Disclaimer : Tous les personnages d'Olive et Tom appartiennent à Yôichi Takahashi !
Désolé du temps à vous poster ce chapitre, mais j'étais sur un O.S complexe pendant une semaine. Voilà, la correction est effectué alors bonne lecture !
Munich.
L'éclat de rire de Sophia résonnait dans toute la maison, car elle avait poussé Karl-Heinz dans la piscine, tout habillé. Trempé de la tête au pied, le Kaiser s'apprêtait à rentrer dans le salon par la baie vitrée, mais Sophia le stoppa :
« Tu vas tremper le carrelage ! »
« Et à qui la faute ? C'est toi qui m'as poussé dans la piscine, et l'eau fait moins de dix degré. Je suis en train de me les geler ! » dit-il.
« Et alors ? » se moqua-t-elle.
Il sourit, et commença à enlever ses vêtements malgré le froid.
« Qu'es-ce que tu fais ? » demanda Sophia.
« Je me déshabille pour pouvoir rentrer chez moi ! » répondit-il en insistant bien sur les deux derniers mots.
« Je parle de ce que je vois dans tes yeux ! » précisa-t-elle alors qu'il retirait son pantalon.
« Oh ça, et bien, ça veut dire que t'as intérêt à cavaler ! » expliqua-t-il.
« Tu ne vas pas me jeter dans la piscine moi aussi ? » s'étrangla-t-elle en reculant.
« Oh mais je vais faire mieux que ça. » dit-il en ôtant son caleçon.
Il était tout nu à présent !
« Cours ma belle ! » lui conseilla-t-il.
Elle ne se fit pas prier et se mit à courir jusque dans sa chambre, Karl à ses trousses. A peine eut-elle mit le pied à l'étage, que l'étreinte de Karl-Heinz la stoppa dans sa course. Il la prit sur son épaule et alla jusque dans la salle de bain.
« Karl, pas la douche, j'en ai déjà pris une ce matin ! » protesta Sophia.
Le jeune homme se moqua des plaintes de sa fiancée, et une fois dans la salle de bain, il entra dans la cabine de douche et alluma le jet d'eau. Sophia se mit à crier et Karl la déposa sur ses pieds.
« Au moins, c'est pas de l'eau froide ! » plaisanta-t-elle.
Elle se déshabilla, sous l'œil affamé de Karl, qui dévorait ses courbes, et une fois qu'elle fut nue, elle attira Karl sous l'eau chaude, et l'embrassa. Le Kaiser ferma la cabine de douche, avant de se mettre à caresser les fesses de sa partenaire, qui agrippa les cheveux blonds du garçon. Le besoin d'air se fit sentir, et ils durent se séparer à regret. Ils se dévorèrent des yeux, malgré l'eau qui coulait sur eux.
« Si j'attrape froid, ce sera ta faute ! » chuchota-t-il en frottant son nez contre celui de la française.
« J'assume entièrement ! » sourit-elle avant de reprendre la bouche du Kaiser.
« Comme ça, je me ferais chouchouter ! » murmura-t-il contre ses lèvres.
« Tout à fait ! » acquiesça-t-elle.
L'eau chaude qui coulait sur leur peau, ne fit qu'augmenter la température de leurs corps, faisant grimper en flèche le désir qui naissait en eux.
« Sophia…je…ne…tiens…plus… ! » dit Karl entre deux baisers.
Pour seule réponse, Sophia enroula elle-même une jambe autour de la hanche de Karl, qui posa instinctivement une main sur elle. Il la plaqua contre la paroi vitrée de la douche, et entra en elle sans attendre davantage. Rompant le baiser, Karl et Sophia se fixèrent intensément, la respiration haletante. Dans un demi-sourire, Sophia encouragea Karl à bouger, ce qu'il fit. Ses va et viens se firent tendre, au début, et Sophia crocheta les épaules de Karl avec ses mains. La proximité de leurs corps rendit les pénétrations de Karl plus intense. Pour la première fois depuis qu'ils s'étaient retrouvés, Karl se laissa aller à ses pulsions. Il l'attira contre son torse, plaçant sa main libre sur le dos de sa fiancée, et accentua ses pénétrations.
