Disclaimer: Naruto appartient à Masashi Kishimoto


Maintenant que Madara est mort et que Zetsu a mobilisé l'armée de ses clones, nous pouvons entreprendre la phase finale de notre plan. Voici enfin venu le temps de faire face à l'alliance shinobi et d'offrir la paix au monde. Nous partons enfin vers notre objectif final, ensemble. Notre couple se dirige calmement vers l'est, allant entrer en contact avec Zetsu, avant de se diriger vers notre destin.

Sur la route, je sens que les regards rapides de Konan, et qui se posent régulièrement sur mon corps, révèlent son excitation manifeste. J'ai revêtu une tenue qui me rend à la fois charismatique et désirable, sans oublier qu'elle à un regard imprenable sur mes fesses, ce qui augmente sa libido. Fini les shorts, les tuniques rouges et les longues bottes, j'ai de nouveaux vêtements de combat bien plus pratiques, puisqu'une seule seconde suffit à faire la différence entre la vie et la mort. Je porte une simple combinaison moulante, d'un noir de jais, qui couvre ma peau jusqu'au cou, ne laissant que mes mains et mes pieds à l'air libre. Grâce à cette tenue isolante, je suis totalement à l'abri de la chaleur et du vent et je me sens également plus à l'aise avec cette seconde peau qui me donne une liberté de mouvement plus grande qu'avec des habits classiques.
Pour la compléter, j'ai mis mes habituels gants de cuir dont la texture rugueuse augmente les dommages donnés, tout en forgeant chez l'ennemi le sentiment d'être face à une brute impitoyable. Je suppose que le craquement du cuir à chaque fois que je frappe quelque chose doit y être pour quelque chose. Pour mes bottes, je n'ai apporté qu'un seul changement. Elles sont désormais totalement fermées à leurs extrémités, mes orteils étant recouverts par une solide plaque de métal permettent de donner des coups plus durs, voire de briser les os de mes ennemis pour les rendre incapables de se déplacer et surcharger leurs hopitaux.

Cependant, cette combinaison moulante n'offre pas suffisamment de protection, alors j'ai décidé de porter une protection supplémentaire, juste pour le prestige. Au dessus, je porte le symbole éclatant de ma toute dernière victoire, revêtant fièrement l'armure de Madara. Alors que le rouge s'écaillait, je l'ai fraichement repeinte en des tons bleus-violacés moins agressifs pour l'oeil, mais qui attire le regard en offrant l'illusion d'affronter un ennemi serein, imperturbable par les coups. Sur la plaque de la poitrine, un cercle noir frappé de trois virgules a désormais remplacé l'emblème en forme d'éventail. Pour me rendre davantage imposante, j'ai pris l'éventail comme trophée de guerre, l'indestructible Kusanagi à ma ceinture, sans renier l'inoubliable cape noire semée de nuages cramoisis sur mes épaules, rapellant mon allégeance et mon objectif.

Mon ange m'a d'ailleurs suggéré de remettre le masque blanc que j'avais utilisé pour duper Kabuto, de façon à ce que mes anciens amis ne me reconnaissent pas. Son idée était bonne, mais je l'ai repoussée sans coup férir. Je lui ai rétorqué que je voulais qu'ils voient mon visage, qu'ils voient les invincibles pupilles annoncer leur fin prochaine. Je veux qu'ils voient mon véritable visage, de façon à ce que tout soit bien clair, qu'ils ne s'imaginent même pas que je puisse revenir avec eux … enfin j'espère qu'ils l'ont compris.

Pendant tout notre trajet, je tiens sa main. Je reste en contact avec mon amante qui m'aide à avancer, me rassurant par sa simple présence. Malgré toute cette douceur, cette bonté en elle, je sais que cette peau douce qui me chérit peut se métamorphoser en une arme mortelle et élégante. Nous avons pris tout notre temps, comme n'import quel couple en voyage l'aurait fait, avançant posément jusqu'à retrouver Zetsu. L'homme pâle aux cheveux verts se tient droit, entouré de quelques gardes armés. Ses yeux ambrés laissent voir une lueur de satisfaction à notre arrivée et un sourire lubrique se dessine sur son visage quand il voit nos doigts entrelacés. De son coté, je pense qu'il a hâte de pouvoir montrer au monde que le nouveau maître de Kusa est redevenu un homme et qu'il va pouvoir à nouveau lutter pour l'honneur et la paix de sa terre natale.

