Mes amis, mes frères. Cet instant est d'une solennité des plus extrêmes. Pourquoi? Pourquoi? Mais parce qu'il se trouve que c'est l'avant dernier chapitre du la partie "Terre brûlée"! Ben oui, déjà, me regardez pas comme ça, j'y peux rien (enfin si en fait, c'est moi qu'écrit, donc j'y peux quelque chose... Mais bon, on va arrêter de chercher la petite bête cinq minutes et nous concentrer sur l'instant présent, ok?). Vous vous rendez compte quand même à quel point ça va vite?! Je ne reviens pas personnellement... En plus j'ai pas envie de commencer le remède mortel parce queeeeeeeeeee... Vous verrez bien, je vous expliquerez quand on y sera! ;) (musique de suspense enclenchée: tintintiiiiiiiin! TREMBLEZ PAUVRES MORTELS! Z'ALLEZ RIEN COMPRENDRE!)
Sinon, je vous informe que le deuxième POV de Newt est sorti, je l'ai posté... Je sais plus quand, mais c'est fait!^^ Je le trouve pas génial perso, je sais pas trop si ceux qui l'ont lu pensent comme moi, mais je l'aime pas beaucoup... En tout cas, n'hésitez pas à me donner votre avis, ça ne peut que m'aider! Sincèrement, bon ou mauvais, on s'en tape, rien que le fait que vous preniez le temps de me donner votre avis me suffit amplement et m'aide déjà beaucoup perso! :)
Et enfin, le voilà l'avant dernier chapitre dont je vous ai rabâché les oreilles dann le premier couplet de mon entrée en scène (si, vous savez, celui où je parle de la pluie, du beau temps, ET DE CET INSTANT QUAND MÊME VACHEMENT SOLENNEL... Tu parles Charles...), j'espère qu'il vous conviendra, et que cette fic' vous plaira toujours une fois le tome 3 entamé... Putain j'ai pas du tout la pression moi maintenant! MERCI HEIN!... Bon d'accord, je reconnais que vous n'y êtes pour rien, et je suis de toute manière super contente et super fière d'avoir mon petit public régulier (z'êtes pas un peu macho sur les bords par hasard?... Non mais c'est juste une question, hein!^^) et je tiens à vous remercier tous sincèrement ! Et encore plus les reviewers, followers, favorers et autres trucs du genre (un petit merci spécial à LittleFlicka qui ne manque jamais de me donner son avis à chaque chapitre, et franchement merciiiiiiiii à toi!)
C'était la séquence émotion! Maintenant, on range ses mouchoirs et on m'écoute bien attentivement: James Dashner n'a toujours pas cédé ses droits d'auteur à muah! Autant vous dire que je suis dé-gou-tée! Heureusement, il nous reste toujours TBS the great and powerful pour nous faire rêver dans la peau du petit Newt qu'on nems tous! :D
BONNE LECTURE! (et au risque de me répéter: les reviewers sont les bienvenues!)
Le vent s'était levé, balayant la poussière et faisant pleurer les yeux. On marchait à grand pas, mais mon euphorie de la nuit s'évaporait petit à petit. Le temps m'inquiétais, naturellement, et avancer sans but précis, sans savoir ce qu'on cherchait, alors qu'une tempête se préparait, me frustrais énormément. Le WICKED s'était-il fichu de nous sur toute la ligne ? Je n'avais jamais douté qu'ils nous racontaient des salades pour le remède, mais pour le refuge ? Il devait bien y avoir quelque chose quand même ! Ça n'avait strictement aucun intérêt de nous laisser errer sans but avant de nous faire griller comme des sardines par les éclairs électriques qui nous tomberaient dessus sans crier gare ! J'avais l'impression que le même schéma qu'au labyrinthe se répétait : plus d'espoir, le sentiment qu'on ne pouvait rien faire, qu'il n'y avait pas de sortie, qu'on tournait en rond et qu'on ne s'en sortirait jamais… Jusqu'à ce que Thomas se fasse piquer volontairement et nous trouve la sortie ! Alors, à quoi fallait-il s'attendre cette fois ? Il y avait forcément quelque chose qui allait nous sauver de ce pétrin, un indice, un signe, une formule magique, n'importe quoi !
