Arrivée chez les sans-factions.
Bonne lecture.
POV Kim.
Puis sans attendre de réponse de sa part, je sortis de chez les audacieux et entendit la porte se refermer derrière moi. Je marchais plusieurs minutes direction la ligne de chemin de fer avant de sortir le plan de ma poche et me diriger vers mon lieu de rendez-vous.
« Alors voyons voir ou se trouve le lieu du rendez-vous. » dis-je en parlant toute seule.
Je tournais le plan dans tous les sens pour trouver le bon. Je m'arrêtais pour regarder autour de moi. Je me trouvais seule sans personne pour m'aider à partir de maintenant. Quatre et Tris étaient restés chez les audacieux pour cacher les traces de ma divergence mais j'espérais qu'ils ne leur arriveraient rien par ma faute. Maintenant les seules personnes qui pouvaient m'aider en cet instant étaient les sans-factions. Ceux qui avaient lâchement tué mon père alors qu'il incarnait la bonté et la sagesse. Je devais ravaler ma colère et ma vengeance pour rester en vie. Tôt ou tard, je me vengerais. Je me le promettais sur la tête de mon père.
Une fois le plan dans le bon sens, je l'examinais plus précisément pour voir que le lieu du rendez-vous se trouvait à la limite du quartier des altruistes. La seule partie du territoire ou on ne risquait pas de faire tuer. Je me demandais si j'avais le temps d'aller voir ma mère, de la prévenir de mes problèmes et de mon départ chez les sans-factions. J'imaginais sa réaction, de savoir que j'étais en danger de mort et que je me rendais chez eux. Elle serait sûrement dans une colère noire mais surtout inquiète de ne pas me savoir en sécurité. De plus, si je la mettais en danger, je ne me le pardonnerais jamais. Je préférais donc laisser tomber cette idée pour l'instant. Au bout d'une trentaine de minutes de marche, j'arrivais enfin sur les lieux. J'observais tout autour de moi pour remarquer qu'il n'y avait personne et pourtant, je me sentais observée par plusieurs regards. Du moins, je les ressentais au plus profond de mes tripes.
« Toc, toc, toc. Y'a quelqu'un ? » dis-je.
Pas de réponse. Bon. Alors soit je devenais folle et j'étais bel et bien seule, soit ils attendaient de savoir si ce n'était pas un piège.
« Youhou. Je sais que vous êtes là. » dis-je.
Toujours pas de réponse. Mais un bruissement se fit entendre sur ma gauche comme-ci quelqu'un venait de se mouvoir. Tout cela commençait à me chauffer les oreilles. J'avais l'impression qu'on me prenait pour un pigeon et je n'aimais pas cela du tout.
« Bon. Je commence à en avoir marre de jouer. Donc soit vous sortez vos culs de vos cachettes, soit je me tire et je vais raconter aux érudits que tous les divergents se trouvent chez les sans-factions » dis-je haut et fort.
A ce moment, plusieurs mouvements se firent de toute part de ma position et plusieurs personnes sortirent armes à la main me tenant en joue.
« Tu es une espionne, nous avions raison » dit un homme avec un cache œil.
« Si j'étais une espionne, tu serais mort au moment même ou tu es sortit de ta planque papy » dis-je en le regardant.
Qu'est-ce qui me prenait d'agir de la sorte. Je ne pouvais m'empêcher de vouloir leur tenir tête et de les narguer alors que j'avais un besoin vital d'aide et que ses personnes étaient mon dernier espoir.
« Papy ?! C'est moi que tu traites de papy » dit-il en haussant les sourcils.
J'avalais ma salive et le regardais dans les yeux attendant sa réaction, tout en gardant un œil sur les autres. Je portais discrètement ma main à l'arrière de mon dos là ou je venais de ranger l'arme que m'avait laissé Quatre en cas de problème.
« Laisse tomber ton arme ma jolie. » dit un homme sur ma gauche.
