Chapitre 51 : Nos voeux

1er Juillet 1998. J'étais debout face au grand miroir de la chambre de Line. Celle-ci venais juste de sortir, me laissant seule avec Senny qui effectuait les derniers ajustements à ma robe de mariée. Je n'avais jamais vu autant de blanc de toute ma vie. La robe... les gants... le voile... la traîne... les fleurs... et mon visage ? J'avais l'impression que tout mon sang s'était retiré de mon corps. Je ne savais même pas comment j'arrivais à tenir debout. Mon esprit était complètement blanc lui aussi. J'allais me marier... aujourd'hui je me mariais. Et ça semblait si irréel. Ma mère m'avait souvent dit qu'il s'agissait du jour le plus important dans la vie d'une femme. Et c'était vrai. J'étais à la fois heureuse et angoissée. Ces deux sentiments ne cessaient de s'entremêler, broyant mon coeur dans le plus terrible des étaux. Celui de l'amour. J'aimais Drago de tout mon coeur. Et j'allais devenir sa femme. Bientôt je donnerais naissance à sa fille. Que demander de plus à la vie ? Posant ma main sur mon ventre arrondi, je souris doucement en versant une larme de joie.

- Vous pleurez maîtresse ? s'inquièta Senny.

- Oui, Senny. Je pleure de joie.

- Séchez vos larmes, dit-elle en me tendant un mouchoir. Vous allez abîmer votre beau visage.

- Merci, Senny, dis-je en essuyant mes larmes avec le mouchoir.

Soudain, on frappa à la porte. C'était mon père. Alex.

- Bonjour, dit-il en souriant doucement. Tu es très belle, Hermione.

- Merci.

- Est-ce que je peux te parler un instant ?

- Bien sûr. Senny, tu veux bien nous laisser quelques minutes ?

- Oui, maîtresse.

L'elfe disparut et Alex s'avança vers moi. Il me dévisagea encore un instant avant de soupirer :

- Seigneur... je croirais voir Julia. Enfin... presque.

- J'aurais voulu qu'elle soit là.

- Elle est là. Elle a toujours été là. Près de toi. J'aimerais pouvoir en dire autant de moi...

- Tu étais là, toi aussi, dis-je aussitôt en posant ma main sur son bras. Tu as toujours veillé sur moi. Même si je ne te voyais pas. Tu étais bien là. Mon père était là.

- J'ai été très surpris hier... avoua-t-il. Je ne pensais pas que tu en parlerais aux Granger dès leur arrivée.

- Pourquoi ?

- Ce sont tes parents. Je sais qu'il est difficile pour toi et pour eux... d'accepter ma soudaine apparition.

Ce sont tes parents. "Seigneur... pourquoi ça me fait autant mal de l'entendre dire ça ? J'ai l'impression qu'il s'exclue..."

- Je vois que tu ne portes pas de collier, dit-il soudainement.

- Oh... oui. La tradition veux qu'on porte quelque chose de neuf, d'ancien, d'emprunté et de bleu. Ginny m'a prêté ce bracelet. Line m'a trouvé ce peigne bleu pale pour tenir le voile en place. Ma... mère... m'a offert cette broche tout à l'heure. Mais je n'ai pas réussi à trouver quelque chose d'ancien à mettre autour de mon cou.

- Je comprends... Tu peux dire "ma mère" et "mon père" en parlant des Granger, tu sais ? Ne t'en fais pas pour moi. Je sais bien ce qu'ils représentent pour toi.

- Oui... mais...

- Je suis heureux de te voir t'inquiéter pour mes sentiments, dit-il en posant une main sur ma joue. Mais n'en fais rien. La seule chose à laquelle tu dois penser... c'est ton bonheur et rien d'autre. Parce que c'est aussi la seule chose à laquelle je pense.

- Tu es vraiment... dis-je les larmes aux yeux.

- Ne pleure pas. Je m'en voudrais. Regarde plutôt ce que j'ai à te donner. Tu n'auras plus à chercher quelque chose d'ancien.

- Qu'est-ce que c'est ?

Je le vis sortir de sa poche une petite chaine d'argent. Je crus d'abord qu'il s'agissait de celle du caducée, mais le pendentif accroché était tout autre. Une rose en argent. Un ouvrage magnifique.