Loin devant nous le groupe B s'était arrêté et assis autour de quelque chose qu'on ne distinguait pas encore. Je fronçais les sourcils en me demandant ce qu'elles avaient bien pu trouver… Connaissant le WICKED et leur étrange humour noir, je m'attendais presque à voir un croix rouge sur le sol, comme sur une carte au trésor, pour signifier qu'on était arrivé. Ou alors une ligne blanche avec écrit « arrivée » dessus… Enfin quelque chose dans ce goût-là.
-Hé, regardez derrière nous, je crois bien que ce sont Thomas, Teresa et Aris ! cria Luth en pointant du doigt trois silhouettes qui nous suivaient
Je me retournai également et reconnu effectivement les trois individus précédemment cités. Je me tournai vers Minho :
-Qu'est-ce qu'on fait ? On les attend ?
-Pas la peine, on continue tout droit vers les demoiselles, ils nous rejoindront eux-mêmes comme des grands.
Je hochai la tête et continuai de marcher. On finit par arriver à l'endroit où les filles semblaient s'être arrêtées pour camper. Je m'approchai du centre de leur attention la première et contemplais un instant sans en croire mes yeux un pov' panneaux sur lequel était écrit «le refuge » planté dans le sol. J'hésitai sérieusement entre exploser de rire ou hurler de rage en m'arrachant les cheveux.
-Le WICKED a… Tellement pas d'humour. fini-je par articuler d'un air soudain très las
Puis je me laissais choir à même le sol et tout le reste de mes compagnons firent de même. Les filles semblaient aussi dépitées que nous devant le résultat d'un si long voyage de souffrance. Minho finit par craquer (comme d'hab') :
-Si l'homme-rat se pointe, je crois que je vais lui casser la gueule…
-Moi d'abord ! m'écriai-je, j'avais eu cette idée en première je te rappelle !
-Si vous n'y voyez pas d'inconvénient j'aimerais bien me joindre à vous, en fait je crois que je pourrais défoncer n'importe quel membre du WICKED là tout suite ! renchérie une fille noire aux cheveux courts
-Pas de problème, plus on est de fous, plus on rit, soupira Newt
-L'union fait la force ! déclarai-je d'un air théâtral en levant le point vers le ciel menaçant
La fille nous sourit et finis par me demander :
-C'est quoi ton nom à toi ?
-Alice, enfin, d'après le WICKED cela va de soi… Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais sûrement choisi Edgar, et on aurait pu me surnommer Ed du coup, et ça aurait été la grande classe, mais bon… La vie a fait que… lâchai-je d'un air résigné
-Tu m'as l'air d'être une sacrée boute-en-train toi ! Moi, c'est Harriet ! Enchantée, « Edgar » ! fit-elle avec un sourire en coin
-Maintenant que vous avez rencontré la mascotte et que le contact est établi, vous pourriez peut-être nous expliquer ce que vous avez fait à notre ami et pourquoi on le retrouve derrière nous quand il devrait être avec vous ! exigea Minho d'un ton qui ne laissait aucune place à la plaisanterie
-C'est… Une drôle d'histoire… commença la fille en soupirant avant de nous expliquer de long en large toute l'affaire
Elles avaient tout simplement reçu des instructions différentes des nôtres par le WICKED. Apparemment, Elles avaient voyagé dans des tunnels, ce qui leur avait évité la traversée du désert qu'on avait vécu, puis elles avaient dû organiser la rencontre entre Thomas et Teresa dans la cabane, même le kidnapping de Thomas dans le désert faisait parti du plan. Elles-mêmes n'avaient rien contre le garçon, qu'elles ne connaissaient que peu, c'était surtout Teresa qui lui en voulait et qui avait montré une haine sans borne à son égard. Une fois son histoire finie, Minho se leva pour attendre Thomas et les « deux autres petit salopiauds qui vont comprendre leur douleur ».
Je soupirai longuement. Le WICKED, encore le WICKED, toujours le WICKED. Mais quand arrêteraient-ils de contrôler chaque détail de notre vie ! Si on s'en sortait et qu'on échouait encore chez eux, ils n'auraient pas intérêt à me laisser deux secondes sans surveillance, parce que j'allai faire un vrai massacre !
