Disclamer : Avengers(1&2), Captain America (1&2), Iron Man (1,2&3), Hulk, Thor (1&2), Agents of SHIELD (saisons 1&2) et tout le reste le l'univers Marvel n'est pas à moi, hélas.
Titre : Hiccup
Résumé : Les accidents de parcours, ça me connaît. Il se peut même que j'en aie fait ma spécialité. Je croyais les avoir tous vu. Lorsque je l'ai rencontré, j'ai dû reconnaître que non. Il était un accident de parcours à lui tout seul. Ça, c'est ce que je croyais en le rencontrant. Maintenant, je ne sais pas si c'est lui ou moi qui a la poisse. Je vais sans doute finir par tirer à pile ou face pour savoir la réponse à cette question.
Note de l'auteur : Encore un chapitre avec un blabla, mais, je vous promet que l'arrivée des Avengers est pour bientôt.
Petit rappel, il y a une page faceboock pour les actualités concernants cette fic, le lien est sur mon profil.
Bonne lecture.
Réponses aux reviewers anonymes :
Isy : Joyce sait être discrète, n'oublie pas qu'à la base, c'est une espionne. Elle peut être discrète, c'est juste qu'elle n'en a pas envi. Pour son père... Réponse dans la partie quatre. Pour tomber sur les Avengers, c'est plutôt elle qui va tomber sur certains ^^. Tout en grâce et en délicatesse, bien entendu, tu connais Joyce et sa tolérance quand il s'agit de bêtises ;).
Chapitre 49 : Celui qui fouine.
-Vous avez des nouvelles des autres personnes que vous avez formées ?
Je sais, je change complètement de sujet, mais, il y a quelques personnes pour lesquelles je m'inquiète. Coulson en fait partie, et avec ses nouvelles responsabilités, il ne doit pas avoir beaucoup de personnes à qui se confier. Coulson baissa son regard une demi-seconde avant de me répondre.
-Trop peu.
J'en étais désolée, mais pas surprise. La situation était chaotique. Moi-même, j'avais manqué d'avoir un contrat à mon nom. C'était le fait que le type avait cru pouvoir me tuer avant que je le tue qui m'avait évité ce problème. Et il ne devait même pas être le seul à vouloir ma pauvre peau. Ça faisait un peu plus de cinq ans que je n'avais pas été sur le terrain pour le SHIELD. Ce qui voulait dire que ce que j'avais emmerdé directement étaient soit mort, soit en prison. Mais, ce n'était pas une assurance. Tous les dossiers de l'agence avaient été mis en ligne. Et il est quasiment impossible de faire disparaître une information d'internet. C'était long, compliqué, et la plupart du temps, ça ne valait pas les efforts déployés. Je n'en voulais pas à Natasha d'avoir fait ce qu'elle a fait. C'était le bon choix. Mais, je pouvais aisément deviner que de bons agents étaient en danger, car tout le monde savait qui ils étaient.
-Il y a quelque chose que je devrais savoir ?
-Le frère du sénateur Ward était une taupe de l'HYDRA infiltré dans l'agence.
-Paix à son âme.
Un détail dans la posture de mon mentor m'apprit que ce n'était pas la bonne phrase de circonstance.
-Il est encore en vie ? M'étonnai-je.
-Ne vous inquiétez pas, il n'est plus en contact avec son organisation.
Je fermais les yeux. Ne pas m'inquiéter, c'était facile à dire. J'avais oublié que mon OS était Coulson, le sauveur des chiots égarés. Une main sur le cœur, et l'autre sur sa collection. Relativisons, ça pourrait être pire, il pourrait pleuvoir. Il faut croire que je ne suis pas la seule à cette table à croire aux secondes chances. Ce qui est sûr, c'est que ni lui ni moi ne croyons à la troisième chance. On en laisse deux, et encore, c'est lorsque nous apprécions la personne en face de nous. Et comment pouvait-il être si sûr que l'agent Ward n'était plus de mèche avec l'HYDRA ?
-C'est lui le membre de votre équipe qui vous a trahi.
-Oui.
Bingo. Ceci explique cela. Il se sentait responsable de lui, et surtout responsable des dégâts que cet homme avait surement fait. Et si ce type était encore en vie, c'était que Coulson était plus prompt au pardon que moi. Sans oublier que si ce traitre était le frère d'un sénateur, il pourrait un jour être un atout. Hors, les atouts, c'est comme les cartes, il en faut toujours un dans sa manche. Mais bon, changeons de sujet, car celui-là est glissant. Mon mentor me semblait un peu perdu. J'aurais voulu lui dire que tout irait bien, que tout rentrera dans l'ordre, mais, je ne voulais pas lui mentir.