« Oh Mon Dieu ! » murmura Sophia en roulant des yeux.
Cette nouvelle sensation la renversa, littéralement. Elle enfouit sa tête au creux de la nuque de Karl-Heinz, et se laissa faire. Les secondes défilaient, et c'était une vraie torture pour Sophia, qui était sur le point d'exploser. Finalement, dans une dernière pénétration vive, elle se laissa submerger par l'orgasme, et Karl se retira d'elle aussitôt pour laisser éclater sa semence dans le bassin de douche. Ils ne voulaient pas prendre de risque quand ils faisaient l'amour sous la douche.
« Wow ! » souffla Sophia.
« Ouais, wow ! » acquiesça Karl.
Ils partagèrent un long et doux baiser, avant de se laver mutuellement sous le jet d'eau chaude. Une fois propre et que toutes traces de câlins eurent disparus, ils sortirent de la douche, se séchèrent, et s'habillèrent chaudement. Bien que le chauffage marche dans toute la maison, ils ne voulaient pas risquer de tomber malade en ces périodes de fêtes. Après un dîner chaud et copieux, ils montèrent se caler dans leur lit, et se mirent à discuter.
« Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire pendant ces fêtes ? » demanda Sophia.
« J'ai bien une petite idée ! » répondit Karl.
« Je t'écoute ! » dit-elle.
Il se releva pour ouvrir sa table de nuit, et en sortit deux billets de train. Il les lui montra et elle regarda la destination.
« Paris ? » s'étonna-t-elle.
« Oui, comme ça tu pourras voir ta mère et ta sœur et, avec un peu de chance, tu seras là pour la naissance du bébé. D'après Ben, c'est pour bientôt ! » expliqua-t-il.
« Mais, et tes parents ? » questionna-t-elle.
« Mes parents comprennent et c'est même eux qui m'ont encouragés à t'emmener à Paris. Je les vois tous les jours alors que toi, tu ne vois plus ta mère et Julia comme tu le souhaiterais ! » répondit-il.
« On part quand ? » demanda-t-elle.
« Demain à quinze heures trente ! »
Folle de joie, elle sauta sur son compagnon, et l'embrassa à pleine bouche. Elle se détacha pour ranger les billets, avant de reporter son regard sur Karl-Heinz, qui était allongé sur le dos suite à l'assaut qu'il venait de subit de la part de Sophia.
« C'est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire ! » sourit-elle en le dévorant des yeux.
« Je t'aime Sophia, et je ferais n'importe quoi pour toi ! » répondit-il.
« Je t'aime tellement ! » dit-elle en l'embrassant de nouveau.
Il inversa leur place, et ils s'embrassèrent jusqu'à ce que le sommeil les emporte. Le lendemain après-midi, après avoir préparé leurs valises et souhaité de bonnes fêtes aux parents ainsi qu'à la petite sœur du Kaiser, ils grimpèrent dans le train qui les emmenait à Paris.
Japon !
A des milliers de kilomètres de Munich, le taxi qui déposait Mark et Ruby devant la demeure des Landers s'arrêta. Pendant que Mark payait le chauffeur, Ruby, qui était emmitouflée dans une veste polaire en daim aves des bottes en fourrures, (NB : de la fausse fourrure, je précise) entreprit de décharger leurs bagages. Elle eut du mal à sortir la sienne qu'elle avait chargée, mais Mark vint à sa rescousse et ils montèrent les quelques marches du seuil de la maison, pendant que le taxi s'éloignait.
« Tu crois qu'ils sont réveillés ? » lui demanda Ruby.
Malgré la chaleur que lui prodiguait sa veste, elle claquait des dents tellement il faisait froid.
« Ma mère c'est certain ! » répondit Mark en ouvrant la porte. « C'est moi ! »
Contre toute attente, les frères de Mark dévalèrent les escaliers de l'étage.
« MARK ! » crièrent-ils en se jetant dans les bras de leur frère.
Adam, l'aîné était désormais âgé de quinze ans, et Tim de onze ans.
