Salut à tous !

Alors, déjà, bonne St Valentin à tout les amoureux (et donc à notre Allumette Fétiche et à son Poulet Grillé :3).

Ensuite, ma bêta étant légèrement débordé avec sa petite famille, je publie cette version non corriger du chapitre, promettant de la réactualiser dès j'aurais la version corriger de disponible.

En suivant, je vous annonce (n'ayant pas put le faire avant) que les votes pour les dessins sont ouverts sur mon profil, et je rappel que le vainqueur aura droit à une fic juste pour lui :3. Fin des votes le 20 !

Dernier point avant de remercier les reviewers : j'avais décidé d'être généreuse cette semaine (j'ai mes raisons hihihihi), donc, vous aurez donc en tout, deux chapitres pour cette fic de publier aujourd'hui, et quatre pour la version de Luffy. Certes j'ai conclue sur papier l'arc Shabaody, mais j'ai besoin d'Evanae avant de poursuivre pour Impel Down, avec Ace... eh ouais, nous y sommes quasiment. Donc, je ne sais pas quand sera disponible le suivant ^^. Mais je rassure ceux qui suivent la fic sur Luffy, reste encore Amazon Lily à passer !

Et maintenant, je remercie tous mes reviewers : Anna-chan17 ; Ureli1; KailaStriker (navrée du retard, et désolée de t'avoir inquiétée ^^) ; missymanga(merci beaucoup, j'espère être à la hauteur ) ; Tite Lena (je suis contente de savoir que tu aimes la trilogie autant que ça, et j'espère que ça durera) ; Amethyste (ma devise est de rester aussi proche de l'histoire d'origine, que possible, malgré la façon dont j'apporte ma pierre à l'édifice) ; La vague folle ; Silver Dragonfly (I don't have any news from Holymagic, so I really don't know when I'll update the translate version, sorry :/) ; Kawa-sensei (il est là, Marco, je te rassure) ; minimilie ; Menly-chan (j'adooooore les romans, moi tu risques pas de m'ennuyer en me donnant ton avis dans un pavés) ; Cavallone D Taila. Mais aussi vous tous qui n'avait pas laissé de commentaire mais qui me suivaient malgré tout. Bonne lecture à vous tous !


Ace se réveilla lentement en sentant les doigts fins de Marco lui caressait un bras. Le jeune homme eut un gémissement, et se blottit un peu plus contre son amant.

- Bonjour, Ace... souffla Marco.

Il leva juste assez la tête pour l'embrasser sur le sommet du crâne, avant de se laisser retomber dans les oreillers.

Ace se contenta de gémir de nouveau et de réfugier son visage dans le creux du cou du blond.

- Il faut se lever, Ace, yoi.

- Hmmm... encore un peu... j'suis bien là... marmonna le jeune homme.

- Moi aussi, mais il le faut.

Ace redressa la tête pour regarder Marco, ses yeux encore brillant de sommeil sous sa tignasse.

- Donnes-moi une bonne raison pour me lever, et j'y réfléchirais...

Marco leva trois doigts.

- On doit toujours trouver un moyen de tirer Doma d'Impel Down ton frère va pas tarder à débarquer et si on se bouge pas, Thatch risque fort de venir nous chercher...

- Pfff...

Ace laissa retomber sa tête dans le cou de Marco.

- J'me lève après un câlin, marmonna Ace.

Marco eut un petit rire, et glissa ses mains sous la couverture pour affermir sa prise sur le corps nue de son jeune amant. Ace se redressa et prit le visage du plus vieux entre ses mains, afin de l'embrasser, quand...

Bam, la porte !

- Salut les tourtereaux ! Vous venez ?! salua joyeusement Thatch avec un grand sourire aux lèvres, entrant sans gêne dans leur chambre d'hôtel.

Ace baissa la tête, agacé par l'interruption, alors que Marco avait un profond soupir.

- Sorts de cette chambre et ferme la porte. On se lève, yoi.

- J'ai déjà tout vu, Marco, de ce que tu as, vu le nombre de fois qu'on a pris des bains ensemble, quand on était gosse...

- C'était avant que je ne touche la puberté, et c'est pas pour autant que j'ai envie que tu vois Ace nu, alors casses-toi.

- Marco, fait moi pensé à le présenter à Nami... marmonna Ace en se blottissant contre la poitrine de son amant.

- Je vais me le noter, assura le Phénix.

- Tu t'es pris un coup sur le crâne ou quoi, Ace ? J'interromps visiblement quelque chose, et tu te proposes de me présenter à une nana ! s'étrangla Thatch.

Les deux premiers commandants échangèrent un sourire machiavélique. Si Thatch savait...


Ace bailla à s'en décrocher la mâchoire, et se dirigea vers la planque des révolutionnaires. Autant faire une pierre deux coups : trouver les plans d'Impel Down, et avoir des nouvelles de son frère.

Il sentit une présence qu'il savait appartenant à un ami de son frère, un peu plus loin devant lui et accéléra le pas.

- Lionceau !

- JE SUIS PAS UN LIONCEAU ! rugit un homme en se retournant.

Il se calma en reconnaissant qui l'avait interpellé.

- Oh, Hiken...

Il attendit qu'Ace monte à son niveau, les mains dans les poches.

- Des nouvelles de Sabo ?

- Rien que je ne puisse te dire, désolé, soupira l'homme. Vous savez pour Doma ?

- Oui. Lyon, s'il te plaît. C'est mon otouto. Je me fais un sang d'encre pas possible, et l'état de sa Vivre Card ne m'aide pas. Changez de sujet ne sert à rien.

- Tu sauras ce qu'il en est très bientôt, et tu verras que tu es tout aussi impuissant que nous. On suit les ordres de Dragon.

- Ce salop a vraiment décidé de bousiller notre famille, faut croire. Tu lui diras que la moindre blessure que recevra Sabo dans cette mission, je la lui infligerais moi-même, en dix fois pires, pour qu'il comprenne ce que je pense de sa façon de se comporter avec les miens.

- Que ce soit toi, ou Sabo, vous n'aimez vraiment pas Dragon... Il lui a fait quoi, au petit Luffy, pour que vous soyez comme ça.

Le regard d'Ace se durcit.

- Tu as le choix. Soit tu retires ta question, soit tu te ramasses un Hiken dans la figure, ou tu as droit à un mensonge, Lyon.

Lyon soupira.

- Je retire ma question. Autre chose, ou je peux y aller ?

- Vous avez des plans d'Impel Down ? Je sais que Sab' faisait la liaison avec Ivankov, là-bas.

- Qu'est-ce que tu vas faire avec ces plans ? demanda Lyon, suspicieux.

- On est cinq commandants à mettre nos cerveaux ensembles pour tirer Doma d'Impel Down. C'est soit ça, soit une guerre avec Shirohige, chose que nous voulons tous éviter.

- Ce n'est pas Marine Ford, Hiken...

- Je ne reste pas les bras croisés alors que des gens à qui je tiens sont en danger. Si ça peut intéresser vote groupe, j'ai quelques copies de plans qu'on a réussi à voler à Donflammingo. Puisqu'on veut mettre fin au commerce du Smiles, c'était nécessaire d'avoir des renseignements sur Dressrosa... genre, savoir où est l'usine, donc, les plans de l'île dans son ensemble, ceux de l'usine à jouet, du palais royale, et des arènes.

- Je vais voir ce que je peux faire. Si je peux te donner une de nos copies, je la déposerais auprès de Shakky-san, ou de Ray-san.

- Je compterais pas sur Ji-chan, je sais qu'il s'est encore laissé avoir par les filles et le jeu. On le refera pas comme ça, le Mei-ô. Je vais y aller...

- Bonne journée, Hiken. Je vais voir ce que je peux faire.

Ace salua Lyon de la tête, et reprit sa route.


- Quelque chose ne va pas, Ace ? demanda Marco en regardant Ann se changer.

- J'ai un mauvais pressentiment au sujet de Sabo, c'est tout, Marco. Les révolutionnaires savent quelque chose, mais ils ne veulent pas me dire. Cet enfoiré de Dragon fait de la rétention d'information. Et j'aime pas ça.

Marco se leva de sa chaise, dans la salle derrière le bar de Shakky et alla enlacer Ann par derrière. Il fourra son nez dans son cou, la tenant contre lui, le plus fort possible.

- T'énerver ne changera rien, yoi. Garde la tête froide, on finira bien par savoir ce qu'il en est, bébé. Et s'il a des ennuis, Oyaji lui-même ramènera le Moby Dick du Shin Sekai pour sauver son cul. Nous sommes une famille, et ta famille est notre famille à tous.

