Walut tout le monde ^o^ Allez-vous tous bien chez vous ?
Et vous le nouveau chapitre de la semaine qui est sortie rien que pour vous. :D
J'espère qu'il vous plaira. Sur ce, bonne lecture à vous. (Comme d'habitude, je commenterai à la fin ^^)
Résumé rapide : Les messagers sont de retour au village pour rapporter leurs réponses. La matriarche les invite à passer la nuit ce qui n'est pas au goût d'Haytham.
Combien de temps suivais-je le Loup ? Dans cette pénombre aux espaces quasi vides, je marchais d'un pas lent et silencieux. L'être guide n'avait prononcé aucun mot depuis le début. Je pense que cela était inutile entre nous, je le comprenais parfaitement maintenant.
Pour un songe, il était bien étrange. J'avais des sensations qui jusque là m'étaient inconnues dans ce lieu. Je sentais le relief du sol sous mes pieds nus, un vent de fraîcheur faisait voler mes cheveux dénoués, une odeur familière et rassurante chatouillait mes narines et d'étranges bruits parvenaient à mes oreilles. Peut-être avais-je atteint un certain niveau onirique ? Nous finîmes par apercevoir une faible lueur comme une petite flamme. Nous nous approchâmes et je remarquai finalement, autour de cette source, trois sombres étranges amas. Quelque chose de malsain s'en dégageait. Le Loup entra dans l'un d'entre eux à ma surprise. Je m'approchai lentement de l'endroit de sa disparition et toucha avec méfiance ce tas. Je passai le doigts à l'intérieur et souleva une partie de sa masse. C'était creux à l'intérieur et mon guide se tenait aux côtés d'une forme étrange ressemblant plus ou moins à un humain, l'obscurité ne m'aidant pas à bien le distinguer. L'esprit lupin se mis alors à grogner face à cette masse difforme et bondit sur lui tous crocs dehors. Il le traversa et disparut dans le sol. Voulait-il que je détruise cette chose ? Sans trop réfléchir, je me plaçai là où il était avant d'attaquer. Je me baissai et au moment où j'allai poser la main sur lui, quelque chose m'agrippa et me tira en arrière.
"Meurs..." entendis-je tel un écho.
Je fus violemment retirer de l'amas et vis plusieurs spectres m'encercler. L'un d'entre eux avait passé ses bras sous mes aisselles et continuait à me tirer. Je me dégageai rapidement de son étreinte et le saisis par ce qui pourrait être son col pour le balancer dans mon dos. Un de ces êtres humanoïdes envoya son poing dans ma direction. Rapidement, je l'esquivai et réduisis rapidement la distance entre nous. Je le boxai avec force dans son abdomen avant de finir avec mon pied. Il roula plus loin laissant sa place à d'autres.
"Meurs..." répétaient-ils.
Passant au suivant, je fonçai sur lui et lui infligea un violent coup de crâne dans le centre de sa tête. Il courba l'échine et se retira du combat. De nouveaux bruits de pas vibraient le sol. Avec horreur, je vis arriver une nouvelle volée de ces êtres infâmes. D'un simple regard, je ne pouvais faire face à un tel effectif. J'en neutralisai encore un entre temps et pris la fuite, cherchant visuellement un lieu où je pourrais me réfugier dans ce songe. Au détour d'un regard, je vis l'esprit m'ordonner de le rejoindre d'un claquement de gueule. Je me dépêchai, renversant quelques uns de ces obstacles au passage. Puis arrivé à sa hauteur, l'animal prit les devants. Nous nous éloignâmes alors de ce lieu de conflit. Plus on avançait, plus des objets apparaissaient sur notre chemin. Une forêt s'esquissait autour de moi. Nous commençâmes à ralentir le pas et finîmes par nous arrêter. Étonnamment, j'étais essoufflé. Je m'appuyai à un arbre et posai une main sur la poitrine. Quelle était cet étrange songe ? Je levai les yeux et regardai mon guide droit dans ses yeux.
"Loup... qu'est-ce que c'était ?" réussis-je à prononcer entre deux souffles. "Qu'est-ce que cela signifie ?"
Avant qu'il n'ait pu me faire un quelconque signe, une violente douleur me frappa à l'arrière du crâne et tout disparut dans un voile de ténèbres.