-Phil, je serais là.
Mon mentor me regarda sans savoir où je voulais en venir. À vrai dire, je ne savais pas trop où j'allais aussi, comme ça, nous sommes au moins deux. Sans oublier que c'était la première fois que je l'appelais par son prénom, ça aussi, c'était nouveau pour nous deux.
-Lorsque vous aurez besoin de quelqu'un et que vous n'aurez personne vers qui vous tournez... Je serais là.
Je devrais vraiment réfléchir avant de parler, je suis entrain de dire une grosse connerie. Je payais ma part de l'addition et sorti sans me retourner. J'avais un très mauvais pressentiment concernant l'avenir du SHIELD. Ce n'était pas pour rien qu'il y avait deux agents de niveau dix. Il fallait au moins ça pour porter cette structure. Hors, Coulson était surement tout seul pour le faire. Sans oublier tous les chamboulements qui découlaient de la découverte de la survie de l'HYDRA. Bref, c'était la merde. Si j'étais quelqu'un de bien ou simplement de courageux, je serais restée et j'aurais proposé à Coulson de rester à ses côtés. Mais, je ne l'étais pas. Je lui avais juste dit que si j'avais à choisir, c'était lui que je suivrais, et pas un autre. C'est plus facile de s'enfuir lorsque l'on s'est engagé à moitié. Et je ne lui ai pas dit que je me battrai à ses côtés. Je lui avais dit que je ne lui fermerai pas ma porte, et que je l'écouterais. Damned, nous ne sommes même pas encore dans cette situation et je me justifie pour ne pas l'aider. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Je ne pouvais pas accepter d'être un jour dans une position inconfortable pour un homme qui m'a aidé lorsque j'en avais besoin ? Fallait-il vraiment que j'essaye d'éviter cette situation ?
Mon mentor me regarda. Il y avait quelque chose qu'il voulait me dire. Quelque chose qu'il ne voulait pas me dire, mais surtout, il me semblait tellement fatigué. Au début de cette conversation, je ne l'avais pas remarqué, mais maintenant, je le voyais clairement.
-Que se passe-t-il ? Demandai-je d'une voix douce.
-Il y a une fraction dissidente au SHIELD. J'ai une idée pour la calmer, mais, je ne suis pas certain que ça marche.
Je hochais la tête. En effet, c'était un problème. Bon, Fury a dû nez pour sentir les emmerdes qui peuvent lui tomber sur la poire. Vu les informations que j'allais lui donner, l'ex-directeur n'allait pas regretter de m'avoir refilé un jet contre mes services.
-Coulson...
-Non, Joyce. J'aimerais que vous gardiez un œil sur les Avengers lorsque vous aurez fini de chercher tout ce que vous pouvez sur les Ward.
Je n'aimais pas son ton. Je le connaissais bien, j'avais eu le même lorsque j'avais refusé de livrer James au SHIELD. Damned.
-Je suppose que je ne peux pas vous accompagner.
-C'est quelque chose que je dois faire sans vous.
C'est là, que j'aurais dû piquer la pâtisserie de Coulson, pas avant. Je ne voulais pas le perdre de nouveau. La première fois, je l'avais très mal vécu, c'est à peine si j'arrivais à rentrer chez moi le soir tellement que j'avais bu. J'avais réussi à régler ce problème après que j'ai vomi dans l'une de mes chaussures. Enfin, plutôt, c'est le matin, lorsqu'en la mettant, j'ai mis le pied dans du vomi que j'ai compris que j'avais vraiment un gros problème. Revenons à aujourd'hui. L'idée de ce que comptait faire Coulson me donnait l'impression d'avoir les tripes nouées. Mais, je connaissais mon OS, il ne me laissera jamais l'accompagner. Tout ce que je pouvais faire pour l'aider, c'était de trouver le plus possible de données pour qu'il sache exactement ce quelle est sa marge de manœuvre.
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Quelques temps plus tard.
