Voici un chapitre avec un joli nombre tout rond puisque c'est le chapitre 50 ! Et quel chapitre ! Il signe la fin de cette fiction, ou du moins de l'intrigue, puisqu'il ne reste désormais plus que deux chapitres à cette histoire pour qu'elle soit entièrement achevée. J'espère que vous prendrez du plaisir à lire ce chapitre, même s'il est plein d'actions et de petites choses moins joyeuses.

Encore une fois, je vois que vous avez été très nombreux à jouer le jeu des commentaires, et je vous en remercie ! Nous avons dépassé les 600 reviews, c'était inespéré, jamais je n'aurai osé croire à un tel engouement pour cette histoire. Je dépasse aussi, avec ce chapitre, les 170 000 mots ! C'est pas rien quand même.

Expecto potternum : Merci ! Comme tu l'auras compris, je suis fan des revirements de situation haha.

Karine : La suite est là, j'espère que tu l'aimeras, même si tu avais peur de la lire !

Elvira : Oulala tu vas me faire rougir. Dis donc tu as eu du courage de lire les 49 chapitres d'affilé haha.

Clare : Merci, j'ai essayé de me coller au perso des livres, tout en me l'appropriant un peu.

Guest : En effet, Voldemort est bien naïf ! l'Ordre est de retour, pour lui jouer des mauvais tours !

Bambi16 : Oh merci ! Je suis contente que tu trouves que ça correspond bien aux personnages, j'ai essayé de m'y coller le plus possible. Moi aussi j'adore Pansy, d'ailleurs… Enfin, j'en dis pas plus et te laisse lire le chapitre…

Leolili : Et oui c'est la fin des haricots ! Ahah, tu as reconnu mon côté un peu féministe dans la fiction, avec des filles fortes et indépendantes ! Je ne réponds pas à tes questions ici, car le chapitre y répond, je te laisse le lire !

Harryliada : En effet, ils sont dans leur bulle, mais plus pour longtemps !

Dame Lylith : Merci, je suis contente que tu aies aimé le dialogue, car ce n'est pas ma spécialité, je suis plus à l'aise avec la description des sentiments.

Slythrin's Heart : Ahah, si à chaque fois le chapitre est meilleur que le précédent, c'est bon signe !

Celestina : Mdrrrrr ton commentaire m'a fait rire ! La bagarre, c'est parti mon kiki !

Chapou69 : Oui tragique… Mais pour qui ? Je te laisse lire ce chapitre pour le découvrir haha. Hermione, Drago ou Voldemort ? mouhahaha

L : Merciiii !

Fan100 : Merci, ça me touche, parce que j'aime décrire les émotions ! Ravie que ça touche mes lecteurs.

Fleur d'Ange : Merciiii ! Voici la suite.

Swangranger : Hermione est une femme forte ! Elle se démonte pas devant Voldy.

Lucielct : La fin arrive bientôt ! Merci pour ton commentaire.

Bonne lecture !


Les sorts pleuvaient désormais. Blaise, Ginny, Georges et Neville, à l'instar de Pansy, avaient retrouvé leur véritable apparence. Sans aucune hésitation, sans un geste de recul ou le moindre regret, ils s'étaient lancés dans la bataille. Ils étaient tous bien entraînés, vifs et puissants, mais cela suffirait-il à terrasser une trentaine de mangemorts assoiffés de pouvoir et de sang ? Drago ne parvenait pas à être suffisamment confiant. Son incapacité à agir, son impuissance face à la guerre qui faisait rage sous ses yeux était d'autant plus pénible à vivre qu'Hermione se trouvait ici et qu'il ne pouvait la défendre ni la protéger sans risquer d'y laisser sa peau.

Et sans doute l'aurait-il fait, sans doute aurait-il été près à mourir pour elle, s'il n'avait pas croisé son regard sévère et piquant, lui intimant silencieusement l'ordre de rester tranquille.

─ Tu restes à l'abri et tu nous laisses faire, lui murmura Hermione en le tirant doucement.

C'était terriblement douloureux que de sentir les deux mains d'Hermione se glisser sous ses bras pour le mettre à l'abri des sorts, mais Drago se contenta de grimacer et de se redresser sur ses deux jambes. Il regarda Hermione droit dans les yeux, tenant toujours fermement son épaule démise de son bras valide.

─ Je ne peux pas rester là à regarder, gronda-t-il tandis qu'Hermione le poussait toujours un peu plus vers la sortie.