Je l'observais pour voir qu'il devait avoir une vingtaine d'année et se trouvait bien bâti, sûrement un ancien audacieux vu la façon dont son corps et son arme étaient positionnés ou alors il avait été bien formé chez les sans-factions.
« Appelle-moi encore une seule fois ma jolie et je te fais bouffer ton froc par ton trou de balle » dis-je.
« Répète un peu pour voir » dit le jeune sans-factions.
« J'adore cette petite. » dit une femme s'avançant vers moi.
« Hélène ne t'approche pas d'elle. Elle est armée et pourrait être dangereuse » dit l'homme au cache œil.
« John, si elle était aussi dangereuse que cela, elle nous aurait déjà tiré dessus et nous aussi. Donc, tu n'as rien à craindre et toi aussi Kimberly » dit Hélène.
« Vous connaissez mon prénom ? » demandais-je étonnée.
« Bien sûr. Nous avions été prévenu de ton arrivée mais nous pensions que Quatre serait avec toi. D'ailleurs, ou se trouve t-il ? » demanda Hélène.
« Nous avons eu disons un contre temps d'où mon retard et l'absence de Quatre » dis-je prudemment.
Je décidais de ne pas parler de Tris car après tout, je ne savais pas exactement ce que Quatre avait raconté dans le message qu'il leur avait fait parvenir.
« Je comprends. Nous allions partir lorsque nous t'avons vu entrer dans le périmètre de sécurité. Maintenant, si tu veux bien nous suivre, je te demanderais de nous donner ton arme. Elle te sera rendu, une fois que nous serons sûre que tu es bien celle que tu prétends être » dit Hélène en tendant la main vers moi.
« Et si je refuse ? » dis-je en rapprochant ma main de mon arme.
« Hélène, attention » dit le jeune homme.
« Jazz, ne t'inquiète pas. Je te propose un marché. Jazz et John vont baisser leurs armes et en échange, disons...Tu me prêtes la tienne pendant quelque temps. Qu'en dis-tu ? » dit Hélène.
« J'en dis que je ne suis pas d'accord avec les termes de ce contrat » dis-je.
« Écoute, tu es là pour demander notre aide n'est-ce pas. D'ici peu, un avis de recherche sera lancé à ton encontre et SEULE, tu ne pourras pas survivre. Alors !? » demanda Hélène commençant à perdre patience.
Je n'avais pas trop le choix. Si je me rebellais, je me retrouverais seule contre les factions entière. Et à la base, j'étais ici pour demander de l'aide aux sans-factions. Je déposais à contre cœur mon arme dans les mains de cette femme nommait Hélène.
« Tu vois, ce n'était pas compliqué...Et tu es toujours en vie » dit Hélène souriante.
« L'avenir nous le dira » dis-je simplement.
« Ces jeunes, toujours pessimistes... Bon, le train de devrait pas tarder, nous avons pris du retard sur le planning » dit Hélène en regardant sa montre.
« Normal, c'est de sa faute, elle est arrivée en retard ET je dis que je trouve toujours cela louche » dit Jazz.
« J'avoue que je suis du même avis que le petit morveux de service » dit John.
« Hey, c'est qui que tu traites de morveux ? » demanda Jazz.
« Ne les écoute pas. Ce sont de grands enfants...Je présume que ton retard est dû au contre-temps en rapport avec l'absence de Quatre dont tu nous parlais tout à l'heure » dit Hélène.
« Exact » dis-je.
Il me fallait rester sur mes gardes. Je ne pouvais pas dévoiler des informations importantes et compromettantes sans être sûr que je pouvais faire confiance à ses personnes. Quatre m'avait bien rappelé que si j'avais des problèmes, je devais demander à parler directement avec sa mère Evelyn.
« Tu n'es pas très expressive mais bon, c'est logique. Nous n'avons pas encore crée un climat de confiance mutuelle » dit Hélène.
« Le train arrive dans 2 minutes. Il faut qu'on bouge et vite » dit John montre en main.
