Bonjour,
Ce soir petit chapitre où notre oiseau commence à prendre conscience de ses sentiments peu à peu. Biz Bonne lecture à demain Craft.
Jour cent vingt.
En présence de Shaka, il ne savait pas bien ce qu'il faisait là. Il ne se cachait pas –il avait un endroit pour ça- non, seulement, son esprit était perturbé par un tas de choses et comme la première fois, il espérait l'aide de ce blond.
Il ne pouvait pas le demander directement, ce n'était pas son genre de quémander de l'aide mais… rah, il avait besoin de se taper la tête contre les murs. Il en avait marre et ses instincts lui disaient d'agir. Par contre, il ne savait pas comment faire ni par quoi commencer. En fait, son seul problème c'était-
- Allez dis-moi qu'est-ce qui te tracasse ? Ne me dit pas que c'est une peine de cœur. S'était assis Shaka près de son ami en lui offrant de quoi boire.
- Pour ça faudrait être amoureux tu crois pas.
- C'est pas faux, mais j'suis sûr que tu ne sais même pas comment faire. J'ai pas raison ? Souriait la Vierge en buvant tranquillement son breuvage préparé avec soin.
Quoiqu'il en soit, cette dernière question avait eu le don de bloquer Ikki. L'oiseau ne comprenait pas le raisonnement de ce dernier et étrangement celui-ci avait raison.
C'était vrai que ces jours-ci il n'arrêtait pas de le visiter pour lui poser des questions sur l'amitié et autre alors…, c'était peut-être logique que ce doré pense ainsi.
En vrai, son problème c'était Aphrodite. Il n'arrivait à le placer dans aucune case. N'arrivait pas à le situer vis-à-vis de lui.
- Allez, je vais régler ça pour toi. J'vais te poser différentes questions et tu me répondras ok ? Continuait de sourire Shaka, heureux de pouvoir se jouer de son ami –même s'il voulait également l'aider-
- Des questions sur quoi exactement ? Demandait l'oiseau de feu soucieux de ce qu'il pouvait entendre.
- Ne t'en préoccupe pas. Je commence, alors à chaque question tu me diras si ça te fait penser à quelqu'un ou non. Compris.
- …Je pense.
- Parfait alors dis-moi quand je te demande si tu as quelqu'un à qui parler, tu penses à une personne en particulier ? Avait dit Shaka en reprenant une gorgée de son verre et en analysant les réactions de son ami.
- Ouais. Fronçant les sourcils, Ikki trouvait cette chose bizarre mais comme ce n'était pas dérangeant, il avait laissé l'autre continuer.
- …Je commence gentiment tu as vu. Avec qui tu peux te disputer ?
- Evidemment.
- Que tu as envie d'approcher pour aucune raison ? Questionnait maintenant mesquinement la Vierge non sans légèrement sourire.
- …Possible.
- Que tu n'aimerais pas qu'on te vole ?
- Mh.
- Que tu voudrais embrasser ? Soupirait Shaka en scrutant à la loupe l'oiseau de feu qui réfléchissait de plus en plus et qui imperceptiblement prenait des couleurs. C'était dur à voir, c'était seulement un léger voile mais à force de l'épier autant que le doré, on pouvait remarquer cette petites rougeurs.
- … .
- Alors ?
- Laisse tomber. Marmonnait alors le Phoenix en se relevant et en montrant son dos à son ami. Il en avait marre de ces questions.
- Oh, alors tu penses bien à quelqu'un ! Qui est-ce ? Dit-le-moi, j'ai le droit de savoir.
- Oublie, j'y vais.
Evidemment qu'il pensait à quelqu'un, mais c'était autant troublant pour lui que de le dire. Il avait vraiment pensé à Aphrodite quand la question embrasser quelqu'un lui avait été posée.
Il n'avait pensé à personne d'autre. …Seulement ce Poisson pervers et le plus choquant là-dedans c'est que, ça ne l'avait même pas emmerdé de penser ça.
Alors il s'était dit qu'il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Aller voir ce Poisson, l'embrasser, repartir et analyser le tout pour voir s'il était réellement plus qu'un ami pour lui.
Et cette chose… était fort possible. Mais dans ce cas, si c'était vraiment ce qu'il ressentait, comment allait-il être à la hauteur ? Il n'était vraiment pas fait pour ça et n'avait rien à offrir.
Mais pour l'heure, il voulait simplement en avoir le cœur net ou du moins le ressenti de quelque chose. N'écoutant que son courage, il avait grimpé les marches une par une jusqu'à se retrouver devant une porte qu'il n'avait encore jamais franchi.
Le souffle court et le cœur prêt à imploser, il avait donné deux coups à cette planche de bois et le temps d'attente avait été court. Juste le temps de prendre une respiration à dire vrai parce qu'ensuite, il était tombé nez à nez avec Aphrodite et là, il s'était dit que oui, qu'il avait vraiment envie de l'embrasser et sans aucune raison.
