Aloha !
Je sais que je n'ai pas posté dernièrement et je vous prie sincèrement de m'excuser. Mais j'ai vue que cela ne vous a pas empêcher de vous abonner à cette histoire ou à toutes celles que je pourrai produire après. Vous ne savez pas à quel point cela me fait plaisir.
Je vous remercie donc tous !
Brefouille, voici mon nouveau chapitre !
Disclaimer : Tout est à JKR sauf mon intrigue et ses personnages originaux, qui m'appartiennent (mouahahah). De plus, l'image de l'histoire n'est pas de moi.
Tout cela pour vous souhaiter une bonne lecture à tous et à toutes !
Enjoy it !
Chapitre 49
POV Enora
Légère. Je me sentais légère comme une plume. Comme lorsque je vole aux côtés de Drago et de George au Terrier.
Mais... Je savais que ce n'était pas la réalité. Je regardai mes mains. Je fronçai les sourcils. Elles étaient plus fines que d'habitude. Je relevai alors mes yeux. Autour de moi, Drago, George et Bénédicte, ainsi que la bibliothèque avaient disparu. À la place se tenaient des arbres, des fleurs et un point d'eau. Pour les Moldus, cela pourrait ressembler à l'Éden. Des oiseaux qui gazouillent, des petits rongeurs des champs qui viennent s'abreuver. Un paysage idyllique en somme. Je n'en avais jamais vu de pareil.
Je m'approchai de la petite mare à l'eau claire et m'agenouillai à côté. Je sentais mes jambes nues être caressées par l'herbe soyeuse qui parsemait le sol.
Sans véritablement regarder, je plongeai mes mains dans le point d'eau et ramenai de l'eau sur mon visage, les yeux fermés pour me rafraîchir. Cela faisait deux jours que je n'avais pas pris une vraie douche avec du vrai savon et tout ce qui allait avec. Cela me rappelait désagréablement ma captivité chez les Malefoy.
Merlin ! Qu'est-ce que cela pouvait faire du bien un peu d'eau fraîche sur sa figure !
Les yeux toujours fermés, je levai la tête vers le ciel pour laisser le soleil réchauffer doucement mon visage, non pas comme il avait pu le faire durant notre séjour en Égypte. En pensant cela, cela me fit me demander où se trouvaient mes amis. J'ouvris les paupières en papillonnant le temps de me réhabituer à la luminosité, qui, contrairement à la chaleur, était forte.
Ce fut alors que mes yeux se posèrent sur mon reflet dans l'eau de la mare devant moi. Je ne pus que ressentir de l'étonnement. Mes cheveux avaient totalement changé de couleur et étaient devenus crème, mes yeux étaient plus clairs et scintillaient plus que jamais. Je fronçai mon nez et ramenai mes cheveux derrière mes oreilles dans un geste instinctif. Je remarquai alors que ces dernières avaient aussi changé. Elles s'étaient effilées et étaient devenues pointues. D'autre part, sur ma main, j'aperçus des runes turquoise scintillantes.
Ainsi, c'était comme ça que me voyaient les autres quand j'avais mes crises ? Sauf qu'ils ne m'avaient pas dit que je me transformais en Elfe… Du moins, je ne savais pas comment définir autrement ma nouvelle apparence. Je ressemblais beaucoup au Supra-Golem qui était lui-même un clone d'un véritable Elfe.
Je regardai mon corps et découvris de nouvelles runes, toutes plus belles les unes que les autres. De plus, plus je les observais, plus j'avais l'impression de les connaître, de les comprendre. Comme si j'étais née pour cela.
