu'il venait d'entendre. Ici par obligation ? Et puis quoi encore, s'il poursuivait ce médecin c'était bien parce qu'il en avait envie. Parce qu'il voulait être le seul à avoir le monopole sur ce chirurgien ô combien emmerdant mais terriblement attachant. Sûrement qu'il avait des tendances masochistes mais bon…, il s'en foutait là !

- Moi aussi je te regarde Roronoa-ya~ et j'ai vu et entendu bien des choses ces dernières heures.

- Vas-y dis-moi ce que tu as entendu et vu. Soupirait ce Vert de mauvaise foi. En voulant attraper ce Noiraud pour le secouer et lui remettre les idées en place.

- Des trucs qui m'ont bien fait comprendre où était ma place. Enfin, si tu me disais plutôt comment ça avance de ton côté. Demandait à présent le Noiraud en se dirigeant vers son bureau pour pouvoir occuper ses mains et calmer ses pensées hasardeuses.

- …Comment ça avance…, bien avec Hancock ça va, elle veut connaître le moindre petit détail concernant Luffy qui est à cent lieues de savoir ce que je suis obligé de faire dans son dos. Avec Tashigi, bien qu'elle soit chiante et sur ses gardes, je lui ai trouvé des bons côtés…, j'ai d'ailleurs essayé de te dire que tu allais devoir faire profil bas avec elle et Smoker si tu les veux comme soutien parce qu'ils ont encore en travers de la gorge ce que tu leurs as fait sur Punk Hazard mais tu m'as pas réellement écouté pis sinon, avec mon copain c'est pas la joie en ce moment. Il me fait la gueule et essaie de me dire que je ferais mieux de passer à autre chose. C'était dit dans un calme étrange et sans fausse note dans la voix. C'était dit, un peu pour passer les nerfs et un peu pour débloquer la situation.

- Ouais…, c'est vrai que vous avez l'air de bien vous entendre toi et Tashigi et vous avez des tas de points communs tous les deux, ça doit rapprocher. Murmurait Law dans sa réflexion.

- C'est pas faux, acquiesçait le sabreur alors qu'il fixait le dos droit de son aîné. Il avait envie de l'enlacer. Durant la réception on avait beaucoup parlé d'escrime même si on était d'accord sur rien. Argumentait Zoro alors que sa marche reprenait.

- Vous êtes parfaits ensemble…, avouait Trafalgar contre sa volonté et parce qu'il était franc même dans ces moments-là.

- Tu plaisantes ? Puis un « oh » avait traversé la tête du Roronoa…, enfin. A sa dernière pensée, il avait soupiré de soulagement et n'avait plus hésité à enlacer ce Noiraud. A le prendre contre son torse malgré les tensions qu'il pouvait créer sur le corps du médecin. Malgré le fait qu'il pouvait sentir cette réticence. Si tu crois que je m'intéresse à Tashigi, tu te trompes. Doc' t'es jaloux pas vrai ? Tout ça là, c'est parce que t'es jaloux de cette femme.

- Non…, de toute façon je ne sais pas ce que c'est. …Lâche-moi… .

A la demande effectuée, Zoro avait resserré son étreinte. Ce n'était pas dans ses intentions de relâcher son ébène, plus maintenant qu'il avait cru deviner.

L'une de ses mains avait resserrées cette épaule menue dans sa paume alors que son nez s'était déposé dans le cou de ce chirurgien enquiquineur. Il l'adorait et si ce Noiraud ne savait pas ce qu'était la jalousie alors il allait le lui apprendre.

- Jaloux ça veut dire, que tu n'aimes pas voir celui ou celle que t'apprécie dans les bras d'un ou d'une autre. Marmonnait le Vert à l'oreille orgueilleuse de Law.

- J'suis pas un imbécile et me donner une définition aussi simpliste est ridicule. Continuait de se renfermer ce docteur.

- Tashigi…, elle est sûrement jolie et appréciable mais tout ce qu'il peut y avoir entre elle et moi c'est de la tolérance et du respect puisqu'on est dans des camps opposés. Argumentait l'épéiste qui ignorait volontairement les remarques de l'autre. Il avait besoin de s'expliquer et de faire comprendre des choses à son médecin de malheur. Il l'avait choisi et en partie pour ça, c'est sûr. Parce qu'il aimait beaucoup l'esprit compliqué de ce docteur tordu.

