Comme promis, un chapitre pour ce soir.. mais juste un, désolée, et n'insistez pas, j'ai pas avancé du tout dans la trad... je suis trop naze... J'ai le nez rouge, je tousse toute les deux secondes, je suis gelée... Et non Nath, je suis pas aller voir le médecin, je me dis qu'une bonne cure de CSI et une bonne dose de GSR devrait me requinquer, non ? Bref, j'essaye de faire mon maximum ce weekend pour avancer, mais bon, j'en ai encore un d'avance, je vous le metterais demain soir... Bonne lecture et à très bientot... Et excusez moi encore fans en furie...
Sara resta immobile dans sa salle de bain pendant près de dix minutes. Grissom était parti sur le patio pour laver le désastre et pendant qu'il faisait cela, elle repensait à son admission.
Il la désirait.
Qu'il la désire n'était pas un grand choc. C'était une femme relativement attrayante après tout, et elle le savait, et elle pouvait faire beaucoup mieux si elle prenait soin d»elle. Mais il l'avait admis tout fort, à elle et à lui-même, et c'est ce qui étonnait vraiment Sara. Leur relation toute entière était basée sur le déni de son attraction pour elle. Elle le poursuivait hardiment et il s'enfuyait.
Sara se demandait si cette confession voulait dire que Grissom passait la deuxième vitesse, commençant enfin à la poursuivre lui aussi. Mais elle n'avait aucune intention de s'enfuir.
Toujours enroulée dans son peignoir, Sara descendit au rez de chaussée après avoir enfilé une paire de pantoufle. Grissom était à genoux et enlevait méticuleusement chaque morceau de verre. Quand il entendit la porte derrière lui, il tourna la tête pour la regarder mais ses yeux se portèrent immédiatement sur les pieds de Sara, pour vérifier qu'elle n'était pas pieds nus.
«Tu as besoin d'aide ?»
«Non, ca va.» Il se remit au travail.
Sara s'installa sur un des fauteuils du patio et le regarda. Il donnait à cette tâche la même attention qu'il donnait aux prélèvements d'indices sur une scène de crime «Ne laisse pas Brenda se promener par là pieds nus pendant quelques temps.» lui dit il en se relevant. Il versa sa pelleté de verre dans un sac poubelle et se tourna vers Sara, pas très sur du prochain pas à prendre.
Elle croisa ses jambes et le regarda droit dans les yeux. «J'ai une conférence à Houston dans deux semaines et demi. Viens avec moi.»
La bouche de Grissom sembla former en "o" mais aucun son n'en sorti.
«J'essayais de trouver un moyen de ne pas y aller» Sara continua «peut être envoyer quelqu'un d'autre à ma place… mais… je pense que tu pourrais venir avec moi.»
«Sara, je… je ne travaille plus pour le labo, je…»
«Je ne veux pas dire que tu viennes à la conférence. Je veux dire, viens avec moi à Houston. Ca n'a rien à voir avec le boulot.»
Tout ce qu'elle semblait impliquer le frappa de plein fouet et toute ambigüité ou gêne disparu instantanément, remplacé par un calme qui la rendit nerveuse, elle. «Tu me faxeras toutes les informations nécessaires pour que je puisse acheter mes billets d'avion?»
«Oui.» Dit elle soudainement refroidie par son ardeur.
«Tu devrais rentrer. Il fait froid et tu n'es pas encore sèche.»
Ils rentrèrent à l'intérieur de la maison, Grissom s'arrêta dans la cuisine et jeta le sac poubelle plein de verre. «Bonne nuit Sara.» dit il en prenant ses clés de voitures dans sa poche en allant vers la porte d'entrée. Il était presque arrivée à la porte quand il se retourna, rentrant dans Sara de plein fouet. «Désolé» murmura t il en lui attrapant la mâchoire délicatement et en lui déposant un bisou sur ses lèvres. Et il sorti.
Sara ne ferma pas l'œil de la nuit. Elle aurait aimé dormir un peu, mais impossible. Son esprit vagabondait. Elle passa la journée ainsi également. Et le temps d'aller chercher Brenda à l'école, Sara était sur les nerfs.
«Hey maman.»
«Hey B.» Sara prit le sac à dos de sa fille et l'aida à monter dans le SUV. «Tu t'es bien amusé au musée ?»
«Le bus à écraser un opossum sur la route. C'était dégoutant.»
«Je suis ravie de voir que les visites de musée te plaisent autant.»
Sur la route, après un long silence assez inquiétant, Sara demanda : «Qu'est ce qui se passe ?»
«Est ce que Gil est ton petit ami ?»
Sara s'étrangla «Pardon ?»
«Est ce que Gil est ton petit ami ?»
«P… Pourquoi tu me demandes ca ?»
Sara regarda sa fille hausser des épaules dans le rétroviseur «Martin m'a demandé si vous étiez ensemble.»
«Et… Qu'est ce que tu lui as dis ?»
«Que vous étiez amis.»
«Ok.»
«Mais après Norah a dit qu'elle avait entendu sa maman dire à son papa que tu était trop belle pour ne pas avoir de petit ami.»