Du coin de l'œil, je vis que Thomas nous avait rejoins, Minho se chargeait de l'accueillir en bonne et due forme avant de finir par beugler à notre intention :
-Dégagez un peu le passage !
Je m'écartai en grimaçant, parce que mes pieds étaient à l'arrêt depuis trop longtemps pour apprécier un nouveau départ aussi brusque et me laisser tomber un peu plus loin. Le revenant s'avança vers le panneau et fit exactement la même tronche que nous quand on avait compris que le WICKED et leur humour d'outre tombe avait encore frappé. Je jetai un regard à Aris et Teresa, qui semblaient eux-aussi plutôt éberlués… Je n'avais aucune idée de pourquoi et comment le garçon était parti pour se retrouver avec les deux autres, et je me doutais que Thomas avait dû passer un sale quart d'heure, mais je n'en voulais à personne bizarrement, ni à lui, ni à Teresa, Ni aux filles, ils n'avaient tous fait qu'obéir aux ordres du WICKED pour sauver leur peaux, comme nous quand on avait emprunté ce transplat, parce qu'on ne voulait pas mourir. Je fis donc un petit sourire à Aris accompagné d'un léger hochement de tête pour lui signifier que j'étais contente de le revoir vivant et il sembla soulagé de ma réaction.
-Bon, j'en ai marre d'attendre sans rien faire, t'as pas une idée d'hypothèse plausible de ce qui va nous tomber dessus quand le délai aura expiré ? me demanda Newt en s'installant près de moi
-Hum ? fis-je en tournant la tête vers lui. Plus ou moins, je me disais qu'ils allaient peut-être encore nous faire le coup du transplat comme tu me l'avais suggéré.
-Ce serait chouette, mais utiliser le même tour deux fois me parait un peu étrange finalement… Ils vont sûrement nous concocter un truc bien mesquin les connaissant… Ils trouvent toujours le moyen d'innover au WICKED.
-Mais qu'est-ce qu'elle m'énerve cette sale traîtresse de Teresa de mes deux ! pesta Minho en s'affalant à nos côtés
-Oh, j'en connais un qui ne porte pas la promise de Tommy dans son cœur, minaudai-je
-Cette espèce de BIIIIIIIIIP mériterait de pourrir au fond d'un trou avec l'homme-rat !
-Égout, rectifiai-je
- Eh ben bravo, belle maturité ! soupira Newt en roulant des yeux
-Ah non, y'en a marre hein, vous gardez toujours Alice pour vous, partagez un peu, on va pas la manger vous savez ! nous interrompit Poêle-à-frire en s'installant également parmi nous
-Tiens, salut le cuistot, que nous vaut le plaisir ? s'enquit Minho d'un ton ennuyé
-Tu nous apporte à manger ? demandai-je les yeux pleins d'espoir
-Ah tiens, c'est une idée ça, pour passer le temps, si on mangeait ? confirma Newt en se tournant vers Minho pour avoir son approbation
-Faites ce que vous voulez ! soupira ce dernier, si ça vous amuse de vider nos réserves sans savoir si on en aura besoin plus tard ou pas…
Je levai les yeux au ciel, il n'avait vraiment pas l'air d'humeur le petit coco. Je fixai un instant ses brûlures, si une autre tempête éclatait comme la dernière fois, et qu'il se faisait retoucher par un éclair…
-T'as fini de me reluquer ? Ton voisin et accessoirement petit-ami va nous faire une crise de jalousie. me lança-t-il soudain avec un sourire du type « ravageur »
-En fait je me posai une question à ton propos, répondis-je calmement
-Comment je fais pour être aussi parfait sous tous les angles malgré mes cheveux gras et la crasse accumulée de ses derniers jours ? fit-il en se donnant de grands airs
-Non, je me demandais juste… Ça fait mal là ?
A ces mots j'appuyai sur l'une des brûlures qui ornait sa joue et il lâcha grognement de douleur avant de porter la main à sa joue et de me lancer un regard noir :
-Mais t'es pire que le diable ! s'écria-t-il en pointant du doigt mon air goguenard
-J'essayais juste d'être aussi sournoise que le WICKED, ce n'était qu'un test en fait, une sorte d'expérience pour recueillir des schémas de ton cerveau mon enfant (même si j'ignore encore si tu en possède vraiment un)!