- Même Ji-chan ? demanda Ann avec un petit sourire de coin.

- Même lui, et malheureusement, même Akagami, yoi. Tu ne l'as peut-être pas remarqué, mais nos rencontre ont augmenté et nos relations se sont... améliorées légèrement, avec ton entrer dans l'équipage. C'est pour ça qu'Oyaji a décidé que le rôle du nouveau Nibantaï Taïsho, c'était de faire la liaison avec Akagami. Oyaji en fait beaucoup pour toi.

Ann ne put s'empêcher de rougir.

- Je mérite pas autant d'attention... souffla-t-elle.

- Tu es un de ses fils, alors, oui, tu as droit à autant d'attention. Comme chacun de nous. Il en fait autant pour nous tous.

- T'as une idée de comment je peux le remercier ?

Marco fit pivoter Ann pour qu'elle lui fasse face, et lui sourit.

- Restes-toi, garde la tête haute, ton cœur droit, ton esprit libre... et ton magnifique sourire. Soit fier d'être l'enfant de ton père, et un fils d'Oyaji. C'est aussi bête que ça, yoi. Reste le Kaiozku Ouji qu'il connaît.

Et il l'embrassa.

Ann referma immédiatement ses bras sur son cou pour approfondir le baiser. Elle sourit contre les lèvres du Phénix quand elle sentit une main baladeuse se refermer sur l'une de ses fesses.

- On devrait en profiter, j'ai que mon bikini pour l'instant... proposa Ann avec un sourire espiègle.

- Non, mauvais idée. Pas ici, en tout cas. On sait pas quand ton oncle pourrait revenir, et je doute que Shakky nous laisse faire notre affaire juste dans son bar, yoi. Allez, changes-toi, et file. Va donc à la rencontre des Supernova, en attendant l'arrivée de ton frère.

Ils s'embrassèrent une dernière fois, et Marco laissa Ann finir de s'habiller sans l'embêter.


- La place est libre ?

Bonney leva le nez de son repas et manqua de s'étouffer en reconnaissant la personne qui venait de lui parler. Ses hommes aussi furent surpris, et se mirent en garde. Après tout, cette fille venait de sortir de nul part...

- Hoche simplement la tête pour me dire si je peux m'asseoir ou pas, si tu as perdu ta voix, sourit la jeune femme devant Bonney.

La capitaine pirate se frappa sa poitrine et avala ce qu'elle avait dans sa bouche.

- Je suis qui pour interdire à la Kaizoku Hime de s'asseoir à ma table ? demanda-t-elle.

- Je me suis faîte virer de celle de Vista, l'autre jour, donc, je préfère demander, expliqua Ann en retirant son manteau, dévoilant une chemise noir avec les manches retroussés juste au-dessus de ses coudes, et ouverte sur son haut de bikini. Je lui avais fait une sale blague aussi, donc tout s'explique.

Elle mit la chaise à l'envers, et ignora l'autre Supernova dans la salle qui les regardait avec des yeux ronds. Ann s'assit à l'envers, sortant de son sac une bouteille, s'appuyant les bras sur le dossier de sa chaise.*

- Qu'est-ce que vous voulez ? demanda Bonney.

- Il y a deux Supernova qui m'intriguent. Et tu es l'une d'elle. J'attends beaucoup de toi, une fois que tu seras dans le Shin Sekai, sourit malicieusement Ann en buvant une gorgée d'alcool de sa bouteille.

- Pourquoi ?

- Je sais pas...mes tripes. Je marche comme ça.

- Dois-je en conclure que vous pensez que je peux devenir la Reine des Pirates ?

Ann éclata de rire en secouant la tête.

- Nan, tu n'es pas celle à qui j'ai légué ce titre, navré. Mais je sens que tu seras sur la route de cette personne. Que tu le veuilles ou non, ta vie sera influencée par cette personne. Montre-moi ta valeur dans le Shin Sekai, montre-moi qui tu es, au fond, et montre-toi digne de l'intérêt que je te porte...

Ann vida sa bouteille en quelques longues gorgées et rejeta ses cheveux lâches pour une fois, dans son dos.

- Nous nous reverrons peut-être de l'autre côté de la Grand Line, sur ce, bon voyage, et attention à ne pas foutre le bordel sur l'île Gyojin, Shirohige n'est jamais bien loin...

Et la Kaizoku Hime s'en alla en sifflotant, toujours en ignorant Capone.

- Senshô ? demanda avec hésitation l'un des hommes de Bonney.

- Je comprends pourquoi cette fille intrigue tant de monde... c'est vraiment la fille de Roger, une énigme des plus attirante, souffla la Supernova, encore sous le choc.


Ann avait continué son chemin quand elle entendit du tapage sur le Grove Trente et Un. Étendant son Haki, elle perçu l'aura de Luffy, mais il ne semblait pas en être la source. Accélérant le pas, elle se hissa sur un toit d'une maison sans difficulté, malgré la hauteur, et regarda dans la rue.

Son regard s'assombrit en voyant un pirate appelait à l'aide, luttant contre son collier d'esclave. Elle sauta dans la rue, coupant la route à son frère.

- Mataku… je hais les gens qui reste les bras croisés devant ce genre d'horreur… marmonna la nouvelle arrivante en manteau noir. Ne touche pas à ce collier, je vais te le retirer, alors, n'aggrave pas les choses. Te, Luffy… Hisashiburi.

- Hisashiburi, Ann… Ji-chan wa doko ? salua Luffy, les mains sur les hanches.

Un sourire furtif étira les lèvres d'Ann. Au vu de sa voix plus aigüe que normal, il n'avait pas oublié leur pari. Un regard derrière, et elle avisa d'autres personnes. Elle reconnue Chopper et Brook, et au vu de la carrure et de la tête effrayé des autres, ce devaient être des tritons et/ou sirènes. Ils avaient eu le courage de poser pied sur la mangrove. Ann préviendrait l'un des autres commandants, si elle en croisait un, histoire de garder à l'œil les marchands d'esclaves.

- Sa na. On se voit plus tard. Passe ton chemin, les Tenryuubitos ne sont pas loin, fini par répondre Ann.

Et Ann s'approcha de l'ancien pirate reconvertit en esclave, qui était la cause du grabuge. Elle leva un doigt légèrement infusé de Haki, et toucha le collier qui se mit à émettre un son peu rassurant. Tout le monde évacua la scène, alors que d'un geste vif, la Kaizoku Hime retirait du cou le collier qui explosa un peu plus loin, sans faire de mal à l'homme, grâce au Haki.

- Maintenant fui et rentre chez toi, dit Ann à l'esclave.

- Merci, Hime-sama ! Béni soit votre nom et celui de votre père ! pleura de joie le pirate.

Et l'ancien pirate s'échappa.

- On se voit plus tard, je retourne à la recherche du vieux, annonça Ann à Lucy.

Lucy hocha la tête et Ann disparu en courant, imité par le pirate qui partit de son côté.

Elle resta néanmoins à proximité. Au cas où Lucy serait face aux Tenryuubitos et perdrait son calme.

Déjà elle sentait l'odeur de ses pourritures. Un signe du traumatisme qu'elle avait conservé avec le Grey Terminal. C'était utile, au moins, si elle pouvait sentir les agents du Gouvernement grâce à leur odeur. Ann s'appuya contre un mur et vit Lucy venir en pédalant de son côté et s'arrêta une fois hors de vue, pour soupirer.

- Lu' ?

Lucy rouvrit les yeux et regarda son aînée, juste à côté.

- En temps normal, j'aurais mis mon poing dans la figure des Tenryuubitos, mais là, je veux te voir passer tranquillement dans le Shin Sekai. Essaye de les éviter. A tout prix, lui dit Ann en la rejoignant.

Elle passa son torse dans la bulle et prit Lucy dans ses bras pour la réconforter.

- Je fais encore des cauchemars sur le Grey Terminal… souffla Lucy.

- Moi aussi… Le monde changera, et j'espère que nous serons encore là pour le voir. Tout ira bien.

Marco l'avait réveillé plus d'une fois à cette occasion, d'ailleurs, histoire de la rassurée.

L'odeur était plus proche, presque irrespirable.

Lucy s'accrocha à Ann de toutes ses forces, tremblant, mais l'enfant de Roger ne protesta pas. Elle-même utilisait son frère, enfin, sœur sur le moment, comme une bouée de sauvetage, afin de garder son calme.