Sara avala difficilement sa salive «Ok»
«Donc… Hm…Je veux dire, tu m'as dit que vous étiez amis et que si il vient tous les jours à la maison c'est parce que tu l'aides, c'est ca?»
«Uh-huh.»
«Alors… Est-ce qu'il est ton petit ami?»
Sara écarquilla les yeux et remua sur son siège, mal à l'aise. Le son de la voix de Brenda rendait évident le fait que si Sara répondait par la positive, elle n'aurait qu'une holé de protestation de la part de sa fille. Et est ce que oui était la bonne réponse de toute façon? Sara n'était pas sure. La veille ils avaient prévu un petit séjour ensemble et certains changement s'amorçaient. Ils avaient prévu de faire l'amour très prochainement et le petit bisou de bonne nuit de Grissom était un bon début.
«Non.»
Elle avait honte d'elle même. Ce n'était pas vraiment un mensonge mais ca s'y rapprochait drôlement. La question de Brenda était d'un autre ordre. Grissom ne l'emmenait pas au restaurant, il ne lui achetait pas de fleurs ou des bonbons. Il n'avait même pas couché avec elle. Mais ce n'était pas le problème, ou du moins ce n'était pas comment Brenda voyait les choses du haut de ses dix ans. Grissom était l'homme présent dans la vie de Sara alors d'une certaine façon, il était son petit ami. Et dire le contraire était une insulte pour tous les trois.
Mais Sara ne pouvait rien faire. Elle n'allait quand même pas entrer dans les détails de ses sentiments pour lui. Et Grissom sentirait tout de suite le mal être de Brenda en sa présence, ce qui le ferait fuir. Et alors Sara n'aurait plus qu'une fille en colère contre elle et… plus de petit ami. Plus de Grissom.
Mais il n'en restait pas moins qu'elle était en train de mentir à sa fille.
Sara se gara dans son allée en soupirant. «Brenda, Gil est… Gil est très important pour moi. Tu te rappelles quand on a parlé des jeux olympiques la dernière fois? et de l'ordre des médailles? De l'or au Bronze?»
«Oui.» Répondit Brenda, redoutant la tournure de la conversation.
«Et bien» continua Sara en se tournant pour regarder sa fille «Si je devais donner des médailles aux personnes les plus importantes de ma vie, tu aurais la Médaille d'Or. Et l'Argent. Et le Bronze. Ok ?»
«Ok.»
«Mais en quatrième position, il y a Gil. Et même si il n'a pas de médaille, il est quand même là. Il est quand même… important.»
«Mais c'est moi la plus importante ?»
«Oui. Tu as toutes les médailles. Et rappelles toi que même si je l'aide un peu beaucoup en ce moment, il m'a lui aussi beaucoup aidé pendant que j'étais malade.» Brenda acquiesça. «Et maintenant, il t'aide toi avec ton projet de science et vous devez aussi réaliser une maquette pour ton résumé de livre. On a quand même de la chance de l'avoir avec nous, non?»
«Je crois. Enfin, je veux dire, je l'aime bien.»
«Moi aussi. Est ce que tu comprends pourquoi il est important pour moi ?»
«Ouais.»
«Bien.» Elle ne voulait pas parler plus de Grissom avec Brenda, déjà parce qu'elle n'était pas sur de son statut envers Grissom pour le moment et en plus, ce n'était pas vraiment le genre de conversation qu'une mère et une fille pouvaient avoir.
Grissom arriva chez elles comme tous les soirs. Sara était crevée. Quand Brenda sorti le Monopoly du placard, elle acquiesça mais elle fut réveillée quelque temps plus tard par une gentille main sur son épaule.
«Hey.»
Sara cligna des yeux et essaya de ne pas être trop éblouis par la lumière. «Hey.»
«Brenda est partie se coucher il y a un petit moment.» Lui expliqua Grissom en rangeant le jeu. «Elle m'a écrasé. J'ai du hypothéquer mes propriétés, vendre mes gares…. C'est une vraie tueuse.»
Sara sourit en s'étirant. «Ouais, je n'ai jamais gagné contre elle. Désolée, je me suis endormie. J'étais plus fatiguée que je ne croyais.»
«T'inquiètes pas, on s'est bien amusé avec Brenda.»
Parce qu'elle croit que tu n'es pas mon petit ami, pensa Sara.
«Je crois que je vais y aller, il est tard.»
«Ok.»
«Ok,» répéta t il. Elle se leva pour le raccompagner à la porte. «Bonne nuit Sara.»
Il lui donna un autre petit bisou sur les lèvres, comme la veille. Il se rappela soudain qu'il avait l'haleine rempli du parfum des burritos qu'ils avaient mangé. Il se recula d'un bond «Pardon, je…»
Elle secoua la tête et lui donna elle aussi un petit bisou. «Tu as eu mon fax?»
«Quoi ? Oh, oui. Merci.»
«Donc… Tu as commandé tes billets ?»
«Oui, c'est fait.»
«Bien… Bien.»
«Ouais, hm.. Bonne nuit.»
Elle sourit en le regardant s'éloigner vers sa voiture et pensa en même temps qu'il serait temps que les jeux Olympiques accordent une plus grande place aux quatrièmes.