─ Tu n'as qu'à fermer les yeux, suggéra-t-elle avec une lueur d'humour dans le fond de ses iris noisette.

─ Tu crois vraiment que c'est le moment de faire de l'humour, Granger ?

─ Et toi, tu penses que c'est le moment de tergiverser ? Tu ne peux rien faire sans risquer de te faire tuer, alors tu restes tranquille et tu attends que ça se tasse.

Drago était sur le point de répliquer, quand Hermione plaqua brusquement ses lèvres contre les siennes. Ce n'était pas le baiser auquel il s'était attendu, c'était sauvage et agressif, mais il ne put s'empêcher de s'en délecter, car cela faisait bien longtemps qu'une telle occasion ne s'était pas présentée.

─ Tu es du genre à embrasser le héro alors qu'on est au beau milieu d'un champ de bataille ? grimaça Drago.

─ Reste tranquille, répéta Hermione en plongeant une dernière fois ses yeux dans ceux de Drago.

Elle porta une main contre sa joue glabre et caressa de la pulpe de ses doigts la barbe naissante que Drago n'avait pas pris soin de raser.

─ Si ce n'est pas pour moi, fais-le pour Alana.

Et sans crier gare, elle le poussa dans un coin de la pièce, caché dans la pénombre, provoquant une douleur intense dans l'épaule de Drago. Elle n'y prêta guère attention cependant, et, baguette levée, elle fonça tête baissée dans la bataille qui prenait vie sous ses yeux.

Sans pouvoir s'en empêcher, Drago sortie sa baguette. S'il ne pouvait pas directement attaquer Lord Voldemort, rien ne pourrait le priver du plaisir d'attaquer quelques mangemorts. Suivant attentivement des yeux Hermione, il jeta quelques sorts aux malheureux qui songeaient s'attaquer à elle. Yaxley tomba malencontreusement contre Nott et tous deux s'écrasèrent sur le sol dans un fracas tonitruant, tandis qu'Hermione les stupéfixait sans même un regard.

Drago prit quelques secondes pour observer le monde qui l'entourait. Blaise et Georges Weasley étaient en plein duel avec quatre mangemorts qu'ils semblaient maîtriser, Ginny Weasley venait de lancer un sort d'entrave à deux mangemorts à la fois tandis que Pansy lançait des sorts à quiconque s'approchait d'un peu trop près de sa petite personne. Drago était tant occupé à regarder ses amis – ou du moins, les amis d'Hermione et les siens – se battre, qu'il ne vit pas son père se rapprocher. Quand il le vit enfin, il était trop tard, car son père venait de poser sa baguette contre l'épaule douloureuse de Drago, et appuyait sans vergogne dessus, se nourrissant du grognement de douleur de son fils.

─ C'est vrai ? demanda Lucius d'une voix tremblante et grave.

─ Quoi donc ? répliqua Drago d'un air agacé.

─ Toi et la Sang-de-Bourbe.

La baguette de Lucius faisait des étincelles qui brûlaient Drago, calcinant peu à peu la veste de son smoking. Mais il n'y prêta pas attention. Au lieu de ça, il regarda son père droit dans les yeux et lui adressa un petit sourire provocateur – pâle, et grimaçant certes, mais provocateur quand même.

─ Tu ne le supportes pas ? dit Drago d'une voix amusée.

─ Tu l'as fait pour me provoquer ! s'égosilla Lucius.

─ Non. Pour tout te dire, ça m'est tombé dessus.

─ Tu n'es qu'un traitre ! Tu trahis ta famille ! Ton propre sang !

Drago eut un petit rire rauque, tandis qu'il tentait de s'écarter de la baguette de plus en plus incandescente de son père.

─ C'est drôle. Tu fais passer ma trahison envers toi avant ma trahison envers ton maître. N'est-ce pas là le début d'une mutinerie ?

Lucius écarquilla les yeux avant d'enfoncer un peu plus sa baguette dans le bras de Drago.

─ Tu vas le regretter !

Il leva sa baguette, mais une lueur d'hésitation anima son regard. Etait-il prêt à en finir avec son fils ? Pouvait-il prendre le risque de le tuer, ici et maintenant, sans témoin ? Le tuer, c'était aussi mettre un terme à la noble famille des Malefoy, car alors plus d'héritier mâle ne pourrait perpétuer la lignée.

─ Vas-y ! lui ordonna Drago. N'aie crainte pour ton sang, ajouta-t-il comme s'il avait lu dans ses pensées. J'ai fait en sorte de te laisser une descendance.