- Donc, si elle était une pirate il y a longtemps que vous seriez ensemble n'est-ce pas ? Résumait-il en une phrase et en laissant son regard acier se défiler sur le côté. Laissant libre sa nuque à une bouche tentée.

- Absolument pas.

- Pourquoi pas ? Tu la connais depuis que vous êtes enfants non et vous allez bien ensemble.

- Y'a que toi qui pense ça et tu te trompes, la première fois qu'on s'est rencontré elle et moi c'était y'a trois ans. Parlait le bretteur alors qu'il garde son étreinte fermée.

- C'était bien elle non, sur la photo que Miss fantôme t'as rendue.

- Non, soufflait Zoro alors que son front se posait à présent sur cette épaule. …Non, sur la photo c'était moi et Kuina. C'était ma meilleure amie, on était dans le même dojo et on avait le même rêve. …Devenir le meilleur épéiste au monde, mais elle est morte avant de pouvoir le réaliser. Elles se ressemblent c'est tout et c'est ça qui me perturbe toujours quand je dois affronter Tashigi. Elles ont aussi le même caractère alors c'est chiant puisque j'peux pas me donner à fond.

- …C'est encore pire, avait murmurait Law tandis que les tensions de son corps disparaissaient peu à peu. Sûrement habitué à cette proximité, à ce souffle chaud sur sa peau froide.

- Doc' regarde-moi, demandait le Roronoa alors qu'il prenait l'initiative de faire faire un demi-tour à ce Noiraud obstiné et têtu. Tu vois ça aurait été quelqu'un d'autre, j'aurais lâché l'affaire depuis longtemps, mais là c'est toi et je peux pas te laisser croire des choses comme ça. Tu me plais, t'es le seul ici à me plaire et crois pas que t'es le seul à t'inquiéter pour nous. J'ai toujours peur qu'on découvre ce côté-là de toi.

- Quel côté ? Avait rouspété l'ébène non sans froncer les sourcils et en scrutant de ses aciers l'émeraude presque rieur, presque soulagé.

- Ce côté mignon que tu détestes chez toi.

- Je ne-

Tu n'es pas mignon, je sais. Enfin j'te laisse penser ça et tu peux me croire Doc', y'a que toi que j'aime comme ça. Y'a que toi que j'veux comme ça. Que j'ai envie d'embrasser, de toucher, de regarder. …J'veux pas te partager et de tout évidence toi non plus t'as pas envie de me partager et j'adore l'idée. Approuvait le Vert dans un léger rictus et en cognant son front à celui de son aîné. Y'a aucune femme qui m'intéresse seulement un Noiraud que je tiens entre mes mains.

- Ne me traite pas comme une chose fragile Roronoa-ya~, je n'aime pas ça.

- Dommage pour toi, moi j'adore. N'avait pu s'empêcher de faire remarquer le bretteur alors qu'il goutait enfin aux lèvres de Law.

Le bouche-à-bouche était gentillet au début puis la main de Zoro avait glissé vers la nuque de ce médecin pour accentuer leur baiser tandis que l'autre avait ingénieusement glissé dans le creux de ses reins et l'avait fait assoir sur le bureau bloqué contre le mur.

Le Roronoa s'était immiscé entre les cuisses de l'ébène et leur baiser n'en finissait plus. Il était plaisant, vraiment bon à dire vrai.

Law de son côté avait agrippé les hanches découvertes du bretteur puisque celui-ci était torse nu et se cambrait légèrement au gré des pressions que son cadet faisait sur son corps.

Ça faisait du bien, tellement qu'un soupir était intervenu entre leurs lèvres et qu'un sourire était né.

Front contre front, leurs iris étaient entrées en contact et les mains de Zoro avaient lentement glissées jusqu'aux cuisses de ce chirurgien, les avait légèrement surélevées –pour jouer avec, les apprécier à leur juste valeur- et il était revenu quémander un baiser à ces lèvres rougies.

- Zoro-ya~…, qu'est-ce que tu fais ? Murmurait l'ébène alors que ses mains entouraient la nuque de son petit-ami.

- Ça se voit pas ? J'profite de nous, on a le droit à un moment tous les deux.

- Peut-être mais tes mains sont baladeuses.

- Ouais, parce qu'elles veulent te tripoter, t'imagines même pas à quel point. Elles peuvent ? Demandait le bretteur alors que ses doigts pianotaient sur les cuisses du médecin. Que ses doigts jouaient avec le bord du pantalon foncé.

- …Je ne préférerais pas.

- J'vais pas t'écouter cette fois, j'ai trop envie de toi Doc'.