- Il appartenait à ta mère, précisa Alex.

Je relevais immédiatement les yeux vers lui.

- À ma mère ?

- Oui. Je le lui ai offert... le jour où elle a su que j'étais son fiancé. Je n'avais pas pu lui offrir de bague de fiançailles. Elle portait ce collier le jour de nos noces. J'espérais que tu... pourrais le porter toi aussi.

- Bien sûr que je vais le porter, dis-je en prenant la rose entre mes doigts.

Je n'eus pas à déclencher une vision pour imaginer le futur que j'aurais avec mon père. Je le voyais clairement : ma petite fille qui courait vers Alex en l'appelant "grand-père". Il la prenait dans ses bras et tout les deux me faisaient signe en souriant.

- Tu vas bien, Hermione ? s'inquiéta-t-il.

- Oui...

- Tu as eu une vision ?

- Pas tout à fait. En fait... oui. Une vision de joie, répondis-je en souriant.

- J'en suis heureux.

Passant toujours mes doigts sur la rose, je sentis qu'il y avait quelque chose de gravé au dos. Retournant la rose, je pus lire :

- La prospérité est le lien de l'amour, murmurai-je. C'est une citation de Shakespeare... n'est-ce pas ?

- Le Conte d'hiver, approuva-t-il. Dont l'un des personnages se nomme...

- Hermione... complétai-je. C'est pour ça que...?

- Oui. Julia a choisi ton nom à cause de ce pendentif que je lui avais offert. Ta mère aimait vraiment Shakespeare.

- Oui, Line me l'a dit, souris-je.

Il me prit le pendentif des mains et me le passa autour du cou.

- Voilà... murmura-t-il. Maintenant... tu lui ressembles comme deux gouttes d'eau.

- Merci... papa...

Il retint son souffle en me voyant lui sourire. J'avais enfin réussi. Je l'avais appelé "papa" pour la toute première fois. Et mon père me serra dans ses bras. Très fort. Si fort. Il aurait pu me briser les os. Je l'entendis murmurer faiblement "ma fille". Et je l'appelai de nouveau "papa". Mon Dieu... quel bonheur ! Je sentis ses larmes dans mon cou et il me serra encore plus fort contre lui.

- Ne pleure pas, papa... Je me marie aujourd'hui mais... je serai toujours ta fille. On restera toujours ensemble.

- Oui. Je te promets que je resterai toujours près de toi. Ma chère fille... je te protègerai de tout. Je vous protègerai toutes les deux.

- Je t'aime, papa. Je te connais si peu mais... je t'aime.

- Oh Hermione, murmura-t-il. Je t'aime tant. Mais j'ai manqué tellement de choses. Pardonne-moi, ma chérie. Je t'en supplie... pardonne-moi.

- Tu m'as déjà demandé pardon. Tu me demandes sans cesse pardon. Et j'ai beau te dire que je ne t'en veux plus... tu continues à t'en vouloir.

- C'est parce que je ne peux pas me pardonner. Me dire qu'il suffisait que je tende la main vers toi...

- Tu es là maintenant. Tu me serres dans tes bras. Et c'est tout ce dont j'ai besoin.

- Tu es ce que j'ai de plus précieux au monde. Je donnerais ma vie rien que pour te voir sourire.

- Toi alors... soupirai-je. Je souris en ce moment, alors reste en vie.

Je me reculai un peu pour qu'il puisse voir mon visage souriant. Mais lorsque je vis son visage en larmes, mon cœur se serra. "Papa..." Il essuya rapidement ses larmes, puis il déposa délicatement un baiser sur mon front.

- Je te souhaite tout le bonheur du monde, ma fille.

- Merci, papa.

Puis on frappa à la porte et Line passa la tête dans l'entrebâillement.

- J'espère que tu es prête, Hermione. Tout le monde t'attend.

Lorsqu'elle se rendit compte dans quel état nous nous trouvions, elle dit :

- Seigneur... mais vous pleurez tous les deux ? Alex ! Qu'est-ce que tu as fait ? Tu ne sais pas que ta fille est censée être la plus belle aujourd'hui ? Ne la fais pas pleurer, idiot !

- Désolé, dit-il en me relâchant.

- Bon sang... marmonna Line en s'occupant de mon visage. Regarde-toi. J'ai passé une heure à te maquiller.