Je suivis le trio le long de la ligne de fer. Au bout de quelques secondes, j'entendis le bruit habituel d'un train arrivant vers notre position. Nous montions dans un wagon qui été ouvert. À l'intérieur du wagon, se trouvait des caisses en bois contenant sûrement des fournitures pour les factions. Je me dirigeais vers une caisse pour lire le bon de livraison : « faction des fraternels, matériaux jardinage ». C'est vrai que les fraternels étaient la faction qui s'occupait d'alimenter les autres factions en nourriture. Mais ils avaient choisi de vivre en dehors de la ville par facilité pour cultiver la terre mais surtout par envie. Bien que nous n'ayons aucuns contacts entre factions, celle des fraternels étaient plus strictes. Ils étaient un peu à part sans être à part.
Je me laissais glisser le long d'une des parois et repensais à ma situation. J'étais dans un wagon, direction les sans-factions. J'allais enfin pouvoir trouver de l'aide pour m'aider à cacher ma divergence et ainsi à survivre dans la ville. Mais est-ce que j'allais supporter de vivre cachée tout au long de ma vie. Vivre sans mes amis, sans Eric. Pourquoi je repensais encore à ce type, il m'avait tellement fait souffrir que je ne savais plus si je ressentais encore de l'amour pour lui. Je me remémorais ses dernières paroles dans la salle interrogatoire et dans le hangar. Il m'avait blessé au plus haut point que je ressentais une haine si intense. Je savais qu'à ce moment, s'il se trouvait devant moi, je n'aurais eu aucunes hésitations à lui tirer dessus et à le tuer. Pourtant, une toute petite voix, je dirais même un chuchotement me disait que ma haine n'était pas envers le bon Eric. Je ne comprenais pas ce que ma conscience voulait me faire parvenir comme message. Je secouais la tête de gauche à droite comme pour chasser toutes ses idées dans ma tête et essayais de penser clairement. Je me demandais si je devais faire mon enquête concernant la mort de mon père. Il avait été tué par des sans-factions et j'avais envie de savoir pourquoi. Mais pour cela, il me faudrait la jouer fine n'étant pas sur un territoire connu mais surtout en infériorité numérique.
« On arrive à notre arrêt » dit Jazz.
« Il faut sauter et vite, car nous allons bientôt entrer dans le territoire des érudits » dit John.
Les érudits. Qu'est-ce que cela voulait dire. Pourquoi nous étions si proche de leur territoire. C'était quoi encore cette histoire. Était-ce vraiment des membres des sans-factions qui se trouvaient devant moi ou des érudits déguisés en sans-factions.
« Calme-toi. Tu connais le proverbe. Sois proche de tes amis et encore plus de tes ennemis » dit Hélène.
« Ce qui veut dire ? » demandais-je prudemment.
« Là ou se trouve notre siège est le dernier endroit au monde ou les érudits en particulier nous chercheraient. Allez il faut sauter si tu veux des réponses à tes autres questions » dit Hélène.
Je sautais avec le reste du trio pour voir au loin la fameuse tour des érudits qui brillait de mille feux. C'était un des rares bâtiments à avoir le droit de rester allumé la nuit.
« Bon atterrissage réussi. Faut se grouiller avant que la patrouille de surveillance ne vienne pointer le bout de son nez » dit Jazz.
« Toujours aussi optimiste Jazz. » dit Hélène.
« Quoi, j'suis pas un fraternel MOI » dit Jazz.
« Surveille ton langage ou je t'en colle une » dit John.
« Quoi encore, j'ai rien fait. Je n'ai dit que la vérité » dit Jazz.
« Justement » dit John.
« Sincère un jour, sincère toujours...Par contre, je vais devoir te demander une faveur ? » demanda Hélène me regardant.
« Une faveur ? » demandais-je.
«Nous allons devoir te bander les yeux et t'attacher les mains par mesure de sécurité » dit Hélène.
« Je vois » dis-je en la regardant.