Une série de coups de feu raisonna et la Voix du pirate s'éteignit. Elle resserra les poings, s'empêchant de pleurer.

- Il faut croire qu'il n'a pas été assez rapide pour fuir… murmura Ann. Je suis là, Lu', tout ira bien.

Elle resserra ses bras autour de Lucy, ne faisant aucun commentaire en sentant ses larmes de rages. Elle les tolèrerait, pour cette fois.

- Tu crois que si on avait pas tiré Sabo de là, il serait devenu comme ça ? murmura Lucy.

- Non, pas Sabo. Il a l'esprit naturellement trop indépendant pour ça. Il aime trop l'humanité pour agir ainsi.

Elles se séparèrent et Ann sourit tristement à Lucy.

- Je vais intercepter les marines pour récupérer la dépouille. Je demanderais à Shakky si elle peut l'identifier, comme ça, je renverrais ses cendres à sa famille avec mes condoléances. On se retrouve dès que j'aurais mis la main sur Ji-chan. Va au parc d'attraction, en attendant, ça te fera du bien.

Elle l'embrassa sur le front et s'en alla.

Rapidement, elle trouva les marines, un peu plus loin et les assomma. Sous le regard des curieux, elle hissa la dépouille du pirate sur son épaule et regarda autour d'elle.

- Yo, Ann ! Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Thatch en arrivant sur place.

- Tu tombes bien, Thatch. Approche.

Thatch se rapprocha et Ann lui souffla à l'oreille.

- On a un triton et une sirène qui se baladent avec mon frère.

- Je vais faire passer le mot, assura Thatch. Et lui, c'est quoi ?

- Esclave de Tenryuubito. Comme tu peux en juger, il a perdu la vie à deux pas de la liberté.

Thatch grimaça.

- Il a une femme et un bébé, de ce que j'ai compris. Ils ont le droit de recevoir les restes de cet homme.

- Je peux donner des ordres à tes hommes ?

Ann leva la tête, remarquant ses deux seconds dans les environs.

- Vas-y.

- Edwin, va aider la Kaizoku Hime. Patrick, trouve-nous l'identité et l'origine de ce pirate, ordonna Thatch.

- Pas de souci, Taïsho, assura Patrick alors qu'Edwin hochait la tête.

Patrick s'en alla, sans doute pour aller voir Shakky, la source d'information numéro un dans le Paradis alors qu'Edwin suivait Ann en l'aidant à porter la civière avec le corps du pirate.

- On trouve un endroit discret et de quoi mettre ses cendres, et je l'incinère, siffla Ann entre ses dents.

Edwin souleva légèrement la civière pour lui indiquer qu'il l'avait entendu.


Ann allait fouiller un nouveau bar, à la recherche de Rayleigh, après avoir laissé le soin à Edwin et Patrick de faire ce qu'il fallait pour renvoyer les cendres de l'ancien esclave à sa famille. Elle avait la main sur la poignée, quand son Haki lui dit de reculer immédiatement. Elle sauta en arrière et se hissa sur un toit où elle resta accroupit, regardant le mur juste à côté de la porte explosé. Quelqu'un en sortit prestement. Une Supernova, Scratchmen Appo.

- Si tu veux te battre, pourquoi ne pas attendre qu'on passe la falaise ? lança-t-il à quelqu'un encore dans le bar.

- Dans ce cas, arrête de me fixer, marmonna quelqu'un en sortant. T'es carrément dégoutant comme type. Ça me dérange pas de t'achever ici-même tu sais ?!

Derrière lui, quelqu'un lui dit de ne pas se battre.

Eutass « Captain » Kidd. Pas étonnant qu'il ait une telle réputation avec une telle soif de sang.

Ann s'assit en tailleur, vaguement intéressée. Elle fouilla ses poches et en tira un paquet de noix de cajous qu'elle s'ouvrit, histoire de regarder le combat. Ça la rendait presque nostalgique, ce genre d'altercation. La tension électrisante de Shabaody, avec autant de rookies réunis ici, rendant l'air sur le point d'exploser.

« Avec une telle ambiance, Luffy ne pourra pas prendre la mer en paix » songea amèrement Ann.

Une explosion un peu plus loin attira son attention, et elle fila rapidos dans cette direction.

- Kaisoo a pété un plomb ! cria quelqu'un.

En arrivant sur place, Ann se rassit, en veillant à être juste derrière Law, assit sur un banc, qui observait en souriant, sous son chapeau, le combat entre deux Supernovas. Killer et Urouge. Décidément…

Malheureusement, Drake intervint, coupant l'affrontement.

- Si vous voulez faire du remous, faîtes-le dans le Shin Sekai ! rugit l'ex-marine.

- Ooooh, t'es pas drôle ! bouda Ann. Urouge contre Killer, ça aurait été intéressant.

Tout le monde la regarda, surpris de la voir là.

- Quoi ? La Grand Line appartient à tout le monde ! J'ai bien le droit d'être là, tout autant que vous ?! s'indigna Ann. Pas d'autre combat, que je puisse finir mon paquet de noix de cajous ?

Urouge éclata de rire.

- Que veux-tu, Kaizoku Hime ? demanda Drake.

- Moi, rien. Je cherche mon parrain, mais il doit être soit en train de se faire poursuivre par des créanciers, soit courir des jupons en pagaille. Vous avez pas croisé un vieux retraité avec des lunettes rondes et une cape grise ? Tu l'as vu, Killer ?

-…

Killer ne répondit rien et s'en alla.

- Que faut-il faire pour avoir le trône de votre père, Hime-san ?! demanda Urouge. Je doute que le mariage soit une rumeur sérieuse !

- D'autant plus que c'est fort peu probable que Genkotsu no Garp laisse son petit-fils épouser l'enfant de Roger, marmonna Drake en s'éloignant.

- Épouser Luffy ? Eurk ! C'est la pensée la plus malsaine que j'ai jamais eu ! Je sais pas qui est le con qui a écrit des conneries pareilles, mais Luffy est pour moi un petit-frère, et celui que je vois sur le trône de mon père ! Vous, vous m'intriguez plus ou moins. Qui sait, vous vous montrerez plus digne que lui d'être le nouveau Kaizoku Ou, mais je vous y mets au défi ! Montrez-moi ce que vous valez, dans le Shin Sekai, mais sachez que je n'aime pas les massacres.

- Je prends ça en note ! Nous nous reverrons dans le Shin Sekai ! fit Kasoo.

Et Urouge partit.

Drake passa devant Law qui lui dit :

- Gol-ya a raison… c'est bien dommage, à l'instant où ça commencé à être intéressant… Dis-moi, Drake-ya, combien de personnes as-tu tuées ?

Drake l'ignora, partant avec le petit ricanement de Law.

- Owh, Traffy, s'est pas une question à poser, ça, surtout à un ancien marine ! rit doucement Ann.

- Petite question, Gol-ya… que pense votre jumeau de votre relation avec l'un de ses collègues ?

Ann pencha la tête sur le côté.

- Jumeau ? J'ai un jumeau ? fit-elle, incertaine.

- Oui, jumeau. Je parle de Portgas-ya. Vous vous ressemblez beaucoup trop pour que ça ne saute pas aux yeux, et vous avez toujours été mystérieusement là où il se trouvait.

- AAAAh, Ace ! Ooooh… il s'en fou ! J'ai le meilleur frangin qui soit, il me laisse faire ma vie.

- Doit-on en conclure que vous faîtes partie de l'équipage de Shirohige-ya ?

- Iie. Je n'appartiens à rien ni personne, sauf à la Grand Line ! Tu m'intrigues d'autant plus, Traffy… Surtout que tu as démasqué Ace. J'attends beaucoup de toi, une fois dans le Shin Sekai… surprend moi…

Ann se leva pour partir mais se ravisa.

- Tu n'aurais pas vu le Mei-Ô ? J'en ai marre de lui courir après dans l'archipel, alors que je pourrais aller embêter Marco ou Luffy.

- Pas vu, navré, sourit Law.

- Dommage. Eh bien, nous nous verrons plus tard !

Elle était peut-être pas plus avancée, mais elle avait vu tous les Supernova et enregistrer leur aura. S'ils se croisaient, elle pourrait les reconnaître.

Elle reprit sa route, suivant sans le vouloir celle d'Urouge.

- Vous nous tenez compagnie, Hime-sama ? sourit le moine ailé.