-En fait avec ces satanés types du WICKED, je me dis que ce serait sûrement plus simple d'être un imbécile heureux qui ne pense qu'à faire des couronnes de fleurs… Là au moins, on aurait la paix, fit remarquer Newt
-Dommage pour nous tocard, mais il semblerait qu'on soit des putains de génies puisqu'on est ici à attendre devant un panneau fait de bric et de broc, lui rétorqua Minho
-A votre avis, ils vont essayer de se débarrasser de nous ? Peut-être qu'ils ont fini de recueillir leur schémas pendant notre traversée du désert et que maintenant ils veulent nous éliminer car on ne leur est plus d'aucune utilité…
-Merci Poêle-à-frire, je ne sais pas ce qu'on ferait sans ton optimisme à toute épreuve… commenta Newt en faisant la moue (trop choupi! Hohoho!)
-Ben quoi, je suis en droit de me poser des questions après tout ce qu'ils nous font voir quand même !
-Arrête de psychoter sur ce genre de chose, tu vois bien que ça ne mène à rien, on n'a qu'à attendre et on verra, c'est tout, lui rétorqua le blondinet
-Et tu sais bien que le WICKED n'aurait pas osé nous mentir, voyons ! déclarai-je d'un ton sarcastique
-Alors, pour ceux qui n'avais pas compris, Alice n'aime pas le WICKED ! fit Newt en levant les yeux au ciel
-Tu vas pas me dire que toi tu porte cette organisation dans ton cœur ?
-Non, mais j'évite de le répéter à longueur de journée, histoire de ne pas emmerder tout le monde, on sait jamais, ça pourrait lasser.
Je pris un air boudeur et il m'envoya un grand sourire bien fier de lui en échange. C'est alors que Thomas se pointa :
-Salut Tommy ! l'accueillit Newt
Ce dernier ne répondit rien et s'assit parmi nous.
-Content de voir que vous êtes arrivés à bon port, finit-il par dire
-Ah ça, pour être arrivés… grommelai-je en fusillant le pauvre petit panneau qui ne faisait que son travail du regard
-Content aussi pour toi. lui répondis Poêle-à-frire, j'ai l'impression que tu n'as pas dû t'ennuyer avec ta déesse de l'amour. Vous vous êtes embrassés et réconciliés ?
-Pas exactement, ça n'avait rien d'amusant.
-Eh ben, raconte ! Comment tu peux encore lui faire confiance ? le pressa Minho
Après un instant d'hésitation, il finit par nous dévoiler tout ce qui s'était passé, et c'est comme ça qu'on apprit que le WICKED avait mit au point un plan consistant à faire de Teresa une traîtresse pour sauver la vie de Thomas… En gros c'était ça l'histoire. Elle était censée lui faire croire qu'elle l'avait trahi sous peine que le WICKED ne l'exécute. Apparemment Aris avait pris part au « complot » et avait dû jouer le jeu avec elle. Et bien que Minho semblait franchement remonté contre elle et que Thomas n'avait pas l'air prêt à lui pardonner aussi facilement, personnellement je la comprenais. Je ne sais pas si j'aurais agi pareil à sa place, puisque je n'étais pas à sa place, mais elle avait fait ce qu'elle pensait de mieux. Elle ne voulait que le bien de Thomas dans le fond. Je ne pouvais pas la détester pour avoir fait tout ce qu'elle pouvait pour garder son ami en vie. La seule chose qui m'énervais, c'était les variables du WICKED. Ils orchestraient tout, absolument tout. C'était franchement rageant.
On continua à parler un peu de tout, Minho fit un bref résumé de notre expédition à Thomas, je lui présentais Séraphin (et il eut l'air encore plus blasé que Newt) et Minho sorti sa brosse pour lui montrer qu'elle était bien mieux que mon « torchon », ce qui donna lieu à un mini vote pour savoir qui de Séraphin ou de La Brosse était le plus charismatique (et Séraphin a gagné à quatre contre un, Minho étant le seul à avoir voté pour son truc plein de poux), puis on finit par parler de la tempête qui nous menaçait de plus en plus. Soudain, Minho s'écria en pointant quelque chose dans le dos de Thomas :
-Hé ! Qu'est-ce que c'est que ça ?