- Ça ira, Line.

- Oui. Tu es belle en toutes circonstances, dit-elle en m'embrassant sur la joue.

"Je crois que tu parles de toi..." Comme toujours, ma tante était sublime. En tant que demoiselle d'honneur avec Ginny, Tiana et Pansy, elle portait une robe bleu pâle. C'était là aussi un clin d'oeil à ma mère qui adorait cette couleur. Nous descendîmes jusque dans le hall où m'attendait Robert. C'était lui qui me conduirait jusqu'à l'autel. Il en était tellement heureux. Avant de sortir rejoindre les autres avec Line, Alex me souris une dernière fois. À l'extérieur, j'entendais le bruit des conversations. Tout était prêt. Mes amis, ma famille et celle de Drago... les professeurs et quelques autres élèves restés spécialement pour l'évènement tels que Luna, Neville, les 7e années de Gryffondor et d'autres encore. Sans oublier les membres de l'ordre.

- Tu es prête ? me demanda Robert en me tendant son bras.

- Oui, grand-père, dis-je en rabaissant mon voile et passant mon bras sous le sien.

- Tu ne te rends pas compte à quel point tu me rends heureux, Hermione. Je n'ai pas pu accompagner ma fille jusqu'à l'autel. Je suis ravi de pouvoir le faire pour toi.

- J'en suis aussi ravie.

Line semblait avoir donné le signal à l'orchestre, car la musique se fit entendre.

- C'est l'heure, dit Robert en se positionnant devant la porte.

J'acquiesçai nerveusement et les portes s'ouvrirent. La lumière du soleil m'éblouit un instant. Mais je pus bientôt distinguer la foule qui attendait ma venue sous le soleil d'été. Plusieurs rangées de chaises étaient alignées devant l'entrée du château, ne laissant qu'une unique allée où je devais avancer avant de rejoindre mon futur époux se tenant devant l'autel. Des centaines de fleurs étaient éparpillées un peu partout, et leur odeur calma un peu les battement vifs de mon coeur. Placées juste à côté de la porte, Line, Ginny, Pansy et Tiana se mirent dernière moi une fois que je fus suffisamment avancée. Ma tante et ma cousine s'occupant de tenir ma traîne.

Je vis du coin de l'oeil Milana verser une larme aux côtés de Mrs Weasley qui s'était déjà éffondré en pleurs dans les bras de son mari. Les Malefoy semblaient satisfaits et souriaient légèrement. Les Granger me faisaient signe de la main et je le leur rendit en souriant. Ils se tenaient au premier rang avec Ron. Et à leur côtés... mon père. Je l'avais quitté seulement quelques secondes auparavant, mais... j'étais très soulagée de le voir. Rassurée. Puis je vis Harry, mon témoin, me sourire. Tout comme Blaize, le témoin de Drago. Et celui-ci... debout face à moi.

Drago m'attendait. Il me fixait comme s'il ne voyait que moi. Comme si j'étais la seule chose existant dans son monde. C'était incroyable... son regard. Vêtu de blanc à mon image, mon futur époux n'avait d'yeux que pour moi. Et je n'avais à présent d'yeux que pour lui. Je m'étais trouvée très belle en me regardant dans le miroir. Mais lui... j'en avais le souffle coupé. Je sentais mes jambes flancher. Heureusement que Robert me tenait fermement. Seigneur... qu'il était beau ! Parfait. Comme toujours évidemment mais... là... ça prenait une toute autre dimension.

"Je vais l'épouser... Je vais devenir la femme de Drago" C'était incroyable ! J'avais l'impression de le réaliser à peine maintenant. Je n'avais pas... saisis l'ampleur de ce que ce mariage impliquait. J'étais très pâle quelques minutes plus tôt. Mais à présent... je devait sûrement être rouge pivoine. Le regard de Drago me transperçait. À la fois le coeur et l'âme. C'était comme si ses yeux étaient la seule chose qui me permettaient de m'accrocher à la réalité. Et sans que je m'en rende compte, je fus déjà à ses côtés. Robert déposa un baiser sur le dos de ma main avant de me laisser seule avec Drago. Je plongeai mes yeux dans son regard gris et je ne pus m'empêcher de sourire.