« Salut vous deux. Vous avez grandit dites donc ! » s'ahuri Mark.
« RUBY ! »
C'était la voix de la jeune sœur de Mark, Sarah, qui venait tout juste de fêter ses treize ans. Elle avait dévalée les escaliers et s'était ruée dans les bras de Ruby, qui l'accueillit avec joie.
« Bonjour ma belle ! » dit Ruby.
« Les enfants, laissez les respirer voyons ! » les gronda Madame Landers.
« Bonjour maman ! » dit Mark en prenant sa mère dans ses bras.
« Mon chéri, je suis contente de te voir ! » dit-elle en rendant son étreinte à son fils.
Lorsqu'ils se séparèrent, Madame Landers serra sa belle-fille dans ses bras, avant de les faire monter dans la chambre de Mark pour se reposer. Il n'était que neuf heures du matin, mais n'ayant pas beaucoup dormit ces derniers temps, et encore moins bien dormit dans l'avion, tous deux étaient exténués. Ruby avait laissé ses bottes trempées par la neige à l'entrée. Elle enleva ensuite sa veste, et se glissa sous la couverture. Ses claquements de dents n'avaient pas cessés. Mark la rejoignit après s'être débarrassé de ses chaussures et de sa veste. Ruby se blottit aussitôt contre lui, qui l'entoura de ses grand bras.
« Ce n'est pas normal que t'aie aussi froid ! » dit Mark.
« C'est parce qu'il ne fait pas aussi froid en Italie ! » grinça-t-elle.
« T'es venu ici l'hiver dernier, et tu n'as pas eu si froid ! » rappela Mark.
« Tu marques un point ! » admit-elle.
Elle laissa échapper un bâillement, et les caresses que Mark lui prodiguait n'arrangeaient en rien à son envie de dormir. Elle s'endormit. Le portable de Mark sonna au même moment, et il décrocha rapidement pour ne pas réveiller Ruby.
« Allô ? »
« Salut Mark, c'est Danny ! »
« Salut mec ! Comment tu vas ? »
« Euh, ça va à part que, aïe, non mais t'arrête ! »
« C'est à moi que tu parles ? »
« Hein, euh, non, c'est à Chloé. »
« Ce n'est pas bien de m'appeler alors que ta copine attends sans doute quelque chose de toi ! »
« Mais je croyais qu'elle dormait ! »
« Dans ces cas-là, faut toujours appeler ses potes depuis le salon. Ruby pas ça ! »
Elle s'était quand même réveillée, et pour embêter Mark, elle avait passée ses mains glacées sous le pull de Mark.
« Et après tu parles de moi ! »
« Elle a les mains glacées. Bon, pourquoi tu m'as appelé ? »
Il lâchait à son tour un bâillement qui tenta d'étouffer, en vain.
« C'était pour savoir si t'étais arrivé chez ta mère ! »
« Ouais mais, comme on n'a pas beaucoup dormit depuis quelques jours avec Ruby, ma mère nous a expédié dans ma chambre pour qu'on se repose ! »
« Oh, désolé de t'avoir dérangé ! »
« Ce n'est rien Danny, j'ai toujours du temps pour mon meilleur pote ! »
« On se verra demain, comme ça t'as pleinement le temps de te remettre du voyage ! »
« Et j'en ai besoin ! »
« Chloé, arrêtes ! »
« Raccroches ! » se fit entendre une voix de fille.
« Je crois que tu devrais faire ce qu'elle te dit ! »
« A plus Mark ! »
« A plus Danny ! »
Mark raccrocha et posa son téléphone sur la table de nuit.
« Enlèves tes mains glacées de ma peau ! » dit Mark à Ruby.
« Désolé, c'était trop tentant ! » rit-elle.
« Tu me le paieras ! » prévint-il.
« Ouh j'ai peur ! » se moqua-t-elle.
« Ouais, fais ta maligne ! » s'amusa-t-il.
