Tout été noir autour d'elle. La pièce était sombre, froide et humide. Elle avait du mal à respirer et elle n'arrivait pas à bouger à cause de ses pieds et poings liés au fauteuil sur lequel, elle était assise. Les cordes lui râpaient la peau et elle ne disposait plus de ses couteaux. Bref, elle était prisonnière. Eh oui, la grande Izaya s'était fait avoir. Alors qu'elle partait pour retrouver une vieille connaissance, elle était tombée sur les sbires de celle-ci. Il y avait eu un beau combat mais elle n'avait pas vu une balle qui était venue se loger dans son épaule. S'ensuivit d'un coup de couteau au niveau des hanches et d'une série de coups plus fort les uns que les autres. Ils avaient réussi à l'assommer avant de la mettre dans cette pièce qu'elle tentait de découvrir malgré la pénombre. Malgré le fait qu'elle ne voyait rien, elle entendait des bruits, des rires. Elle leva les yeux lorsqu'elle les entendit se jetait des fleurs pour l'avoir capturé. Par chance, ils étaient trop occupés à se faire des louanges en dehors de la pièce pour venir la surveiller. Elle pouvait donc tenter plusieurs choses pour se défaire de ses liens. Par chance, elle avait été privée de ses escarpins donc elle pouvait se permettre de faire des petits sauts avec sa chaise pour avancer et reculer. Manque de chance, apars elle, et sa chaise, il n'y avait rien dans la pièce. Elle dut également arrêter les recherches à cause de ses blessures qui se ravivaient à cause des efforts qu'elle avait fournis. Soudain, elle entendit le bruit de la serrure de la porte, celle-ci s'ouvrit et d'un coup, la lumière fut. Elle ferma ses yeux embrumés avant de les rouvrir pour découvrir ses geôliers. Pour l'instant, il s'agissait de deux hommes munis de sweat à capuche qui leur donnaient des airs d'abrutis.
? : Alors ? La princesse est réveillée ?
? : Tu as faits un bon petit somme ma jolis !
La brune ne répondit pas à leurs remarques idiotes. Mieux valait répondre aux idiots par le silence.
? : T'as perdu ta langue au moins ?
L'un des deux, le plus baraqué, s'approcha d'Izaya et prit son visage avec sa main dégoutante que l'informatrice mordit à pleines dents. L'homme la retira avec une expression de douleur mélangée à de la colère.
? : La salope ! Elle m'a mordu à sang !
Le « blessé » cogna la brune qui ne broncha pas. Néanmoins, un mince filet de sang, coula de son arcade sourcilière.
? : L'abîme pas trop ! Le boss veut s'en charger lui-même !
? : Rien à foutre ! Je me venge !
? : Voyons mon brave, écoute ton collège et laisse-moi cette petite fouine.
Soudain, une nouvelle tête apparue dans la pièce, suivie par plusieurs autres. Ceux qui intéressèrent Izaya furent l'homme en costard et la fille dévergondée à ses côtés.
? : Quel plaisir de te revoir…Izaya…
Izaya : Yamaguchi Aikawa…
Yamaguchi : Heureux de voir que tu aies accepté mon invitation.
Izaya : Ravie de voir que tu aies rapidement trouvé une autre pute à te mettre sous la main.
? : Hey ! Je la permets pas !
Yamaguchi : Laisse-là ma douce, j'en ferais mon affaire…
Izaya : Quelle galanterie, un homme charmant !
Yamaguchi : Garde tes sarcasmes pour toi Izaya, tu n'es pas en position de me tenir tête.
Izaya : J'ai tout de même le mérite d'essayer.
Yamaguchi : En effet mais cela ne résultera à rien… Tout comme les efforts que tu fourniras pour me remettre en prison. Ils ne me trouveront pas sans leur précieuse informatrice. Tu leur offres juste des informations ou d'autres services plus… Corporel ?
Izaya : Moi je n'ai pas besoin de payer quelqu'un pour faire l'amour avec.
Pour la deuxième fois, celle près de Yamaguchi s'énerva. Elle vira au rouge.
Izaya : Calme toi ma grande ou tu risques de faire exploser ton string, déjà que tu as un sérieux manque de vêtements.
Yamaguchi : Fais attention ou tu pourrais finir pareil, mes gars se feraient un plaisir de s'occuper de toi.
Izaya : Je n'ai pas envie de perdre mon temps avec des puceaux, je veux en venir au fait et vite.
Yamaguchi : Toujours aussi impertinente mais soit… Je veux simplement ta mort.
Izaya : Rien d'exceptionnel, tu n'as rien de mieux ?
Yamaguchi : Non, seule la vision de ton corps baignant dans ton propre sang me ferait plaisir.
Izaya : Vraiment rien d'original.
Yamaguchi : Désolé de te décevoir mais seul mes choix importe et maintenant, il est temps de s'amuser un peu.
A suivre…
