THE BIGGER THEY ARE de LadyExcalibur2010

CHAPITRE 54

Tout s'accélère

Ce ne fut pas vraiment une surprise que Masen vienne frapper à ma porte à la première heure mercredi matin. Lorsque j'ouvris je clignai des yeux et il me fit un grand sourire. "Salut voisin! Puis-je t'emprunter une tasse de sucre?"

Je fronçai les sourcils. "Tu peux aller l'emprunter en enfer si tu veux," me plaignis-je. Je regardai ma montre. " Ce n'est pas encore cinq putain d'heures et demi."

"Cinq putain d'heures et demi?" demanda Masen. "C'est comme ça que l'on donne l'heure dans l'armée? Je suis toujours perdu avec ça. Vous avez aussi six zut heures quinze et onze bordel d'heures quarante-cinq? Et quoi à propos de sept mords-moi heure pile?"

Je roulai des yeux. "Je vais prendre un café," dis-je. Il me suivit dans la cuisine. Comme un mauvais petit chien. Sauf que j'aimais les petits chiens. Je me servis du café et refusai de le regarder avant d'en avoir avalé deux gorgées.

"Pourquoi t'es-tu levé si tôt ce matin?" lui demandai-je finalement. Masen étaient presque en train de vibrer là devant moi.

Il secoua la tête. "Je ne me suis pas levé, je n'ai pas dormi," expliqua-t-il rapidement. "Je suis resté debout toute la nuit. Il me faut un bon moment pour m'adapter au décalage horaire." Il soupira et ses mains tapaient les côtés de ses jambes. "Evidemment les six canettes de boisson énergisante que j'ai bues doivent quelque chose à voir avec mon état d'agitation."

"Tu crois?" lui dis-je sèchement. Il s'approcha de la cafetière et je posai ma main sur son torse. "Eloigne-toi de la caféine, mec."

"Allez grand frère!" se plaignit-il. "Juste un? Je peux m'arrêter je te jure que je peux."

"Considère que je fais ça parce que je t'aime," lui dis-je en le poussant loin du café.

Il bouda et s'appuya contre le comptoir faisant tressauter ses pieds. Il me fatiguait rien que de le voir faire. "Est-ce que tu peux arrêter ça?" lui demandai-je. "Tu me donnes mal à la tête."

"Alyssa m'a dit de partir de la maison ou sinon elle allait me châtrer," admit-il. "Je pense qu'elle l'aurait fait."

"Tu lui diras qu'elle te garde en laisse sinon je déménage sans vous laisser mon adresse," répondis-je. "Sérieusement? Avant six heures du matin? Ça doit même être illégal. Ou ça devrait l'être."

Je pris une autre gorgée de mon café et regardai mon frère. Il m'observa pendant une minute puis poussa un cri assez fort qui me fit sursauter.

"Tu l'as fait!" déclara-t-il. "Vilain garçon. Tu l'as fait. Tu as eu des rapports. Vilain. Tu as fait la bête à deux dos. Je sais que tu l'as fait."

"Quoi?" demandai-je faisant semblant de ne pas comprendre. Je lui tournai le dos pour remplir ma tasse de café. "Je ne sais pas de quoi tu parles."

"Tu as couché," insista-t-il. "Tu as fait le cochon, tu as baisé Bella. Tu..."

"Tu vas la fermer, Masen," dis-je d'une voix désinvolte. "Je n'ai pas le temps d'écouter tes conneries aujourd'hui. Je regardai l'heure à ma montre. "Euh... tu n'es arrivé ici que depuis huit heures et je suis déjà fatigué de toi." Je lui souris. "C'est un record, même pour toi, frangin."

Masen soupira et grimpa sur le comptoir, il était assis là sa tête appuyée contre les placards. "Je me sens comme ce gamin dans le film de Will Ferrel. Complètement shooté à l'une ou l'autre de ces boissons énergisantes." Il souffla. "Désolé grand frère. Mais j'ai énervé Alyssa et tu es la seule autre personne que je connaisse en ville mis à part Bella. Et je préfère qu'elle garde une bonne opinion de moi. J'imagine que c'est trop tard avec toi."