Ils se mirent à rire avant que Ruby ne se mette à bâiller une nouvelle fois. Elle tourna le dos à Mark pour s'allonger sur le côté, et le japonais se plaça derrière elle, entourant un bras sur sa taille, et la plaqua contre son torse. Ils s'endormirent au bout de quelques minutes.
Au Manoir de la famille Price, Thomas s'était dépêché de faire entrer sa femme et sa fille dans la maison, pour les protéger du froid. Katalina grelottait et Liliane, la mère de Thomas, arriva.
« Est-ce que ça va ? » demanda-t-elle.
« Tu veux dire à part le froid qu'il fait ? » ironisa Thomas.
Madame Price s'empressa de prendre sa petite fille dans ses bras, et lui ôta sa veste en laine ainsi que son petit bonnet qui la protégeait des effets que la neige avait provoquait.
« Maman, on va monter les affaires dans ma chambre. Tu peux surveiller Elena ? » demanda Thomas.
« Bien sûr mon chéri ! » répondit Liliane.
Pendant que Madame Price profitait de la présence de sa petite fille, Thomas et Katalina montèrent à l'étage, et y déposèrent leurs bagages. La jeune allemande se laissa tomber de tout son long sur le lit, faisant rire son mari.
« Arrête de te marrer et viens m'embrasser ! » lui ordonna-t-elle.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Thomas s'allongea sur son épouse qui avait les yeux fermés, et s'empara tendrement de ses lèvres. Elle enroula ses jambes autour des hanches de Thomas, rapprochant leurs corps.
« Kat…chérie…ce n'est…pas le…moment alors…que ma…mère…nous attends…en bas… » dit Thomas entre deux baisers.
Elle repoussa Thomas, qui tomba sur le dos, et lui dit :
« De toute façon on ne peut pas, ce n'est pas le bon jour ! »
« Bien sûr il fallait que ça arrive pendant nos vacances ! » soupira Thomas, sachant très bien de quoi sa femme parlait.
Katalina se mit à rire avant de se remettre sur ses pieds, et de tirer son mari hors du lit, qui avait fermé les yeux.
« Ah non Thomas, pas question de dormir maintenant ! » l'avertit-elle en le tirant par le bras.
« Je ne dors pas ! » protesta-t-il.
« Lève-toi ! »
Elle n'arrivait pas à prendre le dessus sur son mari, qui faisait un énorme effort pour ne pas rire.
« Ne te moque pas de moi ! » bouda-t-elle.
« Mais je ne me moque pas ! » dit-il en ouvrant les yeux.
« Je le vois bien que tu te retiens ! » dit-elle en posant ses mains sur ses hanches.
Elle se remit à bouder, en croisant les bras, et Thomas se leva pour la prendre dans ses bras. Elle se laissa bercer par l'étreinte affectueuse de son mari, qui, pour la dérider un peu, lui mordilla tendrement la peau de son cou. Gagné ! Elle se mit à rire !
« Je savais que j'arriverais à te faire rire ! » se vanta-t-il en la regardant.
Elle l'attira à elle pour un baiser passionné, qui exalta le corps de Thomas.
« On ferait mieux de descendre ! » dit Thomas.
« D'accord ! » acquiesça Katalina.
Un dernier bisou express, et ils rejoignirent la mère de Thomas dans le salon, main dans la main. Madame Price avait déposé la petite Elena sur le canapé, qui s'amusait avec des peluches. L'une d'entre elle, une peluche en forme d'écureuil, attira l'attention de Thomas.
« Je rêve, t'as gardé cette peluche ! » s'étonna-t-il en prenant la dites peluche.
« Ne me dis pas qu'elle était à toi ? » demanda Katalina, retenant un fou rire.
« Hey, j'avais trois ans ! » se défendit Thomas.
« Je croyais que tu ne jouais qu'avec un ballon de foot quand t'étais petit, mais je vois que je me suis trompé ! » s'esclaffa-t-elle.
« Si jamais t'en parle, moi je demande à Ruby ou même à Karl une photo de toi avec ton appareil dentaire ! » dit Thomas.
Elle s'arrêta de rire.
« Comment t'es au courant de ça ? » questionna-t-elle.