C'est surement pour ça qu'il était passé à l'acte. Pour ça qu'il avait levé la main après s'être assuré que personne d'autre n'était aux alentours.
Il avait attrapé la nuque du Poisson, l'avait approché de lui et sans prévenir, lui avait volé un baiser. Et c'était tout sauf un baiser innocent. Lui qui n'avait encore jamais embrassé de cette façon, ne faisait que ravager la bouche de son vis-à-vis. Durant de longues secondes, il était peut-être maladroit, il n'en savait rien mais…, il avait besoin de savoir.
- Fallait que j'le fasse sinon ça m'aurait bouffé. Avait alors tonné la voix du Phoenix comme une étrange confession. …Désolé du dérangement.
Il était parti ainsi, parce qu'il n'avait pas besoin de connaitre le ressenti de ce Poisson, parce qu'il ne voulait pas le connaitre et parce qu'il avait besoin de se comprendre maintenant.
Il avait embrassé ce Poisson, oui et… s'il devait analyser cette chose dans l'immédiat, sans repos pour son esprit, il pourrait dire que oui, que ça n'avait été ni dérangeant ni étrange. Que ça avait été plutôt pas mal pour le coup. …Et que recommencer pourrait être l'une de ses options !
Aphrodite était tranquillement chez lui. La journée avait été bonne mais pas très distrayante. Puis on tapa à sa porte, il y alla le plus rapidement possible se demandant qui pouvait venir le voir. D'habitude ses invités entraient sans s'annoncer, sauf Camus mais il était sûr de l'avoir vu monter au treizième temple il n'y avait pas si longtemps que ça. Et quand il y allait c'était souvent, voire tout le temps, pour un bon moment. Lui et Saga avaient décidé de remettre la bibliothèque en ordre. Puis quand ce fut fini, Shion laissa au gémeau le soin de s'occuper de sa gérance. Pendant ce temps il avait demandé son aide à Camus afin de ranger les archives et les dossiers en cour concernant le sanctuaire. L'autre fois un idiot avait dit tout haut que Shion était en train « d'éduquer son remplaçant au poste de Grand Pope en la personne de Camus. ». Tous avaient retenus leur respiration en voyant Saga et Camus non loin d'eux. Alors Saga avait souri en rétorquant « Camus fera un très bon Pope et Shion sera un très bon instructeur. ». Puis les deux hommes étaient repartis main dans la main en continuant leur discussion. Il espérait vraiment que les choix et les actions de Shion ne feraient pas de mal à Camus en détruisant le couple qu'il construisait avec Saga. Il ouvrit la porte et se stoppa net, il vit Ikki devant lui regarder autour d'eux. Puis il avait vu la main du Phénix s'avancer vers sa nuque et l'agripper. Ensuite sans prévenir il lui avait volé un baiser. L'oiseau de feu lui ravageait la bouche de façon maladroite mais le Poisson ne lui en tint pas rigueur. Il était juste heureux de l'action de son vis-à-vis. Son cœur battait la chamade, ses jambes le tenaient à peine de bout. Puis le baiser prit fin. Il reprit pied dans la réalité.
- Fallait que j'le fasse sinon ça m'aurait bouffé. Avait alors tonné la voix du Phoenix comme une étrange confession. …Désolé du dérangement.
Il avait alors vu son ami partir, sans un autre mot. Il avait refermé sa porte, respiré profondément, attendu quelque temps –qu'Ikki soit parti-, pour enfin rouvrit sa porte et filer chez Shura. Là-bas il arriva en courant. Il se reprit dans le salon. Il était essoufflé.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? demanda Shura.
- T'as l'air en état de choc, s'amusa Death'.
- Ikki… il… je…
- Respire et parle après, dit tranquillement le Capricorne.
- Pfiou !... Hi hi… Ikki est venu, il m'a embrassé. Il a dit qu'il devait le faire sinon ça allait le bouffer. Puis il est reparti.
- Quand ça ? demandèrent les deux autres surpris et heureux pour leur ami.
- Là, il y a quelques minutes, répondit Aphrodite un grand sourire aux lèvres.
Les deux autres le regardèrent et se mirent à rire. Ils repensèrent à leur discussion du soir d'avant. « Oui » le Poisson allait galérer, mais bon cela avait l'air de le ravir. Alors les deux allèrent vers leur ami et le chahutèrent en le décoiffant et en se moquant gentiment de lui. Mais ils n'oublièrent pas de le féliciter d'avoir enfin réussi à se rapprocher de cet oiseau sauvage et indomptable. Aphrodite était aux anges, alors il resta avec eux tout le reste de la journée.
….