"Ouais, c'est vrai, tu as raison."

Il bouda. "Tu es méchant."

"Et tu es vraiment un gros con," je ne pus m'empêcher de rire. Après tout, 'j'avais fait la bête à deux dos' comme il l'avait dit. Et ça, ça me rendait serein.

Je secouai la tête. Aussi ennuyeux qu'il puisse être c'était bien qu'il vienne vivre près de moi. Bien sûr, je serai libre de changer d'opinion à ce sujet à tout moment. Nous restâmes silencieux un long moment puis Masen descendit du comptoir. Il avait quelque chose en tête. "Je dois partir pour mon travail dans deux semaines," dit-il finalement.

Je hochai la tête. "Tu veux que je m'occupe d'Alyssa et des garçons? Tu sais bien que je le ferai, " lui dis-je.

"Oui je sais." Il haussa les épaules. "Je suppose que je suis juste inquiet. Je me sens coupable parce je lui ai fait traverser tout le pays et deux semaines plus tard je m'envole vers la Floride, la laissant là, se charger de tout."

Je lui souris.

"Tu pourrais être surpris d'entendre ça mais je pense qu'elles peuvent vraiment se passer de nous," admis-je. "En fait je pense qu'elles veulent juste nous faire plaisir."

Il sourit et je pus voir cette vieille étincelle dans ses yeux. Ah par l'enfer. Il fallait que je m'en occupe et que je le fasse se sentir mieux, n'est ce pas? "Ouais, j'y avais pensé tout seul, merci."

Puis je me rappelai de quelque chose. Ça devrait le rassurer aussi. "Oh oui tu ne sais pas mais un samedi ou un dimanche, elles décideront... Bella, Alice et Lys iront passer un jour au spa, c'est ton serviteur qui invite.

"Un jour au spa hein?" grommela-t-il. "A quelle occasion?"

"L'anniversaire de Bella," lui rappelai-je.

"Oh merde, c'est vrai," dit-il. "Comment ça s'est passé?"

Je lui souris. "C'était parfait."

Il me sourit en retour. Je vis son sourire se faner. Masen était malheureux mais il n'était pas stupide. C'est ça, réfléchis bien, mec. J'ai juste pensé à tout. "Euh et qui va s'occuper de tous les garçons?" Comme si tu avais besoin de demander Masen.

"Nous bien sûr," lui dis-je franchement.

"Nous?" Il grimace un peu. La vie était douce.

"Nous... moi, Jasper... et toi, bien sûr." Je lui souris ensuite. Son expression se décomposa.

"C'est ... c'est juste vache," dit-il enfin.

Je haussai les épaules. "L'un des hasards de vivre près les uns des autres," lui rappelai-je.

Il hocha la tête. "Bien joué, admit-il.

"Ouais, je sais."

"Je m'en souviendrai," promit-il.

"Tu le feras, j'y compte bien."

Masen acquiesça à nouveau, reparti évidemment dans un autre complot. "Alors... comment se fait-il que tu aies pu coucher avant le grand week-end?" La spécialité de Masen Cullen, changer de sujet de conversation.

Le gentleman en moi me dit de la fermer mais l'autre en moi voulait se vanter un peu. "Elle s'est pointée à ma porte la semaine dernière."

"Et?"

"Elle portait un imper et des dessous sexy... et oh, un énorme sourire," lui dis-je.

Masen siffla. "J'adore quand elle font des choses comme ça." Je ne voulais pas savoir. Je me préparai à réciter le credo du soldat - tout pour ne pas entendre les confidences que Masen était prêt à partager. "Ouais une fois Alyssa ..." C'est le signal pour le credo du soldat.

Je suis un soldat américain

Je suis un combattant et un membre de l'équipe.

Je sers les citoyens des Etats-Unis et je vis les valeurs de l'armée.

Je place ma mission toujours en premier.

Je n'accepte jamais la défaite.

Je n'abandonne jamais

Je n'abandonne jamais un camarade tombé.