Les mots dits, Zoro avait lentement tiré sur le pantalon de ce docteur qui scrutait le moindre de ses gestes.

Law restait à tenir la nuque de ce Vert alors qu'une main glissait à l'intérieur de son boxer. Il avait eu un tressautement quand les doigts de ce bretteur avaient touché son membre réceptif et si ce docteur avait voulu reculer pendant un moment et arrêter, il s'était ravisé et avait caressé les mèches claires de son cadet.

Ravi de cette chose, le Roronoa avait continué et commençait doucement à caresser le sexe d'un Noiraud qui se durcissait rapidement. Très vite, il avait fini à l'étroit et frissonnait de chaque caresse que le sabreur lui procurait et il aimait.

Les deux s'embrassaient de nouveau et Trafalgar cédait finalement à la tentation. Lui aussi voulait faire plaisir à ce Vert, lui donner ce qu'il recherchait, le garder près de lui.

Leurs langues s'amusaient ensemble, s'appréciaient plus que de raison et une fois à bout de souffle, le Noiraud avait décidé de repousser son cadet et de retrouver le sol. Se laissant faire, Zoro attendait de voir si tout s'arrêtait-là mais, il avait été surpris d'être poussé sur le lit et se faire surplomber par l'ébène. Law était beau avec cet air décoiffé et ses vêtements froissés, avec cet air enjôleur et ce léger sourire.

- Je préférerais ne pas aller jusqu'au bout à cause de tous ces imbéciles mais, je peux te faire plaisir avec ma bouche si tu le souhaites Zoro-ya~. Avait dit Law dans un léger rictus et en laissant son doigt passer sur ses lèvres.

- Oublie ces connards et concentre-toi ici. C'est avec moi que t'es et ce soir, c'est moi qui t'fais plaisir. J'veux t'montrer à quel point tu me plais. A quel point t'es à mon goût Doc'.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Zoro avait fait basculer son ainé sur le matelas, l'avait surplombé dans un large sourire et avait soulevé le t-shirt sombre de Law pour le faire passer au-dessus de sa tête.

Il lui avait croqué le cou, était descendu sur le torse et avait joué avec les deux bouts de chairs frémissants de ses coups de langues. Les mains de Law se perdaient dans les mèches herbeuses et sa bouche se faisait mordre par ses soins pour ne pas gémir trop fortement.

Zoro continuait de parcourir le corps de son chirurgien, croquait le ventre plat et musclé de celui-ci et faisait descendre ce pantalon en coton et ce boxer au fur et à mesure que ses lèvres découvraient.

Et là, devant ce joli membre droit et de bonne taille, Zoro n'avait pas hésité à le titiller puis à le prendre en bouche sous le tressautement d'un ébène surpris.

- Zoro-ya~ qu'est-ce que…- hn~…

Un sourire continuait de parcourir les lèvres du Roronoa alors qu'il effectuait des va-et-vient sur le sexe du Noiraud.

Law essayait d'étouffer ses gémissements tandis qu'il se trémoussait sous le traitement reçu et s'il tentait de relever le bretteur pour le faire arrêter, il ne réussissait qu'à amplifier ces mouvements.

C'était bon. Atrocement bon et Law n'avait pu faire autrement que de se mordre quelques doigts pour ne pas se faire entendre. Il se savait bruyant ou plutôt était persuadé de l'être à cause de ce bretteur. Les minutes défilaient rapidement et si quelques morsures se montraient sur les hanches du Noiraud, que des doigts s'aventuraient dans son intimité, deux mains avaient ordonné au Vert de se relever, pendant que Trafalgar –lui- reprenait un peu ses esprits et laissait son corps s'approcher du bretteur.

De nouveau face à face, la main de Law redessinait sobrement les contours du visage de son amant, il le scrutait, l'analysait pour être plus précis et il était sûr d'avoir senti son cœur manquer un battement. Il avait réembrassé Zoro, ses doigts recommençaient à courir sur la nuque de celui-ci pour finalement, le déshabiller. L'équité n'était pas là et l'ébène voulait rétablir cette injustice.

Et si le torse de Zoro était déjà à découvert et effleuré par des mains douces, son pantalon, lui, descendait et se faisait repousser jusqu'au sol. Pendant ce temps, le pouce du Roronoa caressait la cicatrice de Law –celle à son bras, faite durant la bataille à Dressrosa-. Il voulait prendre soin de lui, le cajoler même si l'autre n'aimait pas ça. Zoro voulait dorloter ce médecin autant qu'il le pouvait.