Hermione... si belle. Si rayonnante. Elle avait lentement avancé jusqu'à lui. Trop lentement. Il lui semblait que des heures s'étaient passées depuis le moment où son ange avait fait son apparition jusqu'à ce qu'elle vienne se tenir à ses côtés en souriant. Drago avait cru mourir d'impatience. Et de frustration. Son voile... maudit voile ! Il l'empêchait de distinguer clairement son visage. La seule chose à laquelle il pouvait penser, c'était le moyen de le lui arracher. Et de l'arracher elle à ce lieu. L'emmener loin d'ici en un endroit que personne ne pourrait atteindre. Où personne ne pourrait la voir ou la toucher... excepté lui. La robe de sa future femme la rendait presque irréelle. On pouvait à peine distinguer son ventre arrondis. L'objet de ses désirs portait en son sein la chair de sa chair. Sa fille. Leur fille. Et en cet instant, il ne pouvait être plus heureux. Car maintenant qu'elle était tout près de lui... il pouvait parfaitement le voir. Hermione souriait. Un sourire qui n'était destiné qu'à lui seul. Un sourire qu'il graverait à jamais dans sa mémoire. Tout comme cette journée. Cet instant. Dire qu'il avait été déçu d'apprendre qu'elle était sa fiancée. Balivernes ! Il ne voulait qu'elle. Hermione était à présent tout pour lui. Elle et leur fille.

Le mage qui devait nous unir entama son discours. Je fus à peine consciente de ce qu'il racontait. Pour moi... seul Drago comptait. Mais je dus reprendre mes esprit quand vint le moment pour moi de prononcer mes vœux. Harry s'avança et me tendit l'alliance destinée à Drago. Je la pris délicatement entre mes doigts, et replongeant mon regard dans celui du beau blond, je dis clairement :

- Drago. Toi et moi... j'ai toujours pensé que c'était impossible. Et j'en étais d'autant plus certaine lorsque j'ai appris que nous étions fiancés. Nous n'avions rien en commun. Tout nous opposait. Et pourtant... je suis là aujourd'hui. Et mon cœur est rempli de joie à l'idée de devenir ta femme et la mère de ta fille. Elle est en moi, elle bouge de plus en plus. Et chacun de ses mouvements me rappelle à quel point je t'aime. Je t'aimerai toujours Drago. C'est un sentiment qu'aucun sortilège... aucun charme ne peut altérer ou influencer. Ce sont mes sentiments. Mes sentiments pour toi. Et ça durera tant que je vivrai. Jusqu'à ma mort. Et sûrement même après ça. Ça durera éternellement.

Je passai la bague à son doigt et il se saisit de celle que lui tendait Blaize.

- Hermione. Aujourd'hui je fais plus que te prendre pour femme. Je te lie à moi à jamais. Je ne pense pas que tu comprennes ou que tu mesures l'ampleur de ce que cela signifie. Je ne te laisserai jamais partir. Tu m'appartiens à présent. Tu étais déjà tout pour moi. Mais aujourd'hui... tu deviens la seule et unique. Ma femme. La mère de mes enfants. La seule que j'aime et que j'aimerai jamais. La seule qui compte. Celle que je protègerai de tout. Celle pour qui je donnerais ma vie. Si on m'avait dit que je prononcerais ces mots un jour... je n'aurais pas pu le croire. Mais tu m'as changé. Suffisamment pour que je puisse à présent exprimer ce que je ressens pour toi. Qui aurait cru qu'une Granger ferait fondre le masque de glace d'un Malefoy ? Personne. Et pourtant tu l'as fais. Et je ne t'en aime que plus.

Il me passa l'anneau à l'annulaire avec un petit sourire aux lèvres. Il semblait tellement fier de lui ! "Celui-là alors... on dirait qu'il viens de remporter la plus grande des victoires".

- À présent, dit le mage. Tendez le bras gauche et unissez vos chairs.

Comme nous l'avions fait à la réception pour nos fiançailles, nous saisîmes chacun le bras de l'autre en plaquant nos marques ensorcelées l'une sur l'autre. D'un mouvement de baguette, le mage fit apparaître deux rubans de couleur rouge sang qui s'enroulèrent autour de nos poignets joints.

- Drago Malefoy, souhaitez-vous prendre Hermione Rosens ici présente pour épouse ? Jurez-vous de la chérir et de lui rester fidèle dans la santé comme dans la maladie, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

- Je le veux, répondit-il.