Finalement Masen arrêta de parler. Je le regardai. Il semblait avoir fini. Il sourit. "Alors..." demanda-t-il. "Des feux d'artifice."

Je ne répondis pas mais mon visage dut me trahir. "Bien," observa t-il. "Très bien."

Je haussai les épaules. Je ne dévoilerai pas plus de secrets pour la journée.


Les jours entre l'anniversaire de Bella et notre départ du samedi passèrent très vite. Pas qu'ils filèrent très vite - non ce n'est pas ça - mais parce que je n'étais pas vraiment là. Même le major Hutchinson remarqua ma distraction. Enfin vendredi au moment du déjeuner il m'appela à son bureau. Ce n'était jamais une bonne chose. Je m'attendais à des remontrances mais à la place il me dit de m'asseoir. L'expression sur son visage ne disait pas 'je vais te remonter les bretelles.' Je n'étais pas du tout sûr de ce qu'elle disait mais je m'attendais à le savoir bientôt.

"Qu'est-ce qui se passe Cullen?" demanda le major Hutchinson. "Vous paraissez distrait." Oh rien Monsieur. Juste des fantasmes sexuels. Oh et je ne vous ai pas parlé des quatre garçons de la femme avec qui je veux me marier. Ça pourrait me rendre nerveux mais étonnamment je ne le suis pas. Ce qui me rend nerveux c'est que toute ma vie tourne à l'envers et il me semble que je suis d'accord avec ça. C'est juste habituel Monsieur.

Je hochai la tête. "Non monsieur."

Il s'appuya contre le dossier de son fauteuil et passa sa main sur sa mâchoire. "Vraiment?" Il semblait sceptique. Pas que je puisse l'en blâmer. Il avait raison. J'étais distrait, complètement distrait.

"Vraiment monsieur." Je me tortillai sur mon siège juste un peu et il plissa les yeux.

"Vous êtes vraiment sûr de ça fiston?" C'était comme si c'était Charlie Swan qui m'interrogeait.

Je me tortillai de nouveau. "Tout va bien monsieur." Ça allait, ça allait mieux que bien.

Son expression changea de nouveau passant du soupçon à l'amusement. "Auriez-vous quelque chose à me dire Cullen?" Non, rien que je veuille partager avec vous monsieur. Ma bite est en titane et tout ce que je veux faire c'est m'enfouir dans ma petite-amie - presque fiancée - de nouveau. Mais merci de demander.

"Non monsieur."

Le major croisa ses mains sur son bureau et puis se tapota les lèvres avec ses doigts. "Dois-je formuler autrement Cullen. Y-a-t-il quelque chose que vous devriez me dire?"

"Non monsieur." Ce qui allait arriver était du domaine de la vie privée. Ce qui se passait c'est que je vivais dans une sorte de rêve à penser à notre avenir avec Bella et à quoi nous nous étions engagés tous les deux la semaine dernière. Ce qu'il se passait c'est que j'étais en train de perdre la tête parce que j'anticipai le week-end à venir, ce week-end qui allait débuter dans ... je jetai un coup d'œil à l'horloge. Qui allait commencer dans seize heures. Et rien de tout cela n'était quelque chose que je voulais ou avais besoin de partager avec mon supérieur.

Je pensai qu'il allait insister, au lieu de ça il rigola et secoua sa tête. "On dirait que vous êtes pieds et poings liés, Sergent Major."

Je n'avais pas de réponse acceptable à cette réflexion, alors je ne répondis pas. Il m'étudia et rit à nouveau. "D'homme à homme, je dois dire que vous ressemblez vraiment à l'homme qui a trouvé la femme avec qui il va partager sa vie et qui est encore dépassé par tout ce qui lui arrive. Quelquefois tout se passe bien, tu es content tout va bien dans le meilleur des mondes." Il se frotta la mâchoire à nouveau. "Et puis tu rencontres cette femme et tu ne sais plus où tu en es et tu commences à penser 'pour toujours'. Il se pencha ce qui le rapprocha de moi. "Tu ressembles à ça."

"Si vous le dites monsieur."