Je regardai dans la direction qu'il indiquait en fronçant les sourcils. Une dizaine de mètre plus loin, il semblait y avoir un problème avec le sol. Il était littéralement en train de s'ouvrir. Je me levai à mon tour en hurlant :
-TREMBLEMENT DE TERRE ! (notez le réflexe stupide, puisque face à une tremblement de terre, c'est mieux de rester couché)
-Je ne crois pas, répondit Newt étrangement fasciné par ce qui se passait, regarde bien.
Je reportais mon regard sur le phénomène et remarquai qu'effectivement ce n'était pas une crevasse qui se dessinait sur le sol, mais un parfait carré de cinq mètre d'envergure environ. Et, comble de l'improbable, ce truc pivotait sur lui-même. J'eus très envie de sauter sur le carré pour tourner aussi (comme un manège, youpi !) mais je réussi à me contenir (plus exactement : Newt me retint par le bras). Si c'était encore pour me faire engueuler par les blocards après de toute façon… Je me bouchais les oreilles le temps que le crissement que produisait ce bidule en tournant s'arrête. Une fois qu'il eut fini, on pu tous admirer une merveilleuse plaque noire sur laquelle trônait une… Un… Euh… Quelque chose de blanc et de très peu esthétique. Le WICKED n'avait décidément rien pour lui, pas de sens de l'humour, aucun goût stylistique, je les plaignais énormément. Un nouveau crissement me détruisit l'ouïe et je tournais sur moi-même pour remarquer qu'on se faisait encercler par des dizaines de boîtes du même genre. Super. Vraiment, super. Une putain de tempête s'apprêtait à nous tomber sur le pif, et le WICKED trouvait que c'était le moment idéal pour nous balancer une nouvelle variable entre les pattes !
Quand le brouahaha s'arrêta enfin, j'ôtais les mains de mes oreilles et regardais la trentaine de boîtes d'un air mi-inquiet, mi-curieux. Le vent nous giflait le visage, la poussière claquait contre les containers blancs. Personne ne prononçait un mot. Je sentis juste la main de Luth se glisser dans la mienne et la serrait pour calmer son inquiétude. Quand à celle de Newt, elle était toujours crispée sur mon bras. Puis je vis Teresa se diriger vers nous et je me retournai vers elle ainsi que Newt, Thomas et Minho. Le temps du conseil était venu !
-Bon, qu'est-ce qu'on fait ? commença Minho
-S'il y a des saletés de griffeurs là-dedans, on a plutôt intérêt à se préparer à la bagarre. répondit Newt
-Mais c'est toi qui as dis qu'ils ne tiendraient pas le coup dans un désert l'autre jour, lui fis-je remarquer
-J'ai dis ça quand ?
-Pendant la nuit où on a croisé Teresa dans cette baraque près de la ville.
-Et tu t'en souviens ?
-Tout ce qui sort de ta bouche reste à jamais gravé dans sa mémoire mon brave Newtie, fit Minho d'un ton amusé. C'est ça, l'amûr ! Fais gaffe à pas dire trop de connerie quand même, sinon ça se retournera contre toi.
-Minho, si tu crois que c'est le moment de... commençais-je à pester
-De quoi vous parlez ? m'interrompit la voix d'Harriet
Je me retournai vers elle, elle était flanquée d'une fille aux cheveux blond-roux et à la peau pâle que j'avais déjà noté à ses côtés tout à l'heure, ainsi que de Brenda et Jorgette.
-Oh, super, les deux reines du glorieux groupe B. ronchonna Minho alors que je lui lançais un regard désapprobateur
-Je suppose que vous avez vu les mêmes nacelles dans la salle du WICKED, vous aussi. C'était sûrement là-dedans que les griffeurs venaient se recharger ou je ne sais quoi. fit Harriet en ignorant royalement les sarcasmes de Minho (un bon point pour elle!)
-Oui, c'est ce qu'on a pensé, lui confirma Newt
Un grondement se fit entendre et je levai la tête vers la tempête qui prenait un peu plus d'ampleur à chaque instant.