L'un des rubans pris subitement feu et il disparut dans un crépitement, ne laissant derrière lui qu'une légère marque rouge sur nos poignets. Ainsi qu'une douleur cuisante à la jointure de nos marques.

- Hermione Rosens, souhaitez-vous...

- Amfell, dis-je brusquement en coupant le mage.

- Je vous demande pardon ? s'enquit-il perplexe.

- Hermione Rosens... Amfell, précisai-je. C'est mon nom.

Je vis du coin de l'oeil Alex m'observer la bouche ouverte. Il n'arrivait sûrement pas à en croire ses oreilles. Je lui souris doucement alors que je pouvais voir une unique larme couler sur la joue de mon père. Peut-être lui avais-je fais le plus grand des bonheurs.

- Bien... dit-il un peu perdu. Hermione Rosens Amfell. Souhaitez-vous prendre Drago Malefoy ici présent pour époux ? Jurez-vous de le chérir et de lui rester fidèle dans la santé comme dans la maladie, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

- Je le veux, acceptai-je.

Le deuxième ruban pris feu et avec lui s'évanouit la brûlure transperçant nos poignets. Nous relâchant, nous pûmes constater que la marque du charme avait disparu pour chacun de nous. Nous étions à présent mariés et plus rien ne pourrait se mettre entre nous. Le mage le confirma en disant :

- À présent, je vous déclare mari et femme ! Vous pouvez embrasser la mariée.

Comme s'il s'était entraîné cent fois à le faire, Drago releva mon voile à une vitesse vertigineuse. Puis il pressa ses lèvres sur les miennes avec avidité. Peut-être était-ce de ce moment qu'il avait rêvé sans cesse depuis quelques temps maintenant. Il prolongea le baiser sous les applaudissements et les félicitations de l'assistance. Mon cœur aurait pu exploser de joie en cet instant. Puis, lorsque Drago consentit à me relâcher enfin, nous parcourûmes ensemble l'allée sous la pluie de pétales de roses qui s'abattait sur nous de toutes parts. Une fois aux pieds des marches, je me préparai à lancer le bouquet. Toutes les jeunes filles s'étaient rassemblées pour la tradition. Et je suis heureuse de vous dire que ce fut Tiana qui l'attrapa. Qui s'en empara serait plus exact. Je la vis presque sortir les crocs lorsque Lavande qui se tenait près d'elle protesta qu'elle l'avait poussée. Heureusement, Ron la calma avec un baiser. Et Tiana oublia vite la Gryffondor en tentant par tous les moyens de faire promettre au garçon qu'il l'épouserait dans l'année. Puis nous nous rendîmes tous dans la Grande Salle pour le banquet. Et chacun vint nous présenter personnellement leur félicitations. Mais de tous, ce furent celles de mon père qui me remplirent le plus de joie. Il me serra contre lui en murmurant :

- Tu ne pouvais pas me rendre plus heureux Hermione.

- C'est mon nom. Je suis ta fille.

- Alors ? demanda Harry en s'avançant. Qu'est-ce que ça te fais d'être une Malefoy ?

- C'est incroyable, mais j'en suis infiniment heureuse ! ris-je en serrant mon meilleur ami contre moi. Merci d'avoir accepté d'être mon témoin, Harry.

- Pas de quoi. Et il fallait que je le fasse au cas où Malefoy aurait un jour besoin qu'on lui rappelle la promesse qu'il t'a faite aujourd'hui.

- Tu n'auras pas besoin de me rappeler quoi que ce soit Potter, dit Drago vexé. Je vais prendre soin d'Hermione.

- Tu as intérêt, dit Ron. Sinon, Harry et moi on te fait la peau.

- Mon fils sait tenir ses engagements Mr Weasley, intervint Lucius en s'avançant avec sa femme. Et vous ?

- Moi ?

- Il me semble que vous êtes le fiancé de la jeune fille qui s'est saisie du bouquet, dit Narcissa amusée.

- Tu dois avoir la pression Ron, dit Ginny en riant.

- Eh bien... j'aime Tiana, dit Ron gêné.

- Tu veux dire que tu vas vraiment l'épouser dans l"année ? demandai-je ébahie.

- On verra...