Il grogna et se rassit correctement. "Souviens-toi juste Cullen, Charlie Swan sait tout et voit tout." Comme si j'avais besoin qu'il me le dise. "Si tu t'occupes bien de sa fille tout ira bien." Il siffla doucement. "Mais si ça n'est pas le cas..." Il laissa la menace planer dans l'air.

"Oui monsieur." Je sais! Bon sang. Je ne suis pas complètement stupide, si?

"Tu vas la traiter convenablement, n'est-ce pas Cullen?"

Oui, oui, oui, bien sûr que oui, bon dieu. "Oui Monsieur."

Il hésita et secoua sa tête. "Hey par l'enfer Cullen vous ne valez pas deux mouches mortes pour le moment. Bouge ton cul d'ici et va voir cette fille alors."

Je sautai sur mes pieds. "Oui monsieur." Ravi de suivre vos ordres monsieur. Je vais faire ça. Et j'étais parti avant qu'il ne change d'idée.


Je filai chez moi, me douchai et m'assurai de prendre tout ce dont j'avais besoin. Je n'avais aucune idée de ce dont j'avais besoin mais j'essayais de tout prévoir. Un dîner dehors? C'est bon. Nager ou jacuzzi? Ok. Dîner décontracté ou promenade. Bon. Jouer au lit et adorer le corps de l'autre encore et encore? Je regardai vers ma queue. Bon et bon.

La dernière activité me suffirait mais je soupçonnais que Bella ne voudrait pas toujours rester dans notre ... chambre? Je pensai que ce serait une chambre. Tant qu'il y avait un grand lit — et peut-être un jaccuzi — j'avais un fort penchant pour le sexe dans une baignoire à l'ancienne et la douche — pareil pour le sexe sous la douche — alors c'était bon. Ma queue était d'accord. Elle était aussi excitée que moi réagissant comme si j'avais de nouveau dix-sept ans en voyant les seins de Stacy Spanetti pour la première fois.

Nous pouvions nous rappeler de ça dans tous les détails. Je n'ai pas oublié ces premiers seins.

Je soupirai et secouai la tête sachant qu'être avec Bella anéantirait tous les souvenirs des autres femmes. Nous étions faits pour être ensemble c'était juste aussi simple et aussi compliqué que ça. Lorsque j'avais manqué de lui rendre mes intentions claires ses fils m'avaient rappelé à l'ordre. Aussi étrange que ça ait été, j'étais content en quelque sorte qu'ils l'aient fait. Ils avaient le droit de savoir, après tout, parce que chacune de nos décisions les affectait.

Et ce serait juste une chose de moins dont j'aurais à m'occuper ce week-end.


Nous avions décidé que je passerai juste du temps chez elle ce soir-là. J'avais loué un film qui convenait pour les garçons. Elle très compréhensive quand il s'agissait de ces choses là mais j'avais appris à lui en parler avant de décider. Et j'étais aussi bon pour anticiper ce qui allait se passer avec elle et ce qui ne se passerait jamais.

Nous fîmes des tacos échangeant des baisers pendant que nous cuisinions. Je devenais meilleur au niveau de la cuisine maintenant. Après le dîner je passai plus d'une heure avec Seth et sa guitare. Lire la musique le frustrait toujours beaucoup. Il devenait meilleur mais ce travail là ne lui plaisait pas. Je savais cependant que ses compétences pour reproduire ce qu'il entendait étaient bien meilleures. Il avait l'oreille. Je commençai à lui montrer une mélodie simple des Beatles et il la suivit très bien en entier.

Je lui demandai s'il chantait aussi et il devint rouge et me fit un signe de tête.


Une fois que le film fut fini, je montai Jake dans son lit. Il s'était effondré une heure auparavant. Le gamin ronflait. Fort. C'était trop mignon. Il se réveilla quand nous arrivâmes dans sa chambre et je le mis sur ses pieds à moitié effrayé qu'il s'écroule, il paraissait si endormi. Emmett le tourna vers la salle de bain. "Je vais m'assurer qu'il se brosse les dents." affirma-t-il.