Malheureusement cette situation ne me plaisait guère mais je n'avais pas le choix si je devais survivre dans la ville. Je devais me plier à leurs règles pour l'instant. Il me fallait avoir leur confiance pour pouvoir librement circuler chez eux. Mais pour qu'il me fasse confiance, il faudrait déjà que je leur fasse confiance à eux. Je tendais mes poignets et Jazz me mit un lien de serrage.
« Nous allons marcher encore un ou deux kilomètres et ensuite nous te banderons les yeux lorsque notre moyen de transport sera arrivé » dit Hélène.
« Un moyen de transport ? » demandais-je.
« Oui, une voiture nous attend au point de rendez-vous... Nous sommes obligés de brouiller les pistes, le plus possible pour qu'ils ne remontent pas à notre position. » dit Hélène.
« C'est logique » dis-je en comprenant son raisonnement.
« Ouais et pour l'instant, nous ne te faisons pas confiance » dit Jazz.
J'observais un peu plus ce fameux Jazz qui commençait à me casser sérieusement les pieds. C'était un jeune d'environ 20/25 ans mais avec un âge mental d'un adolescent qui se la pétait. J'en venais à préférer Eric et ses sautes d'humeurs fréquentes à ce petit morveux de pacotille. Mais je devais garder mon sang froid sinon j'allais lui casser les dents.
« Écoute, tu ne me fais pas confiance tout comme moi je ne te fais pas confiance. Alors je te conseille de te calmer et très vite car sinon je me ferais un plaisir de te calmer moi-même. » dis-je.
« Tu crois me faire peur, hein, tu vas voir » dit Jazz en s'approchant.
Malheureusement ayant les mains attachées, je n'avais pas beaucoup de marge de manœuvre pour me défendre mais peu importe, j'étais la fille de la panthère noire et donc une excellente combattante. Je vis John attraper Jazz par le col de la veste et le faire reculer de quelques pas.
« Maintenant, tu vas te calmer ou c'est MOI qui vais le faire et tu sais très bien comment je calme les merdeux à la base » dit John.
Je voyais Jazz prendre une tête horrifiée devant le regard de John. Quelque soit cette homme, il inspirait une grande crainte, un peu comme Eric dans son rôle de leader. Cela me fit sourire de voir Jazz enfin fermer sa gueule devant John.
« Eh bien, je te remercie infiniment John, et désolé pour le papy tout à l'heure » dis-je.
« Mouais. Juste que je n'ai pas envie que tu lui casses la gueule » dit John.
« Pourquoi tu dis cela. Tu crois que je ne suis pas capable de la battre ? » dit Jazz énervé et blessé.
« Si tu savais qui est cette fille, tu ne la toucherais pas, crois-moi » dit John avec un petit rire.
« Et qui elle est ? la leader des chieuses ! » dit Jazz me narguant.
« Tu y étais presque » dit John en riant un peu plus fort.
« Alors c'est qui, bordel » dit Jazz.
« Jazz, Jazz » dit Hélène en secouant doucement la tête.
« Mais quoi putain. Vous me faîtes chier tous les deux. C'est qui à la fin !. Vous allez répondre merde. » dit Jazz tel un enfant attendant une réponse.
Je regardais John plus attentivement. Savait-il qui j'étais réellement ? Certes, Quatre avait du lui donner des renseignements sur moi mais je ne crois pas qu'il savait que j'étais la fille de Katherine alias la panthère noire. A moins, qu'il ne parlait de ma parenté avec Max, ce qui n'était pas négligeable. J'attendais tout comme Jazz que John crache le morceau. Je voulais savoir toutes les informations qu'il possédait sur mon compte.
« Eh bien, cette jeune demoiselle est la nièce d'un leader de la faction et la petit amie d'un autre » dit John.
Je voyais Jazz bouche bée d'entendre cette information. C'était rare d'avoir des liens avec un leader alors avec deux, c'était plus que improbable.
« Rectification : ex petite amie » dis-je.