-Il nous reste vingt-cinq minutes, annonça Thomas. Soit on va devoir combattre des griffeurs, soit il faudra grimper dans ces cercueils le moment venu. Peut-être que…
Il fut interrompu par un sifflement qui nous obligea à nous boucher les oreilles une fois de plus. Je cherchai en plissant les yeux ce qui pouvait bien se passer, et mon regard s'arrêta sur les containers. Une lumière bleue apparaissait sur le couvercle des boîtes. Tous les blocards, ainsi que le groupe B se rapprochèrent et on finit par se retrouver collés les uns aux autres, exactement comme quand on était encerclé par les griffeurs dans le labyrinthe. Je regardais attentivement les couvercles se soulever avant de s'écraser sur le sol et observais des espèces de silhouettes recroquevillées à l'intérieur de chaque boîte blanche. Je lançais un regard à Newt :
-C'est quoi ces machins ? lui demandai-je
-Et comment je suis censé le savoir, tocarde ? Je ne détiens pas la science infuse !
Je haussai les épaules, cette révélation ne m'étonnais pas, j'avais juste ressenti le besoin de poser la question à voix haute. Je me tournai vers Minho et lui pinçais le bras pour qu'il se tourne vers moi. Il me lança un regard sévère et je désignais les containers d'un mouvement du menton, comme pour dire « on va voir, allez, dis oui ! Sois chic! Steup' ! ». Il hocha la tête et hurla à Thomas :
-Newt, Alice, et toi, avec moi ! On y va !
Le jeune homme s'apprêtait à nous rejoindre pour qu'on aille vérifier ce que contenaient les containers, mais un truc bizarre émergea de l'un deux. Je portais instinctivement la main à Capucine, ma fidèle épée, et en agrippai la poignée en regardant avec effarement les formes étranges qui se secouaient pour sortir de leurs repaires insolites. Les créatures auxquelles on allait devoir faire face semblaient sorties d'un bain marie tellement leur peau était fripée. Elles possédaient de longs bras qui se terminaient par des mains de quatre doigts mutilés. Pareil pour les jambes. Et, chose étrange, des espèces de… D'ampoules orange étaient collées un peu partout sur leur corps. Aux coudes, aux genoux, sur tout le corps en fait, il devait y en avoir une bonne vingtaine en tout. Comme des boutons, mais en plus gros. Ces nouvelles créatures au design indéfinissable signé par les meilleurs ingénieurs du WICKED (que nous connaissons déjà pour leur précédent succès : les célèbres griffeurs !) me faisaient penser à de la pâte à modeler qu'on aurait donné à un enfant qui aurait essayé de faire des bonhommes.
Je n'étais pas sûre qu'elles me fasse peur, pas autant que les griffeurs du moins, et elles me semblaient relativement plus faciles à battre. C'était presque trop simple. Je souris malgré moi d'un air serein et triomphant. Je n'allais en faire qu'une bouchée de ces bébés à peine sortis du ventre de leur mère !
Les monstruosités nous avaient encerclés et levèrent le bras en même temps. De fines lames jaillirent de leurs moignons de doigts. Je déglutis et mon sourire s'évanouit aussitôt. Evidemment, c'aurait été trop simple… Une espèce de hurlement lugubre s'éleva de la masse des créatures et je frissonnais d'horreur. Comment ces choses pouvaient-elles émettre des sons sans bouches ? Je crois que c'était que qui me terrifiais le plus chez elles.
-Chacun le sien ! Sortez vos armes ! déclara Minho en se tournant vers nous
Les étranges spécimens réagirent instantanément, comme si elles n'attendaient que ces paroles, et elles se dirigèrent vers nous d'un pas titubant. C'était grotesque, tellement grotesque, que c'en était dérangeant, tellement dérangeant, que c'en était effrayant. Minho et Harriet nous disposèrent en cercles et on attendit que les créatures se dirigent vers nous, bien que je ne sache pas pourquoi. Moi, j'aurais voulu partir tout de suite. Je lançais un regard pressé à Minho qui comprit le message :
-En avant ! Chargez !