- Pas vraiment, j'ai pas encore cherché dans les bars dans cette direction, fit Ann en haussant des épaules. Je lui avais pourtant demandé explicitement de ne pas disparaître de nouveau comme ça, ou de prendre un denden. J'ai fait quoi pour avoir une famille pareille ?

Urouge allait faire un commentaire quand l'un de ses hommes attira son attention.

Ann perdit ses couleurs.

Merde, un autre Tenryuubitos.

- Un Tenryuubito qui traîne dans la zone sans lois… mauvais pour les affaires, grogna Urouge. Je suppose qu'on a plus qu'à s'incliner et attendre qu'il passe.

- Hmph ! fit Ann.

Elle se glissa entre deux bâtiments et continua sa route, faisant un détour pour ne pas croiser sa route. Elle se mit sur la route de médecins qui allaient croisé le passage du Tenryuubito.

- Poussez-vous, cet homme est blessé, il doit être transporté d'urgence à l'hôpital !

- Je m'en doute, merci, j'ai des yeux. Mais il y a un Tenryuubito sur le chemin, vous tenez tant que ça à mettre vos vie en danger !? siffla Ann.

- Pourquoi nous aider ? demanda une infirmière.

- Je n'aime peut-être pas les médecins, mais je hais encore plus les Tenryuubitos, et les voir faire des victimes pour des conneries, ça me met hors de moi. Hors, je me suis juré de ne pas faire de trouble, le temps que les Supernovas prennent le large pour le Shin Sekai. Alors, restez où vous êtes, ou faîtes un détour. Mataku…

Les trois médecins se regardèrent puis prirent un autre chemin.

- Merci, Gol D. Ann-san, lui dit le blessé, tout juste conscient.

- Remercie-moi en restant en vie.

Et le convoi urgent fut loin.

Ann étouffa un bâillement et chercha un café. Elle allait devoir faire une cure de caféine pour ne pas faire de crise de narcolepsie. Elle salua Thatch, assit dans un coin de rue, de la main et il lui rendit le geste.


Thatch regarda avec dégoût les Tenryuubitos faire leur route. Il réprima une grimace et se glissa dans l'ombre pour ne pas être vu. Eurk, ce type ne savait donc pas se moucher… ?

Un homme commit l'erreur de se lever, parce que le Ternyuubito avait flashé sur sa nana, juste à côté de lui, et voulait en faire sa femme.

Thatch se força à regarder l'homme se faire descendre, une de ses mains serrer sur une de ses épées.

- Taîsho ? souffla son second.

- Va prévenir l'hôpital de l'arrivée imminente d'un blesser par balle. Dès que le Tenryuubitos s'en va, je ramasse le blesser et je leur dépose.

Le second de Thatch hocha la tête et disparu.

La scène devint des plus intéressantes avec une arrivée inattendue : Roronoa Zoro.

En entendant sa Voix Thatch comprit pourquoi il intéressait Marco, et pourquoi il était surnommé le Démon d'East Blue… mais surtout ce que lui trouver Mihawk. Il regarda, légèrement amusé, le sabreur aux cheveux verts remonter la rue en ignorant tout bonnement ce qu'il y avait autour de lui, buvant tranquillement sa bouteille.

Il allait boire une nouvelle gorgée quand il s'arrêta, perplexe, juste devant le Tenryuubito qui le regardait avec des yeux ronds.

Mmmh, il avait pas l'habitude qu'on le traite comme tout le monde, celui-là ! Et Zoro avait mis les pieds dans le plat sans même le savoir. Ça en était presque drôle, juste pour l'air perplexe du marimo et la tête choquée de tout le monde, surtout du Tenryuubito.

- Nanda yo ? Tu t'es perdu ? demanda Zoro.

Ces deux questions entreraient dans les annales de Shabaody. Thatch s'adossa contre un mur, un poing dans sa bouche pour ne pas rire.

Le Dragon Céleste tira.

Mauvaise idée d'attaquer un démon.

L'aura démoniaque augmenta brusquement, et Thatch fonça de sa cachette, fonçant sur ses jambes, intercepta le sabreur, et l'embarqua dans une autre ruelle, tout ça en une fraction de seconde, avant que Zoro ne découpe l'homme.

- Shhh… Attends qu'il s'en aille, chuchota Thatch en faisant entrer Zoro dans une maison abandonner.

Il s'assit devant la porte et attendit. Très vite le garde du corps du Tenryuubito arriva.

- Vu personne, désolé, lui dit Thatch. Si vous chercher quelqu'un, il a dû prendre par les toits.

Et l'homme s'en alla. Bientôt, le Tenryuubito disparu et Thatch rouvrit la porte.

- Et voilà, c'est bon, mon gars, tu peux sortir, sourit le commandant.

- Pourquoi… ?

- Tsk, tsk tsk… tu ignores les règles de Shabaody, Rorona Zoro. J'aurais cru que Marco ou Ace te les aurait enseigné, ou même ton capitaine… T'as failli faire une grosse connerie, l'ami. Un peu plus, et tu te retrouvais avec un amiral et tout un bataillon au cul. C'est pas ce qu'il y a de mieux pour partir dans le Shin Sekai.

Et Thatch lui tendit une main.

- Yonbantaï Taïsho Thatch, des Shirohige.

- Ah. Enchanté, fit Zoro en lui serrant la main. Bon, je présume sur je vais dire au revoir à ma proie. J'ai vu un blessé, tout à l'heure, ou j'ai rêvé ?

- Y'en a bien un. J'allais le déposer à l'hosto le plus proche. Tu fais quelque chose de particulier ?

- Je vois pas de problème à faire un détour par l'hôpital. J'ai rien de particulier à faire, Luffy cherche son oncle.

- Tout le monde le cherche, ici !

Les Mugiwara étaient des cinglés. Ils entraient dans une zone sans chercher à en savoir les règles. Ils faisaient ce qu'ils voulaient, comme ils l'entendaient. Ils plaisaient à Thatch. Il ne put s'empêcher de rire quand Bonney le remercia d'avoir évité l'incident, et en la voyant engueuler comme un putois Zoro qui ne saisissait pas tout.

C'était pas grave.

- Cherche pas, Zoro-kun, Shabaody marche bizarrement. Tu te sentiras comme un poisson dans l'eau dans le Shin Sekai, sourit le commandant en hissant sur son dos le blessé.

- Qu'est-ce que vous faîtes et qui êtes-vous ? demanda Bonney.

- Atashi ? Shirohige no Taîsho. Et je vais conduire cet homme à l'hosto. Bonne journée, ojou-san !

Et avec Zoro, il prit le chemin de l'hôpital.

Le Shin Sekai serait bientôt des plus intéressants…


Ann tira son bébé denden de sa poche, au comptoir d'un bar.

- Gol D. Ann, j'écoute ?

« Ann-chan ! C'est Shakky ! Viens immédiatement, et trouve Ace-chan, on a besoin de lui ! »

- J'arrive.

Ann raccrocha.

Elle n'avait pas besoin d'en savoir plus pour se douter qu'on avait besoin d'un Shirohige Kaizoku immédiatement.

Elle avala son café et se leva, filant sans laisser la monnaie.

- ENVOYEZ LA NOTE A GARP, à MARINE FORD ! rugit-elle en passant les portes au pas de course.

Elle piqua un vélo bulle à quelqu'un et pédala comme une malade jusqu'au bar.

En entrant, elle trouva Marco qui venait de raccrocher un denden.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Ann.

- Keimi, une sirène vient de se faire enlever sous le nez de ton frère, yoi. Luffy semble bien partit pour raser l'archipel afin de la retrouvé. On va se poster près de la salle des ventes, au cas où. Comme il y a des Tenryuubitos, on devra sans doute faire diversion. Aucun moyen de contacter Thatch, son second l'a paumé et il n'a pas de denden.

- J'en ai croisé trois, en tout… siffla Ann. Tu veux une diversion, je vais en faire une. Attends-moi. Shakky, je vais avoir besoin de toi, c'est la première fois que je vais porter ce genre de chose.

- Tu vas te faire remarquer, Ace-chan, pointa Shakky.

- C'est le but d'une diversion. Attends ici, Marco, je reviens au plus vite.

Shakky sortit de derrière le comptoir et embarqua Ann dans la pièce d'à côté, laissant le Phénix perplexe.

Quelques minutes plus tard, quand elles revinrent, Ann n'avait apparemment pas changé, ou alors, son manteau noir caché tout. Y'avait que les chaussures, par contre… Ann marchait pieds nus, tout le temps, ors là, elle avait ce qui semblait être de longue botte de cuir noir à talon aiguille et semelle compensée.