Soudain, un mouvement en face de moi me fit me redresser. Je retins alors un cri de stupeur, ma main sur ma bouche grande ouverte, les yeux écarquillés. Devant moi, se tenait un lion majestueux, dont un coup de vent ébouriffa la crinière. À sa droite et à sa gauche, se tenaient respectivement un aigle royal et un blaireau qui étaient bien plus grands que leur taille ordinaire. En effet, ils étaient à égalité avec le lion. Quelques secondes après, avant même que je n'ai eu le temps de se remettre de sa surprise, un quatrième animal fit son apparition au bord de la mare, qui paraissait alors surpeuplée pour sa taille. En effet, derrière le lion, autant menaçant que protecteur, un cobra proportionnel à la taille du lion se dressait, la gueule ouverte, sa langue sifflant entre ses canines pointues.
J'étais autant fascinée qu'effrayée par ce qui me faisait face. Quatre des animaux les plus intrigants de toute l'histoire de la sorcellerie. Pourquoi intrigants ? Eh bien, parce que, selon mes souvenirs ces animaux sont les emblèmes des quatre maisons de Poudlard. Mais pourquoi eux ? Bien sûr, ils représentaient toutes les qualités ou les caractéristiques de la maison. Seulement, il en était d'autres animaux qui auraient pu convenir.
Je n'eus pas le temps de m'interroger plus longtemps que, comme en suivant un ordre inaudible, le lion, l'aigle, le cobra et le blaireau se mirent en branle et se dirigèrent vers des fourrés. Ne sachant pas trop quoi faire, je me suis mise à les suivre. Ces animaux représentaient ici à mes yeux un tout : la sagesse. Suivre le chemin qu'ils empruntaient me paraissait bien plus intelligent que de rester tétanisée par la peur du fait que ces animaux puissent m'attaquer. Nous marchâmes longtemps. Cela me permit de prendre le temps de repérer et comprendre leurs relations, leurs façons d'être les uns avec les autres. Par exemple, si le lion précédait les trois autres dans leur marche, comme pour être sûr que le chemin ne présentait aucun danger, il n'en restait pas moins que le serpent gardait toujours une attitude protectrice, tout en restant dans l'ombre, derrière les autres. Je m'imaginais que les Fondateurs devaient être pareils dans leurs relations. S'entraidant sans pour autant que cela soit prémédité, comme s'ils étaient un groupe qui devait se former pour une raison précise, seulement parce qu'ensemble, ils étaient plus forts. Cela avait été de cette manière que les sorciers avaient pu combattre Voldemort : en s'alliant avec les personnes les plus inattendues. Comme mon père.
Tandis que je pensais intensément (oui, ça m'arrive), je fonçai droit sur le cobra. Ce fut sur la queue de ce même cobra que je marchai, ne faisant pas attention à ce que je faisais. Immédiatement, il réagit, se retournant et me sautant à la figure la gueule ouverte, en quelques secondes, avant même que j'ai eu le temps de reculer. L'aigle, aussi rapide qu'agile, se plaça entre le cobra et moi, glatissant, les serres dirigés vers celui qui le protégeait encore quelques instants auparavant. Je reculai et le lion vint se mettre à mes côtés.
- Je suis désolée, dis-je simplement.
Je ne reconnus pas ma voix. Les animaux avaient eux aussi l'air surpris. Le lion se tourna vers moi et pencha la tête sur le côté, comme s'il essayait de comprendre ce qui venait de se passer.
- Tu viens de parler dans le langage universel ?
Cette voix… Je l'avais déjà entendue quelque part. Je levai les yeux et face à moi se tenait mon père, aux côtés de Luna Lovegood, Nymphadora Tonks et de Minerva McGonagall.
oOo
POV Général
Encore une fois.
Une fois encore, Enora avait fait une crise. Mais celle-ci était totalement différente de toutes les précédentes. Narcissa aurait pu en attester. En effet, habituellement, la rousse ne fermait pas les yeux et s'envolait, comme en lévitation. Cette fois-ci, seules les runes sont apparues. À côté de cela, la main de la jeune femme restait accrochée à la poignée de la porte. Étant donné qu'Enora avait perdu conscience, elle était tombée à genoux sur le sol.