« Je le savais pas, mais tu viens de me l'avouer ! » répondit-il en riant.
Un petit éclat de rire attira l'attention de Thomas et Katalina. Ils regardèrent leur fille qui les fixait avec un énorme sourire.
« Je crois bien que vous l'amusez ! » dit Madame Price.
Katalina sourit et alla s'installer aux côtés de sa fille. La porte d'entée s'ouvrit sur le père de Thomas.
« Bonjour tout le monde ! » dit-il en enlevant sa veste en cachemire.
« Bonjour papa ! » dit Thomas.
Stéphane Price serra son fils dans ses bras, avant de saluer sa belle-fille. Il prit ensuite sa petite fille dans ses bras, qui sourit.
« Elle a bien grandit ! » remarqua-t-il.
« Et elle a prit quelques kilos aussi ! » informa Thomas.
« Ce qui est normal ! » dit sa mère.
Vers midi, Katalina insista pour préparer le repas, pendant que Thomas s'occupait de nourrir sa fille, sous le regard attendrit de ses parents, qui étaient fiers de leur fils unique.
Dans un autre quartier de la ville, un taxi s'arrêta devant la maison des Atton. Olivier et Patty sortirent du véhicule et après avoir réglé le taxi, traînant leurs valises, ils se hâtèrent à l'intérieur avant d'ôter leurs chaussures.
« C'est nous ! » annonça Olivier.
« OLIVIER ! » cria Daïchi.
Il s'arrêta en pleine course, et éternua.
« Oh, il est malade le moustique ! » le charria Olivier.
« Arrête de me traiter de… ATCHOUM… moustique ! » dit Daïchi en éternuant.
Olivier se mit à rire doucement, quand Patty éternua à son tour, à deux reprises.
« Tu vois, je ne suis pas le seul à être malade ! » répliqua Daïchi.
« Patty, ça va ? » demanda Olivier.
« Oui ça va. » affirma-t-elle. « Atchoum. »
La mère d'Olivier arriva.
« Maman, je n'y suis pour rien ! » se défendit Daïchi. « Atchoum »
« Je sais mon chéri ! » l'assura sa mère.
Elle prit son fils aîné dans ses bras, heureuse de l'avoir auprès d'elle pour les fêtes. Elle allait s'approcher de Patty, quand cette dernière éternua de nouveau.
« Vous ferez mieux de monter déposer vos affaires. Je vais faire du thé bien chaud ! » leur dit Maggie.
Patty suivit Olivier à l'étage, et il entra dans son ancienne chambre, que sa mère avait gardé intacte. Il déposa les valises près de l'armoire, quand Patty éternua une fois de plus.
« Saleté de rhum ! » jura-t-elle en sortant un mouchoir de sa poche.
« Tu vas voir, ma mère va te remettre sur pied en moins de deux ! » dit Olivier.
« Si tu le dis ! »
En entrant dans la cuisine, Olivier eut la bonne surprise de voir son père.
« Papa ! » s'écria Olivier.
Il se jeta dans les bras de son père, qu'il n'avait pas vu depuis presque un an.
« Mon garçon, heureux de te revoir ! » dit Mickael.
Tous les cinq étaient assis autour de la table à déguster un thé chaud préparé par Maggie Atton, et les discussions allaient bon train.
« Alors Patty, comment trouves-tu Barcelone ? » demanda Mickael.
« Très joli, et je m'y sens bien ! » répondit-elle.
« Olivier nous a dit au téléphone que tu t'étais lancé dans le tutorat ! » dit Maggie.
« Oui, et ça me change des maternelles. » avoua Patty.
« Olivier, j'espère que tu vas te reposer durant ces vacances et ne pas jouer au football chaque jour ! » dit sa mère.
« Avec la neige qu'il y a, je ne pense pas qu'on pourra faire du foot avec les copains ! » répliqua Olivier.
« Comme si ça allait vous arrêter ! » contra Patty, avant d'éternuer.
« Tu m'as ramené quelque chose d'Espagne ? » demanda Daïchi à son frère.
« Je te le donnerai, si tu es sage ! » dit Olivier.