- Ace ? Qu'est-ce…

Ann sortit dehors et attendit Marco.

- Allons-y, tu verras quand on y sera.

Marco haussa les sourcils et sortit, inquiet, surtout en sachant que Shakky semblait morte de rire. Il se transforma et Ann monta sur son dos, passant ses bras autour de son cou.

- Tu es bien accroché, bébé ? s'enquit Marco.

- Vas-y ! assura Ann.

Et le Phénix se jeta de la racine pour décoller dans le ciel en quelques battements d'ailes, et parcourut la distance jusqu'au grove un à toute vitesse, devenant une traînée de couleur bleu et or dans le ciel. Ils manquèrent de se prendre un poisson volant en pleine figure, mais Marco fit un virage serré et se posa sur le guidon du gars sur le dos du poisson.

- Tobiuo Riders, ka ? Où est la sirène, yoi ? demanda Marco, les yeux plissés.

- On est avec les Mugiwara en train de la chercher ! annonça l'homme.

Le Phénix leva ce qui lui servait de sourcil, imité par Ann.

- Des marchands d'esclaves qui aident à retrouver une sirène ? Duval est devenu fou, ou quoi ? marmonna Ann.

- Boss a laissé tomber le commerce d'esclave !

Marco et Ann échangèrent un regard, et le premier commandant reprit son envol dans une acrobatie aérienne qui fit qu'Ann fut pendant quelques secondes, la tête en bas, avant que l'oiseau immense ne vire de l'aile pour reprendre la voie vers le Grove Un, là où était la salle des ventes.

En passant ils survolèrent Luffy et le triton qui cherchaient la sirène.

- Croise les doigts, souffla Marco, les yeux plissés sous la vitesse.

- C'est ce que je fais, Marco, grinça Ann.


Thatch et Zoro entrèrent dans l'hôpital, et ils furent immédiatement accueillis par un médecin et des infirmiers.

- Vous venez avec un blesser par balle, non ? fit le docteur.

- Tout juste, le voilà… annonça Thatch en déposa sur la civière tenus par les infirmiers.

- Merci infiniment, au revoir.

Et les trois hommes en blancs laissèrent sur place les deux pirates.

- Comment ils savaient que vous veniez avec un blessé ? demanda Zoro.

- J'ai envoyé mon second, devant, pour les prévenir. Ce type est chanceux de ne pas être un esclave. Dans le cas contraire, il n'aurait pas reçu de soins.

- Une archipel merdique. Je vais rentrer au navire. Par où est le grove un ?

Thatch leva un sourcil.

- Qui aurait l'idée stupide de mettre un navire là-bas, très sincèrement, sans vouloir t'offenser.

- Pas d'offense.

- TAÏSHO !

Zoro et Thatch venaient tout juste de sortir de l'hosto quand ils furent accostés par le second du commandant.

- Marco-taïsho a appelé ! C'est une urgence ! Vous êtes attendu à la salle des ventes pour empêcher la vente d'une sirène !

- K'ssou ! Allons-y ! Il semblerait qu'on aille dans la même direction, Zoro-kun, la salle des ventes est sur le grove un !

- J'vous suis, annonça Zoro.

Et les trois pirates partirent en courant dans la direction du grove un.


Jozu regarda les Tenryuubitos avec haine, quand ils entrèrent dans la salle des enchères.

- Taïsho, il y a deux équipages de Supernova, souffla le second de l'homme diamant à l'oreille de son supérieur.

Jozu hocha la tête. Il les avait vu, oui. Kidd de South Blue, et Law de North Blue.

« Espérons que Namur ne fera pas de connerie. » songea Jozu.

Namur faisait le tour des boutiques de ventes humaines et des planques connues de kidnappeurs. Mais au vu du fait qu'il était un homme poisson, cela l'affecter particulièrement comme situation.

Jozu était là pour vérifier que la sirène n'était pas là.

L'homme envoyait en reconnaissance revint, l'air grave.

- Elle est là, souffla-t-il à son commandant.

- Va le confirmer aux autres, demanda Jozu. Et dis leur qu'on a deux Tenryuubitos, ici. Demande à Namur d'aller voir Cassandra. On risque d'avoir des blessés, par ici. Vous autres, mettez-vous en position sur les sièges arrières.

- Le Mei-ô est là aussi.

Jozu leva un sourcil. Pas surprenant. Eh bien, plus besoin de le chercher, à présent.

Il essaya de ne pas rire en entendant le commentaire de Kidd. C'est vrai que quand on voyait les Tenryuubitos achetaient les esclaves, et à côté, les Shirohige luttait pour en libérer au moins un, on pouvait se dire que les criminels étaient en faîte les bienfaiteurs du monde !

Il leva la tête pour regarder les deux Supernova qui l'avait semble-t-il remarqué, et tourna de nouveau son attention vers les coulisses quand son Haki de l'observation ressentit l'utilisation du Haoshoku.

- Taïsho… fit un des hommes de Jozu.

- Nous devrons remercier Ray-san. Il a remis le con qui tient cet endroit à sa place. Prévenez-moi dès l'arrivée de Marco.


Dans les coulisses, Rayleigh se laissa aller tranquillement contre le mur, satisfait. Il aurait dû écouter Ace, et il ne serait pas en train de faire joujou avec son Haki du Roi pour passer sa frustration de raté Luffy.

- Oï, jii-san, ne fait pas l'innocent, souffla aussi bas que possible le géant à côté de lui. C'est toi, non, qui a utilisé ce Haki… qui es-tu, bon sang.

- Juste un Jiji qui enduit les navires et regarde la jeunesse prendre le large, soupira Rayleigh en sortant de sa cape sa fiole d'alcool.

Il but une gorgée et dit :

- C'est juste que j'ai beaucoup d'affection pour les jolies jeunes filles. Et c'est une sirène, elle est donc sous la responsabilité de mon filleul !

Et il sourit de façon espiègle.

Ses garçons avaient eu une mauvaise influence sur son caractère, même s'ils avaient essayé de le guérir de son attrait pour les jeux d'argents et sa tendance à courir les jupons. Combien de fois avait-il demandé à Makino de les surveillés un jour ou deux, le temps de prendre un peu de bon temps, et combien de fois, en rentrant, on l'avait attendu sur le pieds de guerre pour lui faire la morale…

Ah, le bon temps…


Au QG de la Marine, Garp mangeait des senbeis pour pas changer.

- Mei-Ô Silver Rayleigh, ka ? répéta Garp.

- Il semblerait que les autres n'ont rien remarqué et le prenne pour un simple vieillard, annonça le marine qui faisait son rapport.

Garp failli en mourir de rire. Il était beau, oui, l'oncle de ses petits-fils !

- Ils vont vendre le Mei-Ô en esclaves ! C'est la meilleure !

- Si c'est bien lui, alors c'est une situation critique ! La Kaizoku Hime le cherche partout dans Shabaody, et les Shirohige présent sur l'archipel s'agitent étrangement. Que dois-je faire, Chujô ? Dois-je envoyer un rapport à Sengoku-Gensui ?

Et il servit du thé à son supérieur.

- Des nouvelles des Mugiwara ?

- Une rumeur dirait l'avoir vu, en effet… ou plutôt, une fille qui lui ressemble.

Garp pouffa de rire. Oh, Luffy ! Tu jouais à quoi, là ?!

- Ne dîtes rien à personne, pas même à Sengoku ! Je m'en charge personnellement ! J'ai une affaire à régler avec lui… une affaire de famille ! Mais fait en sorte que tes hommes soient mis au courant.

- Mais si c'est vraiment lui…

- C'est lui, il n'y a aucun doute ! rit Garp. Depuis la mort de Roger, je le garde à l'œil, et depuis six ans, il fait ce genre de choses stupides… Il a probablement perdu sa liberté en jouant trop ! C'est peut-être un vieil homme, mais si on s'attaque à lui sans être prêt, on le regrette amèrement ! Dragon doit le savoir, je pense ! Bwahahahahaha !

Garp prit son verre et le porta à sa bouche.

- Il est particulièrement dangereux, en ce moment. S'il est là-bas, c'est qu'il ne sait rien pour Haran, mais le privé de ses retrouvailles, ou les gâchés, avec le dernier de ses neveux comme il les appels… on se mettrait non seulement le Mei-ô à dos, mais aussi Hiken, si ce n'est Ann ! De plus, on a encore Doma en cellule, mais pour combien de temps… Tu crois que la Marine peut gérer deux légendes en même temps, plus leurs élèves ?!