L'inquiétude montait de plus en plus dans le cœur des trois compagnons de voyage d'Enora, notamment depuis que Drago avait lancé le sort qui aurait dû tout arranger : Secretum prodere. De plus, le Supra-Golem restait muet devant toutes leurs questions : quelle est cette porte ? d'où vient-elle ? savez-vous si Enora va bien ?
L'angoisse les empêchait de réfléchir correctement. Soit toutes les solutions qu'ils trouvaient étaient impossibles à réaliser, soit ils passaient leur temps à se fustiger les uns les autres, ainsi qu'eux-mêmes. Fatiguée et voyant bien qu'Enora, malgré son inconscience, allait physiquement bien, Bénédicte s'éloigna quelque peu du groupe pour s'asseoir en se laissant glisser contre un mur. Près d'elle se trouvait le sac de leur amie. Fronçant les sourcils pour empêcher son idée de s'en aller, la brune se précipita sur le sac et fouilla à l'intérieur, sans que les garçons ne s'en rendent compte, trop occupés à discuter de ce qui devrait être fait ou non, voire de ce qui aurait dû être fait. En sortant un autre livre du sac, elle tomba sur les notes d'Enora. Et notamment sur la recette de la potion. Heureusement pour elle, la rousse était consciencieuse. Elle avait noté la source de cette recette. Nouveau heureux hasard, elle avait emporté le bouquin avec elle. Aussi, Bénédicte se précipita-t-elle dessus, persuadée en son sein qu'elle pourrait y trouver de nouvelles informations.
Pendant de nombreuses minutes, elle dévora les paragraphes entiers qui entouraient la page où Enora avait découvert cette potion quelques semaines auparavant. Mais rien. La jeune femme était pourtant sûre d'elle quant au fait que la solution à cette énigme à laquelle ils devaient faire face se trouvait dans ce livre.
Finalement elle ferma violemment le livre de dépit, ce qui produit un grand bruit. Cela fit cesser la dispute initiée quelques secondes plus tôt entre les eux garçons.
- Vous savez quoi ? Le stress ne vous va vraiment pas bien à tous les deux, se moqua-t-elle. En plus, on voit que vous n'avez pas l'habitude de réfléchir à des énigmes, pour lesquelles s'énerver ne sert à…
Bénédicte ouvrit grand ses yeux en réalisant ce qui venait de lui traverser l'esprit. Celui lui avait par ailleurs permis de gagner toute l'attention de Drago et George.
- A quoi tu penses ?, osa le blond.
- Chuuut ! Laisse-la penser !, le reprit son ami.
- C'est sûr que ce n'est pas son fort d'habitude !, railla Drago en chuchotant.
Pour toute réponse, le rouquin lui frappa du plat de la main derrière le crâne. Pendant ce temps, Bénédicte avait rouvert le livre à la page de la recette et relisait depuis la phrase introductive :
« Pour délivrer le savoir caché par la porte, il suffit de réaliser la potion décrit ci-dessous et de laisser ses effluves vous libérer ce que vous souhaitez »
- Pour délivrer le savoir caché par la porte… libérer ce que vous souhaitez…, marmonnait Bénédicte.
- Qu'est-ce que tu dis ?
- Il faut faire la potion, déclara-t-elle en regardant droit dans les yeux le petit ami d'Enora.
- Quoi ? Tu veux que l'on fasse une potion, maintenant ?, demanda George.
- Oui ! C'est le seul moyen de délivrer Enora qui est en train de découvrir le savoir caché par la porte, expliqua-t-elle en montrant ce qu'elle venait de lire.
Drago et George se mirent à sourire.
- Tu es géniale Bénédicte !, s'exclama le rouquin en la prenant dans ses bras. Tu ne sais pas à quel point !
- Herm… Mettons-nous au travail !, déclara finalement la jeune femme en se dégageant des bras de George, les joues rouges.
Joues rouges que le concerné ne remarqua pas. Joues rouges qui firent sourire Drago, comme s'il savait quelque chose que les deux autres n'avaient même pas la possibilité d'imaginer.
oOo
POV Enora
Je restai sans voix. Mon père. Devant mes yeux.