─ Tu… Tu n'as pas… C'est impensable ! vociféra Lucius qui venait de comprendre où il voulait en venir.

─ Si. J'ai une fille. Qui porte mon nom, et le tien aussi.

─ Tu as souillé ! Tu as souillé notre sang avec du sang de Traitre ! Du Sang-de-Bourbe !

Il leva sa baguette, et Drago sentit son cœur s'arrêter. Il l'avait cherché, il l'avait provoqué et voilà qu'il allait recevoir sa sentence.

─ AVADA KEDAVRA !

Ce n'était pas la voix de Lucius qui avait raisonné dans toute la pièce, mais celle de Blaise qui arrivait déjà en courant. Contrairement aux membres de l'Ordre, Pansy et Blaise n'éprouvaient aucun état d'âme à utiliser des sortilèges impardonnables. Ce n'était pas la première fois que Blaise tuait quelqu'un, mais c'était la première fois qu'il tuait un mangemort. Sa baguette toujours dans son poing fermement serré, Blaise s'approcha de Lucius qui gisait désormais sur le sol.

Drago regarda le cadavre de son père avec un regard neutre et inexpressif. S'il avait toujours eu beaucoup d'amour et de tendresse pour sa mère, Drago n'avait jamais eu de lien avec son père, qu'il avait toujours vu comme un monstre. Celui-ci avait battu sa femme des années durant, et Narcissa avait toujours encaissé, donnant le change lors de ses apparitions publiques. Le soir, Drago l'entendait pleurer dans la salle de bain alors qu'elle tentait tant bien que mal de se soigner toute seule, camouflant ses cocards à l'aide de potions et d'onguents, recousant ses plaies parfois profondes à l'aide sa baguette magique. Jamais Drago ne pourrait pardonner à son père la vie d'esclave et de prisonnière qu'il avait fait vivre à sa mère.

A présent que son corps sans vie gisait à ses pieds, il ne put qu'être submergé par une vague de soulagement. Plus jamais cet homme ne lèverait la main contre sa femme, plus jamais il ne la battrait, et plus jamais elle ne pleurerait dans la salle de bain.

─ Je suis désolé, murmura Blaise, l'air penaud. Je l'ai vu sur le point d'attaquer, j'ai réagi dans réfléchir et je…

─ Merci, murmura Drago d'une voix rauque en posant sa main valide sur l'épaule de son meilleur ami.

Blaise n'ajouta rien, il se contenta d'un hochement de tête qui signifiait qu'il comprenait, puis jeta un regard circulaire à la pièce.

─ Ils sont nombreux, maugréa-t-il. Je me demande si…

Il ne termina pas sa phrase. Le regard des deux hommes s'était posé en même temps sur le duel qui venait de débuter entre Hermione et Voldemort. Tous les regards étaient tournés vers eux à présent, comme un cessez le feu tacite, laissant les deux camps représentés par Voldemort et Hermione se battre et mettre un terme à cette guerre, une bonne fois pour toutes.

Voldemort était puissant, ses sorts étaient toujours vifs et bien placés, mais Hermione n'avait rien à lui envier. Animée par une rage féroce, elle balayait les sorts qu'il lui envoyait avec tant de souplesse et de rapidité qu'il était difficile de suivre le duel. C'était un véritable choc des titans qui se tenaient sous leurs yeux. Si Hermione manquait parfois de connaissance en termes de magie noire, son courage et son esprit brillant compensait largement les atouts de Voldemort qui, animé par une animosité sans nom, perdait peu à peu sa domination.

─ Stupefix ! s'exclama Hermione.

Le sort toucha Voldemort de plein fouet, et celui-ci tomba sur le sol dans un bruit sourd. Hermione le regarda quelques secondes, avant que son visage ne s'éclaire. Elle laissa son bras tomber le long de son corps, et se retourna pour lancer un regard victorieux en direction de Drago.

Ce qui suivit s'enchaîna beaucoup trop vite pour que le commun des mortels ne puisse le comprendre. Quelqu'un cria le nom d'Hermione dans la salle, et soudain, Pansy, vive et puissante, leva sa baguette qu'elle pointa droit sur Voldemort. Celui-ci, trop fort pour être terrassé par un sort aussi simple, s'était redressé et s'apprêtait à lancer un sort entre les omoplates d'Hermione.

─ AVADA KEDAVRA !