Lentement, j'ouvrais mes paupières. J'entraperçus ce plafond de tous les matins. Je tournai délicatement ma tête à droite puis à gauche mais une violente migraine me foudroya. Mon visage se crispa de douleur et je m'entendis gémir. Aussitôt, je sentis de fines caresses sur ma joue.
"Comment te sens-tu ?" murmura Ziio.
Ne répondant pas tout de suite, je me massai les yeux. Ces derniers firent leur mise au point et je pus voir le visage de ma moitié. Elle me regardait soucieuse.
"Je vais bien." répondis-je d'une voix enrouée. "J'ai juste un mal de crâne."
Après avoir acquiescé, elle partit remplir un grand bol d'eau pour moi et me l'apporta pendant que je me levais. Je la remercia et me passai un peu de ce liquide sur mon visage puis sur ma nuque. Tout était silencieux. Je sentis que quelque chose clochait au moment où Ziio me posa la question.
"Que s'est-il passé ?"
Je ne compris pas la référence. De quoi voulait-elle parler ?
"Réponds moi avec franchise. Qu'est-ce qui t'est passé par la tête ?"
"... Je ne comprends pas, Ziio... Je"
"Arrête avec ça." me coupa-t-elle froidement. "Tu sais de quoi je parle."
Je la fixai ébahis ne sachant quoi dire. Il s'était sûrement passé quelque chose de grave.
"Dis quelque chose au moins. Étais-tu devenu fou ?"
C'était la goutte qui faisait déborder le vase. J'étais dans une incompréhension totale. Elle m'accusait de quelque chose que je ne me souvenais pas. Ma mâchoire se serra et je sentis une fine chaleur me parcourir le front. Je me leva brutalement, renversant le récipient à mes pieds.
"Écoute Ziio ! Je ne sais pas de quoi tu m'accuses mais, à peine réveillé, tu m'assailles d'un interrogatoire qui me donne une migraine plus douloureuse qu'elle ne l'était au réveil !" m'exclamai-je.
Elle était surprise, ses yeux étaient plus ouverts qu'à l'accoutumé et sa bouche restait entre-ouverte. Il était assez rare que j'hausse le ton face à ma femme.
"As-tu donc oublié ce que tu as commis ?" déclara-t-elle d'une voix grave en se levant à son tour. "Ou bien le nies-tu encore ?"
Mon expression se durcissait et devenait dangereux.
"Combien de fois dois-je te dire que je n'en sais rien ?" sifflai-je entre mes dents "Que je n'ai rien fait ?"
"Autant de fois qu'il le faudra car on était tous témoins." répliqua-t-elle sans aucune hésitation.
"Cessez de vous disputer !"
Nous regardâmes celle qui nous interrompait durant notre conversation. La matriarche s'approcha de nous et nous écarta l'un de l'autre.
"Crier l'un sur l'autre ne vous avancera à rien." affirma la vieille femme pleine de fermeté.
Elle se tourna vers sa fille.
"Kaniehtí:io, il a encore des choses plus importantes à faire pour le moment." lui reprocha-t-elle. Puis elle se tourna vers moi. "Quand à toi, Haytham, j'aimerais te voir le plus tôt possible chez moi. Nous devons discuter."
Elle tourna ses talons et se dirigea vers la sortie. Ziio la suivait et me jeta un énième regard de reproche avant de disparaître. J'étais désormais seul face à moi-même. Toute ma colère s'était envolée et tout ce que je ressentais à présent était un lourd poids au ventre. Il s'était passé quelque chose que j'avais probablement provoqué. Je vis le bol à terre et le rangea avec les autres récipients. Avais-je raté quelque chose ? Je m'habillai. Je n'avais aucun souvenir de quoi que ce soit pouvant se rapporter à ça, à moins que Ziio ne fasse référence à la disparition des messagers. Étaient-ce vraiment cela qui avaient été découverts ? C'est peu probable car je ne les avais pas tué de mes propres armes, seulement avec mes loups. Je sortis de la demeure et alla directement voir la matriarche. Sur le chemin, je sentais des regards mauvais peser sur mes épaules, quelques murmures à mon passage pouvaient être entendus. C'était oppressant. Je les ignorais tant bien que mal mais, je devais avouer que c'était douloureux à supporter cette nouvelle situation. J'entrai dans la maison concernée. La vieille femme avait déjà tout préparer pour ma venue. Ma tasse était déjà prête.
"Assis-toi." ordonna-t-elle calmement.