C'est fou le nombre de données que l'on peut trouver juste dans les sites publics. C'est à la fois un problème et une grande aide dans mon boulot. Un problème, car si on peut trouver des informations facilement sur quelqu'un, l'inverse est vrai. Une grande aide, parce que l'on peut cacher ce que l'on cherche sous une montagne d'informations. En moins d'une heure, j'avais appris que ma cible avait deux petits frères. Le plus âgé des deux, Grant, était... Bonne question. Coulson ne m'avait pas dit ce qu'il pensait de ce type malgré le fait que ce soit une taupe. Il m'aurait fait gagner du temps. Sauf que s'il ne me l'avait pas dit, c'était qu'il ne savait pas quoi en penser. Bon, passons, je reviendrais sur lui plus tard. Le plus jeune de la fratrie... Était mort noyé dans un puits. Si cette théorie était dans tous les journaux ayant parlé de ça à l'époque, je n'y croyais pas trop. J'avais trouvé des photos prises du puits durant l'affaire... Pour tomber dedans tout seul, ce petit aurait dû escalader un muret, et d'après le médecin légiste, il était trop petit pour l'avoir fait facilement. Sans oublier les bleus, si la conclusion était qu'ils étaient dus à la chute, le médecin avait avancé l'idée qu'on l'avait violemment attrapé peu de temps avant sa mort dans le rapport préliminaire. J'avais eu du mal à trouver ce rapport, parce qu'il avait été remplacé par un autre concluant à une mort accidentelle. Je n'aimais pas ce que ça sous-entendait. Il fallait que je trouve autre chose, n'importe quoi. J'avais fouiné partout sur le net, il me restait à utiliser mes contacts officieux.
Dans un soupir, je me laissais tomber lourdement sur mon lit, bras en croix. Je ne savais même pas lesquels utiliser. Si le SHIELD était divisé, la prudence voudrait que je me tienne à l'écart, mais j'avais promis à Coulson que je serais toujours là pour l'aider. Il comptait sur moi. Il m'avait demandé de chercher un n'importe quoi d'utile sur les Ward et de garder un œil sur les Avengers. Pour une personne comme moi, la deuxième tâche était d'un facilité déconcertante. J'avais passé deux coups de fil à des collègues embauchés à Stark Industrie, et contre la vérité, ils avaient accepté de m'aider. Le seul problème est qu'ils étaient coincés entre Hill et moi, mais, je leur avais dit que s'ils se faisaient prendre, ils pouvaient me jeter aux lions. En ce moment, les Avengers semblaient prendre pour cible toutes les bases de l'HYDRA que les divers gouvernements trouvaient. Tout d'un coup, le dossier Ward me semblait un peu moins casse-gueule, même si Coulson avait fini par me dire de laisser tomber. J'étais sure qu'il avait réussi à avoir ce qu'il voulait, mais qu'il ne me l'avait pas dit pour me protéger. Sale officier superviseur trop protecteur, je suis assez grande pour choisir moi-même si c'est dangereux pour moi ou pas.
J'attrapais mon manteau et sortis. J'avais besoin de faire un tour. Rapidement, je me retrouvais coincée dans les embouteillages, mais j'étais à New-York et en voiture, le contraire aurait été surprenant. Je finis par quitter la ville et me mis à rouler sans but dans les alentours à travers les petites routes. La route défilait sans que j'y fasse vraiment attention. Comme à chaque fois que je travaillais sur une affaire, mon corps était majoritairement en pilotage automatique. Mon cerveau lui avait dit où se rendre, et il y allait sans que j'y prenne vraiment garde. Ça ne m'inquiétait pas vraiment... Enfin, si, ça m'inquiétait. Avant que je meure, ça m'arrivait, mais il fallait que je le décide et me force à être dans cet état second. Maintenant, il suffisait que je me mette à réfléchir sur un problème pour y être. C'était utile pour analyser les choses, car je n'étais plus ralentie, mais, ça pouvait être dangereux, parce que je me coupais quasiment de ce qui m'entourait. Ça faisait même plus que m'inquiéter. Ça m'effrayait, parce qu'un jour, je ne sortirais pas assez vite de mes pensées, et ça causera ma mort. Pas que le fait de mourir me gênait, c'était que je ne suis pas une personne suicidaire, par conséquence, je n'en ai aucune envis.
Je dois reconnaître que ce truc ne m'a pas posé de problème tout de suite, mais c'était parce qu'après TAHITI, je n'ai fait que du travail de bureau. Je n'allais quasiment plus sur le terrain. L'endroit le plus dangereux où j'allais, c'était la machine à café (endroit particulièrement mortel lorsque ladite machine tombe en panne à l'heure de la pause). Il fallait que je fasse attention. Le terrain m'a manqué, j'adore y être. Mais, je ne pouvais pas me permettre d'être distraite par moi-même. Il fallait que je reprenne l'habitude d'être concentrée sur ce qui m'entoure. Je suis une survivante, et je compte bien le rester encore longtemps. Pour ça, il fallait que je m'habitue aux « nouvelles » capacités de mon corps, et que je m'arrange pour apprendre à les contrôler sans qu'elles me contrôlent. Le seul problème, c'était que je n'avais aucune idée de comment faire. C'était un problème auquel je devais trouver une solution.