Pansy et Voldemort avait crié l'incantation de le mort en même temps. Toujours très réactive, Pansy s'était interposée entre le Seigneur des Ténèbres et Hermione, si bien que les deux sorts, lancés simultanément touchèrent leur cible au même moment. Les deux jets de lumière verte frappèrent deux cœurs à la fois. Celui de pierre de Voldemort, celui, pur et rempli d'amour de Pansy.

Il y eut un flottement durant lequel personne ne comprit ce qu'il venait de se passer. Les deux corps inertes de Pansy et Voldemort gisaient sur le sol, totalement immobiles, les yeux ouverts. Puis soudain, Drago reprit ses esprits. Il se précipita en courant sur le corps de Pansy.

─ NOOOOOON ! hurla-t-il, jusqu'à ce que sa voix ne se brise.

De son bras valide, il encercla doucement Pansy, et la hissa lentement sur ses genoux. Sa tante dodelina sur le côté, tandis que ses yeux ouverts regardaient au-dessus d'elle, des choses que personne ne pouvait voir. Drago posa une main sur son corps, et n'y trouva aucun pouls. Il avait déjà compris, mais à présent, il ne pouvait qu'en être sûr. Ses yeux se mirent à brûler, puis sa vue se brouilla tandis que des larmes venaient glisser le long de ses joues. Secoué d'un sanglot inarrêtable, il fit tous les efforts du monde pour serrer Pansy contre son corps, caressant ses cheveux d'une main, murmurant quelques paroles dans son oreille. Elle ne l'entendrait pas, sans doute, mais il se devait de le lui dire, sans quoi plus jamais il n'oserait se regarder dans un miroir.

─ Pansy, Pansy, Pansy, chantonna-t-il comme un psaume faisant écho dans une église. Ma belle Pansy, si douce, si forte… Tu pars libre à présent. Ma Pans'… C'est trop tôt, j'ai besoin de toi. Ne pars pas…

Mais elle était partie, déjà. Une main se posa sur son épaule, et Drago tourna la tête pour voir le visage baigné de larmes de Blaise. Ce dernier s'agenouilla à côté et s'empara des longs doigts encore chauds de Pansy qu'il entrecroisa aux siens. De sa main libre, il vint doucement refermes les yeux de Pansy, pour la dernière fois, car plus jamais ils ne reverraient les iris rieuses de leur meilleure amie.

Autour d'eux, le monde s'effondrait, mais ils ne s'en rendirent pas compte. Les trois membres de l'Ordre qui restaient profitèrent de l'incompréhension des mangemorts pour les arrêter, les ligoter et les assommer, jusqu'à ce qu'ils puissent être amenés à Azkaban. Le corps de Voldemort avait disparu, sans que personne ne s'en rende vraiment compte. Séparé de ses sept morceaux d'âme, son corps n'avait pu continuer d'exister, et il était retourné à la poussière sans laisser de trace. Alors que toute sa vie durant, Voldemort avait voulu marquer l'Histoire, il était mort sans laisser derrière lui un corps à enterrer, une stèle à honorer.

C'était fini. Lord Voldemort était mort. Pansy Parkinson aussi.

Et Drago ne pouvait contrôler ces hoquets de douleur qui le parcouraient tout entier, tandis qu'il tenait contre son sein, le corps immobile et mort de celle qui avait toujours été, son contre pouvoir.


BON ! Avant de me jeter des tomates à la figure, lisez ce que j'ai à dire. Je sais que beaucoup d'entre vous adorent Pansy, et c'est mon cas aussi, c'est même l'un de mes personnages préférés dans cette fiction. Mais… Depuis le début, c'était elle. Depuis le début, je savais qu'elle devrait mourir car elle tuerait Voldemort. J'ai cette idée en tête depuis trois ans et même si j'ai retourné l'histoire dans tous les sens, je n'ai pas trouvé d'autres solutions. C'était elle, et il ne pouvait en être autrement.

J'ai versé ma petite larme en écrivant sa mort, car il est toujours difficile de dire a dieu à nos personnages, mais c'était un mal nécessaire. Pour le plus grand bien, comme dirait Albus. J'espère que vous n'êtes pas déçus, que ce chapitre vous a plu et qu'il a éveillé en vous des émotions, car c'est là tout mon rôle d'auteur.

Je vous supplie, plus que jamais, de me donner vos impressions sur ce chapitre, que j'ai écris avec beaucoup de cœur. A demain pour la suite !