- - - Chapitre 44 - - -

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Disclaimer: P.T.N.A.P. ( - Vive la paresse, hein? lol)

N/A: Isilriel: Je fais ce que je veux d'Haldir, hahahaha! loll Ben non, Haldy court pas de risque... seulement Jos

Louise: Merci J'espère que tu vas aimer la suite! :D

Debbie: Agrrr Haldir lollllll Ben non, je préfère les gars aux yeux noirs et aux cheveux foncés - verts de préférence lol -, tu sais bien ;)

Death wolf : Merci beaucoup pour tes reviews, je suis heureuse de savoir que mes histoires te plaisent mais je dois t'avertir que je ne continuerai peut-être pas L'aventurière d'Elekhin avant un moment, parce que je vais essayer de terminer cette histoire- et oui, je vais terminer quelque chose pour la première fois de ma vie lollll - avant de continuer l'autre. Alors c'est cela.. Bonne lecture Et d'ailleurs, pour l'autre fic, bien des surprises vous attendent et j'envisage également une prochaine rencontre entre Jade et Olosta.


Deux mains chaudes se posèrent sur la taille de la semi elfe et elle crut un instant que c'était Izanar, mais en reconnaissant le chandelier elle se sentit honteuse d'avoir apprécié.

Il prit le poignet droit de la jeune fille et lui montra comment rendre son mouvement plus souple tandis qu'elle était perdue dans ses pensées... Ou plutôt qu'elle se sermonnait intérieurement.

Pourquoi te sens-tu coupable, idiote? Il n'y a rien d'officiel entre Zan et toi! Vous vous connaissez depuis moins d'un mois... et le fait d'avoir été si loin avec lui ne t'engage à rien! Tu peux admirer la faune locale, il y a de très beau spécimens. Il n'aura qu'à se forcer pour te reconquérir!

Josianne pouffa de rire et le masqua en toux, avant de porter à nouveau son attention sur l'elfe l'aidant.

- Je crois que cette chandelle devrait être suffisamment volumineuse...,lui dit-il. À moins que vous ne désiriez un cierge?, plaisanta-t-il.


Après avoir été entraîné de force au travers de la moitié de la cité d'Imladris et séquestré durant plus de 15 minutes dans une chambre, Gabriel fut finalement mené dans une salle de séjour adjacente à son précédent lieu de détention, pour se retrouver face à une quinzaine d'elfes, dont cinq femmes.

Ils l'encerclèrent en un éclair et commencèrent à l'examiner.

- Il n'y a pas de doute; c'est bien Tatar..., début un premier en s'avançant et en examinant son visage.

- Je ne sais pas... il semble avoir changé...

- C'est le nez, intervint un elfe le voyant de profil.

- Ses cheveux sont beaucoup plus courts... , observa une elfe aux yeux d'un bleu profond.

- Il est toujours aussi mince, mais maintenant il semble squelettique!, dit un autre elfe en s'avançant comme tous ses prédécesseurs.

Il y eut une exclamation de surprise horrifiée et quelqu'un parmi l'assemblée murmura dans un souffle: " Mais qu'est-il arrivé à ses oreilles?". Tous les elfes tournèrent la tête vers Gabriel et avancèrent d'un pas pour l'examiner sans tenir compte de ses protestations.

Soudainement, l'orage de son irritation déferla dans la salle: il leur fit part de sa façon de penser.

- HEY! ÇA VA FAIRE! Je ne suis pas un rat de laboratoire! Vous parlez de moi comme si je n'étais pas là, et vous croyez que je suis assez innocent pour ne pas m'en rendre compte? Mon nez, lui, qu'est-ce qu'il a mon nez?, cracha-t-il littéralement au visage de l'elfe à côté de lui qui en devint blême.

Ils reculèrent tous pour reformer le cercle dans un silence de mort qui se prolongea durant plusieurs minutes, puis la première reparla en cherchant l'approbation de tous, car après tout c'était elle la plus jeune du groupe.