Je ne savais que dire. Les quatre personnes qui me faisaient face, que j'avais soit rencontrées, soit dont j'avais entendues parler, se rendirent compte de mon malaise.
- Ne pense pas que nous sommes les personnes dont nous avons pris la forme. Nous sommes toujours ce lion, ce cobra, ce blaireau et cet aigle que tu as suivis, expliqua Minerva, qui avait pris la place du félin.
- Nous sommes juste devenus ce que tu considérais intérieurement comme étant notre meilleure représentation humaine, repris de sa voix fluette Luna.
J'essuyai discrètement (autant que je le pouvais) les larmes qui avaient pointé le bout de leur nez mouillé sous mes yeux.
- Je comprends.
- Nous sommes juste ici, sous cette forme comme sous une autre, pour te montrer le chemin vers ce que tu recherches désespérément.
- Du moins assez pour venir ici, reprit Tonks avec un sourire malicieux, comme celui qu'elle avait sur la photo que Harry lui avait montrée pour lui parler d'elle.
- Notre mission était de te mener vers cet arbre, expliqua finalement Severus.
Si je me délectais d'entendre sa voix à nouveau, même pour un temps, je ne pouvais pas manquer de remarquer que mes quatre guides se détournaient de moi pour me désigner ce qu'il y avait derrière eux. C'était le plus grand arbre que je n'avais jamais vu. Surtout… Le plus grand pommier que je n'avais jamais vu. Je ne pus m'empêcher de repenser à ces choses que Narcissa, puis Hermione m'ont apprises : sur la Pomme de Discorde dans la Grèce antique ou sur l'arbre dont le fruit était interdit à Adam et Ève. C'était toujours une histoire de connaissance. Soit il s'agissait de savoir laquelle de Héra, Athéna ou Aphrodite était la plus belle ou de savoir ce qu'était la différence entre le bien et le mal pour Adam et Ève, alors que ce savoir était dévolu à Dieu seul.
- Cet arbre… C'est la connaissance, pas vrai ?, demandai-je à la ronde.
- En effet, répondit une voix qui venait du plus profond de la terre.
Je jetai un regard interloqué à toutes les personnes qui m'accompagnaient. Ces dernières me sourirent et me désignèrent d'un coup d'œil le Pommier qui me faisait face. Je pris quelques secondes de plus pour le détailler. Il devait au moins faire huit à dix mètres de haut et son feuillage avait au moins un diamètre de 12 mètres. De plus, même de là où j'étais, c'est-à-dire à quelque chose comme quatre mètres des premières branches, je pouvais apercevoir de nombreuses pommes. Pommes qui me paraissaient plus qu'appétissantes.
Presque maternelle, Tonks me fit signe de m'avancer vers l'arbre. Avant tout geste, je guettai inconsciemment un geste d'approbation de mon père, bien que ce ne soit qu'une projection de lui, selon mon bon plaisir. Je fis cinq pas et m'arrêtai pour me retourner. Un cri de surprise monta dans ma gorge quand je remarquai que mes guides avaient disparu. Que mon père était à nouveau plus auprès de moi. Je ne pus m'empêcher de me sentir trahie. Essayant de contrôler la boule de pleurs qui montait en moi et qui bloquait presque ma respiration, je m'approchai encore du Pommier. Arrivée à son pied, je stoppai ma marche. Puis, je me fis hésitante, ne sachant pas vraiment quoi faire à présent. Finalement, une pensée un peu incongrue me traversa l'esprit et me fit sourire, me détendant un tant soit peu. En effet, je me demandai dans quel état j'allais retrouver George, Drago et Bénédicte, étant donné que c'était la deuxième fois que je les laissais dans la panade derrière moi sans qu'ils ne puissent me suivre.