Le jeune homme observait la jeune Amfell, les joues rougies, alors qu'elle discutait un peu plus loin avec Line. Il était évident que c'était ce dont avait envie Ron. Et il était plus que certain qu'il s'agissait de ce que voulait Tiana.

- Et vous deux ? demandai-je à Harry en faisant un signe de tête vers Ginny.

- Ginny est mineure... marmonna-t-il en rougissant.

- Plus pour longtemps, dis-je malicieusement. Le 11 août, il me semble...

- Mais j'ai encore un an à passer ici, dit la rouquine en passant son bras sous celui d'Harry. Ça va te paraître étrange, mais je vais être raisonnable et attendre patiemment que mon prince vienne m'emmener lorsque j'aurais fini mes études.

- Ginny... tu vas être raisonnable ? ris-je. En tout cas, j'espère que tu as compris le message Harry.

- C'est enregistré, dit le jeune homme en entrelaçant ses doigts avec ceux de Ginny.

- On dirait que c'est aussi enregistré pour d'autres, fit remarquer Drago en désignant Pansy et Blaize qui s'embrassaient un peu à l'écart.

Je remarquai quelque chose briller au doigt de la jeune fille et je dis avec amusement :

- On dirait que Pansy a eu son cadeau d'anniversaire.

- Ça fait bizarre de les voir s'afficher, dit Ginny. Dire que Pansy nous sautait presque à la gorge quand on faisait allusion à leur couple.

- Hermione ? intervint Narcissa en posant sa main sur mon bras.

- Oui ? dis-je en me mettant un peu à l'écart avec le couple Malefoy.

- Vous êtes une Malefoy à présent, dit Lucius. J'espère que vous saurez vous en souvenir.

- Lucius ! le repris Narcissa. Ne soit pas aussi formel. Hermione est notre belle-fille à présent. Ma chère, je veux que vous sachiez que je vous considèrerai à présent comme ma fille. Je vous confie mon fils.

- Je vous remercie. Je prendrai soin de Drago.

- Pour tout vous dire... continua-t-elle. Même en sachant que vous étiez l'héritière Rosens... nous avons eu beaucoup d'appréhension en apprenant qu'il s'agissait de vous. Et je suis sûre qu'il en a été de même pour vous. Nous n'étions peut-être pas la belle-famille dont vous rêviez. Et nous ne le sommes peut-être toujours pas... Mais vous portez en vous notre petite-fille, et ça... croyez-moi, ça éclipse tout le reste dans mon cœur. Et dans celui de Lucius, j'en suis sûre.

Elle avait lancé un regard en coin à son mari mais celui-ci ne dit rien de plus. "De toute façon... ça m'aurait paru vraiment trop bizarre de l'entendre me dire : bienvenue dans la famille ma chère belle-fille !"

- En fait... je tenais aussi à vous dire, commençai-je. Concernant le serment que vous avez fait...

Je levai les yeux vers Lucius et celui-ci m'observa en levant un sourcil.

- Eh bien... je sais que c'est un serment irréversible. Et pour cela... je suis vraiment désolée. Vous devez vivre avec cette épée de Damoclès au dessus de votre tête par ma faute. Peu importe ce que j'ai pu penser par le passé... je suis maintenant convaincue que vous ne ferez rien pour me nuire à moi où à ma fille. Je voulais que vous le sachiez... je vous fais confiance. Tout comme je fais confiance à votre fils.

- Nous en sommes heureux, Hermione, assura Narcissa en donnant un petit coup de coude à son mari pour qu'il dise quelque chose.

- Bien sûr, dit-il enfin.

- Je suis heureuse d'avoir épousé Drago, leur assurai-je. Et j'espère pouvoir bien m'entendre avec vous. Cette petite aura besoin de ses grands-parents.

Je posai ma main sur mon ventre en souriant et Narcissa me le rendit. Je pus même voir le coin des lèvres de Lucius s'étirer imperceptiblement.

- Et en ce qui concerne le nom... commença-t-il.

- Hermione ! l'interrompit Line en me faisant signe. Viens vite, que je prenne une photo !

Elle brandissait un appareil photo, toute excitée à l'idée d'immortaliser cette journée.

- Veuillez m'excuser, dis-je aux Malefoy en m'avançant vers elle.