- Bien qu'il me semble ne plus avoir de souvenirs de nous - où qu'il le cache - ce garçon ou plutôt cet homme me semble bien être Tatar. N'ayant aucune autre façon de prouver que c'est lui, je propose cependant de lui faire repasser tous les examens - il en aurait pour cinq ans - s'il désire à nouveau faire partie de notre confrérie.

Il y eut quelques rares hochements de tête incertains, puis un second s'avança.

-Je vote en faveur de cette proposition. Que tous ceux qui sont d'accords avec moi s'avancent.

Les elfes se jetèrent des regards gênés et quelques uns firent un pas en avant.

-Attendez!, ordonna une jeune fille d'une voix presque ferme.Il y a moyen de savoir si oui ou non c'est Tatar, et vous le savez aussi bien que moi: son armure...

Tous ceux qui s'étaient avancés reculèrent et l'atmosphère se détendit dans le petit séjour au sol recouvert de tapis. La lumière filtrant par les carreaux parut s'adoucir et les chants des criquets pénétrèrent dans la salle... Ils étaient d'accord.


L'après-midi tirait à sa fin lorsque Josianne sortit finalement de la fabrique de chandelles avec ce qu'elle était venue y chercher... Et un rendez-vous avec Turiel le lendemain soir. Elle se sourit intérieurement en se demandant si elle l'attirait, puis se dirigea en direction du bruit de marteau qu'elle entendait.

" Je me demande comment vont les jumeaux et les fils de Thranduil...", se surprit-elle à penser en descendant un chemin de terre battue bordé par quelques maisonnettes éparses. "Probablement qu'ils s'en tirent à merveille!", tenta-t-elle de se convaincre, mais c'était impossible: un doute insidieux et hypocrite venait de s'installer dans son esprit. Un doute bénin sur le moment, mais qui s'amplifierait jusqu'au point de non retour...

Tout à coup, elle se retrouva prise au milieu d'un féroce combat à l'épée qui serait sans pitié pour les chevaliers y participant. Elle était entourée par du feu, du sang et les hennissements effrayés des chevaux emplissaient l'air. Tout n'était que brouillard et grisaille. Elle ferma les yeux d'un destrier décédé et tomba à genoux en contemplant le sang sur ses mains, pétrifiée par la terreur tandis que la vision s'estompait. Les chevaliers sanguinaires redevinrent des jeunes enfants blonds jouant avec des épées de bois et le paysage lumineux revint, à la place du champ de bataille sombre qu'était la forêt. Un garde en patrouille vint relever la jeune fille qui était agenouillée dans la poussière tandis qu'un chariot passait derrière eux et lui demanda si tout allait bien. Elle lui répondit par l'affirmative - malgré ce qu'elle ressentait- et lui demanda simplement de lui indiquer le chemin de la forge en le rassurant, ce qu'il fit sans grand enthousiasme.

Après avoir bu de l'eau, la semi elfe redevint joyeuse - se disant que ce n'était que la chaleur - et continua sa route sous le soleil chaud de seize heures en s'efforçant d'oublier ce qui venait de se passer.

Elle arriva peu après à l'atelier où étaient forgées toutes les armes et armures de la cité. En y pénétrant, elle fut surprise par la "texture" de l'air: contrairement à ce à quoi elle s'était attendue, l'atmosphère n'était pas lourde, mais légère même si d'énormes volutes de vapeurs s'élevaient en permanence des cuves d'eau où refroidissaient les armes. Elle éleva les yeux et comprit pourquoi il n'ya avait pas d'humidité dans l'air: au lieu d'y avoir une voûte en chaume retenue par des poutres, le toit de l'édifice était fait de travers et de poutres en métal nu.

- Il pleut dans la forge durant les orages...?, se murmura-t-elle.