- J'ai envie d'elle Zoro-ya~ alors laisse-moi faire d'accord. Murmurait Law tandis qu'il faisait de léger va-et-vient sur le sexe en érection de ce bretteur.

- J'voudrais plutôt que tu me laisses m'occuper de toi. Grognait Zoro alors qu'il reprenait de droit des lèvres aguicheuses. Des lèvres auxquelles, il ne pouvait que céder.

- Pas tout de suite, ordonnait l'ébène alors qu'il avait plaqué le Roronoa sur le matelas et qu'il l'enfourchait aisément. …Pour l'instant, je domine et tu regardes. Continuait-il tandis qu'il humidifiait quelques-uns de ses doigts pour ensuite, les ramener à son fessier. Tu vois ce que tu m'obliges à faire ? …Hn~ c'est ta faute d'accord alors prends tes responsabilités. Soupirait le médecin en faisant des va-et-vient en lui et en laissant son bassin onduler au-dessus de celui d'un Vert réactif et vibrant. Pourquoi est-ce que tu souris Zoro-ya~ ? …Reste allongé mh~ ne touche pas là…, feulait-il en laissant sa main sur le torse du sabreur. En laissant son fessier effleurer la verge tendue sous lui et cette main qui n'était pas à lui courir sur son membre fier.

- J'me dis que j'ai de la chance de t'avoir rencontré Doc'…, répondit Zoro alors que ses mains continuaient de découvrir le corps au-dessus du sien. J'veux plus attendre, j'veux t'pénétrer Law…, laisse-moi faire. Marmonnait-il tout en se relevant et en accrochant la bouche entrouverte du Noiraud. En malaxant ce fessier qu'il désirait, en l'étirant un peu plus et en aidant cet ébène à se pénétrer. Laisse-moi te faire l'amour, grondait la voix rauque d'un Roronoa devenu impatient, insatiable. En croquant la moindre parcelle de peau qui se trouvait sous ses dents.

- Enfile ça pour commencer, disait ce médecin en griffant sa lèvre pour retenir un soupir et en laissant son fessier au bon soin d'un bretteur pressé. …Hn, c'est bon…~ c'est vraiment bon Zoro-ya~ mh~, susurrait Law qui se faisait doucement pénétrer par le sexe de son petit-ami. Tout en mordant le pouce de ce bretteur. Touche-moi et han~ …laisse-moi m'occuper de mh~ de ta queue bien raide…, continuait-il de marmonner tout contre les lèvres réceptives d'une algue en perdition. Elle est toute au fond de moi, là… han~ hn…, Zoro-ya~ ne… bouge pas.

Surplombé de Trafalgar, le Vert s'amusait un peu c'est vrai. Donnant quelques à-coups bien placés, il aimait entendre les gémissements retenus de son petit-ami et le voir croquer son pouce. Ces joues rougies aussi et son acier brûlant. …Law était un pêché pour lui.

Mais il consentait à obéir, à suivre chacun des ordres et à écouter cette bouche perverse lui dire des obscénités. Parce que c'était bandant d'entendre Law dire de telles choses. Alors Law montait et descendait au gré de ses envies, à son rythme, en alternant et en gardant ses appuis parfaits sur le torse parfait du Roronoa.

Zoro laissait son pouce se faire mordre par les canines pointues du chirurgien alors que de son autre main, il s'amusait à découvrir et effleurer le fin corps de l'ébène. De caresser son sexe aussi et d'embrasser cette paume qu'il gardait de temps à autre comme un trésor.

Pis merde, le Vert était sûr d'être envouté par le rouge aux joues de ce Noiraud.

- …Hum~ Zoro-ya~… tu grossis encore… hn, c'est bon…~ gémit Law les paupières baissées et la lèvre mordue. Tu aimes… ? Est-ce que mh~ ça te plaît ? Demandait-il alors que son bassin ondulait et que l'une de ses mains griffaient le pectoral du bretteur. Pendant que son ventre se nouait et qu'il s'appuyait sur le Roronoa pour recevoir plus profondément en lui ce membre pulsant. J'arrive à…, la prendre en entière…, hm~

- J'adore ça Law…, hn ouais t'es succulent, répondait le Vert tandis que ses deux mains venaient s'aventurer sur les hanches du charbonneux. …Tu m'plais… c'est mh~ même pire que ça…, avouait-il pendant que ce ventre se nouait. Pendant que ses pulsions parlaient pour lui. Agissaient pour lui. Il en voulait plus, il voulait le mettre sens dessus-dessous. L'embobiner jusqu'au bout et le garder précieusement. Lui donner confiance en eux. Je t'adore…

Un à-coup s'était fait avant que la situation ne se renverse. Law était tombé lourdement sur le matelas et si ses cheveux s'éparpillaient tout autour de son visage et de son regard embrumé, il faisait tomber les dernières barrières du bretteur complètement hypnotisé.