"Ouf ! J'ai cru que j'allais être obligée d'appeler ma fille Lucrétia... Line tu viens de nous sauver, moi et ma fille".

La fête battit son plein jusque tard dans la soirée. Jusqu'au moment où il fut temps pour Drago et moi de nous retirer dans nos appartements. Sous les regards des invités, il me prit dans ses bras et nous sortîmes ainsi de la grande salle accompagnés de sifflements et d'applaudissements. Arrivés devant le tableau du peintre, celui-ci nous observa en levant les sourcils.

- Qu'est-ce donc que tout cela ? Une soirée déguisée ?

- Un mariage, sombre idiot, répondit Drago. Je vous présente ma femme.

- Mariés ? Rien que ça ? Dois-je vous rappeler dans quelles conditions vous avez choisi le mot de passe pour entrer ici ?

- Nous avions beaucoup crié il me semble, ris-je.

- Mes pauvres oreilles s'en souviennent encore ! Et pour choisir un tel mot...

- Il faudrait peut-être penser à le changer, dit Drago. Le mot "galère" ne correspond plus du tout à notre situation.

- C'est vrai.

- À votre place, dit le peintre, je ne m'emballerais pas si vite. Vous êtes mariés aujourd'hui, mais vous aurez tout le temps de vous détester plus tard...

- Ça sent le vécu, murmurai-je amusée à l'oreille de Drago.

- Pas du tout ! s'exclama le peintre en rougissant.

- Peu importe, dit Drago. Je compte bien honorer ma femme ce soir, alors faites-nous le plaisir d'ouvrir le passage.

- Veuillez me passer les détails, marmonna-t-il en dévoilant l'ouverture.

Après que nous fûmes entrés, nous pûmes entendre :

- Et félicitations tout de même.

- Merci ! répondis-je sur un ton enjoué.

Drago leva un sourcil vers moi en me voyant si joyeuse, et je dis en haussant les épaules :

- Venant de lui, c'est le plus beau des compliments, tu ne crois pas ?

- Tu es celle qui compte le plus pour moi. Ça, c'est le plus beau des compliments mon amour.

- Je suis d'accord, répondis-je en passant mes bras autour de son cou avant de l'embrasser.

Drago me déposa sur le grand lit qui avait été installé dans le salon juste en face de la cheminée. Puis il entreprit de me "déballer" comme un cadeau précieux qui lui aurait été donné en cette journée d'exception. Il me dénuda, puis fit lentement glisser ma jarretière le long de ma jambe avant de la faire tournoyer avec un petit sourire aux lèvres et de l'envoyer voler à travers la pièce.

- Tu t'amuses ? demandai-je en souriant alors qu'il s'affairait à défaire les lacets de mon corset.

- Comme un petit fou, dit-il en embrassant la naissance de mes seins.

- Je suis désolée qu'on soit coincés ici à cause de moi... et de mon ventre. Tu ne pourras pas t'amuser autant que tu le souhaiterais.

- Tu as le plus beau des ventres. Et du moment que je m'amuse avec toi... le reste importe peu. Ce soir... tu es ma femme.

- Je t'aime, Drago, murmurai-je en posant ma main sur sa joue.

Il la prit délicatement dans la sienne et déposa un baiser sur ma paume.

- Et moi je t'aime comme un fou.

Il finit de me dévêtir et j'en fis de même pour lui. Nus dans les bras de l'un et de l'autre... nous pensions compter sur la chaleur de la cheminée pour nous réchauffer. Mais nous dûmes vite nous rendre à l'évidence. Nous n'en avions nul besoin. Nos corps étaient en feu. Comme embrasés. Je ne portais plus que le pendentif de ma mère, le caducée accroché en permanence à mon oreille... ainsi que mon alliance. Ce bijoux sacré. Cet anneau qui représentait mon lien éternel avec Drago. Cet homme dont chaque caresse me brûlait la peau. Chaque baiser... J'aurais pu mourir de bonheur cette nuit là. Et de plaisir. Un infini plaisir, qui nous avait conduit tous les deux... jusqu'au firmament étoilé.


Réponses aux reviews :

Aurelie Malfoy : merci ^^ oui, lulu voulais essayer de la convaincre pour le nom de la petite lol. Line la sauveuse ! xD Hermione est une Amfell souvenez-vous en ! lol. Biz !