Le marine déglutit.


Marco se posa devant la salle de vente et Ann courut de son mieux, avec ses chaussures, vers l'esclave encore dehors.

- Tu étais un pirate de grande importance, non ? demanda-t-elle. Que penses-tu de regagner ta liberté ?

- Tu crois pouvoir faire quelque chose contre ce collier, Kaizoku Hime, grogna l'esclave.

- Oh, oui…

Pendant qu'Ann se débarrassait du collier, Marco reprenait forme humaine et se faisait abordé par un homme de Jozu.

- Je vais voir la situation à l'intérieur, va te cacher, Ann, demanda Marco.

- Haii~ !

Et Ann termina d'arracher le collier sans causer de mal à l'esclave, et fila se cacher dans l'ombre d'une racine proche. Le pirate libéré s'en alla immédiatement.

Marco entra à grand pas dans la salle de vente et foudroya du regard les Supernovas qui le regardèrent passer en silence. Marco sauta quelques sièges et fut au niveau de Jozu.

- Alors ? demanda le Phénix à voix basse.

- Juge par toi-même. Tenryuubitos, et au fond, on a le Mei-Ô. Il a utilisé son Haoshoku, donc pas de doute possible. La sirène est là aussi.

- Je vais appeler Oyaji pour avoir l'autorisation de nous en prendre à ses enflures, yoi. Je prends quelques-uns de tes hommes.

- Bien, Marco.

Le Phénix pointa du doigt quelques pirates et leur fit signe de le suivre.

- On a perdu quelque chose, Ichibantaï Taïsho no Shirohige Kaizokudan, Fushisho Marco… demanda machiavéliquement Kidd quand le blond passa près de lui.

La main de Marco jaillit et saisit le rookie par la gorge.

- Je suis pas d'humeur à faire joujou avec des rookies. Cherche la mort dans le Shin Sekai, je suis occupé, là, yoi.

Et il le rejeta d'un geste vif, l'envoyant se ramasser sur des sièges.

Le Phénix s'en alla, alors que Law se moquait de Kidd.

Dehors, les Shirohige allèrent retrouver Ann.

- Alors ? demanda-t-elle.

- Elle est là, et ton parrain aussi. Que fait Thatch, bon sang… Bon, messieurs, j'ai eu Namur en route, ses hommes nous ramènent des explosifs avec ceux d'Ace. Faîtes-moi sauté cet endroit, une fois tout le monde évacuer, yoi.

- Oui, Taïsho !

Et les gars se dispersèrent.

- Et maintenant ? demanda Ann.

- On a des Tenryuubitos, dedans. Vu comme c'est partit, ton frère ne pourra pas mettre les voiles en paix, pour le Shin Sekai.

Ann soupira.

- Eh bien, tant qu'à faire du bordel, autant y aller jusqu'au bout.

Marco hocha la tête et Ann lui donna son sac, lui permettant d'avoir le denden mushi.

Pendant un instant, ça sonna, puis, on décrocha enfin.

« Gobantai taïsho Vista, j'écoute. »

- Vista, Marco desu. Je dois parler à Oyaji.

« Je suis là, mon fils. Que se passe-t-il ? Une idée pour tirer Doma d'Impel Down sans recourir à la guerre ? » demanda la voix bourru du capitaine dans le denden.

- Non, c'est pour signaler que Shabaody est devenu une vraie poudrière et qu'on ne peut pas l'empêcher d'exploser, yoi. Une sirène c'est fait avoir, et des Tenryuubitos sont dans la salle des ventes.

« Faîtes-moi sauter l'endroit, une fois tous les malchanceux à l'abri. Et un Tenryuubito de moins, c'est pas bien gênant… voir deux, ou dix. Prenez gardes aux amiraux. Ace wa doko ?»

- En position. Ann nous a proposé son aide pour la diversion.

« Très bien, je vous laisse faire. Bonne chance et soyez prudent.»

Et Shirohige raccrocha.

- Tout ça parce que Ji-chan ne peut pas rester en place, soupira Ann.

- Faisons sauter l'endroit. La vente doit avoir commencé, pour le coup, yoi. Faisons évacuer les esclaves.

D'autres pirates arrivèrent avec de la dynamite et Marco leur donna des ordres. Un premier groupe alla se charger des esclaves qui venaient d'être acheté, sous la supervision du Phénix, pendant que l'autre mettait en place la dynamite. Ann resta au dehors, guettant la Marine, avec Namur qui venait de la rejoindre.

- Mec… ça ira ? demanda Ann.

Namur hocha sombrement la tête, les yeux criant au meurtre.


Thatch se sentit énerver de voir sa route coupé ainsi par des idiots.

Des chasseurs de primes.

Il tourna la tête vers Zoro quand il sentit une froide aura et une envie de meurtre s'élevaient de lui.

- Bougez, le commandant est pressé, gronda le marimo.

Les hommes furent immobiles et s'écartèrent.

- Ne dîtes pas à Luffy que j'ai lâché le démon, ou il m'en voudra à mort, demanda Zoro.

- J'ai rien vu, si tu dis pas à Marco que des bons à rien m'ont ralenti, assura Thatch.

- Marché conclu.

- Hum hum, fit le second de Thatch. La vente à commencer depuis trente minutes, Taïsho.

- K'ssou ! Oyaji et Jimbe ne me le pardonneront pas si j'échoue ! Namur, il aura ma peau, c'est certain !

Et ils reprirent leur course.

- Namur wa hachibantaï Taîsho, expliqua le second à Zoro. Le seul homme poisson de notre équipage. Le seul à avoir accepté de nous rejoindre !

Zoro hocha la tête. On lui avait parlé de la discrimination sur l'archipel.


Ann et Namur regardèrent Chopper arriver sur un poisson volant.

- Nous y voilà, Tonaika-san, fit le conducteur.

- Aligatou… Oh, Sanji !

Ann fronça les sourcils.

- L'équipage de ton frère. Le renne va te démasquer, avec ton odeur ? fit Namur.

- Ji-chan est à deux pas, ce sont les Tobiuo Riders qui me gênent le plus. En plus de possible curieux. Ouch, bonjour la claque.

Ann grimaça pour Duavl quand Sanji lui donna un autre coup sur le crâne.

Immédiatement, d'autres poissons volants arrivèrent, alors que Sanji et Chopper venaient de les voir.

- Nami-swan !

Namur leva un sourcil, perplexe.

- Je vois pourquoi tu dis qu'il est pire que Thatch. Te, si c'est pas Hachi-kun que voilà.

- Hachi-kun ? C'est qui ? demanda Ann.

- Un ex-pirate. Taiyou et Arlong Kaizokudan. Un gyojin, comme moi. Le voilà.

Namur montra d'un doigt palmé l'homme poulpe qui venait d'arriver.

- C'est une étoile de mer, à côté ? demanda Ann, perplexe.

- Le styliste de la marque Criminal.

Et Namur tira légèrement sur son haut.

- Tu vas te faire dédicacer ton tee-shirt, Namur-kun~ ? taquina Ann.

- T'es comme ça avec tes frères ? Et Marco ?

- Je suis pire.

Namur eut un soupir et fit signe à Hachi de venir le voir.

- Konnichiwa, Namur-san, nyu~, salua Hachi, embarrassé.

- Qu'est-ce que tu as encore foutu, cette fois, Hachi-kun ? demanda Namur.

- J'aurais dû empêcher Keimi d'aller au Parc d'Attraction, mais on a pas pu résister et comme Shakky-san nous a dit qu'on pouvait trouver Ray-san peut-être là-bas…

- Vous avez sauté sur l'occaz… Je vois que t'as pris la peine de cacher tes bras, mais Keimi-kun ?

- Elle avait une jupe et des chaussures, nyu~. C'est Peterman qui l'a attrapé, de ce qu'on a appris.

Namur eut un air pensif et soupira.

- Je comprends que vous ayez envie d'aller au parc. Quand on en aura fini avec Doma, je verrais avec Oyaji, si on ne peut pas s'arranger pour perquisitionner le parc afin que vous puissiez tous y aller sans risque.

- Je suis pour cette idée ! sourit Ann.

- Va faire le guet un peu plus loin, va, demanda Namur.

- Méchant Namur, 'vais me plaindre à Marco et Rayleigh !

- Mais oui, mais oui…

Ann s'éloigna un peu et se laissa tomber sur un rocher.

- Que mijotent les Mugiwara ? demanda Namur.