oOo
POV Général
Drago était des plus concentré. George ricanait intérieurement en se disant que, comme ça, le blond ressemblait bien plus qu'il n'aurait pu le penser à leur ancien professeur tyrannique, qui était accessoirement son parrain et le père de sa petite amie. Seulement, à côté de cela, il remerciait Merlin de leur avoir donné un ami avec de si bonnes capacités en potion. Même s'il était lui-même effectivement doué (il avait quand même eu Effort Exceptionnel à ses BUSEs en cinquième année), il savait pertinemment (même s'il ne l'aurait pas forcément reconnu devant témoins, et surtout pas devant Bénédicte) qu'il aurait été incapable de produire cette potion à la perfection. Il avait bien compris qu'elle était vraiment compliquée, même pour quelqu'un du niveau de Drago.
Si George tournait autour de son ancien ennemi pour suivre son avancée de très près et être sûr qu'il ne fasse aucune bêtise, Bénédicte, elle, s'était installée en tailleur en face du Supra-Golem et avait commencé à lui poser des questions. Au départ, cela avait été des questions à propos du monde elfique et il était resté muet. Seulement, à partir du moment où elle s'était plus intéressée à la bibliothèque et ce qui s'y passait des milliers d'années auparavant, il était devenu plus conciliant. Tout ce qu'il lui disait, elle le notait dans son journal de bord qu'elle tenait à jour depuis le début de ses fouilles quelques années plus tôt aux côtés du frère de George, Bill. Leur conversation intellectuelle fut interrompue par un George survolté.
- Drago vient de mettre le dernier ingrédient… Il ne reste plus qu'à attendre une heure et cinq minutes avant de mettre la touche finale à la potion. Dans une heure, on va enfin récupérer notre Enora, annonça-t-il un peu soulagé d'être proche de la fin.
La brune remarqua que c'était aussi le cas de Drago. Celui-ci tournait comme un lion en cage, regardant sa montre toutes les deux secondes pour voir si le dieu du temps lui avait fait un cadeau et avait accélérer son cours. Mais à chaque fois, le blond se révélait déçu.
De son côté, la brune était plutôt inquiète. Pas pour Enora, dont elle vérifiait les constantes assez souvent. Mais pour les informations qu'elle pourrait ou non rapporter. Si la briseuse de sorts avait bien compris, c'était par cette transe que son amie pourrait récupérer les indices qui les mèneraient enfin à la porte du pays des Elfes. Elle espérait donc que le temps qu'elle avait eu et qui lui restait lui suffirait à tout voir et tout comprendre.
oOo
POV Enora
- La pomme à croquer est le seul moyen pour que tu accèdes à ce que tu désires en ce lieu, reprit la voix venant d'outre-tombe.
Bien… Donc ça voulait dire que je devais monter chercher une pomme. Pas de problème… Enfin j'espérais. Parce que quand je me mis à regarder cet arbre, je me rendis compte qu'il n'avait aucune branche basse sur laquelle m'accrocher pour grimper.
- Pour monter, un seul chemin : les prises que je ferais apparaître pour toi.
Génial…
- Comment les faire apparaître ?, demandai-je.
- En passant quatre épreuves de mon cru.
Je grinçai des dents. Qu'allait-il me concocter ?
- Sois réfléchie, sois rusée, sois patiente et sois courageuse.
- Les quatre principales caractéristiques des maisons de Poudlard, murmurai-je.
- Les quatre principales caractéristiques que l'on doit posséder pour rejoindre le chemin de la sagesse. Bien… Tu vas tout d'abord répondre à une énigme.
- Encore ?, m'exaspérai-je sans pouvoir m'en empêcher. Pourquoi George et Drago ne sont pas là ?
- Bien… Voici l'énoncé : « Dans un verger, cinq jeunes filles se promènent et passent devant un pommier avec cinq belles pommes. Chacune en prend une. Pourtant, après leur passage, il reste encore quatre pommes sur le pommier. »
Je souris. Cette énigme était facile.
- Chacune est le prénom d'une des cinq filles. Alors une seule pomme est prise puisque c'est Chacune qui en prend une.