Elle fit quelques pas à l'intérieur et tenta de trouver le maître des lieux, mais les martèlements incessants des maillets sur les armes la forcèrent bientôt à se tenir à l'écart, les mains sur les oreilles. La jeune fille assista à l'alimentation de l'énorme feu principal de la forge qui était contenu dans un gigantesque four en métal et observa les tisons rougeoyer durant plusieurs minutes avant qu'on ne la remarque.

Bientôt, un elfe au visage teinté par la suie et plus large d'épaules que tous ceux qu'elle avait vus jusqu'à maintenant lui fit signe de le suivre à l'extérieur. Elle lui obéit avec joie, telle une enfant heureuse de sortir d'un cours avant la cloche et ils se dirigèrent vers un petit tertre recouvert d'herbe verte qui était situé à l'ombre d'un chêne majestueux dont les branches s'élevaient fièrement vers le ciel, comme des bras soutenant ce dernier.

L'elfe retira ses gants de cuir épais et essuya son front du revers de la main, découvrant ainsi partiellement sa peau couleur de pêche. La semi elfe réprima un rire en voyant la zone rosée au milieu du visage grisâtre sillonné de ruisseaux créés par sa sueur.

- Qu'y a-t-il, mademoiselle ?

- Rien, c'est simplement le contraste…, lui répondit-elle en lui tendant son mouchoir.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire ; qu'est-ce qu'une jolie jeune femme comme vous désire dans nos forges ? Un anneau de mariage, des ustensiles… ?, spécifia-t-il en lui rendant son mouchoir désormais couvert de suie.

Elle le remit dans sa besace et toisa le forgeron, insultée.

- Vous êtes vraiment macho, hein ? Pourquoi une femme devrait-elle désirer l'un ou l'autre ? Qu'est-ce qui vous fait croire que je ne veux pas une dague ou une épée ?!

- J'espérais qu'un joli minois comme le vôtre ne serait pas abîmé par les armes., lui répondit-il en blaguant., Alors, que désirez-vous.

- Un tison, pour emporter.

'Wow, ça faisait tellement «commande» dans un établissement de fast-food ! '

Il la regarda, incrédule et ne comprenant pas sa requête.

- Pardon ?

- J'ai dit un tison.

- Comment comptez-vous l'emporter ?

'Il me faudrait quelque chose de non inflammable, résistant à la chaleur et ne la conduisant pas…'

- Auriez-vous un bol de pierre ?

- Non, mais une urne de terre cuite.

- Parfait!

Il lissa ses cheveux de sa main gauche dont les doigts étaient étonnamment fins pour un homme de son métier, avant de faire signe à la semi elfe de le suivre. Ils entrèrent à nouveau dans la forge imposante à l'architecture harmonieuse et au plafond haut où l'elfe prit l'une des nombreuses urnes vides servant à transporter l'eau. Les deux se dirigèrent vers le four principal –faisant 3 mètres de haut par 5 mètres de large – dont on leur ouvrit les portes. Le maître d'œuvre remit ses gants de cuir et prit le tisonnier pour aller ressortir quelques tisons particulièrement chauds du dessous, avant d'utiliser une paire de pinces servant normalement à déposer les armes dans les aubes d'eau afin de prendre un tison ardent et le glisser dans l'urne.

Le forgeron déposa ensuite l'instrument sur le sol et referma les portes lourdes en se questionnant sur l'utilité qu'aurait la jeune fille d'un tison de sa forge. En se retournant cependant, il vit qu'elle avait attaché une longue branche à la selle de sa monture qui se tenait maintenant à la porte.

- Est-ce Gandalf qui vous envoie ?

Elle hocha de la tête en souriant.

- Dans ce cas, je ferais mieux de vous donner de quoi alimenter votre feu : vous ne voudriez pas être blâmée à cause de moi !, acheva-t-il en ricanant.

Il lui donna un petit fagot de brindilles ainsi que quelques éclats de bois, puis ils se dirent au revoir et Josianne quitta.


N/A : Veuillez reviewer s.v.p. !