- Pas la moindre idée, nyu~ . Qu'est-ce que vous allez faire ?

- On va évacuer l'endroit et faire sauter le bâtiment. Ils n'auront pas Keimi-kun. On a Jozu dedans, Thatch arrive et Marco supervise l'évacuation des esclaves soit mis de côté parce qu'ils ont été acheté, soit parce qu'ils ne sont pas vendable. Ceux en attente de la vente sont sous la responsabilité du Mei-Ô.

- So ka.

- Veille à ce qu'ils ne s'attirent pas d'ennuis.

- Oui, Namur-san. Où est Portgas-taïsho ?

- Tu n'as pas envie de le savoir. File.

Hachi s'inclina et fila rejoindre les Mugiwara qui était entré dans la salle de vente après que Patrick sous un ordre discret et lointain d'Ann, soit intervenu pour les calmer. Il fallait trouver au maximum un moyen de ne pas toucher au Tenryuubito, mais ils savaient qu'en les sachant là, ils avaient dû bouger la sirène en lieu sûr.

Ils ne pouvaient qu'attendre à ce qu'elle monte sur la scène pour intervenir.

Ann soupira. Ils ne pouvaient qu'attendre, et elle détestait ça…


Et un autre.

Marco se massa les mains. L'opération était risquée, surtout en sachant que le bruit pouvait être entendu à tout moment, mais y'avait tant d'agitation dans la salle que ça en passait inaperçu.

Edwin apparut enfin, brandissant un double de clef. Parfait, ils n'auraient plus à recourir au Haki pour retirer le collier des esclaves.

Un signe de doigt, et les pirates se cachèrent, sauf deux, déguiser comme des employé, qui réceptionnaire la fille nouvellement acheté. Ils l'éloignèrent un peu, attendant que les vrais employé s'en aille, et s'arrêtèrent.

Edwin vint à leur niveau et ouvrit le collier.

- Allez, file, ne t'attarde pas ici, yoi. Rentre chez toi, dit Marco à la jeune femme qui en pleura de reconnaissance tout en prenant la fuite.

Ils en étaient au quinzième lot. Encore combien devraient-ils faire passer avant de voir la sirène, ou même Rayleigh ?

Le denden sonna.

- Marco desu, répondit le Phénix.

« Namur desu. Troisième Tenryuubito en approche et Thatch semble pas très loin, d'après Ace. Depuis quand son Kenbushoku était-il aussi bon ? »

- Skypiea je crois. Merci de l'annonce.

Et Marco raccrocha.

- On a un troisième gêneur en approche. Soyons encore plus discrets.

Les pirates hochèrent la tête.

L'esclave numéros seize était un capitaine pirate. Lacuba.

Et il choisit entre la mort et l'esclavage. Il fit le choix que peu, au pied du mur, aurait fait : il se suicida en se coupant la langue.

- Puisse Davy Jones avoir pitié de son âme et lui permettre de vogué pour l'éternité à ses côtés, souffla Marco.

Son regard s'attarda sur Edwin qui avait porté une main à sa bouche, livide. Un rappel du fait que s'ils n'avaient pas été plus rapide, cet homme ne serait plus de ce monde.

- Ed, ça va ? demanda un pirate.

L'interpellé s'ébroua et hocha la tête.

Tout le monde se tint prêt, et le corps fut évacué de leur côté. Marco vérifia le pouls, mais rien à faire, l'homme était mort.

- On peut plus rien faire. K'ssou… gronda quelqu'un.

- Que quelqu'un évacue le corps, et qu'on s'inquiète plutôt pour les vivants, demanda Marco.


Dans les coulisses, Rayleigh porta une main à son cœur, recommandant le pirate qui venait de mourir, à Davy Jones. Il se tourna ensuite vers la sirène, pas loin, et lui dit :

- Ne vous en faîtes pas, ojou-san, les Shirohige sont ici. Ils vous sauveront.

- Comme le savez-vous ? demanda la petite sirène effrayée.

- Mon filleul est un des leurs. Et je sais qu'il est là.

Rayleigh eut un pauvre petit rire.

- Si on parle, ça te rassurera ? demanda Rayleigh. Tu ne seras pas une esclave, tu seras sauvé, je te l'assure. Détends-toi.

Keimi essaya de respirer et Rayliegh posa une main sur son épaule.

- C'est quoi ton nom, demoiselle ?

- Keimi desu. Et vous ?

- Tu peux m'appeler Ray-san, sourit Rayleigh.

- Pourquoi vous êtes là ?

Rayeligh eut un profond soupir et répondit :

- Dette de jeu. J'aurais dû écouter mon filleul et rester sage. Vois-tu, y'a quelques années, je vivais encore dans l'East Blue, mais j'ai dû fuir, laissant derrière moi mes trois garçons, mes neveux d'adoption, mes fils en tout, sauf par le sang. On sait fait la promesse de se revoir un jour, ici, sur la Grand Line, quand ils prendraient le large, après leurs dix-sept ans. Mon filleul fut le premier à avoir atteint cet âge, et on s'est retrouvé y'a un peu plus de quatre ans. Le suivant, il est venu s'installer sur l'archipel quelques mois après que son aîné soit passé dans le Shin Sekai. Et ces jours-ci, le petit dernier devait arriver… et mon mauvais penchant pour les jeux fait qu'au lieu de le revoir, je suis là.

- Il doit être triste… fit Keimi.

- Oh, c'est pas la première fois que je fais ça. J'arrive toujours à m'en sortir. Cela fera que repousser nos retrouvailles.

- Ils sont comment ?

- Oh, un sacré trio. L'aîné, il était rebaptisé le Démon. Le cadet, c'était l'Ange, et le petit dernier, celui que je dois revoir, c'était le Chapardeur. Ils m'ont fait tourner en bourrique pendant des années, mais c'était les meilleurs moments de ma vie.

Rayleigh entreprit de raconter les idioties de ses garçons, faisant rire doucement Keimi, lui permettant d'oublier sa peur sur le moment, jusqu'à ce que l'instant fatidique arrive.

Keimi fut mise dans un aquarium et Rayleigh lui fit un clin d'œil. La sirène prit un air farouche.

Tout irait bien, elle le savait.


Zoro cessa de courir en entendant son nom.

Il leva le nez et vit Lucy.

- Ah, mon capitaine me cherche, c'est là que j'vous laisse…

- On se reverra peut-être plus tard ! Te perds pas trop, Zoro-kun ! sourit Thatch avec un clin d'œil.

- Taïsho ! appela le second de Thatch.

Thatch reprit sa course.

Bientôt, il fut sur le grove un. Pas de navire en vus, mais Namur et Ann en Stand-By.

- T'es en retard, pointa Namur.

- Désolé, souffla Thatch en reprenant son souffle. Qu'est-ce qu'il en est ?

- Ji-chan est dedans, on a trois Tenryuubitos et l'équipage de Law et Kidd au grand complet, plus quelques hommes de Luffy, résuma Ann. Marco libère les esclaves déjà acheté. Keimi-kun, la sirène sur le point d'être vendu, devrait pas tarder à monter sur la scène.

- J'ai croisé le sabreur Zoro et ton frère. Le marimo disait que leur navire était là, mais je pense qu'il a dû se perdre. Comme tu l'as si bien, il a un mauvais sens de l'orientation. Heureusement, son capitaine est passé par là et l'a embarqué.

- Ouille, s'il a fait ce que je pense, Zoro doit avoir une belle bosse ou une belle migraine. L'une n'excluant pas l'autre.

« La sirène arrive » annonça Jozu par denden.

- Merci, mec, on vérifie les alentours, assura Namur. Thatch, va prévenir les autres. Ils placent de la dynamite dans le coin et Marco fait évacuer les esclaves en les libérant, depuis la porte de sortie.

L'enchère d'un Tenryuubito se fit entendre par le denden :

« Dix milliards ! »

Namur et Ann manquèrent de s'étouffer.

La vache, ce type ne laissait aucune chance, pour n'importe qui ayant voulu avoir une sirène.


Marco regarda ses hommes. Ils allaient passer à l'action quand…

Boum !

- La destruction ne doit pas avoir lieu avant qu'on en est fini, pourtant ! commenta quelqu'un.

- Restez ici, je vais voir, yoi, annonça Marco.

Et il sortit discrètement des coulisses pour regarder la scène.

Lucy et Zoro se relevaient du crash d'un poisson volant géant.

Et Lucy trouvait le moyen de s'engueuler avec le conducteur… la main de Marco fit connaissance avec son visage.