- Bien. Tu es réfléchie.
Soudain un labyrinthe apparut autour de moi. Je tournai sur moi-même, mais je n'arrivai pas à me repérer.
- Trouve le centre de cet endroit et fais ce que tu penseras être le mieux.
De plus, les haies étaient bien trop hautes et trop denses pour que je puisse espérer monter dessus pour prendre de la hauteur. Je m'assis donc par terre en tailleurs et pris un peu de temps pour réfléchir à une solution. Je repensais alors à Harry et le Tournoi des Trois Sorciers qu'il avait dû affronter lors de sa quatrième année. Il m'avait dit qu'après coup, il avait réfléchi à la meilleure manière d'affronter ce genre d'épreuve. Bien que cela avait été pour lui un labyrinthe magique et mouvant, il aurait aimé se raccrocher à un principe logique et imparable. Il avait alors fait quelques recherches quelques mois après la mort de Cédric Diggory. Selon un principe découvert par un moldu, il suffit que l'on suive de sa main gauche le mur, et ce, tout du long de son parcours. On est sûr d'arriver à destination grâce à cela. Mon plan ancré dans ma tête, je me relevai et suivis le conseil de mon ami. Au bout d'un certain temps (dont j'avais perdu la mesure depuis mon arrivée dans ce monde), j'arrivai au bout de mes peines. Seulement, c'était ce que je pensais.
En effet, dès que je fus dans ce grand carré qu'était le centre du labyrinthe, j'aperçus et entendis une lutte. Cette lutte c'était mon père contre l'être le plus honni du XXe siècle chez les sorciers : Voldemort. À ses côtés, son célèbre serpent, Nagini. Sans que je m'en rende compte, le décor changea et je me retrouvai dans le hangar à bateaux que j'avais vu dans les souvenirs d'Harry. Le souvenir de la mort de mon père. Sans réfléchir, je me mis à courir pour rejoindre le duo. Ainsi je pus me mettre entre la baguette de Sureau et mon père juste à temps pour qu'il ne meure pas et qu'il puisse vivre. Du moins je l'espérais. Je m'étais sacrifiée pour qu'il puisse vivre.
Au moment où le sort de mort m'atteignit, au moment où je crus avoir quitté ce monde, le décor changea, mon père et Voldemort disparurent. Le Pommier faisait à nouveau son apparition.
- Tu es rusée et courageuse. Mais tu es aussi patiente.
En quoi j'avais montré ma patience… Je ne le savais pas… Mais j'étais heureuse, parce que cela signifiait que j'avais rempli ma part du contrat. Maintenant, au tour de cet arbre parlant.
- Tu es réfléchie pour savoir comprendre les double-sens. Tu es rusée pour savoir user de trucs auxquels peu aurait pensé. Tu es courageuse parce que tu as sauvé ton père en dépit de ta sécurité en te sacrifiant pour lui. Tu es patiente parce que tu as su ne pas refuser mes défis et les faire sans montrer aucune impatience. Seulement, tu n'es pas encore sur le chemin de la sagesse et de la connaissance. Ce cadeau que je te fais aujourd'hui après tes efforts pour réussir mes épreuves te permettra de faire un pas de plus vers cet objectif.
À ces mots, des branches sortirent du tronc de l'arbre, assez espacées pour que la montée soit difficile, assez proches pour qu'elle soit possible. Il ne m'en fallut pas plus pour que je m'élance à la découverte de ces pommes du savoir, son cadeau.
Quelques minutes plus tard, j'étais à deux doigts de la pomme la plus basse. Je l'attrapai, puis, redescendis avec. Je m'assis en m'adossant à l'arbre et croquai dans le fruit qui me faisait envie depuis que je l'avais attrapé.
À peine le jus de la pomme coulait dans sa gorge que je me mis à tomber.