« Ah, nous n'avons pas eu de rapport sur ce petit détail » dit John en haussant un sourcil.
« Normal, c'est tout récent » dis-je en haussant les épaules.
« C'est impossible, c'est une espionne, c'est sûr. Elle ne peut pas avoir autant de contacts avec les leaders, surtout chez les audacieux » dit Jazz se reprenant.
« Tu oses dire que je mens, Jazz ? » demanda John.
« Non... Mais...Tu as dit tout à l'heure que tu ne lui faisais pas confiance. » dit Jazz mal à l'aise.
« Oui, mais c'était avant qu' Hélène ne me dise dans le train qui elle était » dit John.
« Et pourquoi on ne me dit jamais rien à moi » dit Jazz boudant.
« Quand tu auras plus d'expérience, tu comprendras » dit Hélène.
« Mouais » dit Jazz boudant.
Je regardais Jazz pour voir qu'il était passé d'un combattant impulsif à un petit enfant un peu chétif. Et tout cela à cause du système des factions. Il n'avait sûrement pas eu le temps de profiter de sa jeunesse et lorsqu'il est arrivé chez les sans-factions, on avait du lui demander de grandir et de devenir adulte sans passer par la case jeunesse et innocente.
« Bon, il est temps de décoller, la patrouille ne va pas tarder à faire son tour de garde » dit John.
Nous prenions la route dans le noir total avec juste la lune pour nous éclairer. Je poussais un soupir de soulagement voyant que l'on s'éloignait de chez les érudits. Au bout de quelques kilomètres de marche, je pouvais voir John et Jazz partirent en éclaireurs et rentrer dans un bâtiment désinfecté pour ressortir quelques minutes plus tard avec une jeep un peu vieillotte.
« Le véhicule de votre altesse est avancé » dit Hélène en souriant.
« Un véhicule de première classe » dis-je.
« Bon, je vais devoir te bander les yeux mais ne crains rien, nous serons arrivés dans très peu de temps, je te le promets » dit Hélène.
« Pourquoi vous essayez de me rassurer ? » demandais-je.
« Tu ne nous fais pas confiance, donc c'est un grand pas pour toi de te laisser faire » dit Hélène rassurante.
Je montais à l'arrière du véhicule avec Hélène à mes côtés pendant que John et Jazz s'assirent à l'avant. Mon bandeau posait sur mes yeux, j'essayais de me repérer par rapport au mouvement de la voiture mais c'était peine perdu. Je ne savais pas depuis combien de temps on roulait ayant perdu la notion du temps mais je sentis la voiture ralentir signe que vous devions être bientôt arrivé. Et cela me fut confirmée par un brouhaha de sons différents correspondant à des voix humaines et des chocs métalliques.
« On est enfin arrivé, j'en pouvais plus. Je crève la dalle » dit Jazz.
« Surveille ton langage » dit Hélène en le rouspétant.
« Désolé mais bon, j'ai très faim » dit Jazz.
Une fois, le véhicule arrêté, Hélène me retira le bandeau et je pus enfin voir ou je me trouvais. J'étais chez les sans-factions. Je m'attendais à un taudis mais je fus étonnée de voir que c'était propre et ordonné. Je descendis du véhicule accompagnée d'Hélène. Je la vis sortir un couteau et couper mes liens.
« Tu n'as pas peur que je sois une espionne ou autre. Tu me fais confiance ? » demandais-je.
« Si tu tentais de t'enfuir, tu serais vite rattrapée par un de nos membres, tu ne penses pas ? » demanda t-elle.
« En effet » dis-je.
J'observais pour voir que c'était une armée qui se trouvait devant moi vu le nombre important de membres. J'étais sûr que si on les comptait tous, on pouvait presque créer le début d'une nouvelle faction. Au fur et à mesure que j'avançais, je pouvais entendre des chuchotements se demandant qui j'étais et ce que je faisais ici. Je me rapprochais de ce que je pensais être le centre de vie de la faction pour voir en face de moi un attroupement de personnes. Jazz et John nous quittèrent pour partir vers ce qui semblait être la cafétéria et je me retrouvais avec Hélène devant ce petit groupe.