Jozu regarda avec une expression hésitant entre l'amusement et la surprise, la scène. Il regarda Marco et hocha la tête. Changement de plan. Testons les Mugiwara. Voyons jusqu'où ils étaient capables d'aller.

Marco prit son denden et appela Namur.

- Namur, t'as Ace par-là ?

« Si c'est au sujet de Mugiwara, je crois qu'on l'a perdu. » annonça Namur.

En fond, on entendait Ann rire comme pas deux.

- Dis-lui, qu'on va voir comment ça se déroule, et on interviendra qu'en cas de besoin.

Marco observa la discussion sans le moindre sens qui avait laissé tout le monde perplexe, puis, Mugiwara le regarda.

- C'est ton boulot, normalement, Marco ! interpela Lucy en descendant les marches.

- Tu as mis ton grain de sel et nous force à l'improvisation. Assume jusqu'au bout, et continu sur ta lancé, yoi, sourit paresseusement Marco. T'en pense quoi, Jozu ?

Jozu se leva avec ceux qui l'accompagnaient.

- Une entrée digne de la famille d'Ace.

- Je peux faire ce que je veux, donc ? demanda Lucy en penchant sa tête sur le côté, perplexe.

Marco hocha la tête, et Mugiwara dévala au pas de course les marches.

Sauf que Hachi ne semblait pas de cet avis, et voulu l'en empêcher.

Seconde fois que Marco fit les présentation entre sa main et son visage.

Il regarda avec intérêt la poursuite, jusqu'à ce que…

Quatre autres bras sortirent de sous le blouson d'Hachi.

- Merde ! jura Marco.

Et le cri d'une noble fut le déclenchement de la panique. Le sang de Marco ne fit qu'un tour. Il monta sur la scène et tira un coup de feu.

- Le premier qui dira un mot contre lui, il recevra une balle dans le crâne, je suis clair ?! siffla Marco.

Un peu partout dans la salle, des pirates des Shirohige se pointèrent, armés de pistolet.

Lucy continua sa course, sautant pardessus les vigiles avec agilité. Quelqu'un souffla une injure contre Hachi qui ne savait pas où se mettre, mais Marco ne le manqua pas. Il avait l'oreille fine, après tout.

Pan !

Le noble regarda l'impact de balle à un cheveu de sa tête.

- Dernière avertissement, yoi. Dîtes un mot contre un triton, et je vais vous montrer ce qu'est un vrai monstre.

Il rechargea son arme et releva le pistolet.

Il eut un autre coup de feu, et la scène se figea.

Merde, Marco avait baissé sa garde. Jozu jura dans son coin.

- Jozu ! Fais-le évacuer avec tes hommes ! Maintenant !

Enfin, c'est l'ordre qu'aurait voulu donner Marco, mais quelque chose l'en empêcha. Une pression était en train de s'amassé dans la salle. La seule et unique fois que Marco avait senti ça, c'était quand Squardo avait insulté Roger et Rayleigh devant Ace. Il avait fallu que Shirohige intervienne de lui-même pour sauver Squardo de la colère d'Ace, mais il n'avait pas résisté à son Haki.

Une bombe allait exploser.

Il regarda avec attention Lucy remontait lentement les marches jusqu'au Tenryuubito.

Hachi voulu l'en empêcher, mais un regard de Marco à Jozu, et celui-ci alla s'occuper d'Hachi et se prépara à le faire évacuer, permettant à Lucy de continuer sa route.

- Namur, t'es toujours là ? demanda Marco dans son denden.

« Oui, pourquoi ? »

- Ace voit un souci à ce que son frère frappe un Tenryuubito ?

Des pas raisonnèrent et Ann apparut en haut des marches. Elle regarda longuement la scène, mais Lucy ne leva pas les yeux vers elle.

Le Tenryuubito voulu en finir avec le triton, mais Luffy était sur la route.

Et elle monta.

Monta. Monta, emmagasinant de la colère à chaque pas.

Elle tendit un poing vers l'arrière. Pendant quelques instants, on put voir qu'elle luttait pour garder son Haki sous contrôle quand sa peau se noircissait par à-coup, et reprenait tout aussi difficilement sa teinte normale, pour renoircir l'instant suivant. Kidd et Law la regardaient, comme hypnotisait, et les nobles du coin observaient sa monté avec crainte.

« Il va vraiment le faire » songea Marco.

Lucy parvint finalement à retrouver son contrôle sur son Haki.

Un dernier pas et :

- AAAAAAAAAAAAAAAARGH !

Le coup partit, plein de rage, de toute les forces de la jeune pirate, ce qui envoya voler l'imbécile hors de la salle des ventes.

Ann se détourna et sortit un sourire satisfait aux lèvres.


Namur regarda avec des yeux ronds le Tenryuubito atterrir au dehors, suivit par Ann qui marchait paisiblement. Elle fouilla ses poches et en tira un flingue.

- Jozu ? demanda Ann en retirant le cran de sécurité de son arme.

- Parti avec Hachi-kun. Cassandra doit commencer à procéder aux soins, à présent.

- Il faut s'attendre à l'arrivé de la Marine.

Thatch revint les voir sur ses entre-faits et regarda le Noble Mondial avec un sourcil levait.

- Qui s'est fait plaisir ? Marco ? demanda le cuistot.

- Oh non… juste mon frère.

Pan !

Le coup partit, trouvant le crâne de l'homme entre les deux yeux. Ann souffla sur le canon de son arme pour en chasser la fumée.

- Je vais ramener le corps, il attirera trop l'attention, ainsi. La version officielle est qu'Ace lui a tiré dessus, annonça Namur.

Et il shoota dans le corps, le renvoyant dans la salle de vente, avant d'y entrer lui-même.

- Il faut s'attendre à l'arrivé de la Marine, soupira Thatch.

- Oh, mais j'ai ma petite diversion de prête, sourit Ann. Digne de la danseuse orientale de cette fameuse mission

- Marco va-t'en vouloir…

- Je saurais me faire pardonner !

Thatch secoua la tête.

Quelques coups de feu raisonnèrent, et peu après, des nobles filler à toutes jambes hors de la salle des ventes.


Rayleigh regarda avec intérêt le manège de deux gardes qui les laissèrent tout seul, lui et le géant à ses côtés.

- C'est bruyant… il a dû se passer quelque chose, commenta le géant.

- Je crois finalement que je ne vais pas rater le dernier de mes garçons, sourit Rayleigh en vidant sa fiole d'alcool.

Il la renversa, s'assurant qu'elle était vide.

- C'est vide. Donc…

Il se leva tranquillement dans un bruit de chaîne.

- Marco ne m'a pas fait le plaisir de me laisser les clefs… une vengeance à sa façon, soupira le vieil homme.

- Jii-san… fit le géant en le regardant.


Les marines commencèrent à encerclé la salle des ventes.

- Tu interviens quand ? demanda Thatch, assit dans l'ombre d'une racine avec Ann.

- Quand Lu' sortira… avec Marco, bien entendu, sourit machiavéliquement Ann sous son chapeau.


Un homme qui prenait la fuite se fit heurté par un vieillard en cape grise.

- Faîtes attention ! rugit le noble.

Et il reprit sa course.

- Achetez des humains c'est vraiment du gaspillage, commenta Rayleigh avec un sourire.

Il sortit sa main de sous sa cape, faisant sauter le sac d'or qu'il venait de voler.

- Je vais t'aider à faire un meilleur investissement… en remboursant mes dettes de jeu avant que mes garçons ne me fassent la peau, par exemple.


Ann soupira profondément, regardant avec ennuis l'évacuation.

- Ils en mettent du temps… bouda-t-elle.

- Patience… lui sourit Thatch.

- Mais je veux bouger ! Mais je dois attendre la sortie de Namur et Marco pour ça !

Elle se redressa brutalement. Elle leva les sourcils, un petit sourire aux lèvres.

- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda son ami.

- Lu' c'est énervé. J'ai reconnu son Haoshoku. Oh… Ji-chan entre en scène.

- Mmmmmh…

Thatch se reconcentra sur son Haki pour percevoir ce qu'il se passait dans la salle de vente, avant de frissonner quand le Mei-Ô utilisa son propre Haki.

Ann se leva et commença à défaire son manteau.

- Le spectacle ne va pas tardé, sourit-elle malicieusement.


*La scène m'a été inspiré par un dessin de Anna-chan17 accessible sur mon profil !

Je vous dit à tout de suite pour le chapitre suivant !