Mais, je ne pouvais en parler à personne, car c'est mon problème. Et puis, à qui je pourrais en parler ? James et Antonio sont les seuls au courant à part moi. Je n'en ai même pas parlé à Coulson qui est pourtant la figure la plus paternelle que j'ai dans mon entourage. Il avait ses propres problèmes, et j'en voulais encore au SHIELD pour TAHITI. Pas parce que je suis particulièrement suicidaire, mais parce qu'ils n'avaient pas assumé jusqu'au bout ce qu'ils m'ont fait. Ils auraient dû me le dire au lieu de me laisser le deviner. J'ai le droit d'être traitée comme une personne raisonnable. J'ai même un don pour prendre des décisions raisonnables la majeure partie du temps. À vrai dire, dès que James n'est pas dans le coin, je suis un être raisonnable qui, en gros, demande juste un toit au-dessus de sa tête et un frigo plein. J'ai des besoins simples, et si j'y réponds, je suis contente.
Coulson savait que j'étais comme ça. Et ça devait être pour ça qu'il savait qu'il pouvait encore avoir un minimum confiance en moi. Je n'étais pas une fanatique, je ne suivais pas les protocoles sans poser de questions, je n'étais pas particulièrement individualiste même si la solitude ne me gênait pas. Mais, surtout, je voulais qu'on me laisse tranquille et j'estimais que le meilleur moyen d'avoir la paix est de laisser les autres en paix. Sans oublier que je pensais que le libre-arbitre était la clef pour avancer. Bref, je ne corresponds pas au profil d'un agent de l'HYDRA. Un frisson me parcourut l'échine en passant au nombre de personnes dont on pouvait dire ça... Jusqu'à ce qu'elles montrent leur vrai visage. Je me rappelle de Maxim avec qui j'ai travaillé à New-York. Avant que j'aie pu réaliser ce qui se passe, il a tué un autre membre de notre groupe d'analyse. Cette révélation m'avait pétrifiée. D'un autre côté, il y a eu un soulèvement dans toutes nos bases principales en même temps, à quelles heures près, comme si un signal invisible avait été donné aux agents de l'HYDRA. Depuis, de l'eau à couler sur les ponts, mais nous avions oublié que même un ami peut nous tuer s'il a une bonne raison pour.
Je me rendis compte que je prenais la direction de la première planque que j'avais utilisée à l'époque où je fuyais James. Cette pensée me fit sourire et une autre vint dans mon esprit. Comment dire à Rogers que j'avais rencontré son ami d'enfance et qu'il m'était arrivé de travailler avec lui ? Je me doutais que sur ce sujet, Coulson me couvrait, mais, je devrais le dire au Captain avant qu'il l'apprenne tout seul. Je m'arrêtai devant cette planque. J'avais envis d'y rentrer juste pour m'aider à me souvenir d'une époque plus simple, du moins, c'est ce qui me semblait. Je repoussais cette idée tout au fond de mon esprit. L'époque à laquelle je pensais n'était pas plus simple, elle était tout aussi dangereuse. La seule différence, c'est que je ne pouvais pas espérer recevoir de l'aide venant du SHIELD, car il était déchiré. Pourquoi ? Je ne savais pas, mais les raisons pouvaient être multiples.
Je sortis de la voiture et commençai à marcher sans trop savoir pourquoi. Ce n'était pas prudent de ma part de faire ça, mais, j'avais besoin d'aller au soleil pour me réchauffer. Lorsque j'avais réalisé que le peu qui restait du SHIELD menaçait d'exploser, un frisson glacial avait parcouru tout mon corps. Je fermais les yeux en laissant le soleil me réchauffer. Mon portable sonna me faisant sursauter. Je jetai un rapide coup d'œil au message qui venait d'arriver. Merde ! C'était un message au sujet des Avengers, je devais répondre. Je soupirais. Mais pourquoi moi ? Qu'ai-je fait au bon Dieu ?
Au bon Dieu, je ne sais pas. En tout cas, moi, j'aime bien quand elle a des problèmes, je trouve ça plus drôle que lorsque tout est comme sur un long fleuve tranquille.
À la revoilure.