Le sol avait comme disparu de sous mes fesses et mes pieds. Rien ne me retenait. Tout était noir autour de moi. Le paysage paradisiaque avait disparu à son tour. Seulement, contrairement à ce que j'aurais pu croire, la terreur ne m'étreignait pas le cœur. J'étais comme en confiance, comme si tout était normal.
Quelques secondes plus tard, des images apparaissaient sur ce que je pourrais appeler les murs noirs qui m'entouraient dans ma chute. Je pus apercevoir des flashs, que je m'empressai d'essayer de retenir sachant pertinemment leur importance pour la suite de ma quête.
Des flammes vertes dans une cheminée aux tons sombres et assez large pour y faire entrer un certain nombre de personnes.
Une statue au centre d'un bassin circulaire représentait deux sorciers, un homme et une femme, un gobelin, un centaure et un elfe de maison.
Un ascenseur brinquebalant.
L'étage numéro neuf.
Un couloir.
La troisième porte sur la droite.
Une main ouvrant la porte…
Soudain, je me sens aspirée par un souffle que je ne contrôle pas. Les images disparaissent, comme si elles avaient peur que ce qui pourrait advenir après cette tornade.
- Noooon ! Revenez ! Je n'ai pas fini !
oOo
POV Général
- Arrêtez tout ! Je ne sais pas ce sur quoi cette porte s'ouvre !, hurlait Enora en se débattant contre quelque chose que personne ne voyait.
Les trois autres ne savaient que faire face à sa hargne. Tous avaient peur de se prendre un coup perdu.
Drago venait de mettre la touche finale à sa potion et celle-ci faisait son œuvre, laissant sa fumée s'échapper vers la porte, comme si elle était attirée par elle. Alors, Enora avait semblé se réveiller. Et ce, jusqu'à ce qu'elle commence à hurler. L'inquiétude qui les avait quittés en voyant qu'elle semblait revenir vers eux était revenue au grand galop comme si elle n'était jamais vraiment partie.
Seulement, si aucun d'eux ne voulait se faire de mal en prenant un coup de la rousse, ils ne voulaient pas non plus qu'elle se fasse mal. Et c'était justement ce qu'elle était en train de faire. En effet, elle frappait dans le vide et se cognait souvent le poignet contre la porte à laquelle elle était encore accrochée. Alors, sans vraiment y penser, George se précipita vers sa meilleure amie et lui maintint ses bras et ses pieds en étau dans les siens. Bénédicte accourut juste après, aux côtés de Drago. Tous les deux se mirent à lui parler, à la supplier de revenir vers eux. George, lui, serrait les dents priant pour que ses bras et ses jambes ne lui fassent pas défaut. Au bout de quelques minutes (qui parurent être les plus longues de la vie de George), Enora commença à cesser de se débattre, à se détendre, à arrêter de hurler. Peu après, elle ouvrit les yeux.
- Enfin, soupira Drago en la prenant dans ses bras, tandis que le rouquin se dégageait.
La jeune femme respira avec plaisir la douce odeur familière, bien que complétée par la sueur, de son petit ami. Quand il desserra son étreinte, il la regarda droit dans les yeux, ses mains en étau sur sa tête.
- Est-ce que tout va bien ? Tu hurlais de ne pas te faire partir, d'arrêter… Mais nous ne pouvions pas arrêter le processus…
Enora sourit et leur raconta tout ce qui s'était passé durant sa transe. Tous les trois restèrent silencieux pendant son récit. Finalement, ce fut George qui reprit la parole le premier, malgré des émotions qui bouillonnaient encore dans son corps.
- Je crois que nous savons tous où nous devons aller, maintenant…
- Heeu… Non. Du moins pas moi…, bafouilla Bénédicte avec un sourire confus.
- Notre nouvel objectif est le Ministère de la Magie en Angleterre, lui expliqua Drago.
- Et plus précisément, dans le Département des Mystères.
C'est la fin !
N'hésitez pas à me donner votre avis sur ce chapitre ou sur mon histoire !
Bonne semaine et à la revoyure !