Je ne me fis pas prier et ruais sur ma cible en brandissant mon épée et en hurlant à plein poumon. A ce moment-là, j'avais éteins mon cerveau, comme pour chaque bataille que j'avais menée jusque là. Je me contentais de ne plus penser à rien, me concentrant essentiellement sur ma proie, seul un mot arrivait à traverser mon esprit : gagne. Je sautais et tentai de trancher la gorge de cet étrange monstre. Sauf que quand mon épée s'enfonça dans sa chair, une sorte d'obstacle m'empêcha de terminer le travail et le choc me remonta dans les bras. Et le pire, c'était que la chose ne semblait même pas ressentir quoi que ce soit. Elle tenta de m'asséner un coup de griffe mais je roulai sur le côté juste à temps pour éviter qu'elle ne me déchiquette le visage. Elle ne souffrait donc pas apparemment. Je claquais ma langue contre mon palais d'un air irrité avant d'esquiver un coup de pied de la bestiole. Elle avait aussi des lames aux orteils… Ben oui, tant qu'à faire ! Elle aurait bien besoin d'une manucure avec des ongles aussi long, c'est vrai quoi, elle pourrait blesser quelqu'un, c'est dangereux. Je saisi mon couteau, puisque mon épée gisait un peu plus loin derrière la créature et que je ne pouvais pas l'atteindre.
Elle allongea de nouveau son bras vers moi et me frôla la tête alors que j'en profitai pour lui donner un coup au hasard. J'atteignis l'espèce de bulbe qui décorait son coude. Cette dernière éclata dans une gerbe d'étincelle avant de s'éteindre. Et c'est là que je compris. Tilt ! Les bulbes : fallait les éclater ! Je souris de nouveau, la victoire était pour moi, j'étais plus agile qu'un singe ! J'agrippai fermement le manche de mon poignard et pris un peu de distance avant de foncer de nouveau vers la chose. Je filai dans son dos et elle n'eut même pas le temps de se retourner que, déjà, je lui sautai dessus. Je m'agrippai à son cou alors qu'elle lâchait un cri lugubre et éclatais tous les bulbes que je trouvai sur sa tête tendis que je me servais de mes pieds et de mes genoux pour m'occuper ce ceux qui ornaient son dos. La créature s'arrêtait un instant à chaque nouvelle ampoule de percée, ce qui me laissais du temps pour continuer sur ma lancée. Au bout d'un moment elle finit néanmoins par réussir à me planter une de ses mains pleine de griffes dans le bras. Ça me rappela douloureusement le scaralasme, quand j'étais assise dans mon arbre en train de déprimer sévère… Je me dégageais de son emprise et sautai à terre pour finir les autres ampoules qu'il me restais encore à percer.
Je m'éloignais un peu, pris une grande bouffée d'air et plongeai de nouveau vers elle, toute lame dehors. Je m'attaquai au torse cette fois, j'avais déjà fini le dos et la tête, et la créature était de plus en plus lente, de moins en moins vive. Elle perdait en force au fur et à mesure. Il devait me rester moins de dix ampoules quand la foudre frappa pour la première fois. Je la vis s'abattre près de Thomas, heureusement, ce dernier se releva indemne. Je priai intérieurement pour que mes amis ne soient pas touchés et ramenais mon attention sur ma créature. Je finis par l'achever en deux temps trois mouvements et soupirai d'aise en la voyant s'affaisser sur le sol. J'avais bien dis que je gagnerais ! Je repris mon souffle, mains sur les genoux, avant de me relever et de lancer un regard autour de moi. Newt s'en était sortis apparemment, j'aperçu Teresa achever son adversaire, Minho se relever d'une chute, et Luth était déjà parti aider Aris. Je cherchais du regard quelqu'un à qui venir en aide et remarquai que Jorge n'en avait pas encore fini de son côté. Je me précipitai pour l'aider :
-PLACE JORGETTE ! hurlai-je avant de foncer sur la créature et de détruire deux ampoules d'un rapide mouvement
-Je suis assez grand pour me débrouiller sans l'aide d'une gamine impertinente telle que toi ! me rétorqua Jorge, néanmoins au vu du regard qu'il me lançait il était clair qu'il était content que je sois venue
On en finit avec sa créature assez rapidement. Je levai un regard vers le ciel, une deuxième salve d'éclairs ne devrait pas tarder à tomber. Il fallait qu'on s'abrite. Maintenant.