Emily passa près de moi et grimpa sur le lit de Sam. Je pris le temps de lui caresser la tête. Elle me fit son sourire de chien en retour et remua la queue.

Je passai près des autres garçons leur souhaitai une bonne nuit et redescendis pour dire au revoir à Bella.


Lorsque je m'éveillai le lendemain matin ma première pensée fut. "Bella et moi partons aujourd'hui." C'était venu tout seul, pas besoin d'y penser. Ma queue avait dû l'inscrire sur le calendrier pour moi.

Je vérifiai mes bagages. Encore. D'accord, j'exagérai. Mais il fallait bien que je passe le temps, n'est-ce pas? Je ne pense pas que Bella voudrait que je me pointe chez elle à cinq heures du matin. Et ensuite je partis courir. Mon endurance s'était améliorée avec mon nouvel entrainement et c'était une bonne chose car Bella était une tigresse.

Je me douchai décidant de ne pas me masturber parce que je ne voulais pas gaspiller un orgasme, fourrait ma trique dans mon jeans et me préparai à aller chez Bella.

Lorsque j'arrivai chez elle ... c'était le chaos. Elle courait dans l'escalier en hurlant des ordres. Masen et Alyssa étaient déjà là, des regards hébétés sur leurs visages. Je ne les avais pas vraiment vus. Je travaillais tard et ils étaient occupés à s'installer la plupart des soirs. En dehors de la visite odieusement matinale de Masen, bien entendu.

Alyssa m'étreignit et Jake se précipita et s'accrocha à mes jambes avant de se précipiter pour poursuivre Kyle. J'entendis beaucoup hurler, cogner. Masen et Alyssa étaient vraiment des saints. Enfin Alyssa l'était. Masen était ... Masen.

"Merci Masen," dis-je lorsqu'il vint près de moi. Il me lança un regard paniqué.

"Ils sont nombreux?" murmura-t-il.

"Oui," admis-je.

"Non, on dirait qu'ils sont plus de six?" insista-t-il. "On dirait une meute de Gremlins ou autres choses qui se multiplie quand tu ne les surveilles pas. "

"Raconte," dis-je d'un hochement de tête.

Il y eut un long silence. "Putain comment va-ton faire lorsque nos femmes vont aller au spa et qu'il y en aura trois de plus?"

Je soupirai. "Bon sang si je le savais."

Il roula des yeux. "Ravi de savoir que tu as tout prévu grand frère."

"C'est toi l'expert," lui rappelai-je. "Je ne suis qu'un débutant."

Il fronça juste les sourcils.


Une demi-heure plus tard après une tonne de recommandations et de baisers d'au revoir nous étions installés dans ma voiture. "Bon?" demandai-je.

"Rentre cette adresse dans le GPS," dit-elle me tendant un morceau de papier. Je soufflai pour lui montrer mon dédain envers les GPS.

"Bella je suis un homme. Pas besoin de GPS. Nous allons chercher et trouver."

Elle me fixa et puis fit un léger hochement de tête. "D'accord si tu veux le faire comme ça," dit-elle. "Mais souviens-toi : plus vite nous arriverons et plus vite nous serons au lit."

Je lui pris le papier et entrai l'adresse.


Cette adresse se trouvait être celle d'un des plus jolis hôtels du coin. Bella insista pour payer. La seule raison pour laquelle je ne discutai pas fut honnêtement que je voulais déjà être dans la chambre. Je me sentis comme si nous nous étions éloignés de tout et je supposai que nous l'avions fait, d'une certaine façon.

Nous étions assez près des garçons et pouvions rentrer en moins d'une heure et c'était nécessaire pour que Bella puisse se détendre. Je comprenais. Je me sentis mieux de savoir que nous pourrions rentrer rapidement. Masen et Alyssa avaient nos deux numéros de téléphone pour nous joindre. Alyssa avait parut amusée lorsque je lui avais demandé quatre fois si elle avait vérifié que j'aie bien écrit mon numéro de téléphone. Honnêtement tu ne pas être plus attentif, n'est-ce pas?