Geuh : vous saurez bientôt le nom de la petite ;) elle pointera le bout de son nez au chapitre 53 ! ^^ gros bisous

nevermind the bollocks : c'est vrai ? ça allait ? En fait j'avais aussi peur de ça (que ça fasse trop cucul) je suis rassurée ^^ désolée, on ne verra pas le mariage de Ron et Tiana T.T (aucun autre mariage d'ailleurs... SAUF... vous verrez ! :p) merci beaucoup et à bientôt ;) bisous

loulou c'est moi : héhé ^^ que va-t-il se passer ? Réalisation d'une vision je dirais ;) bisous a+

Lila de Jarjayes : ça y est ! c'est fait ;) (c'est vrai... 51 chapitres quand même lol) voldy va attaquer ? oui. il va mourir ? non. Il s'accroche à la vie ce sale... rrraaahh ! lol. bisous ;)

Mane-jei : oui, moi aussi je voulais me marier avec lui. Alors j'ai eu du mal à écrire le chapitre lol. A chaque fois c'était : non ! je veux être à sa place ! xD bisous

Fraulein Takoor : il fallait apporter un peu d'humour dans cet évènement solennel ^^ bisous

Eloka58 : oui, beaucoup de monde va se marier ^^ mais on ne verra pas leur mariage désolée. il n'y en a qu'un seul autre qu'on verra ;) (mais lequel ? mystère ^^)

brilou : il était temps lol. Oui hermy a eu chaud xD. (ne prononce pas mon vrai nom brilou ! J'ai fais la remarque à loulou, alors je te le dis aussi ;) bisous)

Djat : merci ^^ à bientôt pour la suite ;)

EleaG : merci ! ouf ! c'était pas cucul mdr. bientôt le prénom de la petite ;) bisous

Piha972 : merci ^^ ça arrive ;) biz !

lena-malefoy : merci, hermy et alex enfin père et fille ! je les adore ^^ bisous

Hermione x Love x drago : désolée pas d'autre mariage en perspective (enfin, ils vont se marier mais je le décrirai pas) sauf un spécial ;) bisous

mumz3l-Neskouiik-Bura : moi aussi ! lol. Geuh m'a rassurée là dessus, mais j'ai encore du mal xD. c'est pas terrible pour une nuit de noce mdr. Enfin, on fais ce qu'on peut lol. bisous !

sabi1301 : merci beaucoup ! ^^ très contente que ça te plaise. Je ne sais pas combien de chapitres. Plus de 60 c'est sûr. après... faudra bien que ça se finisse un jour lol. encore merci et bisous !

lululoulou : super que tu aimes ^^ oui, j'ai déjà choisis le nom depuis le commencement de la fic lol. j'adore lire les fictions évidemment :) je vais pas souvent sur hp fanfiction, donc je ne pense pas les avoir lue. Je vais voir ça ^^ merci ! gros bisous

LilyP. Wooz : Alex cache toujours quelque chose lol. c'est un homme plein de mystères ;) on ouvre les paris pour le nom de la petite ? lol. vous serez vite fixés ;) bisous !

Gwen : salut ^^ oui, c'était un chapitre plutôt attendu lol. la suite est là, bisous :)

viviwi : hermy fait partie du cercle malefoy maintenant lol. Merci et biz !

hp-drago : merci beaucoup ^^ bisous

Harry : tu suppose bien au sujet de Ron et Tiana lol. dans leur couple, c'est Tiana qui porte la culotte mdr. Biz

Istehar : je sais sais bien que vous vous en fichez pas vraiment de Thomas. c'est un personnage important à sa manière. J'avais bien envie d'écrire sa rencontre avec Line mais je verrai ça plus tard. Finissons d'abord le premier bonus ^^ J'ai très bien décrypté ta phrase lol. c'est un beau moment. Comme si julia lui donnait sa bénédiction pour le mariage. A présent hermione portera toujours sur elle un souvenir de sa mère ^^ c'est vrai que tempérament parlant Line et Tiana ont l'air de deux soeur xD bisous !

Anne O. Nym : je plaide coupable pour le cliché du mariage lol.

Tryphon21 : désolée si le mariage ne t'a pas plu, mais je suis contente d'avoir pu te surprendre avec Flamel ^^ merci, bisous