Maintenant que notre troupe, escortée par quelques gardes d'élite, est réunie, nous avons accéléré vers les positions ennemies. Avant même d'avoir rejoint la future zone de combat, nous savions quel était le dispositif de surveillance ennemi. Grâce à Zetsu et son armée de clones partie en éclaireur, nous avons pu sécuriser le terrain et connaître les emplacements de nos ennemis, évitant des rencontres contre des gardes aussi pénibles que pitoyables.

Alors que le soleil est encore haut dans le ciel, nous arrivons à proximité des frontières du pays du fer, ou se sont réunis les chefs de l'alliance. Tous les obstacles à notre paix réunis en un même endroit … Quand je pense que si je ne voulais pas négocier, il m'aurait suffi de lancer la bombe du bijû sur ce pays pour que tout soit réglé.

Après quelques temps de marche, lorsque nous sortons enfin de la forêt, notre groupe se retrouve en plaine. Quelques oiseaux pépient, dérangés par notre présence, alertant ceux qui savent prêter attention à ces détails mineurs mais tellement importants. Etant dans une clairière, notre visibilité est manifeste et nous sommes rapidement abordés par une patrouille composée d'une dizaine de shinobis, escortés par autant de samouraïs. Nos capes si reconnaissables font aisément sensation et ils nous donnent l'ordre de nous rendre, de déposer nos armes et de les suivre. C'est d'un classique, aucune fantaisie dans leurs méthodes d'appréhension des criminels. Je regarde Konan et lui fait un large sourire.

-Pensent ils vraiment avoir une chance contre nous ?

Avec une négligence combinée à une grâce aristocratique, ses yeux de miel réhaussés d'un mascara bleu se posent sur les ninjas environnants. Elle jauge nos ennemis qui nous encerclent avec un air hautain qui la rend si inaccessible, avant de hausser les sourcils.

-Ils espèrent, car c'est tout ce qu'ils ont.

Avec une froideur qui me fait frissonner, Konan leur donne l'ordre de nous laisser passer pour aller négocier avec leur conseil.

-Prévenez vos chefs que la Yondaïme Amekage, le Godaïme Kusakage et la Nidaïme Rikudô-sennin viennent pour négocier. Considérez ceci comme une sorte d'ultimatum.

Comme je l'espérais au fond de mon âme de combattante, ces idiots décident de ne pas écouter la voix de la sagesse et se lancent à l'attaque, sans autre stratégie que de foncer dans le tas à la Naruto. Parfait, ça me détendra les muscles.

Les samouraïs, engoncés dans leurs lourdes armures, ne sont pas un défi à notre hauteur. Leurs mouvements sont lents et bien trop prévisibles avec mon oeil pourpre. Pendant que ma collection de jutsus se débarasse de ces imbéciles attachés à leur code d'honneur, je vois Zetsu faire pousser une forêt de ronces aux épines acérées. Le spectacle de ce chûnin empalé par ces plantes est plutôt intéressant, puisqu'il a fait un carton en frappant tous les points critiques au même moment, alors qu'il était en mouvement. Pendant que nous combattons au sol, mon ange apporte une punition depuis les cieux, empalant les autres sur des lances de papier.

En quelques minutes, il ne reste que deux samouraïs que je maintiens fermement, mes mains froides enserrant leurs gorges. Je sens leurs pulsations cardiaques sous mes doigts, la peur les gagne tandis qu'un sentiment de toute puissance me gagne, puisque je détiens le pouvoir de vie ou de mort. Rien ne ressemble à la sensation de toute puissance qui vous gagne lorsque l'on tue quelqu'un, c'est un sentiment qui ne s'apparente à aucun autre. Lorsque je serre davantage, les deux hommes suffoquent, leurs pieds battent faiblement l'air et je les fixe de nouveau.

-Retournez prévenir votre conseil. Ou vous combattez et vous mourrez tous, ou vous acceptez de nous recevoir et il y aura des survivants.

Avec négligence, je lache les escrimeurs qui tombent au sol. Dès qu'ils sont relevés, ils courent le plus vite possible vers leur village, trop heureux d'avoir la vie sauve. L'un d'entre eux semble cependant avoir une blessure à la jambe qui le ralentit et j'avise alors ma chère Konan.

-Dis moi, combien de personnes faut il pour apporter ce message ?

Elle fabrique une longue lance de papier et vise soigneusement le survivant blessé. Au moment ou l'arme d'origami se fiche entre les épaules du samouraï, elle se tourne vers moi et sourit.

-Un seul.

Je ne dis rien, je ne peux que m'incliner devant cette mise en scène parfaite. Maintenant que cet interlude m'a échauffée, nous décidons de nous remettre en route vers les positions ennemies.