La chambre était probablement très jolie mais je ne remarquai rien d'autre que le lit king size. Il y avait aussi une énorme douche et je décidai que je voulais la baptiser. J'avais le sentiment que Bella serait d'accord avec ça.

Nous posâmes nos bagages sur le lit et nous fixâmes l'un l'autre pendant un moment. Il était onze heures et nous n'étions pas bien sûrs de ce que nous voulions faire. Je savais ce que je voulais mais j'allais lui laisser, comme le gentleman que j'étais, plus de deux minutes avant de lui sauter dessus.

Bella s'aperçut de mon dilemme et passa ses bras autour de moi puis m'embrassa. "Je vais aller me préparer."

Préparer? Je la regardai et elle me fit un sourire machiavélique. Ohhhh... préparer. Se glisser dans quelque chose de plus confortable. Dans quelque chose de sexy ou autre. Mon dieu.

"D'accord," dis-je la voix rauque. Je me raclai la gorge.

Elle me fit un clin d'œil et se tourna pour attraper son petit sac avant d'aller dans la salle de bain.

Je posai mon sac dans le placard et repliai soigneusement la couette au pied du lit. Je tapai les oreillers et arrangeai les couvertures. Puis je réalisai que j'étais encore tout habillé. J'enlevai mes chaussures et déboutonnai ma chemise. Mes mains tremblaient. J'étais submergé par le désir et l'anticipation. J'avais ouvert mon jeans et étais sur le point de l'enlever lorsque la porte de la salle de bain s'ouvrit.

Elle sortit, elle portait une nuisette que j'aurais pu acheter si je l'avais vue en vitrine dans un magasin je n'aurais probablement pas pu lui donner un second regard. On ne voyait pas à travers et elle n'était pas serrée. Elle avait de minuscule bretelles roses qui couraient sur ses épaules puis elle dessinait ses seins avant de tomber. Elle était rose et blanc cassé et elle était toute simple. Mais elle était sexy et tellement que ça me fit bander instantanément et durement.

Je déglutis difficilement.

Les parties roses étaient un peu plus sombres et elles me rappelaient celles du corps de Bella que j'aimais. Ses lèvres pleines et douces. Ses mamelons durs qui pointaient lorsque je les touchais ou les embrassais ou juste lorsque je les regardais - comme je le faisais maintenant. Eh oui d'autres parties roses étaient lisses, et chaudes et piquantes dans ma bouche. D'autres lèvres gonflaient et devenaient plus roses lorsque je les léchai et les taquinaient et ...

Je pris une profonde inspiration.

"Dieu baby..." Je ne savais pas quoi dire d'autre.

Bella fit un petit rire et tourna sur elle-même. "Je sais que j'aurais dû choisir du rouge ou du noir mais... " Elle haussa les épaules. "Celle-là m'a bien plu." Sa main s'agrippa d'un côté de la nuisette. Tout à coup le rose et le blanc cassé devinrent mes couleurs préférées. "C'est bon?"

"Sur une échelle de 1 à 10..." J'avançai d'un pas vers elle. "Je dirai 15," lui dis-je enfin en la prenant dans mes bras. "Ou peut-être seize," ajoutai-je en embrassant le coin de sa bouche. "Ou dix-sept..." j'embrassai sa clavicule mise joliment en valeur par la couleur plus foncée de la bretelle. Je la fis glisser. "Je suis désolé... de quoi on parlait?"

Elle rit. "Je suis nerveuse," admit-elle calmement. "C'est étrange n'est-ce pas?"

J'embrassai son autre épaule. "Oui," confessai-je. "Moi aussi."

"C'est pourquoi je t'ai tendu une embuscade, l'autre jour," murmura-t-elle. "La nervosité."

"Tu peux me tendre une embuscade quand tu veux," dis-je. "Pourquoi sommes-nous nerveux?" la taquinai-je. Je fis glisser des baisers le long de son cou. Son pouls battait vite et je le léchai. Elle était si délicieuse.

"Je ne sais pas," murmura-t-elle. Je touchai ses cheveux appréciant leur douceur de soie autour de mes doigts. Je tirai doucement sur eux pour incliner sa tête et elle coopéra avec un grognement. "Oh dieu..." Ce léger bruit fit palpiter ma bite.