« Voici la jeune demoiselle » dit Hélène en me présentant.
« Alors, c'est elle » dit un homme d'une quarantaine d'année.
« Elle n'a pas l'air si spéciale que ça. » dit une fille avec plein de piercings.
« Ouais, espérons que cela vaut le coup qu'on est risqué nos vies pour elle » dit un autre homme.
« On se fiche de vos avis. Il n'y a que le sien qui compte, vous ne comprenez pas » dit une jeune demoiselle essayant de me défendre.
« Exact Cassidy. D'ailleurs, ou est-elle ? » demanda Hélène.
« Comme d'habitude, dans son bureau » dit Cassidy.
« Bien. Suis-moi » dit Hélène.
Je la suivis docilement. De toute façon, je n'avais pas le choix et je n'avais pas envie de rester avec ses gentilles personnes même si la jeune Cassidy semblait de mon côté.
Je montais plusieurs marches pour arriver devant une lourde porte imposante. Hélène toqua à la porte et entra aussitôt. Elle se décala pour me laisser passer et referma la porte derrière moi me laissant seule dans la pièce.
« Bienvenue chez les sans-factions » dit une voix.
Je cherchais la provenance de la voix lorsque je vis une ombre bouger au fond de la pièce et un corps apparaître dans la lumière. Je sursautais en voyant une femme devant moi. Je n'avais jamais rencontré Evelyn ou du moins, la dernière fois que je l'avais vu je devais avoir un an donc impossible de me souvenir d'elle.
« Je suis désolé si je t'ai fais peur » dit Evelyn.
« Non, ce n'est pas de la peur. Plutôt de la surprise » dis-je en me reprenant.
« Si tu veux » dit-elle en souriant.
« Vous êtes Evelyn, je présume ? » demandais-je.
« C'est vrai que tu étais trop jeune pour te souvenir de moi. Tu n'avais qu'un an lorsque je suis, disons morte » dit Evelyn.
« Vous me connaissez ? » demandais-je intriguée.
« Pas personnellement, mais je connaissais tes parents surtout ton père. Il travaillait souvent au côté de mon mari avant sa tragique mort. D'ailleurs, je tiens à te présenter mes condoléances le plus sincères pour la perte de ton père. J'espère que Katherine va bien. » dit Evelyn compatissante.
C'était le moment adéquat pour parler de cette histoire. C'était elle qui avait amené le sujet sans que je n'ai eu rien à demander. Il fallait que j'attrape la perche qu'elle me tendait.
« Vous êtes désolée, alors que c'est vous qui l'avait tué. VOUS et les SANS-FACTIONS ! » dis-je en haussant le ton.
« Tu ne connais pas toute l'histoire, jeune fille » dit Evelyn.
« Ah et vous allez me dire quoi, hein ! Que ce n'est pas vous qui l'avez tué. Je vous ai vu nous pourchasser à travers la ville. » dis-je sentant l'émotion monter en moi.
« Non, tu as vu des personnes habillées comme les sans-factions vous pourchasser...Tu veux bien me laisser te raconter ma version des faits et ensuite tu pourras juger ? » demanda Evelyn tendrement.
« De toute façon, je n'ai pas le choix si je veux rester ici, c'est ça ! » dis-je avec dégoût.
« Non. Même si tu refuses de m'écouter, je te protégerais du reste des factions comme n'importe quel divergent. » dit Evelyn.
Alors si je le voulais, je n'étais pas obligée d'écouter sa version des faits. En avais-je envie ? Étais-je près à connaître toute la vérité. Cette fameuse vérité que je cherchais depuis toujours. Je décidais de baisser les armes et de l'écouter au risque de souffrir encore plus ou d'entrer dans une colère noire et commettre un meurtre qui m'amènerais à ma propre perte.