Zoro avait sauté sur les lèvres du médecin alors que son bassin s'évertuait à donner un rythme soutenu et que ses mains de part et d'autre de la tête du Noiraud accrochaient avec ferveur les draps froissés depuis longtemps.

C'était bon et renversant. Les gémissements dansaient dans la pièce, même étouffés ou retenus, le sabreur ne faisait pas la différence et les attrapait tous. Il ne voulait rien laisser à personne et voilà qu'il marquait de nouveau la peau halée de morsures et de suçons en tous genres. Cet ébène n'allait pas aimer quand il verrait toutes ces marques au matin mais il s'en foutait. Royalement. Il n'en n'avait rien à foutre s'il pouvait les admirer plus tard.

Les corps se fatiguaient vite, ou non, c'était tout le contraire, ils avaient de l'endurance à revendre mais des limites par retenue.

En bas, ça brûlait d'excitation et ça donnait des éclairs de lumières blanches et si leurs mains se crispaient et que leurs bouches se rencontraient encore et encore, c'est parce qu'ils avaient le besoin vital de se toucher. D'être aussi proche possible l'un de l'autre.

Donc oui, l'intimité de Law était frappée de toutes parts et frémissait de plus en plus. Devenait de plus en plus sensible, ce qui rendait le tout encore plus agréable. Encore plus addictif.

Zoro étouffait son désir mais très honnêtement, il n'arrivait plus à se retenir et si ses mouvements se saccadaient, devenaient bien trop puissant et dévastateur, les deux y trouvaient leur compte.

Le chirurgien avait fini par jouir entre leurs deux corps transpirants alors que ce Vert souillait l'intérieur d'un condom trop serré et tendu.

C'était super. Ça donnait envie de recommencer mais pour le moment, les deux reprenaient leurs souffles, profitaient encore des sensations. Des centaines de sensations ressenties et si le docteur laissait ce bretteur tout contre son cou, c'était que ses forces l'avait abandonné pour le moment.

Petit à petit, il reprenait ses esprits et réalisait ce qu'ils venaient de faire. Ses doigts restaient à agripper les hanches du Vert tandis que son regard acier revenait sur cette chambre occupée et que sa bouche se faisait investir par une langue câline.

Ensuite, Zoro l'avait amené avec lui contre son flanc gauche et légèrement recouvert d'un drap qui était en réalité le kimono de ce sabreur satisfait mais non rassasié.

- Tu m'en veux Doc'…, demandait maintenant cette Algue en faisant référence à leur acte passé. …D'avoir été contre ton avis ?

- Hn, tu as été pris de chance. Répondait Law sur un ton bas et calme. Serein pour être exact. Tu es toujours sûr de ce que tu m'as dit tout à l'heure ? Questionnait-il avec les yeux fermés, en espérant avoir déjà la réponse en tête.

- Certain…, il n'y a que toi qui m'intéresse.

Un léger rictus s'était montré sur le visage du médecin et même si une main l'embêtait au niveau de son crâne, il n'avait pas le courage de bouger ou de repousser.

Il avait eu la réponse qu'il souhaitait et il voulait y croire. C'était un novice dans ce genre de relation et il savait que tout n'étaient pas à prendre pour argent comptant mais normalement, il ne se trompait pas à faire confiance en ce Vert.

De l'autre côté du lit, Zoro cajolait son ébène dans ses bras et étanchait sa soif d'un docteur appétissant et craquant.

Le sourire aux lèvres, il espérait avoir calmé les inquiétudes de ce Noiraud et si ce n'était pas le cas, il se promettait d'essayer encore et encore même s'il était persuadé de faire des erreurs. Il se savait capable de tenir tête à son aîné et de lui faire entendre raison quand il s'agissait d'eux. Il l'espérait du moins. Ses lèvres sur le front méché du docteur, il s'était couvert de la couette retrouvée et avait installé un cocon confortable pour eux deux. …Roronoa Zoro venait à adorer les nuits depuis peu.