J'obéis et m'installai comme à l'accoutumée. Je pris la tasse et la fit tourner entre mes doigts sans en boire une goutte. Mes pensées n'étaient pas à la dégustation.
"Que s'est-il passé pour que tout le monde réagisse ainsi ?" commençai-je dans le vif du sujet.
Elle semblait surprise de la question comme si elle n'avait pas lieu d'être.
"Tu n'as aucune idée de ce que pourrait être la raison ?"
"Non..."
À la négation, elle soupira.
"Raconte moi ce que tu as vu durant ta nuit."
"Voulez-vous parler de mon dernier rêve ?"
"En quelque sorte."
Perplexe de sa dernière réponse, j'hésitais à en parler mais dès que j'essayai de m'en souvenir, tout m'était devenu flou. Je n'avais que des brides de ce que j'avais vécu. Je restais assez vague dans mon récit, le Loup, les créatures, l'attaque puis la fuite... Comme toujours, la matriarche ne disait rien, hochant de temps à autre la tête de haut en bas. A la fin de mon récit, le silence. Mon interlocutrice ne prononçait aucun mot, elle semblait plonger dans une longue réflexion. Je n'avais toujours pas eu de réponse à ma question première.
"Quel est le rapport entre ce que je viens de raconter et autrui ?"
Elle me regarda intensément. Si j'étais fait de cire, son insistance m'aurait fait fondre.
"Si je me réfère à ce que tu viens de me dire, cela explique ton acte de la nuit passée."
"Que... De quoi voulez-vous dire ?" m'exclamai-je surpris.
"Durant la nuit dernière, nous t'avons surpris tentant de tuer nos invités."
J'étais bouche bée. J'avais certes des méfiances mais je n'étais pas assez idiot pour commettre un meurtre ici.
"Tu t'étais battu, blessant bon nombre d'entre eux et quelques uns de tes frères. Puis tu t'étais enfui. Kaniehtí:io a réussi à te retrouver et à te remmener discrètement parmi nous."
J'étais blême. Étais-je atteint de somnambulisme maintenant ? Qu'avais-je fait ? Je regardai mes mains tremblantes.
"Et qu'est-il arrivé aux soldats après ça?"
"Ils vont rester un peu plus longtemps chez nous, le temps qu'ils aillent mieux."
"Je vois. Et ont-ils dit quelque chose ?"
"Ils ont reconnu la Bête."
Je fixai dans le vague un point invisible. Les soldats m'avaient alors découverts, qu'allaient-ils faire maintenant ? Et le village, qu'allait-il devenir ?
"Oiá:ner ?"
Nous regardâmes le guerrier qui se tenait à l'embrasure de l'entrée.
"Un des hommes voudrait s'entretenir avec vous."
"Je serai prête dans un instant. Fais-le venir."
Il acquiesça et disparut. Notre discussion était terminé. Je me levai et la saluai d'un mouvement de tête. Je sortis de la maison à grands pas, suffisamment vite pour que l'invité ne me reconnaisse pas. Je rentrai chez moi et m'allongeai sur notre couchette. J'avais peur. Peur de mes conséquences. Tout ce que j'avais fait était pour tous les protéger. Une simple erreur pouvait alors tout ruiner. Je ne savais plus quoi faire, me tenir tranquille ou agir. Je soupirai. Le Loup avait été présent. À chaque fois qu'il se présentait et me montrait quelque chose, l'impensable se produisait. Cette fois-ci, avait-il eu raison de vouloir leur mort ? Sûrement. Il ne s'était pas trompé une seule fois jusqu'à aujourd'hui.
Et voilà le chapitre. Vous a-t-il plu ? ^^
J'aimerais remercier Nocturis de son soutien indéfectible à mon histoire. Merci beaucoup :D
Je remercie aussi les lecteurs anonymes qui viennent et prennent leur temps pour lire mon histoire.
N'hésitez pas commentée et/ou à le mettre en favori. ^^
Les commentaires :
La semaine prochaine, j'aurai tout plein de contrôle et il est fort probable que je ne puisse pas terminer mon chapitre à temps. Je le publierai alors la semaine suivante en temps et en heure. J'espère que vous serez assez patient. ;-) Je vous remercie de votre compréhension. ^^
Je pense que ca sera tout pour aujourd'hui. On se retrouve au prochain chapitre. À pluche :3