« Oui Monsieur ! » accepta Daïchi en faisant le salut de l'armée.
Toute la tablée se mit à rire avant de poursuivre leur conversation.
A Paris, Julia était toute seule avec sa mère dans le salon. Depuis septembre, Ben et Julia avaient emménagés dans la maison familiale des Martinez, sous la demande d'Elisabeth. Ils avaient donc rendu l'appartement, et Julia s'était réinstallée dans son ancienne chambre avec Ben. Elle avait tenue à garder la chambre de Sophia telle quelle, et la chambre du bébé était prête. La chambre d'ami avait été entièrement refaite pour l'arrivée du bébé, grâce à Ben. Alcide, Bastien et Napoléon avaient donnés un coup de main à leur équipier.
« J'ai vraiment hâte que tu naisses ! » pensa Julia en caressant son ventre de huit mois et demi.
Allongée sur le canapé, elle attendait que sa mère revienne de la cuisine avec son sandwiche. La porte d'entrée s'ouvrit et la voix de Ben retentit :
« Je suis rentré ! »
En entrant dans le salon, au lieu de rejoindre sa femme, il resta à l'entrée de la pièce.
« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda Julia.
« Ton cadeau de Noël est arrivé un peu en avance ! » répondit-il en s'écartant.
Lorsque Julia vit sa sœur :
« AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH HH ! »
Mais ce n'était pas seulement le cri de Julia. Sophia avait également laissé éclater sa joie en se ruant sur sa sœur qu'elle prit dans ses bras, tout en évitant de lui écraser le ventre. Karl-Heinz était resté en retrait, près de son beau-frère.
« Je savais qu'elles réagiraient comme ça en se voyant ! » dit Karl-Heinz.
« Tu m'étonnes ! » s'amusa Ben.
Du côté des filles, Sophia ne pouvait s'empêcher de poser sa main sur le ventre de sa sœur.
« Je suis impatiente ! » sautilla Sophia.
« Et moi dont ! » rit Julia.
Sophia abandonna sa sœur quelques minutes le temps de monter ses bagages dans sa chambre en compagnie du Kaiser, et Ben s'approcha de sa femme. Il s'agenouilla à sa hauteur, et l'embrassa.
« T'es le meilleur des mari ! » lui dit-elle tendrement.
« Ouais je sais ! » se vanta-t-il, la faisant rire.
La mère de Julia arriva et lui passa son sandwiche, composait de salade, tomate, jambon et un peu de mayonnaise. Ben aida sa femme à s'asseoir et elle s'attaqua à son encas. Sophia et Karl-Heinz revinrent dans le salon, et Sophia prit sa mère dans ses bras, qui lui rendit son étreinte avec force. Elle salua ensuite son beau-fils.
« Au fait, bravo pour vos matches ! » les félicita Julia avant de croquer de nouveau dans son sandwiche.
« Merci ! » lui dit Sophia.
« C'est serré entre ton équipe et Hambourg ! » dit Ben à Karl.
« Tu parles, on a le même nombre de points ! » railla Karl.
« Même si vous ne gagnez pas le championnat cette année, l'équipe féminine le fera à votre place ! » le charria Julia.
« Ah aah ! » ironisa Karl.
« En tout cas, l'équipe se débrouille très bien sans toi ! » dit Sophia à sa sœur.
« Ouais, et l'entraîneur a fait un excellent choix en prenant Mélanie ! » répliqua Julia.
Ils continuèrent pendant un moment à parler des différents championnats, tandis qu'Elisabeth fit du rangement avant de préparer le repas.
Le vingt-cinq décembre, comme l'année précédente, un repas est organisé au centre d'entraînement avec tous les joueurs et leurs compagnes. Danny présente Chloé à ceux qui ne la connaissent pas encore, Johnny et Lara annoncent une bonne nouvelle, Jenny et Philippe dévoilent le sexe de leur enfant, et en France, les premières contractions commencent, et Julia est emmenée à l'hôpital ! Le bébé naîtra-il le jour de Noël ? Mark fera-t-il enfin sa demande à Ruby ?