"Je t'aime," chuchotai-je. "Je t'aime tellement."

Ensuite je l'embrassai plus bas pendant qu'elle cambrait le dos en me laissant l'accès libre. Ses mains agrippaient mes cheveux, tirant et poussant là où elle pouvait avoir une prise. J'étais comme au paradis. J'embrassai le long du tissu puis le fit remonter avec mon nez pour approcher mes lèvres de son mamelon rose, elle haleta et passa une de ses jambes sur ma hanche. Elle était souple. J'aimais ça. Je l'aidai en saisissant sa cuisse laissant mon pouce tracer de petits cercles sur sa peau douce.

Je voulais embrasser chaque centimètre carré de sa peau et être debout ne facilitait pas la chose. Alors je la soulevai et l'amenai sur le lit. Nous tombâmes l'un sur l'autre pas très gracieusement mais peu importe, nous étions là où nous voulions être. Elle rit tandis que je grognai et me frottai contre elle.

Ensuite ses doigts se glissèrent à l'intérieur de mon jeans et encerclèrent ma queue. "Humm..." apprécia-t-elle.

Je secouai la tête et bougeai. Je fis glisser son vêtement par dessus révélant davantage de peau. J'embrassai et je léchai. Bella bougea contre moi, agitée et demandeuse. Je savais comment elle se sentait. Ses mains repoussèrent ma chemise de mes épaules et je la fis tomber sur le sol. J'embrassai son ventre puis léchai une ligne de son nombril vers le bas...

Ses mains saisirent mes cheveux à nouveau. "Edward," haleta-t-elle.

Je la regardai et vis ses joues rougir et ses lèvres se séparer. Elle était sexy putain. Ses jambes s'écartèrent et je déposai un baiser sur chacune de ses cuisses. Je tentai de lécher ses plis lisses et chauds, elle se cambra contre moi fermement. Je laissai mon doigt jouer à son entrée la taquinant un peu pendant que ma bouche se fermait sur son clitoris.

Elle ne parla pas, elle bougea contre moi encore et encore me faisant comprendre qu'elle aimait ce que je lui faisais. Je voulais la faire jouir. Je voulais voir son visage et la sentir autour de mes doigts. Je voulais la goûter.

"Oh baby," chuchotai-je.

J'enfonçai deux doigts à l'intérieur d'elle et elle poussa un cri court et fort. Ma tigresse était de retour. Je suçai son clitoris doucement, bougeant mes doigts au même rythme que ma bouche. Sa respiration s'arrêta et elle gémit.

"Oh mon dieu..." Elle poussa un petit grognement. Je regardai vers le haut et la vue de ses seins sous le tissu de sa petite tenue sexy, les mamelons étaient si roses, foncés et si durs, l'humidité de ma bouche me fit grogner.

Je tournai à nouveau mon attention vers sa magnifique chaleur et donnai un petit coup avec mon pouce sur son nœud sensitif avant que ma bouche ne se referme sur lui une fois de plus. C'est tout ce qu'il lui fallut, un nouveau passage de mes doigts, son corps se resserra et je sentis la pulsation de sa libération tandis qu'elle criait. J'allégeai mon contact mais ne m'éloignai pas. Elle frémit une dernière fois puis se détendit complètement dans le lit.

Je rampai sur elle et l'embrassai. Je savais que ça lui serait égal que je l'embrasse même après ce que je lui avais fait. C'était une autre chose que j'aimais beaucoup chez elle. Elle avait une sensualité à la fois accueillante et sexy comme l'enfer parce qu'elle ne se forçait pas. Elle se donnait tout simplement avec générosité et attendait la même chose en retour. C'était agréable et attirant.

Elle soupira. "Tu portes trop d'habits," murmura-t-elle. Son ton mécontent aurait dû me faire rire.

"Pourquoi ne m'aiderais-tu pas à remédier à ce petit problème?" lui suggérai-je.

"J'allais le faire," expliqua-t-elle. "Mais je suis toute molle et je crains que tu doives te débrouiller seul pour quelques minutes."