« Allez-y, je vous écoute mais n'essayez pas de me berner, vous n'y arriverez pas ! » dis-je en allant m'asseoir sur le siège qu'elle me montrait.
« Merci. Pour te raconter la mort de ton père, je vais devoir commencer depuis le début. Et quand je veux dire début, je parle de sa relation avec mon ex mari Marcus. » dit Evelyn.
Alors Kim avait raison. Son père n'a pas été tué par des sans-factions on dirait. Mais Evelyn dit-elle la vérité ou est-ce un mensonge pour la compter dans ses rangs ? A votre avis. Si ce n'est pas les sans-factions, alors qui est le tueur du pauvre Tom ?!
Prochaine publication : Avant Noël.
SadakoTama : Coucou. Ne t'inquiète pas pour ton retard lol. Si tu es en retard, je t'enverrais le petit lapin blanc d'Alice mdr. Eh oui, ils ont envoyé Max en éclaireur espérant qu'elle crache le morceau et qu'il la prenne en flagrant délit mais c'était loupé lol. Il va morfler Eric t'inquiète. Déjà le pauvre, il essaie de se battre alors laisse lui le temps de reprendre du poil de la bête. Contente que l'évolution de l'histoire te plaise au fil de ta lecture. Contente également que tu ais aimé la fin mdr. J'espère que celle-ci ta plu également mdr. Je ne te garantie pas qu'elle ne ne tuera pas ou qu'elle ne le blessera pas lol. Bises la miss et à bientôt, ne sois pas en retard lol.
ViciousCharm : Coucou. Je te remercie de me suivre et je suis contente que l'histoire te plaise. J'avais peur que la longueur des chapitres mais surtout le nombre fasse peur au gens mais au contraire, cela n'a pas l'air de les déranger lol. Ne t'inquiète pas, il reste encore environ une 20aine de chapitre mais après cela sera fini mdr. Il faut bien une fin tôt ou tard. Bises la miss.
L'audacieuse : Contente que tu aimes le début de l'histoire et que tu trouves que mon écriture s'est amélioré lol. Cool si tu aimes son caractère, j'espère qu'elle ne fait pas trop Mary Sue pour toi. J'espère que tu aimeras la suite. Bisous.
Victoria14 : Coucou, merci de tes encouragements. L'histoire avance doucement mais sûrement lol. Bye.
CarOwliine : Coucou mademoiselle. Lol, c'est vrai que tu adores Jeanine et son magnifique caractère. Oui, ne t'inquiète pas Eric va bientôt se réveiller mais pas tout de suite mais bientôt bientôt. Suzie est innocente sans l'être lol. Elle prend ses rêves pour la réalité. T'inquiète la suite arrive bientôt, courage. Tu sais que si tu le souhaite, je peux t'offrir un extrait mais tu veux jamais lol. Tu résistes toujours à la tentation lol. Bisous bisous et bon courage au boulot.
Arya Cahill : Salut, ça va merci et toi. Merci de tes encouragements et d'aimer toujours l'histoire malgré la tournure des événements. Bye la miss.
Courtney Ackles : Oui Jeanine s'est fait avoir comme un bleu. Elle lui a offert la fuite sur un plateau d'argent mais la vengeance est un plat qui se mange froid hihihi. Eric se bat oui. Mais va t-il y arriver seul ou alors quelqu'un va lui venir en aide pour l'aider a remonter a la surface.
Plume De Pan : Coucou merci de toujours aimer l'histoire.
Laurelin Greenleaf : Coucou, te revoilà et oui lol. Contente que tu es aimé la petite dispute mais surtout la gifle de Kim sur Eric. Jeanine, c'est Jeanine et Audrey, ben lol c'est Audrey mdr. Elles ne sont pas érudites pour rien. Et puis si Audrey veut prendre la relève de Jeanine à la tête des Érudits, il faut qu'elle soit une réplique version Jeanine jeune. Bisous la miss.