Je l'embrassai et me levai, me débarrassant de mon jeans et de mon sous-vêtement en un seul mouvement. Je me tenais, là près du lit, ma bite s'agitait fièrement en l'air. Elle faisait son show. "Voilà,"ai-je annoncé. "Problème résolu."

Elle me regarda et rigola puis elle me fit signe avec son doigt d'approcher. "Viens là, toi," murmura-t-elle. "Amène ces jolies fesses tout près que je puisse les toucher." Elle se lécha les lèvres et ma queue tressaillit. Elle fronça un sourcil. "Je vois que ta bite semble d'accord avec mes projets." Elle n'avait pas idée.

"Ouais," convins-je en me recouchant. "Mais souviens-toi, c'est une bite." Elle rit et enroula ses mains autour de moi et je perdis toute possibilité d'aligner quelques mots cohérents à partir de cet instant. Je grognai et poussai à son contact. Elle avait des mains géniales et semblait savoir comment me faire du bien. Elle savait quand accélérer ou quand ralentir, quand aller plus bas pour caresser mes boules et me faire cambrer dans ses mains. Putain. Il fallait que j'arrête ça ou j'allais...

Je fis glisser son vêtement m'en débarrassant complètement. Il tomba sur ses hanches et ses jambes, et elle finit le boulot avec ses pieds bien que je ne sois pas sûr comment elle avait fait ça. Ça devait être encore une de ses capacités ninja.

"Edward," murmura-t-elle. Mes mains étaient posées sur sa poitrine. Ma bouche au milieu et son mamelon était dur contre ma langue. Je la regardai.

"Oui?" demandai-je en me reculant.

"Je te veux en moi." Elle embrassa ma mâchoire. "Maintenant."

Je bougeai juste un peu et me glissai en elle sans aucun préambule. Elle était si mouillée et déjà prête. Elle se cambra et grogna. "Oui juste comme ça," siffla-t-elle.

Dieu, cette sensation d'elle. Je me penchai sur mes coudes et me reculai avant de revenir.

Ses jambes se soulevèrent et s'accrochèrent à mes hanches pendant que ses lèvres trouvaient les miennes. C'était lent et facile malgré le début rude. Nous bougions ensemble et chaque poussée en elle faisait monter la pression en chacun de nous. Je pouvais voir sa poitrine se soulever de plus en plus vite, je pouvais entendre sa respiration accélérer. Bientôt à chaque poussée à l'intérieur d'elle je grognai. Bella semblait aimer ça et elle fit un petit gémissement à chaque fois. Nous étions bruyants tous les deux.

Je léchai ses lèvres et puis sa langue jouait avec la mienne en rythme avec nos hanches. "Oh baby," murmurai-je. "C'est si bon."

Et c'est tout ce que je pus dire parce que nos corps prirent le dessus. Je me perdis en elle. Je buvais ses petits cris, la façon dont elle bougeait ses hanches ajoutait une sensation de plus au mouvement de va et vient. Ses talons battaient à l'arrière de mes cuisses, mon dos et mes genoux. Elle bougeait contre moi et le long de moi.

"Bella," l'avertis-je dans un souffle. Mais elle m'avait devancé et son corps était déjà resserré autour de moi. C'est tout ce dont j'avais besoin et je jouis en criant. Bruyant était définitivement stimulant.

Je m'écroulai sur elle aussi gracieusement que possible essayant toujours de garder mon poids loin d'elle. Elle me tira près d'elle et caressa mon bras m'encourageant à me reposer contre elle. Je le fis avec un soupir de remerciement. Je ne voulais pas l'écraser mais c'était si bien de la sentir comme ça.

Ses pieds caressaient le derrière de mes jambes et cette intimité simple me fit sourire. C'était tout ce que je voulais. Pour toujours.

A un moment donné, toujours enlacés nous nous endormîmes.


Le prochain chapitre s'intitule "Quand tout est dit quand tout est fait"

Peut-être samedi ou dimanche... si vous êtes sages!

Merci d'avoir lu!